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Mon cours de 5e

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Réponses

  • Zestiria
    La question n’était pas vraiment financière, elle était plutôt d’ordre relationnel avec les gamins. J’ai toujours l’impression quand je te lis que tu veux essayer de résoudre un problème mathématiques alors que c’est avant tout un problème ’’humain’’.
  • Zestiria,
    Je vais tâcher de te donner des conseils concrets et applicables si tu souhaites devenir enseignant.
    zestiria a écrit:
    Comment est-ce que je réussis le CAPES externe ?
    Je me demande comment je vais faire. Pour l'épreuve de leçon, si je fais une leçon comme avec les élèves, cela risque de ne pas passer, et pour l'épreuve d'entretien, qu'est-ce que je raconte ? Je dois dire que je suis ancien stagiaire qui a été licencié ?

    Effectivement, je te conseille de bien préparer les deux oraux. Voici des conseils concrets :
    Pour l'épreuve de leçon :
    1) Lire attentivement cette page : https://capes-math.org/index.php?id=epreuves-orales
    2) Lire très attentivement les rapports de jury des 3 dernières années. Tu les trouveras ici : https://capes-math.org/index.php?id=archives
    3) Relis attentivement les parties "présentation du concours", "analyses et commentaires" du rapport 2021. Je te suggère même de les imprimer.
    4) Choisis un sujet de leçon ici : https://capes-math.org/data/uploads/oraux/exposes_2022.pdf
    5) Rédiges la leçon de ton choix, comme si tu la rédigeais pour le jury, et poste ce que tu as fait dans un nouveau sujet sur le forum.
    6) Ensuite, écoute les conseils et remarques des collègues qui prendront la peine de t'aider.
    7) Puis recommence au point 4), jusqu'à avoir traité une bonne partie des leçons au programme.
    Bon courage.

    Pour l'oral d'entretien, mes conseils sont les suivants :
    1) Lire attentivement cette page : https://capes-math.org/index.php?id=epreuves-orales
    2) Préparer par écrit ce qui est attendu : Dans la première partie, le candidat commence par présenter des éléments de son parcours et des expériences qui l'ont conduit à se présenter au concours (5 minutes).
    3) Ensuite, cet écrit étant très personnel, je te conseille de le montrer à quelqu'un que tu connais, et qui serait apte à te faire un retour sur ta production. Tu peux le présenter sur le forum si tu le souhaites, mais je te conseille d'anonymiser ce qui peut l'être.
    4) Enfin, retravailler cette première partie tout au long de l'année jusqu'au jour de l'oral, et t'entrainer à la "jouer", car c'est un oral. Il ne s'agit pas de réciter un texte de façon monocorde.

    D'autres conseils concrets :
    Je te conseille, comme cela a déjà été fait plus tôt dans ce fil par un collègue, de t'inscrire à un cours/club/atelier de théâtre, et de t'y rendre une fois par semaine. Tu y apprendras à gérer ta voix (qui est un outil de travail pour l'enseignant) et ta posture. C'est indispensable pour réussir, aussi bien les deux épreuves orales du CAPES, que ton année de stage ou tes enseignements futurs. Le "charisme", cela se travaille (en partie)

    Ensuite, je reviens la dessus :
    zestiria a écrit:
    Pour réussir le stage :
    - je me mets des heures de colles à la chaîne le premier mois
    - je fais des contrôles indigents
    - je fais preuve d'empathie : sauf que quand il y a des élèves qui braillent, sont irrespectueux, comment faire preuve d'empathie ?

    Les heures de retenue à la chaîne ne sont pas forcément une solution. Il va falloir :
    1) Préparer ses séances (et non pas seulement le cours). Il faut, en début de carrière, écrire le déroulé prévu de tes séances. C'est très formateur.
    2) Améliorer ta gestion de classe. Cela ne passe pas nécessairement par des heures de retenue. Cela passe par un contact "pédagogique" avec les élèves. Ce ne sont pas tes ennemis, mais des apprenants, et tu es la pour leur enseigner des choses.

    Les deux leviers que tu peux activer pour améliorer ta gestion de classe, hormis le déroulé de tes séances sont l'assurance et l'expérience.
    Pour l'assurance, le théâtre est un passage qui me semble obligatoire pour toi.
    Pour l'expérience, demande aux rectorats du coin (si j'ai bien compris, tu es parisien, donc le rectorat de Paris, de Versailles et de Créteil) de faire des vacations.
    Si ils te prennent, demande des remplacements de courte ou moyenne durée, même dans des zones "difficiles" ou éloignées. Cela te permettra d'acquérir énormément d'expérience. En effet, tu pourras essayer d'appliquer divers conseils, et tu pourras recommencer à zéro et t'améliorer à chaque nouvelle affectation. Il faudra tirer des leçons de tes échecs, mais aussi de tes réussites.
    Tu auras également l'occasion de découvrir ces collèges "difficiles" que tu fantasmes tant, et tu verras que les élèves là bas ont également envie d'apprendre.

    Après, la balle est dans ton camp, mets toi au boulot.
    Je te souhaite du courage, l'année ne sera pas facile, mais si tu veux devenir professeur, n'hésites pas à venir demander des conseils. Le plus difficile ensuite est de les appliquer sans inventer d'excuses ou faire d'histoires.


