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Idées pour les retenues ?

Je débute en collège, et comme beaucoup d'autres, je rencontre quelques problèmes de discipline. J'ai donc donné mes premières heures de retenue, mais je voudrais rendre ces heures aussi désagréables que possible pour les élèves afin d'en augmenter le caractère dissuasif.

En particulier, je pensais leur donner un devoir noté (de difficulté normale) pour les obliger à travailler pendant cette heure. Qu'en pensez-vous ? Avez-vous d'autres pratiques à suggérer pour rendre les retenues aussi indésirables que possible ?
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Réponses

  • Asterion: Mais c'est cruel!
    Idée: Fait un devoir qui parait compliqué mais facile avec un peu de réflexions...

    Je pense que les élèves aimeront encore moins les mathématiques si on rends les heures de colles trop désagréable :)
    La patience est un plat qui se mange sans sauce.
  • En général un devoir qui paraît compliqué pour un collégien restera...compliqué!:-D
  • Si c'est trop compliqué, il aura beau jeu de répondre par "eh, j'comprends rieeen !" et de rendre copie blanche.
  • On colle les élèves (disons deux ou trois) avec soi et sans autres élèves.
    On demande au chef qu’il paiera une HSE.

    Début d’heure :
    On fait la tronche, on ne sourit pas.
    On installe chaque gamin dans les coins de la salle.
    On dit que l’on fera un compte rendu de l’heure de retenue.

    Travail : on prépare une copie double pour chaque élève, on prépare aussi les consignes à effectuer.
    1) recopier la leçon, plusieurs fois une définitions, plusieurs fois un théorème (si un parent ou autre vient faire ch…. avec « c’est fini normalement le recopiage bête et méchant » on prétexte, à raison, que c’est pour mieux mémoriser.)
    Tant que ça n’obéit pas, on reste sur ce « 1) ».
    Dès que ça obéit, on passe au 2).

    2) on passe voir l’élève A, en chuchotant avec lui, très calmement, posément.
    Savez-vous pourquoi vous êtes ici, en retenue ?
    S’il ne sait pas, lui dire « alors je pense que vous reviendrez, car vous allez sûrement recommencer la même erreur, patati ».
    Et on peut faire usage de démagogie etc. Là, si la discussion semble productive il faut vraiment ne plus faire la tronche. Genre « discussion entre adultes ».
    On explique tout, on décortique la situation en lui prouvant qu’il fallait qu’il arrête/obéisse/etc.
    S’il le sait, l’entendre pour voir…

    3) on finit par : Bon, arrêtez de recopier ce texte, maintenant on va voir si vous avez loupé le cours à cause de votre comportement (ou un truc du même genre).
    On donne un exercice plutôt simple, mais qui nécessite une explication du prof pour voir que c’est un prof, et qu’il « explique bien » quand on se rend disponible.

    Évidemment tout est à nuancer, et il faut s’adapter à chacun (niveau…).

    Et passer comme ça voir les élèves. Un par un.

    4) faire un petit mot : votre enfant s’est bien comporté et a rendu un travail sérieux (si c’est le cas !).

    5) le prochain cours :
    Moindre attitude qui risque de repartir, intervenir et dire « heu… Robert… on avait dit que l’on ferait attention, non ? ».


    J’espère que mon approche est claire.
    C’est l’esprit qui compte, davantage que « mes phrases à la lettre ».

    Évidemment, quand un chef paye les HSE c’est encore mieux. Mais même s’il ne le fait pas, c’est du temps de gagné pour la suite, si c’est bien fait…
    Il faut aussi avoir la chance d’avoir du temps et un créneau libre en même temps que le gamin…
  • Donner des exercices comme punition me semble contre productif. Les mathématiques ne sont pas une punition et vouloir faire cette association est tout de même étrange. Comportement stupide, punition stupide. Les lignes sont interdites (encore une belle connerie), donc des pages quelconques à copier (typiquement le règlement intérieur).

