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Nouvelles règles d’affectation dans deux lycées parisiens

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Réponses

  • DomDom
    Modifié (25 Jan)
    Un petit sarcasme : 
    On devrait faire pareil avec le monde du Foot Pro. 
    Au lieu d’aller chercher des gens d’origine modeste, « dans les quartiers » ou à l’étranger dans des pays pauvres, il faudrait obliger d’inclure les petits bourgeois de Neuilly-sur-Seine et faire des quotas. 
    Non, non, le niveau technique ne serait pas moins bon.
    Oui, oui, ce serait plus juste.
  • Bonjour,

    Je viens avec une armure car je vais sûrement recevoir des tombereaux d'épluchures et être bien peu aimablement qualifié!
    En attendant que des réformes sérieuses et en profondeur viennent remettre sur pied la déliquescente Education Nationale:

    1) Je suis favorable à un examen d'entrée en seconde générale (mais on pourrait proposer la même chose pour l'entrée en sixième). Cet examen devrait concerner l'ensemble des disciplines, être national et anonyme, son contenu étant défini en cohérence avec les programmes de troisième mais aussi avec les objectifs d'une formation menant à un bac général.
    L'évaluation devrait être faite sans complaisance, à l'abri des pressions institutionnelles ou autres.

    2)Remettre en route et appliquer réellement une politique de redoublement si nécessaire.
       A qui est rendu service en faisant passer de classe en classe un élève qui n'a pas d'acquis suffisants pour suivre? Certainement pas à lui-même.

    3)Favoriser une orientation positive et sérieuse en fonction des goûts mais aussi des aptitudes des élèves en fin de troisième; Pour que cette démarche soit couronnée de succès, elle passe inévitablement par une reconnaissance et une revalorisation des métiers manuels, ce qui est de toutes façons indispensable.

    4)En conséquence du point 3), reconstruire un enseignement professionnel (LP,LT,BTS...) digne de ce nom, doté de moyens conséquents en enseignants et en matériels, avec des programmes motivants et ambitieux pour les jeunes.

    Et bien d'autres choses "simples" encore!

    Je ne m'attends pas à être chaudement félicité pour ces quelques propositions.
    Merci de m'avoir lu.

    PG
  • Modifié (26 Jan)
    Le point 1 n’est pas possible car c’est l’institution qui définira et organisera cet examen. C’est donc l’institution qui fera pression. 

    (Qu’est-ce que l’institution ? Des hommes de l’ombre qui chargent leurs sbires, l’inspection, de la mise en œuvre ? Ou l’inspection qui ferait croire qu’il y a des hommes de l’ombre ? Je ne sais pas.)

    D'ailleurs, un tel examen existe déjà. Il s’appelait le brevet et on l’a renommé l’examen du brevet ou à peu près. (Bientôt l’examen national du diplôme national de l’examen national du diplôme national du brevet ? Enfin, peu importe.) 

    Cet examen subit les pressions de l’institution et concourt à modifier les enseignements qu’il est censé valider (multiplication des petits chapitres sans approfondissement, énoncés faussement concrets, enseignement implicite, etc.)

    Je n'ai pas du tout le niveau M1, dommage il a l'air bien le livre. OS

  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Une piste que je n’ai jamais lue ici : au lieu de redoubler tout le niveau, ne pourrait-on pas passer dans la classe supérieure SAUF pour les maths, ou l’anglais, ou telle autre matière ?

    Je n’ai pas regardé l’organisation de tout cela même si je me doute qu’il faut y regarder de plus près. 
    Je parle de cela car « redoubler », je ne suis pas contre mais il y a un vrai problème : l’argument « tu n’as pas le niveau, tu redoubles », ne s’utilise qu’une seule fois. Je crois que personne ne parle de « redoubler tant que tu n’as pas le niveau », qui serait assez peu crédible… franchement…
    Alors que dans une, voire deux matières, on peut faire passer l’élève jusqu’en 3e et regarder à la fin de cette année là où il en est (dans la majorité des matières où il est passé et dans les deux matières où il était très fragiles). Cela peut même s’organiser dans les établissements, localement : un prof prend les dix élèves doublant la matière par exemple. Il peut ainsi faire du niveau hybride 4e/3e par exemple. 
    Un doublement dans une seule matière dans la classe d’en dessous, sinon… mais serait-ce efficace ?
    Je répète, je n’ai pas réfléchi plus longtemps que cela à une logistique crédible d’un tel dispositif. 

