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Mon cours de 5e

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Réponses

  • xax : il y a le bon cognitif et le mauvais cognitif ?
  • Quand on a la vocation, on est un bon prof ... Probablement.

    Quand on choisit d'être prof , pour les vacances et pour le statut de fonctionnaire ... il y a peu de chances qu'on devienne un bon prof. (mais il y a également peu de chance qu'on devienne un bon ingénieur, ou un bon comptable)

    Entre ces 2 extrèmes, il y a par exemple des gens qui deviennent prof par défaut, et qui peuvent se révéler de bons profs.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • J'ai choisi l'an dernier d'être enseignant pour le plaisir d’avoir un métier relationnel.

    Les deux autres raisons sont tout aussi valables :
    - les vacances : être prof permet de travailler à un rythme qui est sain
    - le statut de fonctionnaire compte aussi

    raoul a aussi raison, je ne me suis pas assez affirmé, j'ai fait preuve de faiblesse envers les élèves [ "il est trop gentil"]. J'ai hésité à les punir. Il faut être très ferme en début d'année : comme me disait une collègue, les élèves sont demandeurs d'un cadre.

    J'ai la vocation. Et je n'ai pas su faire preuve de fermeté en début d'année. je le dis à Vélocipède :
    - si tu laisses les élèves bavarder
    - ils ne vont rien apprendre
    - ils vont écouter vaguement sans rien comprendre
    - et comme ils ne vont rien comprendre, au lieu de dire "c'est notre faute, c'est la faute des élèves"
    - ils vont dire "c'est la faute du prof", comme une élève me l'a dit "Vous avez gâché notre année", alors qu'elle même bavarde.
  • raoul.S a écrit:
    Soc a écrit:
    Mettre les pieds dans ce métier sans vocation mène à l'expérience que tu as déjà vécue...

    Donc selon toi tous les profs ont cette vocation ?
    Dire que je ne m'en suis jamais rendu compte lorsque j'étais étudiant... 8-)

    Je ne dis absolument pas cela, je dis que de commencer ce métier aujourd'hui en n'ayant pas la vocation mène à des expériences calamiteuses, pour l'enseignant et/ou les élèves.

    Une des raisons de cela est que, par défaut, les élèves/étudiants (la majorité en tout cas) ne respectent pas l'enseignant, et qu'il faut donc s'imposer beaucoup plus qu'avant, à la fois sur le fond (le cours) et sur la forme (la discipline). Ta promptitude à condamner tes anciens enseignants en témoigne.

    Ceux qui vont dire que j'exagère n'ont qu'à entrer en silence dans une salle de classe qu'ils ne connaissent pas et compter combien d'élèves se taisent et combien continuent à parler. Ils peuvent aussi comparer avec une salle où les élèves ne les connaissent que de réputation.
  • xax a écrit:
    Ronan, pour les enfants d'enseignants j'ai peu d'inquiétudes :-)
    https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00781692/document il doit bien y avoir quelques contre exemples, mais bon, comme toujours de mesure nulle.

    Je n'ai lu que l'abstract et me suis arrêté là car à mon sens il manque la raison primordiale: donner à son enfant une bonne opinion de l'école et de son contenu. C'est la condition sine qua non pour que l'enfant jour le joue jeu, et cette condition est rarement remplie de nos jours.
  • Excuse-moi zestiria je n'ai pas saisi http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2082850,2299094#msg-2299094

    P.s. Soc, c'est une erreur, le prédicteur majeur n'est absolument pas l'image de l'école mais l'image de soi. Je ne suis même pas sûr de l'importance de l'image l'école, qui parfois n'existe même pas. Mais ce n'est pas forcément intuitif, c'est comme la "motivation" souvent citée par les enseignants, mais qui n’apparaît pas ou au 3e ordre seulement dans les études sociologiques. De plus cette thèse est vraiment excellente, c'est en commençant par sa lecture que j'ai commencé à peaufiner les choses il y a plusieurs années déjà :-)
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Soc a écrit:
    Ta promptitude à condamner tes anciens enseignants en témoigne.