    Par ailleurs, si l'on ne veut pas donner d'heures gratuites à l'EN, plutôt que de donner des heures de colle, faire en sorte que les pages à copier prennent autant de temps. Qu'ils les copient à l'école ou à la maison n'a au final que peu d'importance.

    La solution de Dom me parait être tout à fait efficace et adaptée, mais pour ma part je ne rentrerai jamais dans le jeu d'auto-dégrader mes conditions de travail.

    Edith: Noter une heure de retenue, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres! L'élève pénible est récompensé par une bonne obtenue par le surveillant...
  • J’ajoute que ce que je propose est adapté dans un collège où le prof est livré à lui-même.
    En gros dans les établissements mal tenus où ni La Direction, ni le CPE ne jouent leurs rôles (et je ne dis pas que le CPE ne devrait être QUE le père fouettard). En gros tout est défaillant.

    L’approche est en plus pédagogique et irréprochable en cas de « mais dites-moi, qu’avez-vous mis en place… ? ».
    On peut même oublier la sémantique « colle/retenue » et dire que l’on rattrape l’heure puisque les élèves en question l’ont loupée.
    Un peu d’hypocrisie ne peut pas faire de mal quand elle est au service des élèves et de leurs familles.

    Édit : je suis d’accord, je ne trouve pas la note pertinente quand on parle de « réparation ».
    Ou alors on « note » mais on ne fait pas compter ça dans la moyenne de maths.
  • Soc a écrit:
    http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2299334,2299356#msg-2299356
    Noter une heure de retenue, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres! L'élève pénible est récompensé par une bonne obtenue par le surveillant...

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que vous voulez dire. Si l'élève fait correctement son travail pendant la retenue et fait donc preuve des qualités requises pendant le cours (attention, concentration sur le travail vs. bavardages/provocation), pourquoi ne pas le récompenser pour cet effort qui va dans le bon sens ? Si le niveau de difficulté est similaire à celui demandé pendant les évaluations en classe, la moyenne de l'élève ne sera pas vraiment affectée ?!
  • Le problème est que l’élève qui ne t’emm__de pas et qui est faible n’aura pas la chance d’avoir une retenue et une note qui améliorerait sa moyenne.
  • Si le travail est fait en permanence, il est tout a fait probable qu'un autre élève l'ait aidé voire ait fait le travail à sa place, il est même possible que ce soit un surveillant qui ait fait le travail.

    Quand bien même, l'élève pénible se voit offert l'opportunité d'augmenter sa moyenne, là ou l'élève discret ne l'a pas.

    La récompense de lui adresser la parole comme à un enfant qui peut avoir comportement responsable me paraît déjà suffisante.
  • Dom écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2299334,2299372#msg-2299372
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]
    Je comprends, mais je mets aussi une note de participation qui avantagera l'élève faible mais qui respecte les règles de la classe et participe normalement à la vie du cours (note son cours, fait ses exercices dans son cahier, lève la main, etc.).
  • Bonjour.

    Pourquoi s'embêter avec une double comptabilité ?
    La récompense peut simplement être de rétablir la note de comportement de l'heure concernée pour l'élève qui aura bien fait la retenue.

    À bientôt.

    Cherche livres et objets du domaine mathématique :

    Intégraphes, règles log et calculateurs électromécaniques.

  • Pas fan non plus de la note en heure de colle pour les raisons évoquées par Dom et Soc.
    D'accord avec Dreamer sur ce point : si tu mets une note de comportement, tu peux te servir du comportement en colle pour remonter cette dernière.

    Pour le côté, faire faire des maths pendant l'heure ou pas... Je ne sais que dire. Je partage l'argument "les maths ne doivent pas être une punition" mais d'un autre côté, c'est pas comme si on avait trop d'heures pour faire des maths... Par ailleurs, si l'élève est collé pour travail non fait, lui fourguer des exos supplémentaires me semble justifié.