    Autre chose : 
    Mêler pour TOUS les collégiens, des enseignements généraux ET des enseignements professionnels. 
    Cela peut créer des vocations, cela peut créer des liens humains entre écoles et entreprises (il y a un problème d’inégalités géographiques, oui…), cela peut rendre plus attrayante « la voie PRO » si proche pour certains de « la voie de garage ».
  • Modifié (26 Jan)
    Dom a dit :
    Une piste que je n’ai jamais lue ici : au lieu de redoubler tout le niveau, ne pourrait-on pas passer dans la classe supérieure SAUF pour les maths, ou l’anglais, ou telle autre matière ?
    J’en ai déjà parlé mais probablement pas ici, il y a au moins quinze ans.
    L’ennui, c’est que ça ferait des cours en barrettes (emplois du temps pourris) et Kévin 15 ans sera dans la même classe que Jordan 11 ans.
    Et sinon je rejoins PG sur le fait que les enseignements manuels ont disparu (ou presque) de la technologie, qui a bouffé l’ÉMT (M comme manuelle). On en retrouve encore un peu en arts plastiques.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Ok, Nicolas. 
    Oui, le mélange des âges, surtout en collège, ce n’est pas souhaitable, me dis-je. Enfin, dans cette conjoncture, dans ce collège là. 
    Par contre, prendre en charge les dix « à la traîne » à part me semble une bonne option. Ça coûte bien sûr, mais moins que le redoublement, et moins que « le passage en force ». Quoi penser du gamin qui a 2/20
     anglais et qui passe dans la classe supérieure ?
    Surtout s’il tourne autour de 15/20 ailleurs. Je ne le vois pas profiter de son temps en cours d’anglais…

    On me dit qu’en Angleterre, les élèves « redoublent les matières ». Mais je n’ai pas de source alors si quelqu’un qui connaît le système anglais peut nous en dire un peu plus…

    Oui, la Technologie est la matière qui a connu le plus de transformations, surtout dans les programmes. 
    Le numérique a pris une place, pourquoi pas, mais cela a totalement effacé le « manuel » même si quelques profs continuent à pratiquer ici et là. 
  • Mais l’idée est sacrément intéressante, pour peu que ce soit budgétisé et organisé correctement. On peut rêver.
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  • Mélanger les âges (vraiment mélanger) me semble une idée intéressante. L’extrême concentration d’élèves du même âge n’est peut-être pas si naturelle. Elle est sans doute très récente dans l’histoire de l’humanité et c’est peut-être ce qui conduit à des comportements que, peut-être, on ne trouverait pas a ce point dans la « nature ». 

    Je n'ai pas du tout le niveau M1, dommage il a l'air bien le livre. OS

  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Je suis d’accord sur le principe, Sato. 
    Mais en 2022, quand tu mets un élève « étiqueté 3e » en 5e avec pour motif « tu redoubles en anglais », il peut y avoir toutes sortes de ressentiments et autres moqueries. 
    Une fois un tel système accepté, oui, cela peut très bien se passer. Car ça devient « normal ». 
    Mais au début, « ça choque » les gamins et quand un gamin est choqué il peut avoir un réflexe malveillant.
  • xax a dit :
    - 40% des lycéens de LLG résident en banlieue.
    On devine bien laquelle la "banlieue"
    - Les classes du secondaire sont en général proches de la quarantaine d'élèves.
    La source ? Les comparaisons ?

    LLG accueille environ 270 nouveaux élèves de seconde chaque année 
    (voir http://www.fcpellg.fr/entrer-en-seconde-a-louis-le-grand/ )
    pour 7 classes, ce qui fait en moyenne 38 élèves par classe.