    Il y a déjà de nombreuses années que j'ai quitté les bancs de l'école, j'en déduis que j'étais un précurseur sans le savoir... B-)-
  • Certains commentaires ici ou là suggèrent que j'ai d'abord un problème de personnalité, que je devrais changer de personnalité, voire un psychologue, avant de pouvoir réussir à devenir enseignant.

    Je trouve que c'est peu judicieux, je suis là pour faire cours, ma personnalité importe peu.

    Par ailleurs, il y a certainement un travail à faire, pour faire preuve de fermeté et ne pas se faire marcher sur les pieds par les élèves.
    C'est tout à fait différent.
  • Ah ok, mais ce n'est pas à ça que je pensais, la consultation d'un coach ou d'un psy spécialisé c'est pour la question de la compétence relationnelle, pas de la personnalité, c'est différent. C'est quelque chose de très banal ce genre de démarche dans le monde du travail, parfois c'est plus ou moins obligatoire même.
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • @Raoul: Non, c'est tout à fait dans l'air du temps des parents d'aujourd'hui. L'image dégradée de l'école des enfants vient de la société en général et en particulier des parents.

    @xax: C'est un point de vue. Que je ne partage pas. Je ne sais pas exactement ce que tu mets derrière "image de soi", même si dans toutes les versions c'est effectivement un facteur important. Mais au nom de l'"estime de soi" on raconte n'importe quoi aux enfants, notamment que ce qu'ils font est bien même quand c'est calamiteux, sans trop réaliser que cela ne les aide pas à se construire. Je note que tu as une image dégradée de l'institution mais que dans le cadre de la parentalité tu vas dans le sens de l'enseignant, que les autres parents autour de toi font la même chose et que vos enfants ont 18 de moyenne. C'est exactement ce que je dis: l'important est que l'enfant fasse confiance au système. J'ai bien noté qu'en dehors vous apportiez beaucoup, mais malgré cela serais-tu prêt à changer ton discours sur l'école devant tes enfants?
  • Zestria a écrit:
    Je trouve que c'est peu judicieux, je suis là pour faire cours, ma personnalité importe peu.
    Ca c'est la position idéologique. Ensuite il y a la pratique.

    Accessoirement, pour enseigner il faut réussir à faire admettre à un enfant ses erreurs. On est plus crédible dans ce rôle quand on prêt à reconnaitre les siennes.
  • @zestiria c'est tout un savoir faire. Je répète une anecdote que j'avais déjà racontée.

    Lorsque j'était prof en formation j'étais allé suivre le cours d'un collègue expérimenté et on entendait pas une mouche voler. À la fin du cours je lui ai demandé comment il faisait car chez moi il y avait toujours du bruit bien que je haussais souvent le ton. Il m'a dit (chose qu'aucune de mes formatrices ne m'avais dite, car ce n'aurait pas été politiquement correct) qu'il fallait être un "facho" en début d'année et ne rien laisser passer. Puis avec les semaines on pouvait "desserrer la vis" et là on obtenait une classe très calme qui respectait le professeur. D'ailleurs les élèves aimaient ce prof...

    Mais il faut avoir le juste équilibre car si tu es juste un vrai salopard en début d'année tu vas obtenir le silence par la terreur mais tu n'auras pas de respect.