    En revanche, je ne suis pas d'accord du tout avec l'idée "comportement idiot, sanction idiote". Au contraire, je pense qu'une sanction doit - idéalement, je sais bien que dans la réalité, on fait ce qu'on peut... - amener le sanctionné à réfléchir et à s'améliorer.
  • Le « idiot » sert à instaurer l’autorité lors de la retenue.
    En début de retenue, ça ne m’apparaît pas débile.
    Le faire toute l’heure, je ne pense pas que ce soit efficace, surtout en 2021 où les doctrines « bienveillantes » sont quasiment passées dans les mœurs.
  • Oui oui Dom, je parlais bien de l'heure entière. Faire 10/15 minutes de trucs idiots au début, pourquoi pas.

    Globalement, ce que tu décris me paraît idéal, mais justement peu réalisable (précisons néanmoins que je ne suis pas très au fait de ce qui se pratique dans le secondaire) : déjà, est-ce qu'on peut demander une HSE comme ça ? Imaginons qu'on ait des colles toutes les semaines (ce qui doit pouvoir arriver dans un établissement difficile), on peut demander une HSE toutes les semaines ? Et il y aussi la salle, on peut obtenir facilement une salle pour surveiller les élèves qu'on a collé ?
  • Ça dépend des bahuts.
    De nos jours avec les ENT, les profs peuvent voir les créneaux libres et les salles libres.
    Pour les HSE : ça dépend du chef et du nombre de HSE.
    Ça se demande sans état d’âme.
    Là encore : « travail de réparation » au lieu de « colle » ou « heure de rattrapage » voire « aide aux devoirs ».
  • Attention à ne pas dénaturer : aide aux devoirs me paraît risqué si c'est organisé toutes les semaines car cela peut faire un effet d'appel.

    "Tous les mardis, untel fait de l'aide aux devoirs après les cours, tu crois qu'il accepterait un ou deux élèves en plus ?"

    Le bouche-à-oreille devient alors exponentiel, pour reprendre un abus de langage actuel.

    À bientôt.

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  • Oui, je suis d’accord.
    Et d’ailleurs coller des élèves, si ça devient régulier, c’est qu’il faut trouver une autre méthode.
  • Bonjour,
    Vu que l'administration est capable de proposer des trucs du genre "exclusion internée" ou "exclusion avec sursis" (pour ceux qui ne connaissent pas je traduis : l'élève est exclu de l'établissement mais à l'intérieur de l'établissement ou pire il est potentiellement exclu, mais pas exclu !), je trouve que la méthode "Dom" c'est quand même pas mal :-D
    On peut aussi pratiquer cette technique très efficace : disons que j'ai un élève de 4e ou 3e un peu revêche, l'heure qui suit mon cours il a un autre prof, d'une autre matière, avec qui il est aussi pénible, alors que moi j'ai mes petits 6e, et bien, en s'entendant avec le collègue et en prévenant l'administration en amont, je le garde avec mes 6e où il va vivre un grand moment de solitude...
    En plus, c'est formateur pour les petits 6e B-)
  • Ça peut être amélioré si l’heure en question a lieu de 8h à 9h.
    S’il ne vient pas : un petit coup de téléphone hihihi.

    Bon, tout ça demande du temps, du zèle, etc.
    Mais ça peut valoir le coût/coup.
  • Et si le CPE ou le protal veulent vous obliger à noter le devoir en retenue (voire à rendre un corrigé écrit) ? :-D

    Par là les heures de colles se font sur ses heures de cours. Je n’en suis pas trop partisan, si le perturbateur vient me pourrir une autre classe.
  • Haha.
    Il faut dire « non »… a priori.

    Les heures sur les cours, c’est une bonne option mais faut-il en effet être à l’aise et tenir les classes…
    Ou alors c’est « je te rajoute une heure, moi je me fiche que ce soit le bordel, au moins ça te fait les pieds de venir ! ».
  • Bonjour,

    Je pense le contraire. L’heure de retenue doit être aussi agréable que possible. C’est l’occasion de montrer à un élève qu’il peut réussir en étudiant. Une heure entière c’est sans doute une occasion rêvée à ne pas gâcher.

