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Ma vie après l'EN

On aurait peut-être dû ouvrir ce fil depuis longtemps*
En sus des témoignages cela donnera peut-être des idées de reconversion aux gens qui lisent et qui se retrouvent dans la situation de s'être fait virer ou d'avoir été forcé de démissionner.
Parce que je dois bien avouer qu'après m'être fait jeter de l'EN je n'avais aucune idée de reconversion mais un moral et une estime de soi dans les chaussettes. Ce qui n'aide pas beaucoup à se retourner, à tourner la page, à aller de l'avant, comme on dit, il faut bien l'avouer.


*: un fil du même genre a pu exister mais je ne m'en souviens pas alors désolé si c'est le cas.

PS:
On a l'impression qu'on est seul à se retrouver dans cette situation. Je découvre au fil du temps sur ce forum (et à travers des échos de gens que je connais) que, même si ce n'est pas une situation très fréquente (je l'espère) c'est peut-être moins anecdotique que j'ai pu le croire (cette croyance était conforme à mon sentiment de nullité à l'époque)

PS2:
Je comprends qu'on n'ait pas tellement envie de raconter des trucs comme ça mais en principe vous êtes anonyme sur ce forum.
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Réponses

  • Bonsoir.

    Quelques années dans l'enseignement m'ont fait comprendre à quel point ce milieu est dur, notamment quand au départ on a de grandes aspirations concernant le développement du potentiel d'êtres en devenir et de grands principes sur le fait de vouloir donner cours à tout prix.

    Pendant 7 ans, je n'ai été que de désillusions en désillusions, chaque nouvelle année étant pire que la précédente (la dernière n'ayant pas été faite entièrement, dans un établissement ou les élèves étaient appelés 'les gentils' car, soi-disant ils ne posaient pas problème).
    Alors, c'est vrai que parfois, certains élèves, par leur attitude positive, permettaient de se dire "allez, tout n'est pas perdu", mais ils ont été, dans mon parcours, bien peu nombreux et il m'est même arrivé d'avoir peur pour eux.

    En sortant de là, j'ai pourtant eu la chance de participer à un système de formation d'adultes en reprise de formation, ca a été une bulle d'oxygène car j'avais enfin devant moi des gens volontaires, qui n'étaient pas 'en représentation' mais voulaient vraiment s'en sortir.
    En même temps, les cours étaient plus que ras des pâquerettes (les 4 opérations par écrit, calculs d'aire et de volume, proportionnalité, ...), mais c'était très gratifiant de pouvoir se sentir enfin bien dans un poste d'enseignement. Cela n'a malheureusement duré qu'un an car le poste en question était un CDD, mais je peux dire que cette année, j'ai adoré enseigner.

    Par la suite, et échaudé par l'expérience de l'enseignement ordinaire, je me suis tourné vers un emploi de fonctionnaire, bien plus stable (j'y suis toujours depuis plus de 8 ans et même si c'est parfois dur, c'est bien moins compliqué que l'enseignement en général, d'autant plus que la situation, de par les échos que j'ai, semble être encore pire que depuis que j'ai quitté).

    Ce sur quoi je voudrais vraiment être clair, parce que j'ai lu certains des messages sur le forum qui m'interpellent : Tous ceux qui passent par là n'ont pas à se sentir mal, bien au contraire, vu les contraintes qui reposent sur les enseignants, le peu de considération (quand il y en a encore) et généralement la réputation qui leur est faite et qui est bien infondée, ils n'ont pas à rougir d'avoir craqué.

    D'ailleurs, je n'ai jamais eu un collègue enseignant qui m'ait convaincu de ne pas être passé par cette étape (ceux qui le prétendent ont juste peut-être eu la chance de s'être fait une carapace suffisamment solide assez rapidement pour que ca ne se voie pas trop, mais ceux-là sont quand même différents de ce qu'ils auraient dû êtres dans un environnement d'enseignement digne de ce nom et ca, ca se voit).

    Les élèves, eux, n'ont rien à prouver. Ils peuvent littéralement jouer avec la vie des enseignants et en cela la situation est vraiment malsaine.

    Je ne vois pas vraiment de solution et énoncer des grands principes n'est qu'une façon de retourner le couteau dans la plaie, car les grands principes sont peu audibles pour ceux qui pensent que la vie, la vraie, c'est la dernière app à la mode, faire des castings pour devenir chanteur ou(inclusif) influenceur et "f**k le futur, de toutes façons on est tous foutus".

