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Mon cours de 5e

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Réponses

  • Au delà de ce qui a été dit, je vois aussi deux choses

    1) Tu t'ennuies sur les exercices de collège d'où la volonté d'en faire des plus durs.
    2) Tu essaies de raisonner comme si ces enfants étaient des adolescents mais ils ne le sont pas ... Il faut savoir que dans beaucoup de pays du monde, les élèves de "sixième" (au sens français) sont toujours en primaire et non au collège, précisément car ce sont des enfants. C'est à dire que le professeur doit jouer à l'instituteur bien plus qu'autre chose.

    Manifestement ce n'est pas du tout ce que tu désires faire. Sans garantie que les choses se passent mieux, il vaudrait mieux tenter pour toi de donner cours dans l'enseignement secondaire supérieur. Tu t'ennuieras moins au niveau de la matière donc tu auras aussi plus de motivation à préparer tes cours.
  • zestiria a écrit:
    Les parents ont tout fait pour me déstabiliser. Les élèves disaient à haute voix :
    " ma mère l'a vu et dit qu'il est con"
    " ma mère dit qu'il est bizarre"
    "ma mère a appris qu'il était stagiaire"
    " les parents pensent qu'il est schizophrène".

    Je reviens la dessus car cela me semble important pour d'autres stagiaires qui pourraient lire le fil.

    Cela ressemble à une situation qui mérite une réaction d'urgence, car si on la laisse pourrir, on pourrait atteindre un point de non-retour (ce qui manifestement à été le cas).
    Qu'as tu fait suite à cela ? Il faut une vraie réaction de ta part, c'est d'ailleurs bien l'objet de ces remarques de la part des élèves ! Ils veulent voir ta réaction. Alors réaction ne veut pas nécessairement dire leur tomber dessus en classe ! As tu appelé les parents des élèves concernés pour savoir ce qu'il en était vraiment et désamorcer la situation entre adultes si nécessaire ? En as-tu parlé en fin d'heure avec les élèves concernés, tu peux par exemple leur expliquer que tu vas vérifier l'info auprès de leurs parents, souvent ça calme (il faut le faire par contre) ? En as-tu parlé au CPE/CdE en demandant une réaction forte (recevoir les élèves avec le CPE, recevoir les parents ?), car cela ne me paraît pas du tout acceptable de la part des élèves ?

    Ce genre de situation demande nécessairement une réaction de l'adulte. Mais réaction ne veut pas nécessairement dire punition ! Tu peux punir et être le plus strict du monde, mais ce n'est parfois pas la meilleure approche.
  • @Zgrb Tu donnes la bonne manière de réagir, et moi je me suis senti démuni.

    Je viens de finir mes études, j'essaie de rentrer dans la vie active. Je n'ai pas la maturité des parents d'élèves, qui sont dans la vie active, élèvent des enfants. Les parents viennent me voir, parlent de leurs enfants, j'essaie de répondre comme je peux. Je peux juste répondre sur les mathématiques, et encore au niveau qui est le mien [je n'ai pas été admissible à l'agrégation, et je découvre la pédagogie].

    J'imagine bien que les parents ne m'apprécient guère.
    Si les parents d'élèves pensent que je suis bête, c'est ainsi. Cela donne encore moins envie de s'investir.
    Les élèves me déstabilisent en utilisant des remarques disons plus objectives.

    @Cyrano Comme me disaient les avis, si je veux continuer dans le métier, je dois changer de posture. ???
    Ma tutrice m'a dit que cela n'irait pas mieux dans un lycée. Les élèves de seconde sont juste des élèves de 3e après les vacances.

    Mon remplaçant voit ses deux classes de 5e et ses deux classes de 6e aujourd'hui. C'est là où j'aurais du être, dans un collège calme et agréable.
  • @zestria
    Mon remplaçant voit ses deux classes de 5e et ses deux classes de 6e aujourd'hui. C'est là où j'aurais du être, dans un collège calme et agréable.
    Tu as déjà passé une année dans un collège calme et agréable.
  • Je veux bien que les élèves de seconde sont juste des élèves de 3e après les vacances, mais ça reste quand même très différents d'élèves de 6ème qui sont des enfants.
    De toute façon, tu n'étais pas admissible à l'agregation donc la question ne se pose pas.