    Donc on leur demande de lire une leçon et de faire un exercice très simple à la fin. On met 20/20 si c’est juste. On ne le compte pas dans les notes. On dit juste : en travaillant un peu vous pouvez réussir.
  • Tout dépend du contexte, des relations, du motif.
    Déjà pour que la retenue soit faite sérieusement, il faudra peut-être montrer les muscles et rendre le truc peu agréable.
    Tout cela est lié à l’autorité, et disons à la hiérarchie élève/prof.

    Une fois accepté comme prof, tout peut devenir agréable.
    Mais s’il y a retenue, c’est bien que la relation au prof n’est pas appréhendée de la bonne manière.
  • Bonjour asterion,


    Ma dernière retenue remonte à plus de quinze ans.

    Si j'ai un conseil à te donner c'est de les éviter.

    Si un élève dérange ton cours, tu le convoque en fin d'heure et tu lui remontes les bretelles en face à face sans que ses camarades de classe soient présents. (Les gamins ne supportent pas l'humiliation publique).

    En général l'affaire est réglée !

    Sinon :

    Tu regardes sont edt, et s'il n'a pas cours pendant une séance où toi tu as cours avec une autre classe, tu le colles on fond de la salle avec un devoir que tu noteras pas! Il manquerait plus que ça! Que tu sois puni en corrigeant ! (Personnellement je jetais le devoir à la poubelle devant lui).

    Sinon si cela est possible avec tes collègues, c'est de l'envoyer dans la classe du collègue à côté, pendant la séance avec un travail (il fera moins le mariolle devant d'autres élèves...)
    (Charge à toi d'accueillir aussi des élèves de tes collègues le cas échéant).


    Il n'y pas de méthode générale ! Sinon cela se saurait !
    On aurait déjà écrit un livre!

    A toi de trouver ta méthode, personnellement au bout de cinq-six ans j'ai trouvé la mienne!

    Hélas on est jamais à l'abri de tomber sur une classe difficile ! Au collège comme au lycée.


    Bon courage à toi!

    W.
  • Indiscipline et punition de l'élève Marcel Pagnol, vers 1910 :
    « Lorsque (...) au lycée, M. Laplane nous enseigna que la chouette était l'oiseau de Minerve, et qu'elle représentait la sagesse, je fis un si grand éclat de rire qu'il me fallut copier, jusqu'au gérondif, quatre verbes qui, de plus étaient déponents. »
  • Heureusement que les verbes n’étaient pas déconnants.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Donner des travaux de maths comme punition pourrait les dégoûter des maths, et en même temps c'est en faisant des maths qu'on les aime. De plus, notre objectif est l'acquisition par les élèves de connaissances spécifiques à notre matière. Pourquoi laisser passer ces occasions ? En l'état, les élèves que j'ai collés se sont vus fournir des travaux par la vie scolaire sur le thème du bruit en classe. Mais peut-être que je fournirai des extraits des Lebossé, Hémery, classe de cinquième, aux prochains collés. Les exercices sont très intéressants, même si mes cinquièmes ont du mal à concevoir le concept de « généralité » en mathématiques.
  • Pendant l'heure de colle, le gamin fait des maths. Ce n'est pas présenté comme une punition, c'est juste qu'on lui demande de faire les exercices qu'il n'a pas faits pendant qu'il perturbait la classe, ou des exercices similaires.
    Ces exercices sont notés.
    Mais en aucun cas, ces exercices ne pourront améliorer sa moyenne trimestrielle. La note ne sera prise en compte que si elle fait baisser la moyenne.

    Exercice d'application. J'ai eu 7 et 9 aux 2 premiers contrôles, et 9 pendant l'exercice de l'heure de colle. Quelle sera ma moyenne si j'ai 13 au dernier contrôle du trimestre. Et pareil si j'ai 10 au dernier contrôle du trimestre.