    J'attends avec impatience ta première leçon d'oral. N'aie pas peur, elle ne sera pas parfaite, mais il faut bien commencer un jour.
  • Et outre le privé qu'on t'a proposé, tu ne songes pas à enseigner à l'étranger ? Pas forcément sous le joug d'ednat (j'imagine que c'est possible) dans certains pays francophones, chez qui les problèmes qui te détruisent -et m'ont poussé à ne pas vouloir devenir prof alors qu'en soi, si j'étais né 70 ans plus tôt, ce métier m'aurait comblé- seront remplacés par d'autres sans doute plus supportables. Je n'ai pas la Suisse en tête puisque malgré le cadre qui semble idyllique l'admission semble difficile, mais des pays d'Afrique, dans lesquels d'après quelques amis les classes sont pleines à craquer mais chacun boit les paroles du prof.
  • @zestiria
    J'écoute les conseils, et je n'arrive pas à appliquer la plupart des conseils, parce qu'ils ont un contenu trop flou.
    Qu'est-ce qu'il y a de flou dans:

    1) Toujours indiquer les points pour chaque exercice du contrôle.
    2) Faire des corrections personnalisées avec des commentaires. Oui, on a souvent 10 copies avec la même erreur.... donc on fait 10 fois le même commentaire.
    3) Avant de donner le contrôle, le faire en mode "élève" et chronométrer le temps. C'est-à-dire produire une copie parfaite pour laquelle on mettra 20/20.
    4) Varier la difficulté des exercices du DS.

    Mais... tout ce que tu as compris, c'est:
    zestria a écrit:
    - je dois faire des contrôles indigents
    ::o

    C'est juste quelques exemples. Tu es toujours dans le déni...
    Tous les avis m'ont reproché m'ont reproché de ne jamais avoir suivi aucun conseil, mais bon, ils n'étaient pas forcément applicables ou n'avaient pas de contenu concret.
    Blablabla... Qui t'a empêcher d’arrêter de perdre du temps en écrivant tes pdf Latex inutiles pour les élèves?
  • @Riemann

    J'ai aussi pensé à partir dans des établissements français à l'étranger. J'ai postulé l'an dernier quand j'attendais les résultats du CAPES.
    Les élèves viennent de milieux favorisés, sont motivés, et comme dirait @vorobichek, même avec des élèves a priori calmes, rien n'est assuré.

    Comme on me l'a rappelé pendant l'année, Il n'y a pas de classe idéale, il faut accepter les élèves comme ils sont, et comme indiqué ailleurs, même dans un établissement du XVIe arrondissement de Paris, les élèves testent l'autorité.

    Ce serait toutefois plus simple. Mais comme j'ai raté mon année de stage, je doute que les établissement veuillent me recruter.
    Là où j'avais postulé, on parlait d'un salaire de 1500 euros, avec un contrat de droit local.

    Après pour un titulaire comme OShine, il faut transmettre ses rapports d'inspection, et si on réussit l'agrégation, il faut revenir en France faire son stage. Certains enseignants titulaires gèlent leur avancement, et acceptent un contrat de droit local, parce qu'ils veulent absolument aller enseigner là-bas.
  • @Vassilia

    Dans les avis, on m'a reproché un manque d'empathie, et on m'a aussi reproché de faire du favoritisme. juste parce qu"une déléguée de 6e a dit au conseil de classe, que j'avais des "chouchous", j'ai perdu la case " ne fait pas de discrimination".

    En 6e, j'avais :
    - des élèves qui crient tout le temps, me parlent de manière irrespectueuse [cela montre que je n'avais pas du tout la posture de l'enseignant],
    par exemple " Vous ne voulez pas écrire moins vite au tableau" dit avec agressivité
    " Quand est-ce que vous rendez les copies" dit sans filtre
    - et des élèves qui étaient polis, calmes

    Forcément, j'avais tendance à me comporter différemment suivant les élèves.
  • @Biely

    J'ai fait des erreurs relationnelles. Le pire que j'ai fait :
    - un élève de 3e du collège est mort d'un cancer durant l'année
    - un hommage était organisé : un discours retransmis par hauts-parleurs dans les classes ( les élèves restaient en classe) puis une chanson chantée par ses camardes
    - le jour là j'avais un contrôle prévu. Je l'ai maintenu
    - on fait fait 10 minutes de contrôle, les élèves ont ensuite continué à composer pendant le discours, puis ils se sont levés pour la chanson, depuis ils ont terminé le contrôle
    - deux filles ont pleuré dans la salle
    - le jour même, trois collègues ont prévenu le chef d'établissement, et le soir même les deux déléguées parents ont appelé le collège pour se plaindre

    L'émotion suivait un gradient d'émotion plus fort, et décroisant vers les 6e. Il y beaucoup d'élèves qui pleurent par mimétisme, pour faire comme les autres. j'ai fait cours avec ma classe de 5e juste après, ils ont dit qu'ils étaient tristes, sauf qu'en fait, sauf quelques uns, ils ont continué à bavarder comme d'habitude.

    C'est sûr qu'il aurait mieux fallu ajourner le contrôle, et les meilleurs élèves ont composé comme d'habitude. Cet épisode figure dans les rapports, comme élément à charge.
  • Effectivement, c'est un élément à charge ! Un élève est décédé pendant l'année (fait rare et pas anodin tout de même), et tu décides de ne pas suivre l'hommage prévu dans tout le collège ?
    Ton contrôle est si important qu'il ne peut pas être déplacé au cours suivant ? Ce n'est pas une erreur relationnelle, c'est pire !
  • J'ai fait une erreur et cette erreur a été instrumentalisée par les parents d'élèves.

    J'avais un demi-groupe le matin même, aucun élève ne s'est inquiété que l'hommage avait lieur pendant l'horaire du contrôle.
    Un élève s'est inquiété avant le contrôle, pour demander si le temps imparti serait suffisant à cause de l'hommage. Et comme les élèves on,t trouvé que le contrôle était trop dur, ils ont utilisé l'hommage pour faire annuler la note.

    Le lendemain matin, sur demande du chef d'établissement, j'ai du annoncé aux élèves que le contrôle était annulé. On m'a dit d'annuler le contrôle. Comme j'ai de l'empathie, j'ai demandé aux élèves un par un s'ils voulaient garder leur note. je leur ai demandé d'émarger sur une feuille. Pour éviter les effets d'aubaine, je leur ai qu'ils devaient décider sans connaître leur note et je noterai avec indulgence. Tous ont refusé sauf $7$, les sept meilleurs élèves [et un autre élève]. Les autres ont refusé avec dédain.