    Mon avis, si tu veux vraiment continuer à enseigner se déclinerait en trois conseils.

    1) Comme tout le monde l'a dit, accepte que le problème n'est pas uniquement venu de ton manque d'autorité mais aussi de tes explications balbutiantes. Maîtrise mieux ta matière, même si tu la trouves "simple".

    2) Prends des cours de théâtre. Souvent on se leurre en croyant qu'un prof est respecté pour ses qualités intellectuelles ou ses bonnes explications, la réalité c'est que la qualité essentielle d'un professeur est le charisme. Quand on est charismatique, on peut littéralement raconter n'importe quoi (ce que je ne conseille pas bien sûr) et les élèves boivent nos paroles. Il faut avoir une posture forte, droite, une voix solide qui porte, un sourire satisfait qui transpire la confiance en soi et une intonation captivante. Je ne sais pas à quoi tu ressembles (et je ne veux pas le savoir, on est sur un forum), mais si tu es du genre petit à lunettes, dos pas droit et voix faiblarde, ça n'ira JAMAIS.

    3) Passe le CAFEP et va dans le privé. Beaucoup de tes problèmes viennent de toi mais beaucoup viennent aussi du laxisme ambiant et de la direction. Là où mon épouse travaille, quand un élève refuse de donner son carnet, les éducateurs viennent le chercher, le traînent par la peau du cul jusque devant le directeur et le gosse se fait virer. Vu le succès grandissant du privé, ils n'hésitent pas à couper dans le gras et à virer, parfois, la moitié d'une classe d'un coup. Attention, passer dans le privé ne sera pas la solution magique à tous tes problèmes, surtout si tu ne règles pas les 2 premiers points mais au moins les situations aberrantes que tu as décrites (refus de donner le carnet, danser devant le bureau du prof) n'arriveront normalement plus.
  • xax a écrit:
    Vassillia quel parent sérieux laisse encore ses enfants exposés exclusivement aux programmes EN et à l'aléa de l'effet prof ? Aucun.
    Aucun. A peu près tout le public de ZEP/REP/etc.. Sans compter tous ceux qui ne veulent pas trop gratter pour savoir ce que signifie le 10 15 de moyenne accordé à la progéniture miraculeuse.
    Reste à savoir ceux à qui tu veux accorder le qualificatif de "sérieux" la dedans! Au moins en ZEP il y en a tout de même un certain nombre, ils n'ont juste pas les éléments pour comprendre que l'EN les anesthésie.
  • Et beaucoup d'autres, heureusement....
  • Soc la sociologue spécialiste de ces question est Sandrine Garcia, qui distingue deux types de parents :
    - ceux qui comprennent assez rapidement qu'il n'y a pas grand chose à attendre de l'école, souvent en constatant que les enseignants donnent de très mauvais conseils (c'est dramatique pour le français, dès l'apprentissage de la lecture),
    - ceux qui "font confiance à l'école" mais dont les résultats des enfants deviennent irrattrapables, en général issus de CSP- (mais pas toujours),
    Un relevé intéressant est le temps très important que les parents consacrent désormais au suivi des enfants, ainsi que des ressources financières (cours à domiciles, livres) y compris les CSP- pour qui c'est parfois un budget important pour une efficacité douteuse hélas.
    La sous-estimation massive des ressources parentales allouées à l'éducation est un trait intéressant de la sociologie de l'éducation contemporaine, je ne suis pas à même d'en faire une analyse, quelques hypothèses :
    - peur de laisser supposer que son enfant se débrouille moins bien que les autres,
    - crainte d'entrer en conflit larvé avec les enseignants en ne suivant pas leurs "préconisations",
    etc.

