Inscription prépa agrégation externe à Paris - cursus prépa commerce ECS — Les-mathematiques.net The most powerful custom community solution in the world

Inscription prépa agrégation externe à Paris - cursus prépa commerce ECS

Bonjour à toutes et à tous,

Je souhaite m'inscrire dans une préparation à l'agreg externe l'année prochaine (j'ai passé le concours pour m'entraîner cette année, je n'ai pas encore les résultats mais je n'avais révisé que 3 mois donc mes chances de l'avoir cette année sont quasi-nulles). Connaissez-vous des universités ou autres instituts de formation qui acceptent des profils ayant fait une prépa commerce (ECS) sans avoir fait de maths à l'université ?

J'ai vu sur le site de Jussieu (qui était ma première option) qu'ils ne prenaient que des diplômés d'écoles d'ingénieurs ou des gens ayant une L3 de maths, savez-vous pour celles et ceux qui y étaient s'ils font des exceptions à cette règle ? Si ce n'est pas le cas, je serais preneur d'autres options pour cette année de préparation !

Merci d'avance pour votre aide

Réponses

  • Tu as fait quoi après ta prépa eco ?
  • Modifié (22 Apr)
    J'imagine qu'il ne faut pas hésiter à aller voir d'autres universités, notamment dans certaines régions les prépas agrég pourraient avoir un déficit d'étudiants et donc être sur le fil de fermer.
    Sinon, sur le principe, une bonne préparation à l'agrégation consiste à s'adapter au format des épreuves, éventuellement combler des lacunes mais essentiellement prendre un peu de hauteur sur le programme que l'on est déjà censé maitriser plus ou moins avant de rentrer en prépa agreg. Donc effectivement tu as des manques pour suivre une prépa agreg (ce qui éventuellement ne t'empêcherait pas d'être reçu au concours, surtout actuellement).
  • J'étais à HEC, j'ai continué un peu les maths en première et deuxième année d'école de commerce (j'ai donné des khôlles en prépa en plus de cours particuliers), et pendant ma dernière année j'ai enseigné les maths au collège (20h de cours par semaine en 5e / 4e au lycée français de Berlin)
  • Mais quasiment plus de maths théoriques après mon diplôme en 2014 (je faisais du conseil, donc rien de plus que des multiplications sur Excel !)
  • Bonjour,
    Tu peux effectivement tenter ta chance dans diverses universités, ça ne coûte rien d'essayer !
    A part donner des cours de maths, en as-tu suivi, notamment pour récupérer le cours de maths de MP, plus complet que celui d'EC ?
    Un gars de ma promo, qui venait d'EC et maintenant agrégé de maths, m'a dit que le moment le plus difficile qu'il avait vécu quand il s'était remis à niveau, c'était la découverte des complexes et de la trigo, qui intervient partout en agrég, directement ou indirectement.
  • Modifié (22 Apr)
    tu dis que tu as continué les maths, mais si je comprends ton premier message, tu n'aurais fait aucune des L3 qui t'était proposé en partenariat avec HEC en première année ? Pas plus dans une filière à l'étranger en première année ? Entretenir ton niveau de prépa par des colles ou des cours particuliers c'est très bien, mais je ne pense pas que cela consiste à "continuer" des maths.
    Le problème, c'est que non seulement il te manque des pans entiers des programmes de MPSI, MP (algèbre générale, géométrie, et même en analyse et en algèbre (multi)linéaire il t'en manque beaucoup), mais en plus tu n'as pas des choses de L3, plus difficiles (a priori) que le programme de prépa. Sur le papier, avec le programme d'HEC (que j'ai bien connu il y a quelques années), tu as peut-être vu seulement 25% de ce qui est au programme de l'agrég externe. Tu as peut-être en revanche un avantage sur l'option A. Ce qui n'empêche pas nécessairement d'être reçu, surtout actuellement, au demeurant.
    Tu peux peut-être prendre RV avec les responsables des formations pour expliquer ton cas particulier avec tes expériences.
    Dans le coin (ça a pu changer), la prépa agreg d'Orsay était beaucoup plus exigeante que celle de P6 pour les extérieurs. Ils avaient même refusé un copain de spé qui pourtant avait fait Centrale Paris et y avait pris des options de maths. Ce dernier est allé à P7 si j'ai bonne mémoire et avait bien réussi le concours.
  • Une question peut-être idiote, pourquoi ne pas passer l'agrégation de sciences éco ?
  • Merci beaucoup pour vos retours ! La meilleure option semble effectivement de contacter les universités au cas par cas pour voir si cela est envisageable.