    Le type qui est vraiment fort (comme ce collègue que j'avais) est celui qui arrive à obtenir les deux : le silence et le respect.
  • Le lien entre obtenir le calme en classe et le fascisme ne me parait pas aller de soi. Peut être est-ce à cause de ce genre de raccourci que la société a du mal à admettre que l'on cherche à obtenir le calme en classe.
  • @Soc si tu veux chercher la petite bête... je répète simplement le mot que ce prof m'avait dit à l'époque, tu peux le remplacer par "salopard" si tu veux et oublier "facho" qui ne vient pas de moi.
  • Je ne cherche pas la petite bête, c'est une vraie question sociologique. On retrouve de tels propos dans beaucoup de bouches et comme souvent le choix du vocabulaire a un impact plus lourd que celui qu'on veut lui attribuer.
  • Soc, ce n'est pas un point vue, c'est une mesure sociologique ce que j'indique. Quand l'école n'existe pas (éducation en famille) c'est encore plus évident. À première vue le problème n'est pas trivial (est-ce les notes qui donnent l'estime de soi ou le contraire), mais en fait quand on prend la typologie des enfants de CSP-- qui réussissent il n'y a plus vraiment de doute. C'est assez cohérent avec le fait que l'identité et la stratégie individuelle c'est la même chose en psycho.

    Pour mon cas personnel, les enfants ont parfaitement compris - très tôt ab initio avec la lecture - que ce n'est pas à l'école qu'ils apprennent les choses; donc l'image de l'école c'est un autre registre. Elle n'est pas forcément mauvaise (les copains copines, des profs sympas parce que la classe est bonne etc.), mais c'est à la marge quant au processus cognitif.
    Je connais un normalien qui a eu un bon mot - il a commencé à la maison jusqu'à l'arrivée au collège - il considère que c'est toujours le cas. Il parle de "déscolarisation avec maintien dans l'établissement".

    Mais comme toujours il faut nuancer selon les conditions, si l'établissement est bordélisé et que les apprentissages y sont délabrés à cause de l'ambiance, je veux bien croire que là l'impact cognitif va être d'un autre ordre.
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Je m'autorise à douter des "mesures sociologiques". Il est rare que le biais des a priori n'invalide pas toute la démarche de mesure. En reformulant, rares sont ceux qui acceptent une réponse autre que celle qu'ils cherchent à démontrer (en fais-je partie?).

    Je continue de penser que le manque de confiance (légitime ou pas) en le système éducatif, s'il est perçu et intégré par les élèves, est dévastateur sur leur scolarité. Comment exiger d'un enfant qu'il travaille à l'école en même temps qu'on lui montre que tout y est fait de travers. Je ne comprends même pas que l'on puisse en douter.

    Ce n'est bien sûr pas le seul facteur de réussite scolaire, mais il devrait être tout en haut de la liste, du moins juste derrière la maitrise du langage dans le cadre familial.
  • J'ai accès à l'espace numérique des deux collèges, dont le plus populaire. Il a déjà un changement d'enseignant en mathématiques, en plus de mon poste.
    Il a l'air quand même assez dysfonctionnel. En plus c'est un petit collège, avec 3 classes par niveau. Certains enseignants sont à cheval sur plusieurs établissements.

    Comme dans les collèges des quartiers très populaires, il y a une forte ségrégation :
    la plupart des enfants sont issus du Maghreb ou de l'Afrique subsaharienne.

    @Thierry avait raison, j'aurais du prendre la première affectation. Si jamais on me demande de prendre un poste, en connaissant ma situation exactement, je vais me retrouver dans les établissements en déshérence, où personne ne veut aller.

    Du reste, le métier d’enseignant c'est enseigner à tous, c'est le principe de l'éducation nationale.
  • Soc, je ne crois absolument pas que les choses doivent être regardées comme cela. On ne peut plus faire confiance à l'école, plus maintenant, personne ne peut le contester, et ce n'est pas la faute des enseignants. Tout n'y est pas fait de travers : ce n'est simplement pas fait du tout.
    Et pour ce que je connais, les enfants ont par ailleurs une confiance absolue en leur système éducatif : leurs parents.
    Le truc évidemment c'est d'expliquer pourquoi l'enseignement ne vaut pas grand chose et que les enseignants ne sont pas responsables du délabrement des programmes et des méthodes pourries qu'on leur impose ou qu'ils croient devoir adopter (e-conneries en particulier).