    Personnellement je côtoie des parents qui sont dans le même état d'esprit que moi : on ne regarde même plus ce qui se fait à l'école, qui n'apporte qu'un sous-ensemble assez restreint de ce que nous faisons à la maison. Il s'agit cependant d'une classe particulière dont tous les parents se connaissent et où les transferts d'informations sont instantanées.
    Nous sommes en train de mettre en place un extranet pour le partage documentaire et l'échange des réflexions sur la pédagogie.
    Il s'agit d'une démarche qui a été repérée par la sociologue sus-nommée (constitution de réseaux souterrains de parents).

    Au final les moyennes sont très élevées, pratiquement tous les enfants ont les félicitations, les profs sont ravis, les relations avec les parents excellentes et tout le monde est content. Je pense que si zestiria avait été prof on ne se serait peut-être même pas aperçu des petits problèmes.

    À lire :

    La fabrication parentale de l’excellence scolaire https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02302467/document

    Le goût de l’effort. La construction familiale des dispositions scolaires https://journals.openedition.org/lectures/31053
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Je ne suis pas très surpris de ce que je lis là (à part le réseau sous-terrain, qui sous entend une organisation bien plus grande que je ne l'imaginais). Ce n'est ni surprenant ni choquant que les parents veuillent palier les carences de l'école.

    Je conteste en revanche le fait de refuser le qualitatif de "sérieux" aux autres. Autant une partie des parents refuse de constater les lacunes de leur enfant (dues à l'école et/ou à l'éducation familiale) autant une autre partie n'a pas les moyens de ne pas faire confiance à l'école (méconnaissance du système scolaire, ou encore la croyance que le système n'a pas changé depuis leur passage).

    Au sujet du texte de Sandrine Garcia, elle n'évoque qu'à la fin ce qui est pour moi le plus important, c'est à dire que ces pratiques ce sont développées suites aux carences du système. Seuls les enfants des familles qui continuent à placer la barre haut travaillent encore aujourd'hui, c'est un fait depuis longtemps (une vingtaine d'années à vue de nez) et cela ne me rassure pas que ce soit une découverte pour les sociologues en 2018.
  • > le réseau sous-terrain, qui sous entend une organisation bien plus grande
    Nous n'avons pas de mérite pour l'organisation : nous avons pompé cela sur un réseau de parents d'école à la maison d'un bon niveau, ce qui fait que le process est déjà rodé.

    Sur le terme "sérieux" c'était un peu sous la forme d'une boutade. Je sais très bien que beaucoup de parents sont désemparés et ne savent pas comment s'y prendre. D'autre part certains ont un fort complexe d'infériorité, ce qui fait que certaines choses simples à mettre en œuvre mais très efficaces ne sont pas faites.

    > Seuls les enfants des familles qui continuent à placer la barre haut travaillent encore aujourd'hui
    C'est assez difficile car il faut bien savoir ce que l'on fait. Actuellement l'investissement parental doit être nettement plus important qu'avant pour un résultat équivalent; il y a 35-40 ans l'habitus suffisait car les programmes étaient cohérents (en maths) et intéressants, et pour la physique c'était pareil. Ça accrochait tout seul.
    Maintenant c'est impossible, l'habitus ne suffit pas en raison des méthodes pourries dès le primaire (constructivisme adopté par 91% des PE selon une étude que j'avais cité sur ce forum, ce qui a fait écrire à Rochex que l'école construit les inégalités scolaires). Au collège ce que j'ai vu m'a stupéfait (multiplication des supports et des sources, apprentissage de la géométrie avec Geogebra etc.) donc apprendre quoique ce soit est devenu hasardeux par impossibilité de concentration. Ce ne sont pas les élèves qui ne sont pas concentrés, ce sont les documents et les méthodes pourries qui rendent l'attention impossible.
    Je ne dis pas que c'est général, mais je suppose que c'est bien majoritaire.
    Donc dans ces conditions il y a 2 solutions pour accompagner ses enfants :
    - soit essayer de sucer la roue du prof,
    - soit partir sur un apprentissage complet sur la base de documents sûrs et de méthodes éprouvées, le contenu indigent des maths d'aujourd'hui constituant ensuite une petite partie triviale du reste. Cette deuxième voie est nettement plus rapide et efficace que la première, avec quelques inconvénients comme l'apprentissage de techniques opératoires différentes de celles vues dans le cursus ou des concepts "hors programmes" (supprimés en fait).