    @Maths2 et Heuristique, je suis actuellement en train de travailler le programme de l'agrégation en candidat libre : le programme d'ECS couvre en effet une (toute) petite partie du programme de l'agrèg, l'objectif pour moi étant de me familiariser avec l'ensemble des notions du programme avant le début de la prépa. Je fais ça en ce moment environ 2-3 jours pleins par semaine, ça fait un peu juste pour arriver prêt en prépa agreg en septembre vu le nombre de notions qui sont nouvelles pour moi !

    @Zeitnot : aussi bizarre que cela puisse paraître je n'ai pas eu de cours de macro-économie entre ma prépa et mes trois ans en école de commerce (sans commentaire ...) et les maths sont la matière qui m'intéresse le plus !
  • Modifié (22 Apr)
    Ah oui, Heuristique a raison, il faut parler la langue "complexes" (et "trigonométrie" qui va avec) tout aussi naturellement que la langue des réels, et ce n'est déjà pas facile pour quelqu'un qui a fait MP compte tenu de la quasi-disparition de la trigo dans le secondaire (voir l'interview de la chinoise à l'X dans le reportage sur les étudiants de ShangHai), mais pour les étudiants partis en ECS, c'est une autre paire de manches.
  • Pour rebondir sur le commentaire de @Zeitnot et la réponse de @Etienne91, aussi incroyable que cela puisse paraître, je crois que les gens en prépa ECS ($\approx$prépa HEC) n'ont aucun cours d'économie – c'est en tout cas ce que m'avait dit une élève à qui je donnais des cours particuliers. Qu'en est-il ensuite lorsqu'ils intègrent une école ?

  • Modifié (22 Apr)
    Le but de l'économie en ECS est plutôt de donner de la culture générale et non de faire un vrai cours d'économie.
    Ensuite, quand tu rentres en école de commerce, il faut bien voir que l'enseignement a une visée très "pratique" voire "terre à terre". On ne compte plus les déprimes (voire les dépressions) de certains étudiants rentrant en école de commerce, qui après avoir étudié des choses intellectuellement enrichissantes (ce peut-être de la géopolitique, des maths, etc.) à faire des choses très terre à terre (comme m'avait dit un responsable d'HEC "chez nous on fait essentiellement des choses que l'on voit en STMG, sauf qu'on les fait auprès d'élèves très brillants"), le but n'est donc pas de leur faire de la vraie économie proprement dite.
    En revanche, plusieurs écoles ont noué des partenariats avec des universités qui permettent à leurs étudiants d'aller compléter sur des choses intellectuelles. Par exemple à HEC, en première année, de manière facultative (mais devenue obligatoire depuis une dizaine d'années), les étudiants en première année doivent aller faire un semestre à l'étranger ou une filière universitaire (ce peut-être droit, maths, économie, théologie, je n'ai plus la liste complète en tête), celui qui veut faire de l'économie sérieusement peut.
  • @rebellin, aucun cours de macro-économie en école non plus ! Simplement un cours de micro-économie en première année (très basique, équilibres offre-demande), et sinon des matières type comptabilité, finance, analyses des coûts mais toujours à l'échelle micro
  • En fait, ce qui correspondrait le mieux en fac à une école de commerce, ce n'est pas "économie" mais la filière "gestion" (qui s'appelle parfois "management", ça fait tout de suite mieux). Dans certaines facs, elles sont souvent communes en L1, mais ça finit très souvent par bifurquer.
  • Modifié (22 Apr)
    @Etienne91 Tu dois avoir un niveau déjà solide. Les élèves qui intégrent une école de commerce maîtrisent bien leur programme.
    C'est l'équivalent d'une L2 Mass.
    Après certains élèves en école de commerce suivent des diplômes de maths L3, M1, et finissent avec le master El Karoui, ou un diplôme d'école d'ingénieur. Comme indiqué tu n'as pas fait d'études de mathématiques pendant ton école de commerce.
    Et tu as déjà prouvé une capacité à apprendre vite.
  • Modifié (22 Apr)
    zestiria : il n'y a pas de problème pour un ancien brillant ECS motivé de pouvoir poursuivre des études en maths appli, ni même d'être reçu à l'agrégation. Certains ont cartonné au El Karoui que tu cites, pour d'autres ça c'est très mal passé.
    En revanche, la question est plutôt là de trouver une place où pourrait rentrer Étienne pour pouvoir préparer sérieusement le concours qu'il souhaite réussir.
    Ce qui est important, c'est qu’Étienne a visiblement conscience de ses manques et qu'il a décidé de s'y atteler sérieusement.
  • @math2 c'est en effet exactement la question : je vais contacter les responsables des formations pour voir si je peux m'inscrire avec mon profil. En tout cas mes révisions de ces derniers mois m'ont fait prendre conscience du caractère très restreint du programme de maths de la prépa ECS ! C'est dommage d'ailleurs, vu ce qu'on fait en algèbre on pourrait au moins regarder par exemple la théorie des groupes, des anneaux et des corps. 