    Pour ce qui est de la banlieue, on peut trouver du Clichy, Vitry, Saint-Denis.
    Après, il y a aussi des milieux aisés voire très aisés,
    mais ce n'est pas là qu'on trouve la grande bourgeoisie parisienne :
    il faut aller dans le privé comme Stan, Franklin et l'Ecole Alsacienne.
  • Modifié (27 Jan)
    PG a dit :
    Je viens avec une armure car je vais sûrement recevoir des tombereaux d'épluchures et être bien peu aimablement qualifié!
    Je ne m'attends pas à être chaudement félicité pour ces quelques propositions.
    Ça va ? L'armure tient bon ? J'avais rarement vu un tel déchaînement de violence verbale. J'espère que tu tiens le choc. B)
  • J'ai un élève de l'école Alsacienne dans ma classe, qui vient d'une ville de banlieue plutôt pauvre : son collège a un partenariat avec l'école Alsacienne, comme quoi, ce n'est pas tout à fait exact.
  • Modifié (27 Jan)
    lourrran a dit :
    Le problème, c'est que ce sont des cadeaux empoisonnés. 
    Pourquoi est-ce un cadeau empoisonné? Tout le monde n'a pas le bac, beaucoup de jeunes quittent l'école bien avant la terminale (chaque année plus de cent mille jeunes quittent le système éducatif sans diplôme me semble-t-il).
    C'est curieux pour moi cette façon de penser qui suppose que si on se mettait à trier fortement les gens auxquels on attribue le bac on serait du nombre des gens reçus à ce diplôme.
    Et si on faisait fortement ce tri et qu'on n'est pas un des "élus" ?
    PS. Pourquoi croire qu'on sera toujours dans un cas favorable? L'optimisme béat ?
    PS2. On retrouve la croyance exprimée par d'autres aussi qui serait qu'il y aurait une espèce d'instance transcendante qui tiendrait les comptes quant à la valeur du bac ou même qu'il devrait il y avoir une valeur immuable du bac.
  • Tiens, je pourrais refaire ma sortie sur les dérives du "Les hommes naissent libres et égaux [...]"...

    Accessoirement, défendre la cause des laissés pour compte, c'est chercher à leur apporter des connaissances (pas tout fait synonyme du "compétences" à la mode), plutôt que de vouloir à tout prix leur donner un diplôme sans valeur sans les connaissances qui sont censées l'accompagner.
  • Les personnes en situation précaires sont les seules à croire que le bac vaut encore quelque chose. C'est ces familles là que je défends. C'est ces familles-là qui sont trompées par le système.
    Les familles favorisées, elles ont les clés pour comprendre, elles savent que le bac ne vaut rien.

    Les victimes de ce mensonge collectif, ce sont avant tout les faibles.  Evidemment.
  • SchumiSutil a dit :
    J'ai un élève de l'école Alsacienne dans ma classe, qui vient d'une ville de banlieue plutôt pauvre : son collège a un partenariat avec l'école Alsacienne, comme quoi, ce n'est pas tout à fait exact.
    Je n'ai pas dit que l'EA était uniquement rempli de grands bourgeois.
    Il y a toujours eu des bourses à l'EA.
    Et l'EA a même essayé de créer une antenne en banlieue.