    Plus tard, ces mêmes élèves ont demandé à ce qu'on garde la meilleure note des deux contrôles ( celui-là et celui de remplacement).
    J'ai refusé : soit ils sont touchés par l'hommage, et ils ne peuvent être notés, soit ils peuvent être notés. Il faut se décider. Le contrôle a été annulé parce qu'il tombait mal, pas pour remonter les notes. Les délégués parents se sont plaints au chef d'établissement, qui m'a demandé de compter la meilleure note.

    Les parents d'élèves sont vraiment mercantiles, et ont instrumentalisés l'hommage pour remonter les notes. Ils sont pris dans leurs particularismes. La majorité n'était pas affectée. Il y a vraiment un gradient.

    Du reste, certes, j'ai fait une erreur.
    C'est sûr qu'après, c'est pas facile de rattraper le coup, en plus les élèves voient bien, qu'ils peuvent se plaindre à loisir.

    J'ai quand même appris de mes erreurs.
  • zestiria a écrit:
    J'avais un demi-groupe le matin même, aucun élève ne s'est inquiété que l'hommage avait lieur pendant l'horaire du contrôle.
    C'est toi l'adulte, c'est a toi de t'inquiéter et de gérer l'organisation, tu es payé pour cela. Ce sont des enfants de 12 ans eux...
    zestiria a écrit:
    Comme j'ai de l'empathie, j'ai demandé aux élèves un par un s'ils voulaient garder leur note. je leur ai demandé d'émarger sur une feuille. Pour éviter les effets d'aubaine, je leur ai qu'ils devaient décider sans connaître leur note et je noterai avec indulgence.
    Aucune empathie la dedans... Ils doivent choisir sans connaître !! Tu t'imagines à la sortie d'une épreuve d'agreg, on te demande si tu veux la repasser demain, et impossible de revenir sur ton choix ! Le sujet te conviendra-t-il mieux demain ? Difficile de savoir !!

    Le chef établissement te demande d'annuler le contrôle, tu l'annules ! C'est une note de maths en 5eme, bon sang, qu'est-ce que tu t'en fiches ?
    Ça aurait été bien plus simple. Encore une fois tu n'as voulu en faire qu'à ta tête, et on voit bien que cela t'a desservi !

    Sinon, que penses-tu des conseils concrets que j'ai passé 45 minutes à rédiger, et qui n'ont semble-t-il pas retenu ton attention ?
  • C'est un vrai feuilleton. Même après la fin de la saison, encore des rebondissements...
  • Merci @Zgrb pour tes conseils. Je les ai lu, et je vais les relire durant l'année en préparation.
    Je n'ai pas encore fait de commentaires particuliers, parce qu'il faut le temps d'en mesurer la portée.

    1) L’épreuve de leçon

    C'est la bonne stratégie pour de faire les leçons à l'avance, et les discuter sur un fil séparé, avec les autres camarades qui passent le concours.
    Les bons candidats préparent juste l'agrégation, et quand ils savent qu'ils sont admissibles au CAPES, regardent juste avant les oraux ce qu'il faut faire. Moi,ce qui compte, c’est que je prépare le concours, et que j'augmente les chances de réussir.

    2) L'oral d'entretien

    Comment est-ce que je parle de mon année de stagiaire ? Si je commence à faire comme d'habitude, " c'est la faute des élèves", les examinateurs vont tout de suite voir que ma prochaine année va être difficile.

    3) La gestion de classe

    Il m'a manqué l'assurance. Je prenais mon polycopié pour le recopier au tableau pour être sûr de la bonne formulation, et les élèves ont été convaincus que c'était un cours pris sur internet.Quand je donnais aux 6e des feuilles d'exercices tirées de sites internet, ils me méprisaient, alors que certaines feuilles tirées sur certains chapitres sont très adaptées.

    Les élèves pensaient que j'avais un mauvais niveau en mathématiques. Ils disaient "madame * [la stagiaire , avant contractuelle qu'ils avaient l'an dernier en 6e] , c'était un autre niveau". J'ai demandé aux femmes de ménage à quoi elle ressemblait.
  • zestiria a écrit:
    Comment est-ce que je parle de mon année de stagiaire ? Si je commence à faire comme d'habitude, " c'est la faute des élèves", les examinateurs vont tout de suite voir que ma prochaine année va être difficile.

    Suis mon déroulé !
    Zgrb a écrit:
    Pour l'oral d'entretien, mes conseils sont les suivants :
    1) Lire attentivement cette page : https://capes-math.org/index.php?id=archives
    2) Préparer par écrit ce qui est attendu : Dans la première partie, le candidat commence par présenter des éléments de son parcours et des expériences qui l'ont conduit à se présenter au concours (5 minutes).
    3) Ensuite, cet écrit étant très personnel, je te conseille de le montrer à quelqu'un que tu connais, et qui serait apte à te faire un retour sur ta production. Tu peux le présenter sur le forum si tu le souhaites, mais je te conseille d'anonymiser ce qui peut l'être.
    4) Enfin, retravailler cette première partie tout au long de l'année jusqu'au jour de l'oral, et t'entrainer à la "jouer", car c'est un oral. Il ne s'agit pas de réciter un texte de façon monocorde.

    Pour le moment, écris ce que tu penses être bien. C'est un premier essai, il n'y a pas de honte à ce qu'il ne soit pas parfait. Puis fais le relire à quelqu'un de compétent en la matière.
    Je pense que c'est important que tu gardes une trace de tous tes essais successifs, pour pouvoir, ensuite, regarder le chemin parcouru.


