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Feedback sur les Universitè Americaines

Bonsoir,

je reviens a la charge au sujet des universités américaines. S'il y a des gens qui s'en trouvent agacé qu'ils passent leur chemin.

En ce moment je fantasme beaucoup sur Harvard et Yale. Et surtout Yale. J'adore leurs architectures. Quelle histoire !

Il y a t-il des gens ici qui savent dire si vraiment le niveau académique (surtout en science) est a la mesure de la réputation globale de l’université ? Que pouvez vous dire ? Quid des condition (housing, dinning, etc) qui semblent t-il sont des très haut niveau ? Quel feedback pouvez vous donner ?

Scene:
Academic:
Crowd:
Setting:
Shelter:
etc.
etc.
etc.

www.yale.edu

J.

Réponses

  • Bonsoir Jinx.

    Le sujet me passionne d'autant plus que je viens de passer mon après-midi sur un toit, la tronçonneuse à la main, pour couper un lierre qui est passé au travers. Une métaphore à ton avis ?

    Bon, OK, je passe mon chemin !

    amicalement,

    e.v.
    À ta naissance, tu pleurais tout le temps et tout le monde souriait autour de toi. Fais en sorte qu'à ta mort, ce soit l'inverse. (Proverbe arabe)
  • Je ne connais ni Harvard (1ere au classement de Shanghai) ni Yale (11e) mais je connais UPenn (enfin, j'y étais il y a une quinzaine d'années) qui est 15e au classement. Les cours de math de premier cycle (essentiellement du "calculus") s'adressent à des étudiants se destinant à devenir ingénieur. C'est très peu conceptuel, on n'apprend pas ou quasiment pas à faire de démonstrations, la définition d'une limite n'est pas au programme ou alors seulement esquissée. L'algèbre linéaire est abordée en 3e année et la topologie en 4e année. Les examens se font en grande partie sous forme de QCM pour éviter les contestations des étudiants. Une partie (10 ou 20%) des étudiants auraient clairement du potentiel mathématique qui n'est pas exploité vu la teneur des programmes. Pour les autres, leur niveau n'est pas meilleur qu'un étudiant dans une fac ordinaire en France. Il y en a même qui ne connaissent pas la résolution des équations du second degré.

    Cela dit, l'architecture n'est pas mal du tout. Un autre point positif est qu'il y a une certaine incitation à la qualité del a pédagogie.
  • ev a écrit:
    couper un lierre

    Aurais-tu quelque chose contre la Ligue des Lierres ?
  • Pourquoi parler de "feedback" au lieu de "souvenirs" ?

    Jean-Yves Degos
  • @ Jean-Yves Degos

    pédagogiquement parlant le terme "feedback" est plus approprié que "souvenirs"
    en fait le "feedback" c'est une sorte de retombés ou comme diraient les angloxaxonnes des "out comes" que l'on pbtient lorque l'on soumet le sujet en faces à cetains test. question de savoir quel est le niveau du sujet et ce qu'on attend de lui.

    corrigez moi si je me suis trompé.

    cordialement...
  • OK, merci.

    Nos math sup sont certainement de niveau supérieur... je vais m'y résigner. On croit toujours que l'herbe (le lierre en l’occurrence) est toujours plus verte ailleurs...
  • Bon, JLT a interprété le terme "niveau académique" par "niveau des étudiants de licence", dans ce cas oui ce n'est pas comme en France. Mais juste pour dissiper des doutes éventuels dans l'esprits de jeunes lecteurs, si on entend par "niveau académique" la notoriété des chercheurs permanents (et par extension leurs étudiants en thèse), alors là par contre c'est du lourd, trié sur le volet (voir la liste http://math.yale.edu/mathematics-people aussi bien seniors Margulis, Jones, Krapanov, Casson, Coifman, Goncharov, Frenkel, que récentes recrues Vu, Folsom, Payne...) et il y a bien des universités françaises qui n'ont clairement pas ce niveau. Bref, comparer des universités, c'est pas simple comme Shangaï...
  • C'est sûr que les universités américaines ont beaucoup d'argent pour attirer les meilleurs chercheurs (quoiqu'en France il me semble qu'il y en a aussi de très bons).