    En tous cas, courage à tous ceux qui sont dans le creux, c'est dur mais vous avez en vous tout ce qu'il faut pour vous relever, n'attendez d'aide de personne car c'est le seul moyen de ne dépendre de personne et de n'être à la merci de personne (notamment des institutions, comme EDNAT).

    A bientôt.

    Cherche livres et objets du domaine mathématique :

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  • Dreamer a écrit:
    Quelques années dans l'enseignement m'ont fait comprendre à quel point ce milieu est dur, notamment quand au départ on a de grandes aspirations concernant le développement du potentiel d'êtres en devenir et de grands principes sur le fait de vouloir donner cours à tout prix.
    J'ai compris cela aussi, et je partage le reste du message.

    Mon année s'est super mal passée. Je suis parti alors que je pouvais tenir jusqu'à la fin de l'année, parce que :
    - j'avais l'impression de voler mon salaire vu qu'il y avait trop de refus de mon enseignement pour que je puisse enseigner ;
    - j'en étais arrivé à un stade où j'avais assez d'éléments à charge pour avoir envie de rendre (et plus) les coups et rentrer en guerre ouverte avec tout le monde ;
    - j'étais dans une nouvelle région et à cause du temps consacré à mon stage, je souffrais d'être isolé (à l'exception de mes deux colocataires) ;
    - on m'a répondu que oui, je pouvais obtenir le master sans finir le stage, et c'est vrai.

    Cependant, ce fut pour moi une bonne expérience. Précisément parce que je l'ai vécu comme une expérience. Il y avait toujours une part de moi qui était froide et qui analysait tout ce qu'il se produisait. C'est pour ça que je n'ai jamais été vraiment touché alors que mon année a été, dans les faits objectifs, bien pire que celle de zestiria. J'ai beaucoup compris sur l'être humain, sur l'importance de la forme, de la posture, sur l'autorité, sur le pouvoir, etc. j'ai pris conscience de certains de mes défauts, etc. Et puis j'en suis sorti avec de nouvelles théories sur la vie et donc de nouveaux objectifs professionnels.

    Et là, on est donc juste l'année scolaire d'après. J'avais prévu des choses qui n'ont pas eu lieu, donc faux départ, mais ça y est, j'ai commencé mon plan : faire des petits métiers dans plein de domaines différents pour avoir une vue encore plus large de ce que j'aime ou pas, rencontrer des gens et en tirer des leçons pour viser juste dans mes choix de reconversion. Mais pour l'instant, la reconversion que j'ai commencée est un BTS à distance avec le CNED.

    Je fais actuellement des métiers de la logistique qui n'ont parfois rien d'épanouissant, et pourtant je préfère ma situation actuelle au métier d'enseignant : déjà, le salaire n'a pas beaucoup bougé, et ensuite et surtout : je fais mes heures et ensuite je rentre chez moi et je suis peinard. Je n'ai jamais autant travaillé que quand j'étais enseignant, avec souvent deux nuits blanches par semaine.
  • Merci pour ces témoignages.
    J'enseigne depuis 20 ans avec des hauts et beaucoup de bas (c'est surtout du à un manque de confiance en moi).
    Plus les années passent, plus on vieillit, plus il devient difficile de se projeter dans un autre métier et d'avoir le courage de changer.
    Pourtant la routine s'installe et une certaine lassitude (surtout en cette année très difficile).

    J'aurais bien fait un master informatique par exemple (ou un autre diplôme) mais il faudrait le faire à distance car il est impossible de redevenir étudiant 2 ans sauf se mettre en disponibilité (mais dans le privé c'est plus dur). Je ne peux me permettre de ne pas avoir de salaire.

    Je regarde parfois les offres d'emploi sur le BIEP mais ces emplois demandent des compétences que je n'ai pas.
    J'ai aussi pensé à monter ma boîte de cours particuliers.
  • Les élèves sont trop indisciplinés de notre temps, franchement c'est épuisant. Y a de quoi devenir fou avec le bruit, les conflits, fliquer les élèves etc...

    Même les profs expérimentés qui ont 50 ans remplissent plein de rapports d'élèves perturbateurs. Il faudrait un jour que le gouvernement se pose la question du pourquoi on en est arrivé là et comment changer cette situation d'élèves qui ont tous les droits et qui n'ont jamais de sanction et de professeur a qui on reproche d'exclure des élèves qui font n'importe quoi.