    Pour le reste, la partie gestion de classe. Peu importe ce que les élèves pensent. C'est toi le professionnel, et eux les apprenants. Il faut que tu leur fasse comprendre qu'il n'est pas question pour eux de donner leur avis. Que savent-ils de la pédagogie ? De la didactique ? Qu'ils pensent que ton cours est tiré d'internet ? Peu importe, mais ils n'ont pas a t'en faire part. Qu'ils préfèrent Madame Michu ? Peu importe, ils n'ont pas à donner leur avis, et donc tu n'as pas a les laisser donner leur avis. Qu'ils n'aiment pas la couleur de ton T-shirt ? Ce n'est pas le sujet de ton cours.

    Dans un premier temps, le cadre doit être clair. La classe est un espace de travail, dans lequel l'enseignant est responsable des enseignements, de l'ambiance de travail, de l'organisation...
    A toi d'être clair la dessus, et de te comporter de manière responsable :
    - Préparer des séances et non seulement un poly de cours.
    - Garantir aux élèves une ambiance de travail sereine, en gérant ceux qui ont des attitudes / remarques déplacées, ou qui empêchent le cours de se dérouler. Comment ? Coup de fil aux parents, discussion en tête à tête, punition, colle, exclusion, a toi de choisir...
    Si tu ne fais rien, les autres penseront que tu ne leur garantis pas une ambiance de travail sereine, tu ne fais pas ta part du boulot. Et la, ils vont devenir vindicatifs !
    - A toi de gérer l'organisation. Les évaluations doivent être corrigées et rendues rapidement, tu dois penser à préparer les documents adéquats et/ou photocopies en amont, penser au calendrier de l'année...
  • @Zestiria : tu écris :
    J'ai fait des erreurs relationnelles. Le pire que j'ai fait :
    - un élève de 3e du collège est mort d'un cancer durant l'année
    - un hommage était organisé : un discours retransmis par hauts-parleurs dans les classes ( les élèves restaient en classe) puis une chanson chantée par ses camardes
    - ce jour là j'avais un contrôle prévu. Je l'ai maintenu

    A la lecture de ces propos, j'éprouve un sentiment profond d’écœurement. Tu oses affirmer que tu as de l'empathie envers les autres, y compris les enfants. Sais-tu ce qu'est l'empathie ? Je ne te demande pas la définition issue du dico (je m'en cogne), mais celle qui vient du fond du cœur. A savoir : ta douleur est ma douleur, ta peine est ma peine, (...), ta joie est ma joie, (...). Si j'avais vécu ce événement vraiment tragique, je n'aurais pas pu faire cours. J'aurais certainement fait l'erreur d'en parler avec les élèves, pour recueillir, ce jour J, leurs propos (et pas que) face à la situation. Je n'aurais pas pu faire cours, ni même imposer cruellement à mes élèves une évaluation. Là, je vais vomir. Je pense très honnêtement ne plus revenir. Tu devrais vraiment analyser la profondeur de tes propos. Je n'en dis pas plus.

    Cesse de vouloir devenir prof !
  • @Thierry, moi-même avec le recul, je regrette d'avoir maintenu mon contrôle.

    Je ne veux pas m'enfoncer davantage, et le principe des études c'est qu'il faut s'accrocher malgré les difficultés.
    Je suis fier des 7 élèves qui malgré les circonstances effroyables ont fait le contrôle, ce qui n'empêche pas qu'ils étaient touchés par l'hommage, comme les autres.

    Après en 6e, il y a deux élèves qui ont pleuré pendant l'hommage, 1 élève qui m'a dit qu'elle a pleuré chez elle.
    L’événement affectait davantage les grandes classes.

    [Un ou une] collègue m'a dit, quand je parlais des pleurs des élèves :
    "-beaucoup versent des larmes de crocodile. Il ne faut pas t'en faire" .

    En 5e, ils disent qu'ils sont affectés par l'hommage, je les ai vu juste après, et ils ont bavardé comme d'habitude.
    Même une élève s'est emportée devant leur comportement.

    Il y a quand même 3 collègues qui m'ont signalé au chef d'établissement.
  • Zestiria
    Moi le premier je peux faire "comme d'habitude" même si je suis très affecté en réalité donc difficile de tirer des conclusions sur seulement des aspects visibles.
    Pour les larmes de crocodiles, j'ai un peu de mal à imaginer que ce soit possible lors d'un hommage (mais tout est possible dans ce monde...).
  • Je ne sais pas si tu as eu beaucoup de décès parmi tes proches, mais sache que tout le monde ne réagit pas de manière identique.
    Certains pleurent beaucoup aux enterrements, d'autres jamais. Ce n'est pas pour cela qu'ils ne sont pas profondément tristes, ni que ceux qui versent un torrent de larmes seront incapables de reprendre une vie normale ensuite.
    Chacun vit le deuil comme il lui vient ! Ce n'est pas a toi de juger si leur peine est légitime ou feinte. Le chef d'établissement a décrété un hommage, on s'y plie.

    De manière générale, pendant ton année de stage, tu seras évalué par différentes personnes : Chef d'établissement, tuteur académique, tuteur universitaire, inspe, inspection...
    Pendant ton année de stage, fais ce que ces gens là te demandent, car c'est eux qui vont t'évaluer. Tu auras toute ta carrière une fois titularisé pour aller contre les directives si tu le souhaites.
    Comme je dis à mes stagiaires, pendant l'année de stage, il faut jouer son rôle, même si on est pas d'accord avec la partition.
  • Zestiria a écrit:
    Il y a quand même 3 collègues qui m'ont signalé au chef d'établissement.
    Tu vois, ton comportement est si nul que 3 de tes collègues ont estimé nécessaire d'en parler au chef d'établissement.

    Bravo à eux 3.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @Zgrb : a raison, chacun réagit différemment, il fallait faire l'hommage strictement.

