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Disparition programmée de l'inspection générale

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Réponses

  • Pour savoir si un réforme est bonne ou mauvaise : 
    - les retours des profs ?  Rien à battre. L'avis des profs est fortement biaisée. Forcément, ils vont dire que la réforme est bien si elle leur donne (à eux) une meilleure vie et moins bien sinon. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est les élèves, pas les profs. Je sais qu'il y a un lien entre les 2, mais le biais est trop important.
    - les retours des élèves ?  lol
    - les retours des parents d'élèves ? guère mieux.

    L'évaluation finale pour savoir si une réforme est bonne, c'est l'évaluation PISA ou TIMSS, quelques années plus tard.

    Ca me rappelle ce que disais Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-De-France, à propos de la mise en place des lignes de métro automatisées, plus fiables, plus économiques, plus rapides.  Le plus grand challenge, c'était quoi ? Négocier avec les conducteurs de rame, qui se présentaient comme défenseurs des usagers.
  • Dans mon académie un IPR m'a dit qu'il inspectait des profs en prépa. Est ce qu'il a dit ça pour se faire mousser? Je n'en sais rien.

  • Modifié (10 Apr)
    Je réponds à Renart : les IG donnaient une importance certaine à ce critère. Je pensais qu'initialement c'était pour leur facilité la gestion des carrières (des villes dans lesquelles personne ne veut aller, même pour devenir prof de prépa, ça existe !), mais pas que. Il est actuellement à la mode de penser qu'il est bon pour les échanges que les personnes ne restent pas aux mêmes endroits, "mêmes" pouvant avoir une acception plus large que l'établissement proprement dit. On le voit aussi dans le monde universitaire. Un recrutement local est désormais très compliqué, et j'ai même vu un cas de personne qui a souhaité changer d'université parisienne (intra-muros) à la mutation sur le corps des MCF, la commission a estimé qu'il s'agissait d'un candidat local bien qu'il changeât d'établissement. Personnellement je n'accorde pas tellement d'importance à ce critère, mais les IG autrefois, si. J'imagine en même temps que cela concerne plutôt les premiers postes que les suivants : mes connaissances de plus de 40 ans, après quelques expériences variées, sont revenues dans la région dans laquelle elles souhaitaient être.
  • Modifié (10 Apr)
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]
    Pendant le covid, un collègue de prépa (en lettres, pas en maths) devait se faire inspecter. Mais l'IG, étant empêché par l'épidémie, a détaché un IPR pour faire l'inspection à sa place. C'est la seule fois de ma vie que j'ai entendu parler d'une inspection en prépa par un IPR, toutes matières confondues.
  • Modifié (10 Apr)
    lourrran a dit :
    Pour savoir si un réforme est bonne ou mauvaise : 
    [1]- les retours des profs ?  Rien à battre.
    [2]- les retours des élèves ?  lol
    [3]- les retours des parents d'élèves ? guère mieux.

    L'évaluation finale pour savoir si une réforme est bonne, c'est l'évaluation PISA ou TIMSS, quelques années plus tard.
    Donc rien à battre des premiers concernés. Et après on s’étonne que les gens n’aillent plus voter.
    [1] C’est quand même eux qui vont l’appliquer, il y a des biais, et alors ? En écoutant tout le monde, on compense les biais des uns par ceux des autres.
    [2] Va dire ça aux élèves de BCPST. Ils sont les premiers à la subir.
    [3] Et à leurs parents.
    On évalue AVANT, en écoutant les gens, pris au pif et via leurs associations (syndicats, associations de professeurs, de parents, corps d’inspection, pontes divers (en fac), etc). Si c’est vraiment trop pourri, on n’y va pas la fleur au fusil en se disant « M’en fous, je ne serai plus ministre dans dix ans. »
    On évalue PENDANT (idem) et APRÈS (idem plus PISA si tu y tiens ou un bidule interne). Et si c’est naze, on abroge en ravalant sa fierté.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • geogeo
    Modifié (10 Apr)
    Guego. Il semblerait que dans mon académie cela devient courant. C'est ce qu'il nous a dit quand il est venu en octobre pour un stagiaire. Ils ont du retard dans les rdv de carrière peut-être ?
  • Je repose la question, Nicolas : quels sont les « retours négatifs » ?
    Moi, par exemple, je trouve scandaleux que l’on ait inventé des nouvelles matières et que l’on impose à des profs de les enseigner alors que ce n’est pas la leur. 
    C’est un « retour négatif ». 
    Mais est-ce que ce mécontentement là doit être pris en compte ?