    Sur la sociologie de l'éducation il y a un problème en France en raison de la peur de se fâcher avec les syndicats. Du coup les œuvres pourtant reconnues comme fondatrices de Durkheim, Goblot, Bourdieu, Boudon auraient mérité d'être affinées et actualisées mais ont été écrantées par des intellectuel beaucoup plus consensuels et parfois d'une rare incompétence technique (ce qu'ils reconnaissent volontiers) d'une part, et d'autre part par la polémique de librairie dans laquelle on ne retiendra que peu d'ouvrages (Lurçat, Lafforgues, Le Bris etc.). Agnès Van Zanten avait effectivement fait le constat d'une certaine stagnation.

    Il y a un certain renouveau mais ça reste encore ténu : le remembrement actuel du champ de la sociologie de l'éducation a lieu outre Atlantique https://laviedesidees.fr/Jal-Mehta-Scott-Davies-Education-in-a-New-Society.html
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • C'est marrant, je crois que me souvenir que xax faisait partie des plus prompts pour accuser certain intervenant de pourrissement de fil et de hors sujet.
  • Il s'agit de la bonne façon de faire quelque soit le prof, avec qui il faut toujours bien s'entendre. Je n'ai pas abordé les marchés bios comme fdp et 3k http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2228056,page=6
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Et à la fin, tes enfants travaillent combien de temps en dehors de l'école ? :-D
  • Je viens de recevoir une nouvelle affectation :
    9h dans un collège
    9h dans un autre collège

    C'est une forme de bizutage des stagiaires licenciés ? Ou bien c'est un des douze travaux d'Astérix ?
  • Souhaites-tu être prof, oui ou non ?

    Oui, deux bahuts, c’est pénible !
    C’est tout de même énormément répandu.
    Parfois c’est trois bahuts.

    Es-tu en mesure, financièrement, de pouvoir choisir seulement 9h ? (c’est une question indiscrète, et donc ignore-la si tu veux)

    Je pose à nouveau la question : souhaites-tu être prof ?
    Si ton souhait est d’être prof dans un établissement serein où la direction, la vie scolaire, les parents et les élèves cautionneront tout ce que tu dis et fais, il faut que tu saches que cela n’existe pas.
    On est sur Terre et on est en France.
    Bien entendu, être sur deux bahuts, c’est pénible (bis repetita)
  • @zestiria : il ne s'agit en aucun cas d'un bizutage. C'est seulement que tu te trouves dans une académie où l'on manque cruellement de professeurs, y compris de professeurs de mathématiques. Donc, même si tu n'as pas été titularisé, l'on te permet d'y être contractuel, contrairement à l'académie d'Aix-Marseille.

    As-tu envie de travailler ?

    PS : quand tu rencontreras les chefs d'établissement, évite de signifier que tu as été licencié. L'on s'en fiche.
  • @Thierry

    Ce n'est pas une mission de contractuel que l'on me propose, c'est une affectation un peu tardive de TZR, parce que l'académie ignore ou feint d'ignorer que je suis un stagiaire en procédure de licenciement.

    Le pari que tu proposes, c'est faire comme si de rien n'était,
    et le jour où l'arrêté de licenciement arrive, je leur propose de me garder comme contractuel ?

    @Dom

    Je suis d'accord pour travailler sur deux collèges, ce n'est pas idéal. Et je ne suis plus enseignant. Il faut un cadre légal, avant que je mette un pied dans l'établissement. L'arrêté d'affectation n'est pas valide, car basé sur une erreur que je sais être manifeste.
  • Ha d’accord. Je n’avais pas compris.
    C’est presque drôle. On dirait une caricature pour dézinguer l’administration et l’Éducation Nationale.
    Je dis « presque », car je n’aurais pas du tout envie de rire à ta place.