    Moi je viens du privé, mais j'ai subi du harcèlement au travail avant ma reconversion.
  • OOShine a écrit:
    Il faudrait un jour que le gouvernement se pose la question du pourquoi on en est arrivé là et comment changer cette situation d'élèves qui ont tous les droits et qui n'ont jamais de sanction
    Euhhhh ... je crois que le gouvernement a les mêmes problèmes que toi. Dès que le gouvernement dit quelque chose, il y a un tas d'élèves indisciplinés qui font plein de bruit dans la rue, qui n'ont jamais de sanction ... et si le gouvernement se plaint de cet état de fait, il est viré au bout de 5 ans.

    Désolé pour le Hors sujet, mais c'était trop tentant.
  • Il y a des solutions plus radicales comme supprimer les allocs des parents des élèves perturbateurs.
  • OShine: Sans se préoccuper de savoir si ces parents ne sont pas complètement dépassés par leur tâche d'élever au mieux leur enfants? Quand on est parent on cesse d'être un humain qui a aussi ses problèmes d'êtres humains?
  • Il faudrait un jour que le gouvernement se pose la question du pourquoi on en est arrivé là et comment changer cette situation

    Quoi?
    M’ enfin des dizaines de ministres de "l'éducation" ont trimé pour saper tous les fondements de l'enseignement français tu pourrais les soutenir un peu, c'est noël quand même. :-D
  • Si c’est pour te rassurer Fin de partie voilà à quoi tu as réchappé en n’ayant pas le concours de bibliothécaire.:-D

    https://fr.sputniknews.com/faits_divers/202012191044957647-face-aux-dealers-et-delinquants-cette-bibliotheque-de-paris-reclame-la-presence-permanente-de-la/
  • Biely:

    Non, ce n'est pas ça qui était ma crainte. Un certain nombre de postes dans les bibliothèques sont des postes de déménageurs déguisés. Dans une petite bibliothèque, le "petit personnel" a des tâches un peu variées: tu accueilles les gens, tu ranges les bouquins, tu les équipes etc. Ce qui rend probablement supportable le métier: mais si c'est seulement pour charrier du bouquin sans voir personne dans un sous-sol ou une réserve, il faut avoir un mental particulier pour supporter cela longtemps.
  • Pourquoi tu fait pas jardinier?
  • Bonsoir.

    Pourtant, Fin de partie, je te verrais assez bien en Erik bouquiniste, parcourant les allées sombres des sous-sols de bibliothèque et en train de composer ton ouvrage majeur sur les intégrales et leurs techniques de résolution dans le but ultime de l'offrir à ta Christine, qui malheureusement en aime un autre.

    Et je passe bien évidemment les autres détails physiques, ça n'a pas de sens de les envisager, même pour l'aspect théâtral.

    A bientôt.

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    Intégraphes, règles log et calculateurs électromécaniques.

  • Lucas-:

    J'avais pensé à astronaute mais l'ESA et la NASA ne m'ont jamais rappelé. X:-(

    Dreamer:
    Tu veux dire Charlotte? :-D (j'avais beaucoup aimé le roman de Goethe)
    Je supporte de moins en moins qu'on me confisque de précieuses minutes de vie pour que je les gaspille à faire des boulots qui ne m'intéressent pas fondamentalement mais je fais la part des choses.
  • NASA c'est l'espace c'est sa? :-(
  • Bonjour.

    Désolé pour le hors-sujet.

    Dans les versions que j'ai lues et vues, il y a aussi une variation sur ce nom, mais Christine est ce qui revient le plus souvent.

    A bientôt.

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  • Dreamer: l'amour non payé en retour est un sujet inépuisable de la littérature mondiale j'imagine. Moi je parlais du roman de Goethe, Les souffrances du jeune Werther (la culture c'est comme la confiture.... X:-( )
    (la lecture de ce livre m'avait été inspiré, je pense, par le film de 1993 de Jacques Doillon, Le jeune Werther
  • Cette femme a cumulé plusieurs emplois et elle n'avait pas le CAPES. Il lui était donc facile de changer encore une fois de métier.
  • Et il y a « enseignement » et « enseignement ».
    Pour moi, des cours particuliers, ça n’a rien à voir avec « l’enseignement » comme on l’entend dans le langage courant.
    Sans classe, sans élèveS (dont ceux qui ne veulent pas être là, souvent).
  • Dom:
    C'est la raison pour laquelle j'ai écrit <<une femme qui fait un peu dans l'enseignement>>.