    Non seulement ce n'est absolument pas "dévastateur" pour la scolarité, mais ça produit l'effet inverse : les enfants sachant qu'on ne les instruit pas correctement sont beaucoup plus curieux et acquièrent ainsi plus facilement de l'autonomie.

    Sur le fond de la sociologie, si tu me trouves une seule étude sur les 50 dernières années qui invalide le fait que l'estime de soi (scolaire, essentiellement la confiance en ses capacités) est un élément majeur - si ce n'est le principal - d'une bonne scolarité, je te paye un fût de bière. Bien sûr, et heureusement, de beaux parcours d'enfants issus de CSP- rencontrent des conditions différentes (enseignant encourageant, possibilité d'accès à des sources documentaires etc.) mais le moteur est le même.

    Bon j'arrête là, je souhaite simplement à zestiria de pouvoir arriver vers ce qu'il veut, de ne pas se décourager, j'ai lu sur ce forum un témoignage de quelqu'un viré après le Capes qui est revenu avec l'agrégation, ou d'un autre titularisé à l'arrache et très bien noté rapidement.
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Après, les enseignants qui ont fait leur année de stage il y a 20 ans ou plus bénéficiaient d'une situation fort différente. Leur passivité et leur indifférence ont, quelque part, permis le développement des situations dans lesquelles nous autres, nouveaux enseignants, nous trouvons aujourd'hui.

    J'ai mis quatre heures de colle aujourd'hui, ma situation se « zestiriarise », du moins dans l'une de mes cinquièmes. Dans l'autre, un coup de gueulante a suffi à calmer les élèves, et je suis parvenu à faire des constructions de symétriques à la règle et au compas au tableau comme je l'espérais, et à transmettre le procédé à un grand nombre d'élèves. Ma tutrice me soutient pour le moment (y compris en ce qui concerne les exclusions qui ne sauraient tarder), mais dans quelques jours si la situation ne s'améliore pas elle sera sans doute contrainte de me signaler en tant que « stagiaire en difficulté. »
  • La rentrée avait lieu le jeudi 2 septembre. les cours ont vraiment commencé le lundi 6 septembre. Donc au bout d'une semaine, la situation est déjà critique. Tu as deux classes de cinquième ?

    Si une classe prend l'ascendant sur toi, elle va le dire à l'autre classe, qui va vouloir faire la même chose.
  • J'ai commencé les cours immédiatement le 2 septembre. J'ai passé 5 minutes sur les règles et j'ai envoyé plus d'une dizaine d'élèves faire des exercices au tableau dès la première heure (priorités opératoires). Je souhaitais ne pas perdre de temps sur le programme, quitte à faire des séances de remédiation plus tard. Je passe peu de temps sur le cours et beaucoup de temps sur les exercices, et j'ai déjà envoyé tous les élèves au tableau, volontaires ou récalcitrants. Je pense que faire des erreurs au tableau est le meilleur moyen d'apprendre dans une société normale (partout en dehors de l'Europe occidentale), où ça ne générerait pas des bavardages incompressibles.

    Oui, j'ai deux classes de cinquième, et au DM que j'ai corrigé aujourd'hui la classe bavarde a 2,5 points de moyenne de moins que l'autre classe (13,5 vs. 16), c'est très préoccupant. Les bavardages incessants paralysent l'apprentissage. A l'interro sur table de géométrie de cette semaine je prévois des résultats bien pires. Voilà pourquoi je ne cherche pas à ignorer le problème et que j'ai déjà sorti l'artillerie lourde. Peut-être trop tôt, ou trop tard, ou trop mal.
  • Bonjour,
    je ne pense pas que ta situation soit si mauvaise que cela.
    Tu as une classe plus difficile qu'une autre, et tu as réagi très vite et fort, c'est bien.
    Pour la suite, il va falloir la jouer différemment, tu ne peux pas coller des élèves tous les jours (mais eux ne le savent pas).
    Tu es sans doute inquiet pour la suite, mais le plus probable est que ça les calme pour un moment et qu'ils intègrent le fait que tu as de l'autorité.