    On aimerait (là encore dans un cadre journalistique, et surtout pas « en vrai ») voir ce qui se passerait si tu te pointais et ne disais rien à personne. Et surtout jusqu’à quand cette bévue peut continuer.
  • Incroyable, oui !
    Si tu veux être prof, pourquoi ne pas accepter dans ce cas ? Y aller, le temps qu'ils te signifient le licenciement, et voir ensuite ? Ce ne sera même pas faute d'avoir expliqué une première fois ton cas, et en plus tu travailleras donc devras être payé.
  • Zestiria
    En attendant tu as reçu un arrêté d’affectation et pas encore ton arrêté de licenciement donc tu fais ce que tu veux mais à mon avis pour le moment ce qui est valide c’est bien ton arrêté d’affectation. Comment tu peux être certain à 100% que tu recevras cet arrêté de licenciement dans les prochains jours? Tu veux être enseignant alors fonce!
  • J'ai appelé un des collèges, je dois commencer demain. à 10h.
    Je viens de recevoir mon emploi du temps.
    C'est un détail, on ne respecte pas les droits des TZR : 48h de préparation.
    J'ai une classe de 6e et une classe de 5e.

    C'est peut être l'occasion d'être enseignant, mais c'est quand même une erreur administrative.
  • Si vraiment ton souhait est d’être dans une classe devant des élèves tu devrais bénir ce genre d'erreur administrative...
  • « Les droits des TZR et les 48 h de préparation »
    Je ne suis pas certain.
    Est-ce que ce sont vraiment ça, « les droits » ?
    La préparation, c’est pour les cours dans la discipline.
    Mais tu peux très bien accueillir une classe, et ne pas faire cours les premières heures, si tu y tiens.
    En général, les profs dans cette situation improvisent des exercices ou des échanges avec la classe.

    Quels sont les droits réels ?
    N’est-ce pas plutôt d’être prévenu officiellement 48h avant le premier jours devant les élèves ?
    C’est une supposition, je n’y connais rien.
  • Tu n'as pas reçu d'arrêté de licenciement, donc pour le moment tu n'es pas licencié ! Au boulot ! Ou alors démissionne !
  • Bonjour.

    Zestiria, il y a une sorte d'ambivalence dans ton attitude récente : quand tu as su que tu étais licencié, tu n'as plus tari d'éloges sur ce métier que tu quittais visiblement à regrets mais comme c'était acté, il fallait bien aller de l'avant.

    Ici, tu sembles être réintégré (et on est bien tous conscients qu'il y a une anguille) mais c'est comme si cela ne te faisais pas plaisir.

    Je me répète, mais on est bien d'accord que si ta situation professionnelle s'était envolée vers d'autres boulots providentiels, au pire cette "blague" (je ne vois pas quoi dire d'autre) nous aurait bien fait rire.

    Apparemment ce n'est pas le cas, et il semble bien que tu doives te présenter à cette nouvelle affectation, au risque d'être décrété en abandon de poste et je ne souhaiterais pas cette mésaventure à mon pire ennemi.

    Je te souhaite donc chaleureusement une bonne rentrée et espère te voir te développer bien plus harmonieusement que lors de l'année précédente.

    À bientôt.

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  • @zestiria : un coup, tu écris ceci, un autre coup, c'est ceci. Il est vraiment difficile de te suivre. En tous cas, cela ne change rien à ce que j'ai écrit plus haut. Plus précisément, comme il s'agit d'une fin de contrat en tant que prof-stagiaire sans avoir été titularisé, tu ne peux pas refuser l'offre. Même quand tu recevras l'arrêté officiel, il y a de fortes probabilités pour que tu poursuives ces remplacements. Demain tu te présentes à tes chefs, sans mentionner ton problème ; ce n'est pas leur problème, vu qu'ils sont supposés avoir été avertis par le rectorat de ton académie. Tu as beaucoup de chance.