    Pour ce qui est des étudiants en thèse, beaucoup viennent de l'étranger (Russie, Chine, etc.) car il n'y a pas suffisamment de bons étudiants américains en math.
  • JLT a écrit:
    C'est sûr que les universités américaines ont beaucoup d'argent pour attirer les meilleurs chercheurs

    Hé oui, compétition inégale au niveau salarial. Mais il y a aussi un aspect plus subtil, d'abord une certaine forme de prestige (car je doute fort que les chercheurs y aillent travailler uniquement pour l'argent, sinon les pétro-universités des pays du Golfe seraient pleines de grands chercheurs, ce qui n'est pas le cas).

    Et puis surtout, comme ça a lieu depuis des décennies, il y a un phénomène de masse critique indéniable, par exemple le départ de Ngô Bảo Châu pour Chicago s'explique semble-t-il* par la présence de beaucoup d'autres chercheurs dans le même domaine (liste impressionnante Drinfeld, Beilinson, Bloch, Kottwitz, Ginzburg...) et sans doute l'assurance de pouvoir recruter les (post-)doctorants de son choix. * http://news.uchicago.edu/article/2010/01/25/prominent-mathematician-accepts-appointment-uchicago
    JLT a écrit:
    (quoiqu'en France il me semble qu'il y en a aussi de très bons)

    Bien sûr, mais un tel paquet en un seul endroit c'est plus rare. J'écrivais ça juste pour contrebalancer l'aspect "niveau des étudiants de licence".
    JLT a écrit:
    Pour ce qui est des étudiants en thèse, beaucoup viennent de l'étranger (Russie, Chine, etc.) car il n'y a pas suffisamment de bons étudiants américains en math.

    C'est vrai aussi, et après ils y restent souvent, justement à cause des aspects cités précédemment.
  • ptolemee a écrit:
    je doute fort que les chercheurs y aillent travailler uniquement pour l'argent, sinon les pétro-universités des pays du Golfe seraient pleines de grands chercheurs

    J'ai entendu dire que dans les pays du Golfe les emplois ne sont pas des emplois permanents et qu'il n'y a pas de système de retraite (à confirmer). Cela dit, un bon chercheur n'a pas de craintes à avoir pour son emploi et peut économiser pour sa retraite, mais à part les conditions de travail, tout le monde n'a pas envie d'habiter en Arabie Saoudite.

    Sinon, quelques autres raisons qui peuvent motiver un chercheur à émigrer aux Etats-Unis plutôt que de rester en France :

    1) Problème du conjoint. Je connais des cas de chercheurs d'origine étrangère dont le conjoint ne parvient pas à trouver du travail en France.

    2) Charge d'enseignement : le service d'enseignement peut être négocié librement aux Etats-Unis. Certains chercheurs ont un service de l'ordre d'un tiers de ce qui se pratique en France, ce qui libère du temps pour la recherche. En France, le fait d'être membre de l'IUF permet également une réduction des charges d'enseignement mais outre que l'IUF est extrêmement sélectif, on ne peut pas être IUF à vie.

    3) Le système de "grants" permet d'obtenir des crédits importants pour voyager, recruter des doctorants ou des post-docs. En France, les ANR le permettent aussi mais les crédits sont nettement plus faibles.
  • J'oubliais : en France, un chercheur au CNRS n'a pas d'obligation d'enseignement, et les chaires MCF/CNRS permettent de bénéficier d'une période de 5 ans en début de carrière avec un service d'enseignement réduit. J'ai entendu parler également du fait que l'ERC (European Research Council) permet d'obtenir des crédits afin de réduire sa charge d'enseignement. Mais, à part pour les postes au CNRS qui sont en très faible nombre, ces dispositifs sont à durée limitée.
  • bonjour à tous.
    s'il vous plait, j'aimerais savoir actuellemnt quels sont les critères sur lesquels on se base pour classer les universités dans le monde.

    merci...
  • Ask : on choisit un critère pour lequel les universités qui nous intéressent sont bien classées (si on veut les encenser) ou mal classées (si on veut les descendre).
  • JLT écrivait:

    >
    > J'ai entendu dire que dans les pays du Golfe les
    > emplois ne sont pas des emplois permanents et
    > qu'il n'y a pas de système de retraite (à
    > confirmer). Cela dit, un bon chercheur n'a pas de
    > craintes à avoir pour son emploi et peut
    > économiser pour sa retraite, mais à part les
    > conditions de travail, tout le monde n'a pas envie
    > d'habiter en Arabie Saoudite.
    >