    Mais son public est en général très différent de LLG, lui-même très différent de celui de Stan/Franklin.
  • Modifié (27 Jan)
    Soc a dit :
    Accessoirement, défendre la cause des laissés pour compte, c'est chercher à leur apporter des connaissances (pas tout fait synonyme du "compétences" à la mode), plutôt que de vouloir à tout prix leur donner un diplôme sans valeur sans les connaissances qui sont censées l'accompagner.
    Merci, tu résumes bien l'incohérence du discours populaire ici.
    Pour leur apporter des connaissances, la première condition est qu'ils puissent s'asseoir dans une salle de cours. Ton "diplôme sans valeur", j'imagine contient  la solution implicite: empêcher le plus de gens possibles de le passer pour créer un effet de rareté ?
  • SocSoc
    Modifié (27 Jan)
    Non. Juste
    1. Définir les connaissances à transmettre.
    2. Les évaluer par un examen qui vérifie qu'une partie conséquente de ces connaissances a été assimilée.
    3. Décerner le diplôme à ceux qui réussissent l'examen, que ce soient 10% ou 90% des élèves, qu'ils soient bleus ou verts.
    Je comprends bien le principe de lutte des classes, mais je ne comprends pas pourquoi vouloir placer ce combat ici, où il est complètement contre-productif pour tout le monde (sauf pour les chinois qui seront bien contents d'être en compétition avec des ignares).
  • Modifié (27 Jan)
    Soc a dit :
    Décerner le diplôme à ceux qui réussissent l'examen, que ce soient 10% ou 90% des élèves, qu'ils soient bleus ou verts.
    On n'interdit à personne l'accès à un palace, il faut seulement que tu puisses payer plus de mille euros ta chambre d'hôtel à la nuit  ce qui fait que bien que cela soit ouvert à tout le monde, on croise, j'imagine, peu d'employés, d'ouvriers, dans ce genre d'établissements (à part le personnel).
    Bref, si on fait ce que tu souhaites pour l'éducation, cela revient à vider les classes de lycées: Qui va passer plusieurs années à essayer d'obtenir un diplôme avec 20%? 30%? de  reçus? (j'imagine qu'au dessus de 30% tu considères que le diplôme n'a plus de <<valeur>>?)
  • Le système est quand même bien foutu. Il est totalement injuste, il creuse les inégalités, et il est défendu par qui ? Par ceux qui sont précaires, par les victimes.
  • @lourrran : Tu proposes d'aggraver cette injustice sous le prétexte que parmi la masse de gens qui ne sont pas "bien nés", quelques uns deviendront des "élus". Tu ne te rends même plus compte que ta façon de penser n'échappe pas à une idéologie: il faut mettre tout le monde en compétition.
  • Modifié (27 Jan)
    Je ne propose pas du tout d'aggraver cette injustice. Je propose de la réduire. 
  • fdp défend bec et ongles les mécanismes qui entrainent la privatisation de l'enseignement, ce serait comique si ce n'était triste.
  • @Soc: Que l'enseignement soit privé ou public de toute façon, toi et tes semblables vous vous proposez de vider les lycées. Evidemment cela se fera à la mode libérale: on n'interdit rien, on fait juste en sorte que tu ne puisses pas y aller ou que tu comprennes par toi-même que tes chances de réussite sont minces et qu'il vaut mieux passer ton chemin.
  • Si tu le dis. Dialogue de sourds.
  • Modifié (27 Jan)
    Et toi tu défends un système où on n'apprend pratiquement rien ni au primaire , ni au collège, ni au lycée, pour éviter que les plus faibles soient en échec. Et on commence à apprendre les notions un peu sélectives, un peu complexes plus tard, dans l'enseignement supérieur.

    On commence par 10 ans de garderie, pour que personne ne soit en échec pendant ces 10 ans, puis on commence l'école.

    Résultat, ceux qui aimeraient quitter l'école à 22 ans, parce que ça va, les parents ne peuvent pas payer, ceux là ont tout juste commencé à apprendre 2 ou 3 trucs.  On leur a infligé 10 ans de garderie au début.

    Et les apprentissages un peu intéressants, un peu formateurs, ils commencent plus tard. Quand les pauvres sont partis parce qu'ils en avaient marre d'user leurs fonds de culottes sur les bancs de l'école.

    Génial, le système que tu défends.
  • lourrran a dit :
    Et toi tu défends un système où on n'apprend pratiquement rien ni au primaire , ni au collège, ni au lycée, pour éviter que les plus faibles soient en échec.
    Je ne crois pas que c’est ce qu’il défend mais comme le sport national, ici, est l’homme de paille pour éviter d’avoir à lire un peu sérieusement (et avec bienveillance et humilité) ce que peut écrire quelqu’un, ça part en cacahuète en dix messages.
    Heureusement qu’on n’est pas sur Touitère.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Que défend-il? S'il l'expose peut-être pourra-t-on comprendre sa position.
  • Bref, le niveau monte quand on s'est débarrassé des "cancres" et c'est la seule question que se posent les politiques depuis des décennies.
    S'en débarrasse-t-on en fin d'école primaire comme autrefois ? Ou au collège ? Ou au lycée ? Ou en L1 comme aujourd'hui ?
    Et bien la réponse de chacun dépend de son orientation politique ;)
    Et la définition du "cancre" aussi !
  •  Cette propagande d'extrême-droite gauche qui revient sans arrêt sur ce site, ça m'horripile. Si encore il n'y avait que Chaurien Fdp... >:)
  • xaxxax
    Modifié (27 Jan)
    À lire : "l'école du Gotha", pour en savoir plus sur l'EA. Mais bon, ce n'est qu'une de ces écoles privées (le public est plutôt la bourgeoisie de gauche) qui prospère parmi beaucoup d'autres. Ça n'a pas d'importance.
    Il y a une observation très intéressante de math2 qui aurait dû susciter plus de débats : le manque de créativité mathématique des taupins par rapport aux universitaires. Je ne le savais pas. Et ce n'est pas évident à déceler compte tenu du fait que les taupins qui intègrent ens ou x dans le top sont bien souvent créatifs.
  • Soc a dit :
    Que défend-il? S'il l'expose peut-être pourra-t-on comprendre sa position.
    Il suffit de le lire au lieu de lui rentrer dedans au moindre message, sous prétexte qu’il est de gôôôôche.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • C'est mesuré sur une seule épreuve.

