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Mathématiques en ECG

Cette question s'adresse a priori plutôt aux collègues qui enseignent en ECG.
En fait, compte tenu à la fois de la réforme du baccalauréat, de la diversité des parcours antérieurs et de la fusion des ECE-ECS en une seule classe, avec des maths approfondies ou non, je me demande s'il est possible de comparer l'ECG avec maths approfondies (resp. maths de base) avec une ancienne ECS (resp. ECE).
Ma question vient du fait que je participe à une commission d'attribution des équivalences pour les cumulatifs inscrits chez nous en parallèle, mais aussi à la sélection de dossiers d'étudiants souhaitant compléter leur formation en école de commerce par davantage de maths qu'ils viennent faire chez nous.
Concernant la sélection des dossiers pour venir en double formation, j'avais des critères à peu près objectifs auparavant de notes qui permettaient de réussir dans notre L3, à partir des notes des écrits aux épreuves de maths HEC, ESCP et ESSEC (j'en regardais deux mais je ne sais plus les noms avec des 3 écoles). Mon analyse était complétée bien entendue par les informations données par les profs de maths sur les bulletins, mais aussi par la qualité générale des dossiers.
Je commence à me demander si les critères que j'avais auparavant sont encore des bons critères, sachant que nos exigences ne se sont pas adaptées au bac Blanquer (et même lorsque nous reverrons nos programmes, il y aura une certaine inertie !).
Un ami qui enseigne en ECS2 se dit catastrophé de ce qu'il voit lorsqu'il colle pour ses collègues de première année, et ses collègues semblent également un peu surpris, mais je ne sais pas si c'est représentatif de la réalité.

Réponses

  • Le programme ECG maths approfondies est assez peu différent de celui de ECS, la différence notable pour une L3 de maths est la disparition des complexes du programme avec comme corollaire celle du théorème de d'Alembert-Gauss pour les polynômes (déjà que c'était une notion compliquée ...). Ça m'ennuie aussi, dans le cas du théorème spectral, de faire croire aux étudiants que toutes les matrices symétriques sont diagonalisables, du fait qu'elles sont désormais toutes nécessairement à coefficients réels.
    L'autre différence est la disparition d'hypothèses minimalistes sur les formules de Taylor (reste intégrale, Lagrange) puisque toutes les fonctions devront être indéfiniment dérivables. Idem pour la convexité, il est demandé de ne pas s'intéresser aux fonctions qui ne seraient pas de classe C^2 au moins.
    Les épreuves maths1 (appelée désormais ESSEC/HEC) et maths2 (appelée HEC/ESCP) ne devraient pas trop varier dans leur niveau, par contre, pour la réalisation effective des étudiants, ce sera une autre paire de manche, surtout la maths1.
  • Modifié (23 Jul)
    Super, merci pour ton retour qui est bien moins inquiétant !
    J'avais aussi repéré la disparition des complexes du secondaire (hors maths expertes), si je comprends bien ce n'est pas abordé ECG non plus. Je vais leur préparer quelque chose à ce sujet.
  • Modifié (23 Jul)
    Ceux que tu vas avoir en L3 cette année auront travaillé (un peu) sur les complexes.
    Ce sera pour la rentrée 2023 en L3 les étudiants ayant ignorance totale des complexes (quoique, tu pourrais avoir des redoublants qui ont connu le programme ECS mais aussi la plupart de ceux qui auront HEC/ESSEC/ESCP qui auront fait maths expert en terminale mais auront oublié les complexes d'ici là).
    Sinon, les élèves arrivent avec de grosses faiblesses sur le calcul intégral, ce sera encore pire cette année puisque les épreuves terminales de bac (mi mai cette année) ne portaient pas sur ce chapitre et beaucoup d'élèves ont cessé le travail ensuite.
  • Modifié (23 Jul)
    J'avais bien repéré que le changement aura lieu l'année suivante.
    Je note pour le calcul intégral.
    Merci encore.
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