    @Biely : une élève de 5e qui connaissait bien le défunt a reproché à des élèves de faire étalage de leurs peines, alors qu'ils ne le connaissaient pas du tout. Elle revendiquait d'avoir plus de peine que les autres. Il y a eu des échanges vifs entre elle et un autre élève qui se raccrochait au wagon. Certains élèves pleurent pour s'associer à l’événement, pour en être. Ils n'ont pas le sentiment de feindre, et ils veulent avoir de la peine, pour vivre l’événement.
  • zestiria a écrit:
    @Biely : une élève de 5e qui connaissait bien le défunt a reproché à des élèves de faire étalage de leurs peines, alors qu'ils ne le connaissaient pas du tout. Elle revendiquait d'avoir plus de peine que les autres. Il y a eu des échanges vifs entre elle et un autre élève qui se raccrochait au wagon. Certains élèves pleurent pour s'associer à l’événement, pour en être. Ils n'ont pas le sentiment de feindre, et ils veulent avoir de la peine, pour vivre l’événement.

    Tu n'as rien compris. Qui est-elle pour juger la peine des autres ? La peine c'est personnel.

    J'ai par exemple la mère d'un ami d'enfance qui est décédée il y a des années. Je n'avais pas vu cet ami depuis 10 ans, et sa maman depuis 15. Et bien j'ai été honnêtement et profondément triste d'apprendre sa disparition. Je ne m'attendais à ce que cela me touche autant. Je crois qu'au fond de moi j'avais une admiration et une sympathie gigantesque pour cette dame. Du coup je suis allé à la cérémonie. J'ose espérer que personne n'a jugé ma tristesse déplacée lors de la cérémonie. J'étais triste, alors que je n'avais pas vu cette dame depuis 15 ans...
  • Tu n'as vraiment rien compris, rien du tout.

    Et tout ce que tu rajoutes pour ta défense ne fait qu'empirer ton cas.

    Si je pensais que tu peux comprendre tes erreurs, ou que tu veux comprendre, je développerais. Mais visiblement, ça ne sert à rien.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Au delà de l'histoire de l'empathie (beaucoup de mathématiciens que je connais n'en ont aucune donc ça ne m'étonne pas spécialement), on constate encore une fois dans cette histoire que tu n'a jamais eu aucun soutien de la direction. Au contraire elle te forçait à plier à la volonté permanente des parents.

    Conclusion : Contrairement à ce que tu crois tu n'étais pas dans une "bonne école". Tu étais peut-être dans un milieu bourgeois, homogène, sans problème de délinquance, mais une vraie bonne école ce n'est pas ça. Tout ce que tu dis ici montre que tu as eu du mal à évaluer l'établissement dans lequel tu étais. Bref, je réitère, il te faut une vraie "bonne" école où la direction te soutiendra absolument (et où tu n'entendras même pas parler des parents d'élève) tant que tu ne commets pas un réel acte grave. (Du genre agression sur élève)
  • - Je suis d'accord, la fille de 5e n'avait pas à se lancer dans une compétition et revendiquer d'avoir plus le droit que les autres d'avoir de la peine.

    - Et c'est parfaitement compatible, certains élèves manifestent de la peine, par mimétisme, pour participer à l’événement, eux-mêmes ne le réalisent pas.
  • Cyrano : mouais, l'établissement n'était peut-être pas idéal, mais zestiria n'a strictement rien à faire devant des élèves.
  • @kioups : Peut-être mais comme de toute façon il a pris sa décision (et on ne le ferra pas changer d'avis :-D ) autant essayer de lui éviter la dépression et lui conseiller d'aller dans une école "possible" pour lui. Maintenant, il y a très peu de chances qu'il puisse avoir une place dans une telle école mais c'est son problème.
  • Bonjour,

    Ce n'est pas ça l'empathie Zestiria, l'empathie c'est se positionner en adulte par rapport à l'hommage en montrant que TOI tu te sens concerné. Ne pas faire de contrôle, imposer des minutes de silence pendant le discours, chanter avec eux la chanson, leur proposer d'en parler avec quelqu'un...

    Au lieu de ça, tu leur fais signer un papier pour dire s'ils se sentent affectés ou pas et donc si la note peut compter ou pas. Pour les premiers, c'est un manque de respect de leur peine. Pour les seconds, c'est les mettre mal à l'aise en les faisant passer pour insensibles. Le tout ayant pour enjeu une note alors que cela n'a rien à voir et semble dérisoire.

    Je suis d'accord avec Cyrano sur le fait qu'il y a parfois corrélation entre avoir un esprit très logique donc mathématique et manquer d'empathie. Mais on s'en fiche, il faut faire semblant et puis c'est tout. Dans le cadre scolaire, un adulte doit montrer l'exemple du comportement social à adopter. Zestiria n'a pas suivi les directives de l'hommage donc l'établissement lui reproche. Je ne vois pas où l'établissement est fautif.

    J'entends bien Zestiria que tu ne te sentais pas à ta place devant les élèves et que tu as du ressentiment envers eux puisqu'ils t'ont rejeté. J'entends bien que tu as l'impression de faire le job juste en écrivant des choses correctes mathématiquement parlant. J'entends bien que tu ne comprends pas les différentes manières de montrer sa tristesse parce qu'un élève inconnu est mort. J'entends bien que tu as besoin de te confier sur ce forum car les échanges virtuels sont plus faciles que les échanges réels. J'entends bien que tu tournes en boucle sur un échec au lieu de te prendre en main et d'avancer...

    On en arrive au problème de fond et à tes difficultés relationnelles qui pour certaines appartiennent au spectre autistique sans dire pour autant que tu es autiste, je n'en sais rien. Ce n'est pas un reproche, cela peut se compenser et même devenir un atout dans d'autres domaines mais devant une classe d'enfant, ça ne va pas le faire en l'état actuel des choses. Il me paraît indispensable que tu prennes en compte que c'est ta personnalité qui pose problème alors que ce ne serait pas forcément le cas dans d'autres métiers (ou dans l'enseignement vraiment supérieur).
  • Vorobichek a raison, j'aurai du simplifier mes contrôles, les raccourcir. Cela aurait fait un élément à charge en moins.