    Il m'est arrivé un peu la même chose avec mes BTS, j'en ai exclu un pour refus de travail (je l'avais déjà changé de place pour bavardages), et il m'a été renvoyé 10 mn après comme si de rien n'était.
    Je l'ai refusé, et il a eu la bonne idée de me répondre: "c'est vous qui me cassez les couilles avec vos histoires de merde" :-) :-D
    Il ne peut pas savoir à quel point il m'a rendu service en se mettant à la faute comme ça. B-)-
    Rdv proviseur ...
    Le cours suivant, j'ai placé les plus perturbateurs devant, et une mouche volait.
  • Par contre, arrange toi pour que ton cours soit impeccable et simple à mener, d'une part pour qu'on ne puisse rien te reprocher, d'autre part parce que lorsque la situation est tendue, tu sera concentré sur la gestion de classe, pas sur son contenu.
  • J’ajouterai à ces bons conseils que tu dois rester droit dans tes bottes vis-à-vis des élèves, même si tu ne peux utiliser l’arsenal répressif : continue à leur signifier calmement mais fermement qu’ils sont dans la faute, même si tu te répètes pendant deux mois. Il faut continuer comme ça au moins jusqu’à la Toussaint. Soit ça finit par marcher et tant mieux, soit ce n’est pas suffisant mais au moins tu auras gardé la légitimité nécessaire pour les punir plus tard.
  • @Vellcipede : Je suis tuteur et ce que tu racontes est loin d'un stagiaire signalé en difficulté !

    Au contraire, tu es conscient de tes axes de progression, tu agis en conséquence et tu es à l'écoute des conseils de ta tutrice.

    Pas de panique, continues ton travail sérieux, et tout se passera bien !
  • vélocipède a écrit:
    J'ai commencé les cours immédiatement le 2 septembre. J'ai passé 5 minutes sur les règles

    De mon point de vue, 5 minutes seulement, c'est très insuffisant. Sinon comme Zgrb, pas de panique, ne lâche rien et ne commence pas à te faire tout seul un film, "ma tutrice va me signaler", tu n'en sais rien.
  • @Vélocipède2021 : bonjour. Il y a deux points que je souhaite soulever ici-même :
    • Il est préférable d'ouvrir un autre fil, lié directement à ton pseudo. Je t'en remercie par avance.
    • A mon sens, tu en dis un peu trop. Il y a des indices qui vont te desservir à un moment, si tu continues dans ce sens. C'est juste un conseil que Yirm t'avait déjà donné.
    Bonne continuation !
  • Bonjour Velocipede21.

    "ne pas perdre de temps sur le programme"? Il me semble que ce n'est pas la priorité, d'abord mettre tes classes en habitude de travail et d'apprentissage.
    Rappel : ce qui compte, c'est ce que les élèves font, pas ce que le prof a dit.

    Cordialement.
  • xax a écrit:

    On ne peut plus faire confiance à l'école, plus maintenant, personne ne peut le contester, et ce n'est pas la faute des enseignants. Tout n'y est pas fait de travers : ce n'est simplement pas fait du tout.

    C’est ton avis, rien de plus.
  • Je rejoins Gerad0. En début de séance, les élèves bavardaient, et je commençais le cours de suite, pour ne pas perdre 10 minutes.
    La situation s'est aggravée, au point de ne plus faire cours. Perds du temps au début.
  • Je pense que faire des erreurs au tableau est le meilleur moyen d'apprendre dans une société normale (partout en dehors de l'Europe occidentale),
    Tu as peut-être raison, mais il ne faut pas que tu rentres dans ce débat.