    Récemment j'ai reçu un courriel (non sollicité) d'un employeur pour lequel j'avais travaillé il y un an ou deux ans.
    Il me demandait si j' étais disponible pour quelques heures de travail (je pense que c'était pour une dizaine d'heures en tout et pour tout). Finalement il ne m'embauchera pas en janvier parce qu'il me soupçonne d'avoir déjà fait "trop d'heures" pour eux.
    (je ne peux pas vous expliquer tout le contexte mais la situation est bien ubuesque).

    Heureusement que j'ai un plan B (un peu meilleur: une semaine de travail à temps complet, peut-être davantage mais ce n'est pas certain du tout)
  • Dom:

    Si cette femme fait des confitures ce n'est certainement pas uniquement parce qu'elle est gourmande.
    Il y a un but économique et on peut certainement y voir le fait que ses autres activités ne sont pas assez lucratives.
  • C'est peut-être aussi parce qu'elle aime faire des confitures...
  • Kioups: C'est certain, je n'ai aucun doute là dessus. Mais tous les gens qui aiment faire des confitures ne se lancent pas dans leur commercialisation.
    J'y vois, peut-être à tort, un signe de la précarité de ses autres activités professionnelles.
  • Il y a la situation mais aussi l’esprit « écolo » je fais mes trucs maison et « je vis avec des produits naturels ».
    Je ne porte pas de jugement. Je dis que c’est un tout.
  • Bonjour,

    pour ma part, j'ai essayé de concilier un travail d'enseignant à mi-temps, et une activité mathématique à côté. Contrairement à d'autres intervenants du forum, je n'y suis jamais parvenu, et je me suis mis cette année en disponibilité.
    Pour le moment, je n'envisage par de reprendre mes fonctions, et espère pouvoir survivre en donnant des cours particuliers...

    ignatus.
  • Ignatus:

    Personnellement, l'activité de cours particuliers ne m'a jamais permis de vivre correctement et c'était une activité qui me prenait beaucoup de temps (dans les déplacements en transports en commun) pour en définitive un revenu très modeste. Néanmoins, j'espère que je suis parvenu à ce que des enfants reprennent confiance en eux, même s'ils ne sont pas devenus des génies en mathématiques.
  • Quand je lis cet article proposé par FdP, je vois une femme épanouie. Si je veux absolument politiser la chose, je vois une privilégiée qui fait des confitures chères pour bourgeois pleins de fric, et pas une victime, pas une personne dans la misère , ni dans la précarité.

    Je suis le seul à avoir cette interprétation ?

    Et Basse-Goulaine, c'est bien la banlieue huppée de Nantes, ou je me trompe ?
  • Lourran:

    Quand je lis ton message ce que je vois est que tu es en train de troller.

    Le soutien scolaire est une activité assez aléatoire en terme de revenus. J'attends les témoignages de gens qui viennent me contredire et me dire qu'ils en vivent bien tout au long de l'année*.
    Et de plus, on vient de traverser une période qui ne me semble pas propice à ce que les affaires marchent bien dans ce domaine-là.C'est tout ce que je voulais dire.

    Si cette femme vendait ses confitures sur le marché de ma ville je pourrais même lui en acheter.

    *: cela doit être une activité intense en juillet et août. :-D
  • Non ce n’est pas mon interprétation.
    Les gens qui s’annoncent « épanouis » ou « très heureux » pratiquent la méthode Coué d’après mon expérience.
    Je dis bien que c’est le fait de l’annoncer qui m’indique cela.

    L’épanouissement existe bien entendu, mais le crier sur tous les toits... je dis qu’il y a un loup.

    Je peux me tromper si ce cas précis. Mais statistiquement, je gagne souvent à ce jeu là.
  • Le soutien scolaire est une activité aléatoire en terme de revenu : oui.
    La période qu'on traverse n'arrange rien : oui.

    Personne ne dit le contraire et personne ne t'a attendu pour le savoir.

    Utiliser le cas de cette personne, qui choisit de vendre des confitures, pour illustrer à quel point le soutien scolaire est une activité précaire : Non, ça, c'est tout simplement ridicule.
  • Lourran: Ce n'était pas mon but premier. Se lancer dans une activité artisanale peut être une reconversion possible après avoir été enseignant. (Je ne vais pas continuer à nourrir le troll)
  • Lourran a écrit:
    Si je veux absolument politiser la chose, je vois une privilégiée qui fait des confitures chères pour bourgeois pleins de fric, et pas une victime, pas une personne dans la misère , ni dans la précarité.