    Quand je l'ait fait en 6e, tous les élèves finissaient en avance, sauf 3 ou 4 élèves très faibles.
    - En 5e, on m'a forcé à refaire un contrôle, et un quart de la classe a eu entre 17 et 20. On ne pouvait plus différencier les meilleurs élèves des élèves au niveau correct.
    - En 6e, j'avais 12 de moyenne, mes évaluations étaient adaptées.
    Tout est cela est vain, maintenant.

    Il faut suivre les consignes, viser 14 ou 15 de moyenne en 6e, des élèves de 6e qui se plaignaient que mes contrôles étaient trop difficiles par rapport aux collègues, ils n'ont pas vu qu'ils ont appris plus que les autres classes.

    C'est le conseil que je donne aux autres stagiaires, il faut suivre les consignes, tant pis pour l'exigence disciplinaire. C'est une forme de mépris des élèves de leur donner des contrôles de complaisance, où les élèves moyens ont 20 comme les meilleurs. Tant pis, il faut d'abord penser à suivre les consignes.
  • @lourran

    Il y a des élèves
    i) qui sont affectés et manifestent leur peine
    ii) qui sont affectés et ne manifestent pas leur peine
    iii) qui sont neutres

    iv) et il y a des élèves qui, sans toujours s'en rendre compte, pleurent par mimétisme, dans le but de participer à l’événement.
  • Peut-être qu'il y a un problème de surnotage mais il y a bien pire comme mépris pour les élèves, mettre des enseignants totalement incompétents devant une classe.

    C'est ce qui s'est passé cette année, c'est ce que l'établissement a géré comme il a pu puisque tu n'as pas été en capacité de t'améliorer. Des cours de soutien ont été donnés car les élèves apprenaient moins, pas car ils apprenaient plus.

    Tu peux croire ce que tu veux pour des raisons psychologiques, cela ne changera rien au fait que c'est toi le problème dans l'histoire et d'ailleurs le problème ne continue que pour toi. L'éducation nationale va continuer sans toi et heureusement, je ne peux que te conseiller de faire de même et passer à autre chose.
  • Je n'ai jamais eu en 6ème la moitié de la classe à 20. Oui, je pouvais avoir 14-15 de moyenne (plutôt 12-13) mais les 20 étaient rares...

    Pour ce qui est de l'empathie, des pleurs par mimétisme ou je ne sais quoi, tout le monde réagit différemment. Des "génies" peuvent manquer d'empathie, d'autres au contraire sont hyper-empathiques. Et pleurent à la moindre occasion...
  • @Zestiria
    Il y a des élèves qui ...... bla bla.

    Tu as raison ou tu as tort, je m'en moque, et tout le monde s'en moque. Ce que tu n'as toujours pas compris, c'est que le sujet est ailleurs.
    Le principal du collège a donné une consigne. Tu la respectes. Point final.
    Et si tu ne veux pas appliquer la consigne, tu vas l'informer à l'avance, tu ne le mets pas devant le fait accompli.

    Dans ton futur métier, qui ne sera pas prof, cette consigne reste valable. Apprête-toi donc à te planter à nouveau, si cette consigne ne te convient pas.


    C'est dingue.. le type il nous raconte ses erreurs, les unes après les autres... puis il débarque : au fait, je ne vous ai pas raconté, j'ai fait une connerie encore pire que toutes les pires conneries que je vous ai racontées ... j'ai maintenu un contrôle de maths quand le principal du collège avait instauré une minute de silence, pour le décès d'un élève.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • zestiria a écrit:
    @Vorobichek a raison, j'aurai du simplifier mes contrôles, les raccourcir. Cela aurait fait un élément à charge en moins.

    Quand je l'ait fait en 6e, tous les élèves finissaient en avance, sauf 3 ou 4 élèves très faibles.
    - En 5e, on m'a forcé à refaire un contrôle, et un quart de la classe a eu entre 17 et 20. On ne pouvait plus différencier les meilleurs élèves des élèves au niveau correct.
    - En 6e, j'avais 12 de moyenne, mes évaluations étaient adaptées.
    Tout est cela est vain, maintenant.

    Il faut suivre les consignes, viser 14 ou 15 de moyenne en 6e, des élèves de 6e qui se plaignaient que mes contrôles étaient trop difficiles par rapport aux collègues, ils n'ont pas vu qu'ils ont appris plus que les autres classes.

    C'est le conseil que je donne aux autres stagiaires, il faut suivre les consignes, tant pis pour l'exigence disciplinaire. C'est une forme de mépris des élèves de leur donner des contrôles de complaisance, où les élèves moyens ont 20 comme les meilleurs. Tant pis, il faut d'abord penser à suivre les consignes.

    La tu délires...

    C'est dommage, je voulais t'aider en te donnant des conseils constructifs pour le futur, mais la visiblement tu t'accroches à des idées qui sont ancrées dans ta tête et qui ne te font pas aller de l'avant. Les contrôles, les heures de colle, c'est secondaire !

    Je te souhaite bon courage pour la suite... Je n'ai pas la force de t'aider si tu ne le souhaites pas toi-même !
  • Comme Zestiria me semble un peu déconnecté des relations humaines, je préfère préciser, ce que dit Lourran s'applique de manière générale. Certaines consignes ne se discutent pas, typiquement le fait de faire un hommage pour un élève ou collègue décédé ne me paraît pas discutable.