    La société est ce qu'elle est. Ton problème actuel, c'est de tenir ta classe, c'est de dispenser des cours de qualité.
    Refaire le monde, ce sera pour plus tard.
    Si tu gardes dans un coin de ton cerveau que la situation n'est pas normale, tu vas en permanence balancer entre 2 positionnements, vouloir faire des cours au mieux d'une part, et te dédouaner en disant que de toutes façons, la situation n'est pas normale.

    La situation est normale. Point final.

    Et comme Thierry, je pense que tu aurais dû ouvrir une autre discussion. Lui soulevait d'autres raisons, valables, mais en plus, en te greffant sur une discussion qui a fini par un échec, tu t'attires la poisse.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @lourran :
    -je rappelle qu'il y a un biais de censure ( la majorité des stagiaires en difficulté, et qui démissionnent) ne viennent pas témoigner,
    - il faut plutôt apprécier d'avoir un témoignage complet, comme sur ce fil
  • en te greffant sur une discussion qui a fini par un échec, tu t'attires la poisse.

    Ce n'est pas ce que je voulais dire. Il me semble logique que Zestiria ait son propre fil, et urgent que Vélocipède2021 ait le sien. Ce n'est pas une question de poisse. D'autre part, en lisant le peu que j'ai lu sur ce qu'a rédigé Vélocipède2021, je ne peux que constater qu'il a diffusé des informations non négligeables. Associées à d'autres informations potentielles, cela pourrait lui être préjudiciable. Qu'il fasse attention à ce qu'il écrit, sans pour autant tomber dans une sorte de paranoïa psychotique.
  • @Vélocipède2021 :

    Voici un exemple. Tu écris : j'ai deux classes de cinquième. En écrivant : j'ai deux classes de même niveau, tu aurais obtenu la même aide tout en te montrant vague. Comprends-tu ? En procédant de la sorte, tu sécurises tes interventions.
  • @Thierry
    Oui je sais ... Je disais que tu proposais d'ouvrir un nouveau fil, pour des raisons,valables (je ne suis pas habilité à dire quelles raisons sont valables ou pas... mais je me le permets), essentiellement des raisons d'administrateur de ce site.
    Et je disais qu'en plus de ces raisons évoquées par un administrateur, moi, je pense que se greffer sur une expérience qui a mal tourné, c'était une mauvaise idée.

    @Zestiria
    oui, évidemment. Sur les 2 points. J'ai dit quelque chose qui faisait penser que je pensais le contraire ?
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @Velocipede:
    Coller les élèves en permanence nécessite une certaine harmonie avec les CPE et la vie scolaire qui n'est pas forcément présente dans tous les établissements. Coller les élèves sur tes cours consiste à alourdir tes classes avec des élèves pénibles. Coller des élèves en dehors de tes heures de cours consiste à te rajouter des heures sup non payées. En temps normal je conseille de n'avoir jamais recours à cette option, mais pour les stagiaires cela montre à l'institution que vous voulez bien être corvéables à merci et augmente vos chances de titularisation.

    Pendant qu'un élève est au tableau, il n'est pas simple de faire écouter les autres, et avec un public difficile ils peuvent également avoir tendance à titiller celui qui est tableau.

    Beaucoup des difficultés des élèves viennent de l'absence de méthodes, il est donc très important de passer plus que 5 minutes sur le cours pour les structurer. Le mieux étant d'inclure beaucoup d'exercices dans le cours et donc d'alterner en permanence la théorie et la pratique.

    Pour obtenir du silence, la dictée est très efficace (une phrase de cours, un énoncé d'exercice), et une fois le niveau sonore diminué il faut chercher à le maintenir bas (ce qui est plus simple que de le faire diminuer).