    Pour ceux que ça intéresse, je vous mets le lien du reportage dont parlait math2 : apparemment à Shanghaï les formules de trigonométrie c'est dès le collège - mais ils font moins d'histoire et de culture générale - https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/video-envoye-special-shanghai-les-meilleurs-eleves-du-monde_1127295.html
  • Modifié (22 Apr)
    Sur le programme, tout est affaire de choix et de compromis. Le volume horaire est restreint, les outils mathématiques susceptibles d'être utiles ne sont pas les mêmes. Je ne connais pas les horaires actuels, mais lorsque j'étais moi-même en M', on avait 14h de maths par semaine. Il y a d'autres choix qui me paraissentnettement plus discutables : effectivement la quasi-disparition de la trigo (et même désormais des complexes hors "maths expertes") du secondaire, la disparition  des suites de Cauchy en MP. Les équations différentielles ont longtemps été absentes des programmes du secondaire, et elles le sont tout autant en ECS, un vrai scandale quand on pense que le monde n'est pas statique.  La base de l'algèbre générale est en théorie pas très compliquée (on dispose de peu de choses), cependant il y a un vrai coût d'entrée dans l'abstraction, et ça prendrait peut-être un mois et demie d'un programme d'ECS 1. Même s'il y a parfois des demandes qui sortent un peu des "clous" telle la tienne, la vocation de ceux qui font une prépa HEC n'est pas de faire des mathématiques "pures" plus tard, et alors ils peuvent (raisonnablement) se passer de l'algèbre générale. Pour la petite histoire, j'ai été amené à enseigner à quelques HEC la base de la théorie des e.v.n., et beaucoup ont été troublés par le fait que l'on puisse avoir des e.v. autres que $\R^n$, et que même $\R[X]$ soit un espace vectoriel (que l'on peut en plus normer) a été un "choc" pour eux. Je pense que le saut d'abstraction dans l'algèbre générale est encore un cran au dessus, bien que l'on dispose de peu d'outils (en ce sens, c'est "minimaliste").
    Pour les gens de ma génération, la trigonométrie s'abordait de la troisième à la première et à ce stade on connaissait toutes les choses essentielles, même si le retour en terminale via les complexes était fort intéressant. Quant au reportage, je modère le propos de l'étudiante. En effet, si l'histoire est déjà enseignée en France avec des choses que certains trouvent discutables, il ne fait pas le moindre doute pour moi que l'enseignement de l'histoire, revu et corrigé par l'oeil du PCC, a sans doute un sel original. Je ne suis pas certain qu'un tel enseignement lui aurait apporté de l'esprit critique, que l'on serait en droit d'attendre d'un enseignement de SHS. 
  • @math2, tu as sans doute raison sur les choix du programme : j'avoue qu'en me mettant à réviser le programme de l'agreg (et en particulier les notions nouvelles pour moi), je préfère travailler l'algèbre linéaire plutôt que certains chapitres d'analyse (j'ai moins de mal avec l'abstraction qu'avec les chapitres avec des exercices beaucoup plus calculatoires), mais si on prend un point de vue un peu plus utilitariste, les équations différentielles seraient peut-être plus utiles ! Mais encore une fois comme l'économie n'est quasi-pas enseignée en école de commerce, les maths restent quasiment uniquement une matière de sélection (en tout cas de mon point de vue), mais c'est aussi dû au recrutement dans ces écoles : entre les prépas ECS et les khâgneux qui ont arrêté les maths en première ou terminale, difficile de trouver un programme commun ...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.
Success message!