    Pourquoi ? L'inconvénient est quasi inexistant, on n'est vraiment pas à quelques minutes ou même une heure de perdue dans une scolarité. L'avantage est important, cela aide à faire le deuil, cela permet de prendre conscience de son entourage... Si tu ne le comprends pas d'un point de vue empathique, dis toi que c'est logique pour la cohésion d'un groupe social.
  • Merci à tous pour vos conseils. Le sujet a été épuisé.
    Comme le dit @Vassilia, cela ne sert rien de revenir encore et encore sur le déroulement de l'année. Alors que je ne suis même plus enseignant.
    Effectivement, d'une manière ou d'une autre, il va falloir changer sa posture et son approche, pour devenir enseignant.

    0) Je m'inscris au CAPES et à l'agrégation début octobre
    1) J'attends mon arrêté de licenciement
    2) Je vais chercher un emploi dans le secteur privé.
    3) J'ai déposé une candidature pour être contractuel
    4) Je vais suivre les conseils de @Zgrb et préparer les leçons d'oraux du CAPES au fur et à mesure de l'année
    5) Je vais aussi préparer l'agrégation externe, avec l'objectif d'être admissible, même de justesse (merci à ceux qui ont lu mes copies d'agrégation)


    Bon courage à tous les candidats qui préparent le concours cette année, bon courage aussi à tous les stagiaires !

    Zestiria
  • As-tu déjà gardé des enfants sur une période relativement longue sans que cela ne se passe mal dans ta vie ?
  • Non, je n'ai jamais fait de garde d'enfants.
  • Lourran
    Pour le coup on peut comprendre Zestiria. Il avait suivi le conseil de ne pas trop en dire pour ne pas dévoiler son collège.
  • @zestiria
    0) Je m'inscris au CAPES et à l'agrégation début octobre
    Pitié, arrête! Tu ne pourras pas être professeur, ni au collège, ni au lycée, ni dans le supérieur. Peu importe qui sont les parents des élèves/étudiants et quelle attitude ils ont. Ce n'est pas un métier pour toi parce que tu ne comprends strictement rien aux relations humaines.

    L'exemple que tu nous a donné est juste horrible. Tu pourras partiellement corriger tes comportements en s'adressant à un psychiatre. Peu import d'où vient ton problème : une maladie ou bien ton passé. Mais il faudra plusieurs années pour apprendre à être différent et à vivre dans la société.


    Aux autres: s'il vous plait, arrêter de faire semblant qu'il peut enseigner. Il ne comprend pas vos messages, les nuances de vos messages et pourquoi vous les écrivez. Il considère tout message non négatif comme un encouragement à travailler comme professeur.
  • Mon cher vorobichek, tu exagères, on n'a pas besoin de psychiatre pour si peu.
    Oui beaucoup de matheux sont dans le spectre autistique (moi compris), de façon assez légère. C'est sûrement le cas de Zestiria mais ça n'est pas bien "grave".
    Je pense qu'il n'est pas dangereux pour Zestiria d'essayer une seconde fois d'enseigner. Soit un miracle se produit et il devient un prof compétent, soit il ne se produit pas et dans ce cas il se fera encore matraquer dans tous les sens et là, il aura vraiment compris que ça ne sert à rien d'insister.

    Un seul échec, c'est un peu "peu" pour accepter d'abandonner.
  • @Vorobichek : il n'y aucun métier où on peut se passer de relations humaines.
    Si je suis reçu au concours, et que le 31 août prochain, je n'ai rien de mieux, et bien j'y vais ; en sachant que cela risque de mal se passer.
  • Non, il n'y a pas besoin d'être "bon" en relations humaines, je rejoins Cyrano sur ce point. Néanmoins, il faut suivre les conseils, et avoir l'humilité de comprendre que la manière la plus "belle" (selon Zestiria) de faire un cours est terriblement mauvaise. Chose qu'il n'a pas l'air de comprendre à la vue de ses messages, justifiant toujours ses échecs en considérant ses élèves comme des adultes. C'est pourquoi je pense aussi qu'il vaut mieux voir d'autres métiers.
    zestiria a écrit:
    @Vorobichek : il n'y aucun métier où on peut se passer de relations humaines.

    Ca prouve encore que tu comprends pas ce qui ne va pas chez toi. Des élèves de 5ème ne sont pas les collègues de leur professeur, et c'est là ton problème. Tu es naze dans ta gestion d'un groupe d'enfants de 12 ans, mais tu le seras pas avec des adultes. Et surtout, dans un autre métier tu ne seras pas responsable d'un groupe que tu gères mal.
  • Cyrano,
    on est d'accord sur une chose : sauf miracle, Zestiria va se replanter.

    Donc dans le plan exposé ici Plan , il faut tout revoir.

    1) chercher une solution de reconversion
    2) chercher une solution de reconversion
    3) chercher une solution de reconversion
    4) chercher une solution de reconversion
    5) chercher comment éventuellement devenir enseignant.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @Cyrano,
    Oui beaucoup de matheux sont dans le spectre autistique (moi compris)
    Je ne suis pas de même avis. Je connais qu'un seul. Et pourtant je suis entourée des ingénieurs et mathématiciens.
    Mon cher vorobichek, tu exagères, on n'a pas besoin de psychiatre pour si peu.
    Exagérer c'est de proposer de l'interner. S’adresser à psychiatre n'est pas une honte. Certes, on peut plutôt voir un psy, mais il n'est pas remboursé et il est moins qualifié en général.
    C'est sûrement le cas de Zestiria mais ça n'est pas bien "grave".
    C'est toi qui parle du "grave". Dans n'importe quel travail il faut savoir communiquer. Dans l'ED: beaucoup, en IT: peu. Et beaucoup... pour trouver le job. S'il veut surmonter ses problèmes, il faut les accepter et demander de l'aide.
    Je pense qu'il n'est pas dangereux pour Zestiria d'essayer une seconde fois d'enseigner.
    Et les élèves? On s'en fiche, c'est ça?
    Un seul échec, c'est un peu "peu" pour accepter d'abandonner.
    Une année c'est suffisant pour comprendre si on est fait pour ce métier ou non.
  • @Grenouille factorielle
    Et surtout, dans un autre métier tu ne seras pas responsable d'un groupe que tu gères mal.
    Exact, il y a des métiers où les matheux sont des rois et où il y a peu de gestion des humains.
  • Zestiria ayant convenu que le sujet était épuisé, j'en profite pour rebondir sur un HS qui me fait toujours surréagir.
    vorobichek a écrit:
    Exagérer c'est de proposer de l'interner. S’adresser à psychiatre n'est pas une honte. Certes, on peut plutôt voir un psy, mais il n'est pas remboursé et il est moins qualifié en général.
    S'adresser à un psychiatre est de toute évidence une honte puisque le sceau de la folie qui peut en ressortir fait de l'individu qui en est l'objet un sous-humain aux yeux de la société, pour qui la maltraitance en HP est acceptable et dont la parole n'a plus de crédibilité.