    Si l'école paye le prof pendant cette heure de colle, tant mieux. Si elle ne paye pas le prof, ça reste un investissement rentable pour le prof. Il ne s'agit pas de passer toutes les semaines 1 heure de plus, pour coller des élèves. Il s'agit juste de 1 heure ou 2, ou éventuellement 3 dans l'année.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Chers amis

    C'est cruel...Non?

    Amicalement
    Roger
  • Je confirme : un groupe de collégien, cela peut être très cruel avec un enseignant :-D
    Individuellement, des petits anges, mais l'effet de groupe, c'est terrible...
  • Oui, l'effet de groupe peut être terrible. Mais pas que pour les collégiens..

    Dans mon collège nous sommes débordés : il y a trop - beaucoup trop - de retenues programmées. La vie scolaire ne peut pas suivre. À la rentrée le CPE a demandé une révision des protocoles à ce sujet. Il a raison : à peu près toutes ces heures sont données sans le moindre suivi. Ah si, il y a, parfois, un "travail" de l'élève remis dans le casier du prof. Mais de quel travail s'agit-il ? Le plus souvent, je le vois dans les carnets et sur pronote, il s'agit de copier des lignes. Autant dire qu'il s'agit là d'une vengeance, le prof a voulu faire souffrir son élève, au moins autant que cet élève a pu faire souffrir le prof. Or, de la part de l'élève l'action litigieuse relève davantage d'une pulsion incontrôlable, ou/et d'un effet de groupe, que d'une volonté de faire mal, alors que pour le prof il s'agit là d'une action perverse, et très contrôlée (encore que.. certains profs sont je crois si bêtes qu'ils bafouent sans s'en rendre compte les règles élémentaires qui président à toute humanité..).

    Ce que propose Dom va dans le bons sens : un retour sur ce qui s'est passé doit être fait, par un travail. Et accorder des HSE pour l'encadrement de ce travail est légitime, autant que pour l'aide aux devoirs (dont nous avons un budget illimité cette année!).
  • Un petit détour par Emmanuel Kant fera le plus grand bien à certains ici (pour reprendre Dany Robert Dufour, "il faut cultiver son Kant à soi") :
    https://fr.wikisource.org/wiki/Traité_de_pédagogie
  • Ludwig a écrit:
    Autant dire qu'il s'agit là d'une vengeance, le prof a voulu faire souffrir son élève, au moins autant que cet élève a pu
    faire souffrir le prof [...] pour le prof il s'agit là d'une action perverse, et très contrôlée (encore que.. certains profs
    sont je crois si bêtes qu'ils bafouent sans s'en rendre compte les règles élémentaires qui président à toute humanité..).
    Il vaut mieux lire cela qu'être aveugle...
    ... ou pas.
  • Il est certain que si un prof colle un élève pour « lui faire les pieds » car il lui en a fait voir… bah… c’est non professionnel (je ne blâme pas cela, le métier est très difficile !).
  • On est dans la nuance, s'il lui en a fait voir, c'est qu'il mérite une colle. Après les intentions ...
  • Tu m'as pourri, je vais te pourrir moi aussi.
    Oeil pour oeil, dent pour dent...
    Pas vraiment une bonne stratégie, risque de surenchère. Ca marche si on est certain de gagner le bras de fer, et que ce bras de fer ne dure pas trop.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Effectivement, il ne faut pas que ça devienne personnel, sinon effectivement ça peut très très mal se passer. Mettons un entretien une fois en fin de cours pour questionner l'élève sur son comportement et l'avertir que c'est la dernière fois.
  • Oui, Blueberry, c’est ça.
    Il faut absolument professionnaliser toutes les décisions quitte à surjouer le côté Pro et à vraiment montrer que l’on n’est pas atteint par les comportements si provocateurs qu’ils soient.

    « Il faut », facile à dire, mais c’est primordial.
  • lourrran a écrit:
    Oeil pour oeil, dent pour dent...
    Pas vraiment une bonne stratégie, risque de surenchère.

    Pour mettre fin à la surenchère, il faut instaurer le "COEUR POUR OEIL, MACHOIRE POUR DENT".