    Quand tu cherches à t'imposer, penses à laisser une porte de sortie de sortie aux élèves pour éviter qu'ils se braquent définitivement. Retiens les à la fin du cours pour parler entre 4 yeux, sans l'auditoire tu constateras une différence nette de posture et le dialogue sera plus simple. Si tu apprivoises (je sais, c'est de la provoc) l'élève le plus dur les autres suivront plus facilement.
  • Je pense qu’il n’y a pas besoin d’une heure de cours pour citer par exemple les règles de priorité dans les calculs et qu’il vaut mieux appliquer le plus rapidement possible. Personnellement j’applaudis le fait que vélocipède2021 fasse passer tous ses élèves au tableau et je n’y vois que des avantages si la classe n'est pas trop difficile à gérer. A mon époque j’avais tendance à ne pas trop écouter en cours mais cette ’’menace’’ qui planait sur moi me forçait à être plus attentif pour ne pas rester comme un idiot devant ce tableau:-D. Le risque est effectivement que ce tableau ne devienne une scène de théâtre pour faire l’andouille et là on a tout perdu.
  • Une fois que l'autorité est en place, ne pas se figer dans une attitude autoritarisme.
    On travaille bien mieux dans la bonne humeur.
    Un point qui me paraît important: gérer l'élève le plus gênant qui est celui qui reste toujours à la limite, je lui mettais exactement cela dans son carnet: "attitude à la limite de...".
    Enfin se rassurer, on a (presque) tous un jour, même après 25 ans de carriere, des difficultés dans certaines classes. L'expérience aide à mieux les gérer, mais ce n'est pas toujours simple.
  • Biely, je n'avais pas compris que vélocipède parlais des règles de calcul. (:P) Comme il parlait de son premier cours il me semble, je pensais qu'il évoquait d'autres règles.
  • Merci pour tous vos conseils.

    Thierry, je vais essayer d'être moins spécifique. Dans l'état, seule ma tutrice pourrait me reconnaître, et elle ne connaît pas le forum.

    Je parlais des règles générales comme des règles de calcul. J'ai dit peu ou prou « Comme vous êtes des cinquièmes, je considère que vous connaissez déjà les règles de bonne tenue en classe. Rappel succinct : 1. Ne parler qu'après avoir levé la main 2. Toujours faire les exercices donnés pour le prochain cours 3. Apporter le matériel demandé. » J'ai dit quelques mots sur les fournitures, etc. et puis je suis passé à la leçon, qui a duré 5 à 10 minutes. Puis exercices et correction au tableau par les élèves jusqu'à la fin de l'heure. Cela a bien marché avec une classe et un peu moins bien avec l'autre. L'inspection avait dit de mettre les élèves « en activité » dès la première heure, j'ai interprété ça au pied de la lettre.

    Je crois que mon erreur a été de ne pas ponctuer mon topo de « et sinon, heure de colle » comme le fait un collègue de maths de mon bahut, dont les classes sont très calmes.
  • Tu n'as, pour ce que je lis, pas fait d'erreur.
    Tu as une classe plus difficile que l'autre, et tu sembles avoir bien réagi.
  • Vélocipède, c'est très bien de leur avoir fait des trucs dès le premier jour, je suis totalement partisan de ça. Par contre, dis toi que les règles de classe, sont loin d'être acquises. C'est un combat, il faudra répéter et encore répéter, sois droit, tiens toi à ce que tu dis. Je ne sais plus qui disait de convoquer un élève en fin d'heure si besoin, c'est une bonne idée. Une bonne explication droit dans les yeux peut être plus efficace qu'une heure de colle. (Même si les deux ne sont pas incompatibles.)
  • Je me permets de commenter une de tes règles :
    1. Ne parler qu'après avoir levé la main
    Surtout pas, c'est plutôt : Lever la main pour demander la parole et ne parler qu'après en avoir obtenu l'autorisation.

    Je dis souvent à mes élèves lors du premier cours : " Pourquoi tu te fatigués à lever le bras si c'est pour prendre la parole directement ? "

    Comme pour la porte de la salle, toquer ne donne pas le droit d'entrer, il faut toquer puis attendre qu'on vienne leur ouvrir ou qu'on les invite à entrer ! Je pose toujours cette question à ceux qui entrent sans y avoir été invités :" À quoi sert une porte ? "
    Ils répondent souvent "à entrer" ou "à ouvrir", et je leur dit que ce serait peut être plus simple s'il n'y avait pas de porte du coup ! La porte sert à empêcher d'entrer justement, si elle est fermée, c'est que je ne souhaite pas être dérangé ! Donc on attends d'être invité à entrer !