    Par ailleurs, s'adresser à un psychiatre est dangereux. Donc le bénéfice-risque pour Zestiria qui n'a pas de gros problème est particulièrement mauvais. Je rappelle qu'un psychiatre peut forcer au "soin" et interner. Dans les deux seuls reportages en caméra cachée en HP, je rappelle que dans l'un d'eux une patiente est encore entre la vie et la mort au moment de la diffusion tant sa parole n'était pas crue, alors qu'effectivement, comme elle le disait, elle était bien en train de mourir, et dans l'autre un autiste est attaché sur son lit depuis 3 ans sans autre interruption que la douche.
  • @Superkarl, tu regardes trop la télé américain.
  • Autant je suis entièrement d'accord avec Vorobichek qu'encourager Zestiria dans l'enseignement est une erreur. Autant parler de maladie à soigner par un psychiatre me parait un peu rapide sans le connaitre plus que ça.

    Je pense comme Cyrano qu'on peut parfaitement vivre intégrée dans la société en étant dans le spectre autistique (heureusement pour moi d'ailleurs). Chez moi, l'empathie est un sentiment presque uniquement acquis par l’apprentissage, pas inné. Je comprends donc certaines réactions de Zestiria qui correspondent à "mon naturel". Ce n'est pas un traumatisme, pas du à mon passé, c'est juste comme ça depuis toujours, je ne vois pas bien ce que des médicaments pourraient y faire, par contre il faut apprendre à compenser cette différence pour s'intégrer à la société, c'est certain.

    Je ne pense pas qu'à ce stade Zestiria soit capable de le faire suffisamment pour enseigner alors que c'est un des métiers les plus exigeants de ce point de vue. Il serait bien mieux dans un autre métier et c'est ce que je lui disais en lui conseillant de passer à autre chose même s'il reste bien sur libre de ses choix. En tout cas, le plan d'action de Lourran me parait nettement plus pertinent.
  • @Vassillia
    Autant parler de maladie à soigner par un psychiatre me parait un peu rapide sans le connaitre plus que ça.
    je ne vois pas bien ce que des médicaments pourraient y faire
    Je ne parle pas de maladie! Vous avez vraiment une image de ce métier datée des années 50-60 et venant des séries américains. Interner... médicaments.... mon dieu! ::o Et de toute façon je l'ai proposé pour des raisons purement pécuniaires: c'est un médecin et il est remboursé. Et à Paris il y a des super médecins, pas besoin d'attendre le RDV 6 mois.
    Si tu as besoin de bavarder => prêtre ou psy.
    Si tu as besoin de comprendre et de changer ta vie => médecin (généraliste et psychiatre).
    Les médicaments ce sont des cas graves, rien à voir avec @zestria
  • Vorobichek a écrit:
    @Superkarl, tu regardes trop la télé américaine.
    Non, non, je parle bien de deux reportages diffusés en France tournés en caméra cachée dans des hôpitaux français : les infiltrés en 2010 (fin du reportage en caméra cachée pour la patiente entre la vie et la mort) et pièce à conviction en 2019 (à 1h pile pour l'autiste maintenu en isolement depuis 3 ans et attaché sauf en présence d'hommes et pour aller à la douche).

    /HS

    edit : Je n'avais pas vu ce dernier message :
    vorobichek a écrit:
    médicaments.... mon dieu!
    Et je ne résiste pas à y répondre par une citation tirée de l'article wikipédia sur la psychiatrie punitive en URSS, sachant que tu es d'origine russe :
    Selon d'anciens détenus dissidents, l'utilisation des neuroleptiques était un des actes médicaux ressenti comme le plus grave commis à leur encontre. Que ce soit dans le cadre d'un acte médical ponctuel, ou pis, dans le cadre de la durée d'un traitement au cours d'une hospitalisation de longue durée84. Les prisonniers craignaient une possibilité de changements mentaux irréversibles en raison de la prise des neuroleptiques. Ils étaient opprimés par une forte peur qu'il ne se remettent jamais dans leur état mental initial, ce qui les empêcherait de retourner à leur vie précédente et à leurs intérêts professionnels d'avant l'internement. Les médecins, généralement, gardaient le silence sur la réversibilité de ces changements84.

    L'utilisation à long terme des antipsychotiques a conduit parfois à l'apparition chez les prisonniers dissidents de lésions organiques du cerveau, se manifestant par des troubles qui ont perduré durant des années26.(p|59—60)
    Je me limite vraiment sachant que je pourrais en faire une conférence, mais sache que je n'ai rien indiqué qui serait un cas isolé (litote, même).

    /HS cette fois
  • @Superkarl , je dis bien tu regardes trop la télé. Arrêtes avec des bêtises, s'il te plait! Tu ne sais pas de quoi tu parles. STOP.
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Success message!