    Explication de celui qui veut défendre les prépas: l'épreuve était très longue et les taupins vont chercher les points là où ils vont vite avant de s'attaquer aux questions qu'ils identifient comme difficiles.

    Explication de celui qui veut attaquer les prépas: le formatage des prépas les empêche de chercher des méthodes qui sortent du cadre.

    Encore une fois on a vite fait d'y lire la réponse que l'on a choisi d'avance, et ici c'est difficile de faire mieux faute d'informations supplémentaires.
  • zeitnot:
    Bonjour,
    Oui, j'aurais même pu me dispenser de l'armure!
    Les habituels commentaires agressifs dans ce cas n'ont pas montré le bout du nez; Effets du refroidissement climatique j'imagine...
    Mais je persiste et signe: pour que l'Education Nationale serve à autre chose qu'à fabriquer à la chaine des diplômes sans valeur, il y a du travail!
    Mais le pire n'est jamais sûr.
    Avec de la volonté et du courage, on peut faire changer le système, non?
    Cordialement.

    PG
  • DomDom
    Modifié (27 Jan)
    On sait que Fin de partie met des œillères sur la baisse du niveau, il ne veut pas en entendre parler.
    Mais valide-t-il ce que rapporte Le Point : « Las, l'école française n'a toujours pas réussi à réduire les inégalités sociales ! Pis, elle les accentue : la France est ainsi l'un des pays de l'OCDE où le lien entre le statut socio-économique et la performance dans Pisa est le plus fort » ?
    Si oui, qu’est-ce qui les fait accentuer ?
    Si non, quid ?
  • @Nicolas: tu fais un procès d'intention là où tu prétends les combattre. Je le lis et  je vois ce qu'il (pense) combattre, mais pas ce qu'il défend. Peut-être ai-je mal lu.
  • FdP défend un système où le bac est accessible à tous.
    Ok. En soi, l'idée ne me dérange absolument pas, si on me propose un plan valable pour atteindre cet objectif, en gardant un niveau d'exigence correct pour le bac.
    Les actions qu'on a prises pour rendre le bac accessible à tous, c'est de vider le bac de tout contenu. 
    Et si on a pris ces décisions là, c'est parce qu'il n'y avait pas d'autres options. Si on veut que le bac soit accessible à tous, il faut que le niveau d'exigence requis soit très bas. C'est quand même simple à comprendre, non ?
    Il n'y a pas 60 Millions de génies en France, et il n'y aura jamais 60 Millions de génies en France.

    FdP est le seul à ne pas voir qu'on a diminué dramatiquement le niveau requis. Il est le seul à ne pas savoir que la France recule sur tous les indicateurs. Et il refuse de regarder les indicateurs, parce que ça démolirait toute sa dialectique.