    Le mécontentement des élèves ? Surtout pas !
    Ils ne sont pas légitimes à évaluer ce qu’on leur propose. 
    Des parents ? Je ne comprends même pas qu’on les interroge. 
  • MrJMrJ
    Modifié (10 Apr)
    Pour évaluer objectivement une réforme, il faut annoncer clairement ses objectifs au départ. J’ai le sentiment qu’une partie des objectifs principaux n’est jamais avouée dans les réformes de ces dernière année de l’éducation nationale, ce qui empêche de faire une évaluation sérieuse.

    Par exemple, un des objectifs non avoué de la dernière réforme était de régler le problème du déficit de professeur de mathématiques. A court terme, cette dernière a fonctionné sur ce point.
  • Dom a dit :
    Le mécontentement des élèves ? Surtout pas !
    Ils ne sont pas légitimes à évaluer ce qu’on leur propose. 
    Des parents ? Je ne comprends même pas qu’on les interroge. 
    Ben heu, quand tout le monde désapprouve la réforme, il y a quand même des questions à se poser.
    Là, on parle d’élèves de lycée, pas de petite section, et quand bien même. Je n’ai pas écrit que les élèves devaient évaluer la réforme, mais en tant que premiers concernés, ne pas écouter leur point de vue (ou du moins d’organisations de lycéens) est quand même osé. On les écoute bien en conseil de classe ou ailleurs, je ne vois pas pourquoi, ici, on n’aurait pas à les écouter. Tenir compte de leurs remarques, en revanche, c’est autre chose. Les parents ? Ben ils nous confient leurs mômes, donc même remarque que pour les élèves. Les écouter, oui, dire amen à toutes leurs remarques, non, bien évidemment.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Quand tout le monde est contre, c'est bon signe. C'est que la réforme est courageuse, et pas là pour caresser les électeurs dans le sens du poil.
  • DomDom
    Modifié (10 Apr)
    Bon, alors, comme aujourd’hui : on leur dit « cause toujours ». Basta. Aucune raison ne justifie qu’on les écoute.  
    Je ne sais toujours pas de quel retour négatif il s’agit. 
    Sur un autre sujet (mais ça risque de sortir…) : quand on augmente les impôts, on a aussi des retours négatifs sur ceux qui les paient. Bah oui.
  • Modifié (10 Apr)
    Et après, on vient chouiner parce que les gens ne viennent pas voter, ou alors votent où il ne faut pas.
    Bref, une réforme, c’est pour améliorer des trucs. Si personne n’est content, c’est peut-être parce que ça n’améliore rien, au contraire.
    Dom a dit :
    Sur un autre sujet (mais ça risque de sortir…) : quand on augmente les impôts, on a aussi des retours négatifs sur ceux qui les paient. Bah oui.
    Et on n’a pas le retour de ceux qui planquent leur pognon, ça c’est sûr.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Modifié (10 Apr)
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]
    Dans mon lycée, un collègue de maths va faire son rendez-vous carrière avec un IPR. Pas d'inspections prévues pour les nouveaux en ATP cette année, comme moi.
  • Désolé Nicolas mais là tu tournes en rond et ça me rappelle quelqu’un…
    Parler du vote des gens ou « d’améliorer » des trucs, ou encore de ceux qui « planquent leur pognon »…
    Tout cela vole bien bas. 

    Et toujours pas la moindre idée sur le mécontentement évoqué. 
    Bref. 
  • Pour avoir fréquenté quelques collègues de lycée, j’en connais peu qui est satisfait de la réforme.
    Quant au mécontentement, à part les cire-pompes habituels (et encore), les syndicats ne me semblent pas spécialement enthousiastes, pas plus que les associations professionnelles.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Les collègues constatent que les cours de maths ne sont plus que des cours de culture mathématique.
    Cela est acté par les nouveaux programmes qui ciblent entre 0 et 2 démonstrations par chapitre, même si on peut approfondir davantage dans les bons lycées.
    Un lycée à deux vitesses institutionnalisé donc.
  • De plus, l'ajout de contrôle continu au bac a entraîné des magouilles honteuses pour relever les notes (notamment dans le privé).
    Le curseur est désormais à 12 ou 13 de moyenne.
    Bref, la réforme permet d'augmenter le niveau des classes favorisées tout en maintenant un taux de réussite au bac stratosphérique.
  • Pour le grand oral, on fait toujours des mathématiques oralement, comme si les membres du jury étaient acousmaticiens ?
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  • Grand oral, pareil, cadeau de la maison : 14/20 de moyenne l'année dernière.
  • Et ça ? Est-ce cela suscite des retours négatifs de la part des élèves et des parents ?