    Un petit exemple à méditer:
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Ramon Mercader a écrit:
    il faut instaurer le "COEUR POUR OEIL, MACHOIRE POUR DENT".

    Humm ça dépend avec qui tu as affaire, si tu surenchéris comme ça avec un Tuco ça donne ça :
  • Pas nécessairement.
    Voici par exemple la mise en pratique des conseils donnés dans la video précédente:https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.dailymotion.com/video/xs0v8&ved=2ahUKEwiOh-OIwfzyAhWVAWMBHSZMAL44ChCjtAF6BAgDEAE&usg=AOvVaw2ZtnmxWuGvuVSUXNLTnpqY

    Message aux malcomprenants et autres adeptes du premier degré: Tout ceci n'est qu'une boutade....et je n'incite personne à user de telles méthodes.....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Pendant un instant j'ai pensé qu'il allait leur tirer dans les rotules... B-)- Mais effectivement c'est bien la méthode à Tuco.
  • Bonjour,

    Ce que je faisais en lycée, si nécessaire:
    Au choix du professeur:
    * Travail à contenu pas forcément mathématique, par exemple rechercher et rédiger à la main l'histoire d'une notion (ex: d'où sortent les nombres complexes?).
    *Travail à contenu mathématique, par exemple rédiger une fiche de synthèse sur le chapitre précédent (connaissances, exemples, méthodes). Et je donnais alors un exercice à traiter sur ce thème. ( noté pour information, mais non pris en compte dans la moyenne).
    Et toujours discuter avec le perturbateur pour essayer de le convaincre de la nécessité de changer de comportement, dans son intérêt.

    Tout ceci pas toujours efficace, mais je n'ai jamais trouvé mieux....
    PG
  • Moi j'ai une idée, et si vous transformiez cette colle en "véritable petite colle" ? :-D

    La règle du jeu est simple :

    Réunir 3 collés dans une même salle, diviser le tableau en 3 et donner un exercice plus ou moins compliqué.

    Avantage prof : il n'y a rien de plus diabolique et stressant que de faire un exo hyper compliqué au tableau avec le prof derrière qui fixe ce que l'on fait. Si l'élève réussit il peut sortir plus tôt de sa colle ou avoir un point bonus sur le prochain devoir, pendant ce temps la pression monte du côté des autres qui sont également en train d'écrire sur le tableau et trouver une solution.. :-P


    Avantage élève: ils approfondissent le cours, et essayeront peut-être de faire moins de bêtises la prochaine fois, pour éviter de s'infliger ça.

    Bref c'était juste une idée !
  • Au collège ça me semble impossible, Flora.
    Les collés n’ont pas le profil idoine et la sortie prématurée peut même être interdite.
    Pas de pression chez le collé, en général, sauf profil atypique.
    Enfin, le trio peut même tenter d’exceller dans la médiocrité.

    A moins que l’on soit dans un film ?
  • Une colle doit être dure et pénible pour celui qui est puni.....Par exemple: un mercredi après-midi à passer la serpillère dans les couloirs, récurer les toilettes, nettoyer les vitres......

    Malheureusement, dans le monde bisounoursien d'EDNAT, tout cela est interdit.....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Avant mai 68, un élève pouvait être collé 8 heures le dimanche....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Bonsoir,

    Et même un WE entier quand on était interne (on ne disait pas pensionnaire à cette époque), ça m'est arrivé.

    Cordialement,

    Rescassol
  • Un petit hommage à l'immense Cabu.....126694
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Dom a écrit:
    A moins que l’on soit dans un film ?

    Je vous trouve bien petit joueur Dom, si Milgraam** est parvenu à exercer une certaine forme "d'autorité" sur les adultes les plus aguerris de sa génération, alors l'exercer sur des petits cancres d'un jeune âge, ne doit pas être si difficile. Ce n'est qu'une question de bons gestes, de réflexes face à telles ou telles situations et de perspicacité.

    Anyway lorsque je parlais de transformer la colle en véritable colle, c'était plus sous un ton blagueur.

    ** référence à l'expérience de Milgram
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