  • xaxxax
    Modifié (27 Jan)
    Soc difficile en effet de tirer une conclusion, mais je pense qu'il y a quelque chose à creuser. math2 ne s'inscrit pas du tout dans un débat pro ou anti taupins, s'il a parlé de ses observations c'est que ça doit être significatif.
  • Et s'il a dit qu'une infime minorité d'universitaires réussissait telle question, ce n'est pas pour qu'un clown déforme ses propos.
  • Modifié (27 Jan)
    lourrran a dit :
    On commence par 10 ans de garderie, pour que personne ne soit en échec pendant ces 10 ans, puis on commence l'école.
    Donc tu penses que les enseignants ne font rien que de faire de la garderie ? Les intéressés apprécieront.
    Les actions qu'on a prises pour rendre le bac accessible à tous, c'est de vider le bac de tout contenu.
    Donc on ne fait rien du tout en terminale ? Vidé de tout contenu il ne reste que du vide, on se demande ce que font les profs de terminale s'ils n'ont rien à enseigner du tout ?
  • Rendre accessible à tous, cela ne devrait pas être un slogan byzantin pour tromper les gens.
  • Tiens FdP tu remarques aussi la grande confusion qui régne dans le carafon de lousssan. Il alterne le propos insultants envers les universitaires puis les tirades larmoyantes. 
  • Modifié (28 Jan)
    Dom a dit :
     « Las, l'école française n'a toujours pas réussi à réduire les inégalités sociales ! Pis, elle les accentue : la France est ainsi l'un des pays de l'OCDE où le lien entre le statut socio-économique et la performance dans Pisa est le plus fort » ?
    Si oui, qu’est-ce qui les fait accentuer ?
    Si non, quid ?
    Episode 71+14^3345
    1°) Le système éducatif n'a pas pour vocation de modifier les inégalités sociales.
    2°) La phrase 1°) n'est pas équivalente à "l'école doit maintenir les inégalités sociales". De façon générale le contraire de "il est nécessaire de faire des efforts pour que X soit réalisé" n'est pas "il est nécessaire de faire des efforts pour que X ne soit pas réalisé" mais "il n'est pas nécessaire de faire des efforts pour que X soit réalisé".
    3°) Tous les efforts fournis jusqu'à présent pour modifier les inégalités sociales ont été réalisés au détriment de l'activité naturelle de l'école, celle par laquelle elle peut se rendre utile à la société: en transmettant des connaissances. Quand vous exigez de votre cordonnier qu'il ne répare pas vos chaussures mais qu'il vous ajuste vos lunettes, à la fin vous n'avez ni lunettes ajustées et ni chaussures en bon état et tout le monde y perd. L'enseignant est avant tout le délivreur d'un certain message de qualité et non pas une assistante sociale.
    4°) Les individus sont inégaux par nature. Si on interdit aux enseignants dans toutes les classes d'exposer un contenu que le dernier de la classe ne peut comprendre il n'y a plus d'enseignement et plus de progressivité non plus. Comme la société le sait, ses membres les plus avantagés retirent leurs enfants de l'école dite "égalitaire" pour les mettre dans une autre. Quel genre de haineux faut-il être pour reprocher à des êtres humains de ne pas chercher les meilleurs intérêts de leur progéniture?
    5°) Bref l'école pour tous n'enseigne plus rien au nom de l'égalité et devient la garderie dénoncée plus haut à juste titre.
  • Foys a dit :
    3°) Tous les efforts fournis jusqu'à présent pour modifier les inégalités sociales ont été réalisés au détriment de l'activité naturelle de l'école, celle par laquelle elle peut se rendre utile à la société: en transmettant des connaissances.
    Je suis à peu près d’accord sauf que pour moi, l’école n’a pas de vocation naturelle. Pour moi, elle a vocation à transmettre des connaissances (comme toi) mais c’est mon opinion sur l’école, pas une proposition démontrée.
    Par ailleurs, ce n’est pas parce que quelque chose est naturel (ou non) que ça doit empêcher de réfléchir.
    4°) Les individus sont inégaux par nature. Si on interdit aux enseignants dans toutes les classes d'exposer un contenu que le dernier de la classe ne peut comprendre il n'y a plus d'enseignement et plus de progressivité non plus. Comme la société le sait, ses membres les plus avantagés retirent leurs enfants de l'école dite "égalitaire" pour les mettre dans une autre. Quel genre de haineux faut-il être pour reprocher à des êtres humains de ne pas chercher les meilleurs intérêts de leur progéniture
    Même remarque sur l’inégalité naturelle. Ça ne doit pas empêcher de penser, quand on le juge nécessaire, à vouloir la réduire.
    Quant à la recherche des meilleurs intérêts pour leur progéniture, il y a un moment où les meilleurs intérêts de quelques-uns se font contre l’intérêt d’une très large majorité d’autres. Donc il y a un moment où ce n’est pas de la haine, c’est juste une réflexion sur les deux derniers mots de la devise française.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Modifié (27 Jan)
    "Tous les efforts fournis jusqu'à présent pour modifier les inégalités sociales ont été réalisés au détriment de l'activité naturelle de l'école"
    Principal effort de l'école qui a permis de réduire les inégalités sociales, la loi du 28 mars 1882 rendant l'instruction obligatoire pour tout le monde. Loi qui a permis a beaucoup de s'élever et qui n'a en rien été au détriment de l'activité naturelle de l'école.
  • Bonjour,
    Lao-Tseu a dit Il n'y a pas de Lumières sans obscurantisme.
    A+
  • Modifié (29 Jan)
    zeitnot a dit :
    "Tous les efforts fournis jusqu'à présent pour modifier les inégalités sociales ont été réalisés au détriment de l'activité naturelle de l'école"
    Principal effort de l'école qui a permis de réduire les inégalités sociales, la loi du 28 mars 1882 rendant l'instruction obligatoire pour tout le monde. Loi qui a permis a beaucoup de s'élever et qui n'a en rien été au détriment de l'activité naturelle de l'école.
    La loi du 28 mars 1882 n'avait pas été introduite dans le but de modifier les inégalités sociales. Ce dernier point est une lubie récente. La raison d'être de cette loi était de rehausser le niveau d'instruction de la France après la défaite de 1870, les élites de l'époque considérant que la meilleure qualité du système éducatif prussien avait contribué à sa victoire.
  • xaxxax
    Modifié (29 Jan)
    Foys tu devrais te documenter sérieusement au lieu d'aligner fois ce storytelling à deux balles qui n'est pas de ton niveau.