  • Modifié (10 Apr)
    Le grand oral, ce n'est pas des maths.
  • Dom a dit :
    Moi, par exemple, je trouve scandaleux que l’on ait inventé des nouvelles matières et que l’on impose à des profs de les enseigner alors que ce n’est pas la leur. 
    C'est loin d'être la première fois.
    Combien de profs de toute discipline ont dû enseigner de l'informatique (depuis plus de 40 ans) avant que l'informatique ne devienne une matière à part entière, c'est-à-dire avec un concours de recrutement spécifique à cette matière ?
    Combien de profs de "génie électrique", de "génie mécanique", ou encore "dessin industriel" ont dû se transformer séance tenante en profs de "sciences industrielles", devant enseigner des choses qu'ils n'avaient parfois jamais étudiées ?

    Cela va même plus loin, puisque l'on incite les professeurs à passer des certifications validant le fait qu'ils sont aptes à enseigner telle ou telle matière (informatique, DNL = discipline non linguistique = enseigner sa matière dans une autre langue que le français, etc.)... sans que cela leur apporte quoi que ce soit, si ce n'est une ligne sur un papier.

  • Oui, oui ça existait avant dans des manières existantes. 
    On avait demandé à une prof de mathématiques de faire des heures de physique-chimie pour compléter son service. 
    Si elle ne « pouvait pas », elle devait compléter son service dans un autre bahut…
    On pouvait presque présenter les choses ainsi : « cela est fait pour vous arranger madame ». 
    Alors qu’en fait c’était plutôt un chantage…
  • Pour chipoter, j'aurais envie de dire qu'on n'a pas vraiment imposé d'enseigner la SNT. Ce sont a priori des profs volontaires. Sérieusement, certains y trouvent leur compte. M'enfin, ça devient un peu une variable d'ajustement. Ca va être rigolo quand des profs de maths vont devoir lâcher la SNT pour prendre les heures de maths qui vont se rajouter en 1ère...

    Et puis, la DNL ou NSI, ça permet quand même d'avoir de meilleures classes voire un meilleur établissement. Ce n'est pas négligeable. Et là, ce sont des certifications, pas des petites formations de 3 demi-journées.
  • DomDom
    Modifié (11 Apr)
    Ça c’est certain kioups que certains profs y trouvent leurs comptes. 
    J’ai le souvenir qu’avec les IDD ou EPI c’était parfois très recherché. Pardon… mais pour certains ça permettait d’être plus détendu, de faire des groupes, de faire mal découper des articles et de mal les coller sur des grands panneaux A1. 
    Je ne dis pas que tous faisaient cela. 
    Je ne dis pas que SNT c’est le même esprit que ces IDD/EPI. 
    Que des profs de maths veuillent faire autre chose que des maths, oui, ça existe.
    Selon les bahuts, certains préfèrent cela à d’autres classes moins attrayantes…
    Là encore, retour négatif ou positif pour ces raisons là, j’estime que ça n’est pas légitime. 
    Quant à la fin de ton message : DNL et NSI peuvent apporter des meilleures classes. 
    Et oui… « je n’aime pas enseigner à des faibles ou des pénibles ». Ça joue, ça compte. 
  • Modifié (10 Apr)
    @Dom : L'élève lambda est au lycée pour décrocher le bac, qu'on va lui donner.
    Ce qui ne veut pas dire que la situation est acceptable (cf mes derniers messages).
  • Modifié (11 Apr)
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]
    Merci pour ta réponse. Oui, il parait qu'on devient meilleur enseignant-chercheur en étant dans une mobilité constante. Mon avis c'est qu'un des effets secondaires de cette mobilité imposée est qu'on favorise surtout le recrutement des personnes qui font passer leur travail avant leur famille et leurs amis. C'est évidemment leur droits mais je ne pense pas que ce soit un bon critère de sélection.

    Personnellement je sais que je serais un meilleur dans mon travail en étant heureux, proche de mes amis et de ma famille qu'en étant isolé à l'autre bout de la France. Mais bon, ça c'est probablement mon côté anti-républicain : «Pour ce dernier point, l’IG insiste sur le fait qu’elle valorise la mobilité géographique car “la république, c’est le mouvement". ».
  • Modifié (11 Apr)
    « La république, c’est le mouvement » : première nouvelle. Ça vaut bien la fière devise rappelée par Ramon  « Liberté, égalité, choucroute ».
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