    Je suis le seul à avoir cette interprétation ?
    Je vois ni l'un ni l'autre.
    J'ai surtout comme interprétation que beaucoup d'intervenants voient systématiquement tout par un prisme idéologique qui leur est propre.
    Je vois uniquement une personne fait des confitures et qui diversifie ses activités, sans rien de plus. .
  • Zeinot:
    La raison de cette diversification ne nous regarde pas et si on peut vivre en vendant des confitures artisanales c'est une bonne nouvelle.
    Comme indiqué en avant-propos quand tu te fais jeter de l'EN tu te demandes que faire (ce fût mon cas). Même si cette femme n'est dans cette situation j'ai trouvé original son activité artisanale et j'ai pensé que cela pouvait être une piste de reconversion (même partielle) qui pourrait donner des idées à d'autres personnes.
  • J'avais un ami (on s'est perdu de vue) qui vit de la vente de tels produits même s'il n'a jamais été enseignant.
    Il doit encore vendre ses produits sur un marché parisien (la dernière fois où je l'ai vu c'était le cas).
  • Zeitnot,
    Comme toi, je vois une femme qui a choisi d'avoir des activités diverses. Rien de plus.

    FdP nous a dit qu'il voyait que la situation de cette femme était précaire au point qu'elle avait besoin de multiplier ses activités. J'ai simplement voulu souligner que cette vision semblait assez déplacée.


    Dom,
    Je dis que je vois une femme épanouie... ce n'est pas la même chose que si cette femme disait elle-même qu'elle est totalement épanouie.
    Le mot épanoui apparaît 2 fois dans l'article :

    Ce n’est pas la seule activité professionnelle que mène cette Goulainaise qui s’épanouit en les diversifiant. Dans une première partie de sa vie, elle fut informaticienne jusqu’en 2016. Avant de devenir professeur de mathématiques.

    Elle n'est pas contrainte d'avoir plein de métiers différents pour survivre financièrement, elle choisit d'avoir différents métiers pour donner plus de sens à sa vie ... c'est assez différent.

    L'ordinateur devient alors l'outil indispensable et indissociable à leur épanouissement scolaire.
    Pour illustrer qu'être épanoui, ou s'épanouir, ce n'est pas pareil du tout.
  • Lourran a écrit:
    Elle n'est pas contrainte d'avoir plein de métiers différents pour survivre financièrement, elle choisit d'avoir différents métiers pour donner plus de sens à sa vie ... c'est assez différent.

    C'est une amie à toi? En te lisant on a l'impression que tu connais bien cette femme, que tu connais bien ses motivations. B-)-

    Au risque de me répéter, ni toi, ni moi nous ne connaissons ses motivations mais je trouve sympathique l'idée de gagner sa vie en vendant des confitures.
  • FDP a écrit:
    je trouve sympathique l'idée de gagner sa vie en vendant des confitures.

    Le kamarade @FDP trouve sympathique l'idée capitaliste de faire du profit....on aura tout vu !!!!
    Quel est ce déviationnisme petit-bourgeois intolérable ?????
    Certains se sont retrouvés en camp de rééducation à régime sévère pour moins que cela.....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Ramon:

    Je suis sûr que cette femme pense déjà à introduire son entreprise en bourse.

    PS:
    C'est de l'humour au second degré en réponse aux pitreries de Ramon sur lequel on peut toujours compter pour ça.
  • Qui a commencé cette discussion en disant : on peut certainement y voir le fait que ses autres activités ne sont pas assez lucratives.

    Qui ???? C'est bien toi, non ?

    Et tu dis maintenant que je ne devrais pas essayer de commenter ses motivations, parce que je ne les connais pas ?

    Je ne sais pas pourquoi je m'étonne de ton comportement ... tu es juste ni plus ni moins minable que d'habitude.
  • Lourran:

    Ne te fatigue pas je n'ai rien à ajouter sur cet article et cette femme.
  • FDP a écrit:
    de l'humour au second degré en réponse aux pitreries de Ramon sur lequel on peut toujours compter pour ça.