    Important : dans chaque établissement, n'oublie pas d'aller au secrétariat pour signer ton PV d'installation. C'est vital.
  • La situation est quand même ambivalente.

    Comme l'indiquent @Zgrb et @Thierry, je suis tenu d'aller enseigner là où on me dit d'aller, car je suis encore enseignant à ce jour.
    @Dreamer indique que je pourrais être déclaré en abandon de poste si je n'y vais. Quelles seraient les conséquences ? Je perdrais mes allocations chômages, ce qui serait dommageable.

    D'un autre côté, je serais pour ainsi dire réintégré ??? Thierry, tu penses qu'on me garderait, comme contractuel, après l'envoi de mon arrêté de radiation
  • Mais mince, pourquoi tant de tergiversations ?
    Souhaites-tu discuter encore 107 ans ou bien décider ?

    Je suis d'accord, c'est incohérent, c'est débile, si on a bien tous les éléments.
    Mais pourquoi tourner autour du pot ?
    Tu y vas si tu veux être prof (tu auras les vacances que tu voulais).
    Tu n'y vas pas si tu ne veux pas l'être.

    Dans le pire des cas, un jour quelqu'un te dira : "Vous ne devez plus être là". Ce sera dur à entendre.
    Ou alors, tu décroches ton téléphone et tu dis que tu ne comprends rien à la situation.
    Cet arrêté de licenciement est-il uniquement dans ta tête ou bien réel ?

    Pardon, je m'agace quelque peu...
  • @zestiria : tu y vas. Point final. Tu vas voir en priorité tes chefs d'établissement, sans oublier de signer tes PV d'installation.

    Cela dit, normalement, tes chefs devraient te donner le week-end pour préparer convenablement tes séquences. Il se pourrait donc que tu commences à travailler avec tes élèves à partir de lundi 13 septembre. Mais, cela n'est qu'une supposition., rien de plus, rien de moins.
  • On peut imaginer que si tu fais quelques heures en septembre l'administration te laissera ton traitement. Ce n'est pas négligeable.
    Pour le reste, on ne sait jamais sur un malentendu, ça peut marcher.
    Anti-London System !
  • Il faut un arrêté d’affectation écrit avant d’aller prendre ton poste. Si tu as un accident sur le trajet, ils n’auront aucune pitié pour toi.
    Il faut respecter les 48 h. C’est déjà très peu…
  • Il n'y a rien à imaginer. C'est une injonction rectorale, zestiria doit honorer ses deux RDV en tenant compte de ses emplois du temps.

    Si l'on imagine quelque chose, alors ne nous privons pas. Cet été, tu avais deux mois pour t'opposer à la décision du grand jury. Dans cette même fenêtre, le rectorat devait envoyer les pièces au Ministère de l'EN. Si cela n'a pas été fait dans les temps, pour diverses raisons que j'ai déjà évoquées., le Ministère peut s'opposer au licenciement. Le Ministère étudie la loi.
  • Bonsoir,
    il me parait urgentissime de savoir exactement les tenants et les aboutissants de ta situation.
    je vois deux méthodes pour cela:
    - Contacter un syndicat, ils ont bien déjà voir un tel cas et se renseigneront, pas besoin d'être syndiqué pour cela,
    - contacter la personne dans ton rectorat chargée de suivre les enseignants de mathématiques.
    Je ne connais pas ton académie, j'ai testé sur google pour celle de Creteil (rectorat Creteil dp mathematiques).
    Si tu ne tombes pas sur la bonne personne, elle te guidera et te donnera son numéro.
  • Si tu as un accident sur le trajet, ils n’auront aucune pitié pour toi.

