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"Thèse" hors formation ?

Bonjour,

Etant passionnée de mathématiques, j'aimerais faire une thèse "en amateur". Je ne suis pas doctorante ni en master. Le but serait pour moi "un loisir" voire pourquoi pas être publiée ? C'est un projet un peu fou, je ne sais pas si cela est possible ?

Dites-moi tout !

Réponses

  • Sur le papier, à ma connaissance rien ne t'empêche d'effectuer des travaux de recherche, de les publier dans des revues.

    Une fois ceci fait et un document suffisamment consistant écrit, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible d'aller voir un spécialiste du sujet avec ton manuscrit lui demandant s'il accepte de faire des démarches te permettant de soutenir. Et s'il refusait, de toutes façons tu auras potentiellement gagné la notoriété auprès de la communauté qui aura accès à tes articles.
  • Merci pour ta réponse. C'est très encourageant !
  • J'ai une autre question. Y a-t-il moyen de trouver une sorte de "démarche" pour écrire une thèse (un plan ?). Autant j'en ai fait un pour un master, autant pour une thèse, même si je ne suis plus à la fac, je ne sais pas par quel bout prendre.
  • Heu .. tu ne mets pas un peu la charrue avant les bœufs ? Pour se poser la question de rédaction d'une thèse, il faut
    * avoir des résultats conséquents
    * avoir un Directeur de thèse qui te cornaquera.

    Dans un premier temps, il te faut obtenir des résultats, puis les publier. Donc rédiger des articles du format demandé par la revue à comité de lecture qui l'accepterait. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il sera intéressant de voir un chercheur (ou un labo) du domaine pour te soutenir.

    Cordialement.
  • Pour soutenir une thèse, il me semble qu'il faut nécessairement être inscrit à une école doctorale.
  • Oui, d'où la nécessité de trouver un Directeur de Thèse. Puis l'accord de l'université. Après tout, les Bogdanoff l'ont bien fait !
  • Je pense qu'il ne faut pas non plus trop vendre du rêve.
    Personnellement, je ne connais personne qui a réussi une thèse "en amateur" en maths. Et pareillement, je ne connais personne qui arrive à publier dans une revue professionnelle "en amateur". Pour le meilleur comme pour le pire, il faut avoir un pied dans le système universitaire pour pouvoir entrer dans le monde de la publication scientifique.

    Sans compter qu'à moins d'être un pur génie, il y a peu de chance qu'un "amateur" trouve de bons résultats seul dans sa chambre.
  • Cyrano a écrit:
    Sans compter qu'à moins d'être un pur génie, il y a peu de chance qu'un "amateur" trouve de bons résultats seul dans sa chambre.

    Je ne vois pas pourquoi. Démontrer des résultats publiables n'est pas si difficile que ça. Il faut simplement avoir une bonne connaissance de l'état de la recherche sur un sujet donné et avoir suffisamment de temps libre. Avec la majorité des articles disponibles en libre accès sur ArXiv, le premier point ne semble pas être un obstacle. Le second point est sans doute plus problématique : il faut bien gagner sa vie, et un travail à plein temps ne laisse pas beaucoup de place à la recherche. Mais je vois pas le rapport avec être un génie.
  • Seirios a écrit:
    Il faut simplement avoir une bonne connaissance de l'état de la recherche sur un sujet donné et avoir suffisamment de temps libre.

    C'est précisément mon propos. Quel "amateur" pourrait se permettre d'avoir ce temps libre-là, si ce n'est un rentier ? Lire des articles sur arxiv ne suffit pas, il faut étudier par soi-même toutes les théories sous-jacentes ce qui est très dur. Je connais peu de gens capables d'assimiler des théories nouvelles sans en discuter avec des collègues ou des professeurs plus expérimentés. L'oralité permet une compréhension que la seule lecture ne peut pas totalement apporter, me semble-t-il. Dans l'idéal il faudrait pouvoir aller à des conférences et discuter sur place avec les personnes les plus susceptibles de nous aider. Il faut aussi faire relire son travail par autrui car il est somme toute assez rare de produire un travail conséquent qui ne contient pas d'erreurs. Bref, on le sait, les mathématiques contemporaines sont très "sociales" et les gens qui sont capable de produire des articles de qualités "seuls dans leur coin" se comptent sur les doigts de la main. Cependant il y en a bien quelques uns, particulièrement doués, d'où peut-être mon utilisation du mot "génie".
  • Nous sommes donc d'accord sur le fond. C'est juste le mot "génie" qui m'a fait tiquer. Finalement, il faut savoir travailler de manière autonome, ce qui ne convient effectivement pas à tout le monde.
  • xaprezy écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2317664,2317664#msg-2317664
    [Inutile de recopier le message initial. Un lien suffit. AD]
    Ben une thèse est un travail qui mérite salaire, à part les rentiers qui travaille "gratuitement"?
  • Bonjour,

    Un certain nombre de bénévoles pour des associations, par exemple.

    Cordialement,

    Rescassol
  • Rescassol
    Pour ce que j'en sais ces bénévoles mangent se vêtissent et ont un logement : ils ont bien un revenu, une retraite ou une rente puisque le revenu universel n'existe pas ?

    [Inutile de reproduire le message précédent. AD]
  • Bonjour,

    Ils ne sont pas payés pour le travail où ils sont bénévoles, mais ils travaillent ailleurs.
    De même, on peut faire une thèse en "amateur" sans être payé pour ce travail, en faisant un autre travail ailleurs.
    J'ai fait une partie de mes études, sans être payé pour ça, mais en travaillant ailleurs en même temps.
    Ça se fait, si on a la motivation.

    Cordialement,

    Rescassol
  • J'ai un collègue qui a fait une thèse en mathématiques (pas pures, un truc en rapport avec la biologie si j'ai bien compris) en restant enseignant au lycée. Il s'était mis à 80% pour faire sa thèse.
    Je ne sais pas par quel miracle, car vu de ma fenêtre cela me semblait infaisable, mais il est allé au bout.
  • Donc on cumule le temps de deux emplois pour un seul salaire ou revenu, je me figurais qu'une thèse demande un plein temps, tous les membres bénévoles d'associations que je connais n'y consacrent pas un plein temps!
  • Quand un employeur, l'État français, représenté par l'Éducation Nationale, demande à des stagiaires de travailler 16 h par jour, ils le font, en général. Ils n'ont pourtant qu'un seul salaire et c'est au 21e siècle en France. C'est donc que c'est possible. :-D
  • zeitnot écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2317664,2325602#msg-2325602
    Une telle quantité de travail demande demande de l'énergie et une certaine jeunesse. Quel âge avait-il quand il a préparé sa thèse ?
  • Début de thèse, fin de trentaine, fin de thèse début de quarantaine. ;-)
  • Sato écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2317664,2325606#msg-2325606
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]
    16 heures de travail pour un seul emploi c'était tout aussi possible pour les canuts, l’État français est vraiment un mauvais employeur !
    :-D
  • Début de thèse, fin de trentaine, fin de thèse début de quarantaine. ;-)

    J'ai cru voir passer il y a quelque temps que ceci était possible avant (et même assez souple, il suffisait de trouver un directeur intéressé par la démarche et disposé à vous voir une fois de temps en temps) mais que cela ne l'est plus depuis quelques années, qu'il faut désormais obligatoirement un financement et une durée limite.

    Si quelqu'un peut confirmer...
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