    Oui, je confirme. En Arabie Saoudite les postes ne sont pas permanents (pour les étrangers en tout cas). Mais les salaires ne sont pas très élevés non plus : 3000€, 4000€ et 5000€ pour Assistant-Associate- Professor respectivement. Il est vrai que tu as un logement de fonction gratuit, pas d'impôts, pas de retraite mais une somme d'argent équivalente à ton nombre d'années travaillés multiplié par ton dernier salaire (exemple: tu a travaillé dix ans et ton dernier salaire est 5000€ alors tu reçois 5000x10 € et tu rentres chez toi!).

    Cordialement
  • J'ai entendu parler également du fait que l'ERC (European Research Council) permet d'obtenir des crédits afin de réduire sa charge d'enseignement.

    C'est exact, mais c'est encore plus sélectif que l'IUF.
  • Si c'est pour l'architecture et l'ambiance et aussi le prestige, je te recommande vivement Cambridge (uk) ou Oxford bien que pour les sciences Cambridge est mieux.

    Pour le niveau des etudiants americain dans les universites "prestigieuse" -et donc le niveau des cours- il est absolument vrai que jusqu'a la licence 3, ils ont un niveau tres faible compare au niveau europeen et en particulier francais.
    Tout en gardant a l'esprit que le systeme d'etude francais est tres theorique, alors que les anglosaxons sont tres pragnatiques dans leurs enseignements.
  • Certes l'étudiant de L3 de Stanford ne connait pas aussi les maths que l'étudiant français.
    Sauf que l'étudiant français est spécialisé, focalisé pour ne pas dire enfermé dans sa discipline. L'étudiant américain est largement plus ouvert car il peut bénéficier de cours de psycho, socio, math musique, archéol et etc....

    C'est à partir du master que l'étudiant américain va se décider sur sa spécialité, et là il rattrape largement son retard.

    Au final, le système américain ben c'est mieux. Les français c'est des nuls (sauf quand ils s'ouvrent les yeux).
    J'ai fait les 2 (GE + fac US).

    Peut on m'expliquer d'ou vient "le style" de management à la française?
    .... vous savez ces écoles où l'on apprend à entuber les autres?

    Les français ne comprennent rien au management. Je pense que personne n'ose regarder la vérité en face.
    En France il y a mal très profond lié aux formations des élites, mais aussi du coté du "peuple".
    Je suis ulcéré et absolument révolté pour tous ces tort sont partagés.

    PS: J'suis tellement énervé en écrivant que que je vais casser mon bureau en 2!!!
  • usa a fond : a écrit:
    Les français c'est des nuls

    Pas la peine d'être insultant. Casser votre bureau be va pas vous calmer, une douche froide serait plus utile.

    Bruno
  • Que les Etats-Uniens soient meilleurs en "management" (c'est-à-dire en gestion) c'est possible mais je ne parlais que du niveau en math en premier cycle qui ne reflète pas du tout le classement de Shanghai. Pour ce qui est du niveau des thésards, si on enlève les étudiants venus d'Europe de l'Est, de Russie, de Chine, etc. pour étudier aux Etats-Unis ce n'est pas sûr qu'il soit meilleur qu'en France.
  • D'ailleurs il ne faut pas s'inquiéter, en France les licences s'ouvriront de plus en plus aux autres disciplines ainsi qu'à la professionnalisation et à l'acquisition de compétences (à distinguer des connaissances). Voir l'extrait ci-dessous d'un discours de V. Pécresse prononcé en décembre 2010.
    21090
  • ah ben ça c'est une réforme que j'approuve.
  • Je fais actuellement mon postdoc a Cambridge (uk) et je vois defiler pas mal de monde de Stanford, Berkeley, MIT, universite europeenne. Tres franchement je vois pas de difference de niveau entre doctorant ou postdoc europeen et venant des grosses univ americaine. Ce que je peux vous dire par contre, c'est que les matheux francais sont apprecies parcequ'ils savent s'adapter facilement et apprendre de nouvelle chose par eux meme.

    Pour ma part j'ai cherche un postdoc uniquement en Europe, la vie (sociale et culturelle) aux US n'etant absolument pas de mon gout.
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