    Qui ça "ils" ? Que veux-tu qui lui arrive de plus ? Zestiria a déjà un licenciement qui lui pend au nez, je ne vois pas bien ce qu'il risque. Une faille dans le système s'ouvre, à lui de s'y engouffrer s'il le souhaite.
    Anti-London System !
  • Je vais le verbaliser autrement. Tant que zestiria ne reçoit pas son arrêté officiel issu du Ministère, il est titulaire de sa zone de remplacement (depuis fin décembre 2019, un titulaire peut se faire virer !). Il a reçu deux injonctions de la part du rectorat, dont une où zestiria a fait n'importe quoi ; là, il ne faut surtout pas qu'il se loupe. Laissez les syndicats de côté, ainsi que les accidents potentiels. Le rectorat a tout prévu.
  • On prend son poste à l'heure dite. On passe au secrétariat de direction dès le premier jour pour signer effectivement son PV d'installation, et on a déjà préparé une séquence pour ne pas baratiner et avoir une posture de l'enseignant qui est là pour faire travailler dès le 1er jour...ou alors, c'est qu'aucune leçon de l'année passée n'a été tirée...
  • @mav1 : un grand merci. Cela fait du bien.
  • Bonsoir, j’ose un peu de psychologie de comptoir :
    Cela ressemble à une volonté consciente d’être malmené.

    Le stage, c’était déjà le pompon, et dans la durée, où tu as vu la balle partir et où tu l’as regardé pendant un an s’approcher, sans bouger et même en t’efforçant à tout prix de rester scrupuleusement sur la trajectoire.
    Et maintenant c’est « je vais essayer de faire au mieux pour qu’on me pourrisse au moins les mois de septembre et octobre ».

    Je vais désormais ne plus venir sur ce fil tant surréaliste par la situation d’un vaudeville où il manque De Funès que par la manière dont tu manques cruellement de maturité, ou de réactivité, zestiria.

    Bon courage tout de même dans cette fuite assumée de l’échappatoire.
  • J'avais aussi interprété cela comme un jusquauboutisme auto-destructeur, avec un zeste de narcissisme.
  • Cela n'a rien à voir avec Zestiria, mais un prof de l'éducation nationale ne prend pas son poste sans y avoir été affecté, pour des raisons juridiques.
  • zestiria a reçu une affectation du rectorat, a eu un entretien avec le chef d'établissement qui l'attend tel jour telle heure...Il y est affecté. Point.
  • - J'ai contacté un syndicat. Il m'a dit de transmettre aux services administratifs, la notification de refus définitif de mon ancienne académie, pour justifier que je ne me présente pas, et de prévenir les collèges pour leur expliquer ma situation.

    - J'ai contacté l'académie actuelle pour les prévenir que leur arrêté d'affectation n'avait pas lieu d'être, et qu'elle devait contacter directement mon ancienne académie.

    - Un des collèges m'a demandé de venir demain matin, pour discuter avec le chef d'établissement, puis enchaîner directement avec des heures de cours. J'ai prévenu ce collège pour lui dire qu'il y a une erreur dans mon affectation, et que par conséquent je ne viendrai pas.

    Je ne souhaite pas me présenter, sur la base d'un arrêté qui est manifestement caduque. A charge pour la nouvelle académie de vérifier mon dossier, maintenant que je l'ai prévenue de ma procédure de radiation en cours.
  • @mav1 :
    - l'arrêté d'affectation s’est fait sur la base d'informations erronées, puisque le rectorat croit que je suis à temps-plein.
    - le secrétariat m'a dit "le chef d'établissement veut que vous commenciez demain." Merci pour le délai de 48h.

    D'ailleurs, j'ai regardé le descriptif des deux collèges :
    - un est dans un quartier très populaire
    - l'autre est dans un quartier passable
    - les deux ont des taux de réussite au brevet de 80%
    - mon affectation initiale était bien meilleure.
  • Contrairement à tout le monde dans ce fil, je pense que tu as eu raison. Enseigner alors que tu as officiellement été licencié, c'était au final prendre le risque de te mettre dans l'illégalité et aussi de travailler sans être rémunéré.
  • Je suis déjà censé être rémunéré, en tant que certifié stagiaire, dont le stage est en attente de clôture.
    L'académie ne va pas me payer en plus pour avoir fait le service d'un temps plein, alors que je ne suis pas à temps plein.
    C’est un effet d'aubaine, l'académie a quelqu'un sous la main, et n'a pas besoin de faire appel à un TZR.