    NB : Le mieux reste de faire cours la porte ouverte, cela a de multiples vertus !
  • @Zgrb, oui. J'ai mis quelques séances à rectifier cette maladresse d'ailleurs.

    J'ai remis des colles à deux élèves mais pour des faits moindres que ce dont j'avais l'habitude (bavardages après 2 avertissements et répétition moqueuse d'une phrase que j'ai dite). Les dernières colles semblent avoir fait leur effet, je me suis assis à mon bureau à 10 minutes de la fin du cours, après avoir donné des exercices, et il y avait le calme absolu dans la classe. Tous les élèves faisaient leurs constructions géométriques (ou faisaient mine de le faire en silence).

    J'ai discuté avec d'autres stagiaires de maths de mon académie et tous avaient des problèmes plus ou moins graves de gestion de classe (l'une avait des élèves qui discutaient à haute voix d'un bout à l'autre de la classe, en prétextant qu'ils n'avaient pas assez de temps lors de la récrée pour parler), mais j'étais le seul à avoir mis des heures de colle.
  • @Vélocipède2021, félicitations! Continue sur cette voie, ils doivent s'habituer.
  • Mes encouragements également !!
  • @Thierry

    Je réfléchis à faire un recours pour ma décision de licenciement.
    Le collège a organisé des cours parallèles, sans jamais l’indiquer dans les avis.

    Il est peu probable qu'un tel recours aboutisse, et je serais curieux de voir comment le tribunal administratif
    va statuer sur le fait d'omettre des avis un point aussi important.
  • @zestiria : bonjour. Supposons que tu aies reçu ta notification de licenciement le 12 juillet 2021, par lettre recommandée avec avis de réception, notification validée par la rectrice de ton académie. Relis cet avis dans son intégralité. A partir du 12 juillet 2021, tu avais deux mois, et pas un jour de plus, pour signifier et initier ton recours auprès des autorités compétences pour juger l'affaire, sachant que ton dossier est difficilement défendable. A mon avis, ce recours n'est plus possible.

    A posteriori, l'on t'a donné deux fois la chance de pouvoir te rendre à des RDV que tu as délibérément ignorés, préférant écouter des discours qui chatouillaient tes oreilles. Tu aurais eu l'opportunité de dialoguer avec ces chefs d'établissement. Puisqu'il y a un membre rectorale qui t'a répondu, je te le rappelle, ta gestionnaire n'a pas fait son boulot. Elle t'a indirectement donné la possibilité de te rendre à trois RDV que tu as volontairement ignorés. Tu n'avais pas à te préoccuper de la sauce interne aux rectorats, ce n'était pas ton problème. A contrario, tu aurais dû obéir aux injonctions rectorales et te rendre a minima au premier rendez-vous. Tu as préféré rester chez toi et téléphoner. Ce n'est pas comme si le lieu de travail se situaient à 200km de chez toi. Là, j'aurais tenu un autre discours. Que veux-tu défendre ?
  • @Thierry,

    Mon refus de titularisation m'a été notifié à la fin du mois de juillet. Je suis encore dans les temps pour former un recours gracieux.
    Je viens d'envoyer mon recours par mail, je vais aussi l'envoyer par courrier.

    Finalement, j'ai fait une erreur. On m'avait proposé d’enseigner dans un collège calme et agréable. J'aurais mieux fait d'y aller, plutôt que rien faire. Ma situation n'aurait pu évoluer que favorablement. Parce que maintenant, ma situation est figée. Je n'ai aucune nouvelle de ma candidature comme contractuel. Le rectorat a supprimé mon affectation comme TZR.
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