    Dès que le kamarade @ FDP se fait prendre la main dans le pot de la confiture de ses contradictions, sa seule réponse consiste à taxer de pitres ceux qui ne font que pointer ses incohérences...
    Je suis simplement étonné que le kamarade @FDP, pourtant toujours à la pointe de l'avant-garde dans la lutte contre les méfaits des méchants capitalistes, trouve sympathique une personne qui gagne sa vie en utilisant les rouages d'un système qu'il prétend combattre....
    J'imaginais naïvement que les faveurs notre ami @FDP iraient plutôt à une personne qui pratiquerait le troc....1 pot de confiture=1 kg de navets bios cultivés dans une coopérative de paysans boliviens respectant la charte du développement du râble....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • FdP "Le soutien scolaire est une activité assez aléatoire en terme de revenus. J'attends les témoignages de gens qui viennent me contredire et me dire qu'ils en vivent bien tout au long de l'année*. "
    Tous les précepteurs "Tim like" semblent bien vivre de cette activité https://www.superprof.fr/veritable-professeur-particulier-professionnel-coaching-unique-mathematiques-paris-eleves-exigeants.html mais évidemment ils sont efficaces, ce que tu a avoué ne pas être - je veux bien te croire sur ce point.

    J'ai vu par hasard un de ces professionnels sur ce forum qui expliquait passer le Capes pour s'amuser (apparemment avec un bon rang).
  • Il a l'air d'être assez pro Par contre il a 5 pouces en bas sur 7... bizarre.
  • Bien sûr le business marche bien aussi pour médecine : https://www.superprof.fr/concours-prepas-scientifiques-medecine-paces-pass-paramedical-propose-cours-maths-physique-chimie.html

    Et quand les diplômes ronflants sont en devanture, les tarifs explosent : https://www.superprof.fr/professeur-polytechnicien-double-diplome-berkeley-professeur-ecole-polytechnique-science-colleur-prepa.html

    Ce qui est intéressant c'est de voir la contribution de ces professionnels dévoués à la Méritocratie et comment les plus Méritants accèdent aux écoles les plus convoitées :-D
  • 25 élèves par an, vu les tarifs pratiqués, la vie est belle !
  • XAX:

    Tu n'as jamais pratiqué cette activité qu'est-ce que tu sais ce que cela rapporte vraiment, si on peut en vivre vraiment ? (pas comme une activité d'appoint mais comme une activité professionnelle à part entière).
    Sur la page que tu as mise en lien je ne vois pas la copie de la feuille d'impôt de ce gars mais visiblement toi tu connais toutes ses sources de revenus.
    XAX a écrit:
    mais évidemment ils sont efficaces, ce que tu a avoué ne pas être - je veux bien te croire sur ce point.

    Tu ne te prives jamais de balancer une belle saloper.e. J'espère que tu as du plaisir au moins. Je suis content de ne pas travailler avec toi.
  • Je ne sais pas de quand date cette activité de précepteur (id. prof particulier personnalisé à l'année) que j'ai découverte par hasard ici d'ailleurs. Étant très provincial, avec un Deug avant d'intégrer une école de province j'avais peu de chance de tomber sur ce genre de prof particulier. Peut-être que cela existait à Paris et dans les métropoles régionales.

    Par contre il y avait un prof de maths dans ma ville qui donnait beaucoup de cours particuliers, j'en avais entendu parler parce qu'il s'était pris un redressement fiscal avec beaucoup de zéros. Il y a une trentaine d'années.

    Donc la réponse à ta question FdP, peut-on vivre de cours particuliers, c'est oui à condition d'être organisé et de bien cerner les besoins de la clientèle.
  • FdP là tu exagères, tu as dis plusieurs fois que tu n'étais pas efficace pour les cours particuliers, je vois pas la saloperie; j'ai remarqué moi-même sur un fil de discussion que tu ne comprenais pas le raisonnement pédagogique concret -> schéma -> formalisation -> généralisation que j'utilise moi-même (les préconisations Singapour) pour mon cours hebdomadaire. Ça m'avait frappé et effectivement j'ai compris qu'on ne peut pas donner des cours particuliers efficaces si ça coule pas naturellement.
  • Guiguiche:

    C'est la vitrine publicitaire de ce gars. Certaines années j'avais autant de clients que lui probablement mais ces clients je ne les avais pas toutes les semaines (matériellement je ne vois pas comment j'aurais pu intervenir chez tous ces gens-là chaque semaine de toute façon) et toute l'année. Bien évidemment, je ne pratiquais pas les mêmes tarifs qui de toute façon étaient fixés par l'intermédiaire, l'entreprise qui me mettait en relation avec des familles (le démarchage direct étant très peu efficace dans ses retombées en nombre de clients)
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