    Pour mémoire : la grande bourgeoisie qui avait progressivement pris la totalité du pouvoir au XIXe est brusquement évincée lors de la seconde série d'élections de la 3eme république. Des personnalités politiques issues de classes moyennes, classes qui arrivent au pouvoir pour la première fois dans l'histoire de France, comprennent rapidement qu'un élargissement numérique de ces classes sera un facteur de pérennisation du pouvoir politique de celles-ci. Et c'est la principale raison de l'accès à la fois gratuit et laïc (les jésuites, qui avaient la main sur l'ancien système éducatif, sont même dissous) à l'instruction.

    Quant aux artisans et penseurs du nouveau système éducatif, ils ne sont pas précisément des nationalistes bellicistes.

    En savoir plus :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Buisson
    https://fr.wikipedia.org/wiki/James_Guillaume

    Donc le but de la réforme éducative va bien plus loin que de "modifier les inégalités sociales", puisqu’il s'agit d’asseoir le pouvoir politique d'une classe sociale émergente en augmentant son effectif et le niveau de celui-ci via une politique éducative.

    Aujourd'hui on considère toujours que les "inégalités de nature" justifient un enseignement forcément inégalitaire. 
    Comme au début du XIXe siècle on considérait qu'il était utopique de vouloir apprendre à lire à tous les enfants puisqu'ils "n'en avaient ni la capacité, ni la motivation". Paroles qu'on retrouve invariablement de nos jours pour justifier toutes les conneries rétrogrades (éducation à plusieurs vitesses, examen d'entrée en 6e, redoublement, Rased etc. etc.).

    Le fond du problème est simplement une bêtise anthropologique basale, qui ne parvient même pas à gérer ses grossières contradictions (cf. le prototype le plus grossier du genre dans les interventions de lourrran).
  • Modifié (29 Jan)
    Je soutiens le système éducatif républicain en général (la valeur des entreprises politiques diverses réside dans leurs résultats exclusivement -et non dans les motivations qui en sont à l'origine- et je pense que le bilan de l'école dite de Jules Ferry est positif malgré le désastre de 14-18) mais ses origines sont moins humanistes que ce qu'on pense en général (il y a plusieurs facteurs qui ont conduit à sa mise en place dont ceux que tu cites).
  • xaxxax
    Modifié (29 Jan)
    Oui je connais tout le bourrage de crâne des enfants, mais dans les années 1880, les relations avec l'Allemagne étaient plus nuancées : Bismarck redoutait l'apparition de l'esprit de revanche et ménageait la France. La conférence de Berlin de 1885 donne ainsi d'énormes avantages à la France pour son emprise coloniale en Afrique, ce qui plaisait énormément au nouveau personnel politique français (on se rappelle que Jules Ferry était un colonisateur féroce).
    Ceci dit je partage ton point de vue sur le fait que le résultat importe bien plus que les motivations ; l'idéal étant quand même d'avoir une certaine cohérence entre les deux, ce qui est quand même arrivé plusieurs fois dans l'histoire contemporaine du système éducatif français, avant sa faillite actuelle.
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