    Cela revient à travailler bénévolement, en plus 18h sur deux collèges, et plus, cela me met en difficulté.
    Si un élève se blesse, c'est ma responsabilité personnelle qui sera engagée, parce j'aurais pris un poste, dont je savais sciemment qu'il m'avait été attribué par erreur.


    Maintenant, si l'académie, après avoir été prévenue de ma situation, me demande une charge d'enseignement, cela sera une situation complètement différente.

    @Soc : j'ai pris conseil auprès d'un syndicat, cela permet quand même de cadrer mes choix.
  • @zestiria : tout ce que je constate, c'est que tu n'écoutes que les conseils qui te chatouillent les oreilles. Et dire que c'est ta génération qui est supposée rémunérer les retraités actuels et futurs ; l'on est bien parti.

    Suite à ceci, quand as-tu contacté ce fameux syndicat qui ne t'aurait précisé que des co.....ries ? J'ai la nette impression que tu nous prends pour des imbéciles. L'on pourra apprécier ceci face à ceci, avec un changement de ton radical ici.
    l'arrêté d'affectation s’est fait sur la base d'informations erronées, puisque le rectorat croit que je suis à temps-plein. Le secrétariat m'a dit "le chef d'établissement veut que vous commenciez demain."

    Le rectorat ne croit rien. Les infos qu'il détient sont fiables et viables. Qui es-tu pour juger que "l'arrêté d'affectation s’est fait sur la base d'informations erronées," là où tu ne possèdes même pas cet arrêté officiel émanant du Ministère ?

    S'il te plait, arrête de nous casser les burnes avec tes questions débiles pour lesquelles tu possèdes déjà des réponses préconçues et erronées. Demain matin, tu pourras rester dans ton lit jusqu'à 10h00, voire 11h00 du matin. Ne sois pas surpris quand une tuile viendra sur ta tête. Je n'ose croire ce que je lis.

    Ah oui, la cerise sur le gâteau :
    D'ailleurs, j'ai regardé le descriptif des deux collèges :
    - un est dans un quartier très populaire
    - l'autre est dans un quartier passable
    - les deux ont des taux de réussite au brevet de 80%
    - mon affectation initiale était bien meilleure.

    Tu pensais être affecté au lycée Henri-IV ? Pour ton affectation initiale, je t'avais dit de te bouger. Tu as préféré traîner du pied.

    J'espère de tout cœur pour toi m'être trompé.
  • Un des deux collège est classé REP, anciennement REP+, et se situe à proximité d'une zone réputée accueillir des toxicomanes.
    Bien sûr, il ne faut avoir des préjugés, mais là cela en devient hilarant.
    Ma tutrice m'avait prévenu : dans le collège où j'étais, les élèves, même ceux qui ont été insupportables, sont des bisounours, à côté des élèves de ce type de collège.

    L'autre collège est dans une zone passable, et avec 80% de réussite au diplôme national du brevet, c'est un établissement médiocre.

    L'enseignant qui était affecté dans le collège REP, s'est manifestement enfui au bout de 3 jours. Quelle affectation !
  • Oui, et alors ?
  • En réalité tu n'as jamais voulu enseigner cette année ! Ni aller à la pre rentrée ni aller enseigner aujourd'hui. Le reste n'est que littérature...

    Dernier conseil du coup : Garde de côté un maximum de sous qu'on pourrait te réclamer (salaires de septembre et suivants), puisque maintenant tu as manifestement refusé de prendre ton poste.

    Je te souhaite le meilleur pour la suite, et je disparais de ce topic inutile !
  • Ne pas oublier que Zestiria était convaincu de son licenciement dès le 23 septembre 2020...http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2082850,2098460#msg-2098460
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