Réforme du lycée et mathématiques, 25 ans de recul sur les inégalités filles/garçons - Page 2 — Les-mathematiques.net The most powerful custom community solution in the world

Réforme du lycée et mathématiques, 25 ans de recul sur les inégalités filles/garçons

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Réponses

  • Bonne remarque O.J,
    cela m’intrigue ce que tu dis sur les doctorants… ils ne s’intéressent pas à ce qu’ils font ? 
    pour ceux qui préparent les concours, j’imagine tout un tas de profils (de celui qui adore la matière à celui qui, faute de mieux, cherche un gagne-pain…)
  • Mais pourquoi les genres seraient symétriques ?
    Parce qu'une fois de plus le politiquement correct tue le débat. On a écrit quelque part dans les droits de l'homme "les hommes naissent libres et égaux[...]". Depuis on fait dire tout et n'importe quoi à cette belle idée, mais surtout n'importe quoi, en oubliant que ce n'est qu'une idée. Dans une discussion publique on ne peut donc que partir du principe qu'à la naissance on est tous identiques... ou bien se soumettre au lynchage bienséant du reste de la population.

    M'enfin je persiste à penser que si les genres étaient symétriques on serait tous hermaphrodites, ou à défaut bisexuels.

  • J’avoue que ces histoires imbitables de maths complémentaires ou expertes me dépassent. 
    Mais, de toutes façons, était-il absolument nécessaire d’avoir fait Saint-Cyr pour comprendre qu’en excluant les maths du tronc commun, on allait affaiblir la discipline ?
    C’était certainement le but inavoué de la réforme Blanquer contrairement à ce que prétendent Bourguignon et Villani.
    Aujourd’hui, ces derniers donnent des interviews à France Inter où, malgré le port du masque, on devine leur air consterné face à la désertion des filles.

    La seule culture mathématique que bien des élèves n’auront jamais est celle acquise au lycée. 
    Une fois le bac en poche, beaucoup n’entendront plus jamais parler de maths. Et c’est donc précisément pendant les années lycée, entre deux beuveries étudiantes, qu’il faut mettre le paquet pour transmettre le minimum syndical !


  • Modifié (26 Jan)
    Soc a dit :
    Mais pourquoi les genres seraient symétriques ?
    Parce qu'une fois de plus le politiquement correct tue le débat. On a écrit quelque part dans les droits de l'homme "les hommes naissent libres et égaux[...]".


    Il ne faut jamais oublier que dans ces pointillés se cache l'essentiel, à savoir "libres et égaux en droit"
    Le mot égalité est en réalité polysémique mais le texte de la première déclaration des droits de l'homme et du citoyen est sans ambiguïté là-dessus.
    Il y a une foule d'individus (dont le texte en tête de la constitution affirme que l'administration doit les traiter identiquement) et non pas un être humain générique, ni deux êtres humains génériques (un homme et une femme déclinés en millions de copies) que l'on opposerait.
  • Pour ce qui est du niveau des instits en maths soulevé plus tôt, je ne pense pas que ce soit un problème de genre, mais plutôt un problème de recrutement via lequel il est tout à fait possible d'obtenir un poste avec de piètres connaissances en maths.

    Au passage, à chaque fois que j'échange avec des stagiaires instits, ils sont tout à fait demandeurs qu'on les aide à mieux cerner les difficultés mathématiques du primaire (par exemple expliquer que les carrés sont des rectangles, ou encore faire comprendre la différence fondamentale entre mesurer sur une figure et calculer/déduire à partir des données).  Malheureusement leur formation ne vient pas corriger leurs lacunes (s'ils en ont) et ils les transmettent donc à tous leurs élèves.
  • Il y a tout de même un monde entre affirmer (idéologiquement) que les genres sont symétriques et affirmer qu’ils ne le sont pas en prenant pour preuve des statistiques montrant des effectifs asymétriques et en sous-entendant que les choix qui t’ont conduit sont libres de toute forme de pression sociale ou culturelle.

    Le blabla (positionnement de je-ne-sais-quoi, pilotage régional - l’EN est un avion ?) cité plus haut me donne la nausée. Il faudrait donner des amendes aux gens qui pondent des choses pareilles.
  • @Foys: Je suis d'accord avec toi, toujours est-il que je crois ces mots en partie responsables du dogme absurde d'aujourd'hui.
  • Modifié (26 Jan)
    $~~~~$ En effet, on détourne souvent le texte fondateur de notre République. Le libellé complet de l'article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen d'août 1789 est : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »
    $~~~~$ Déjà la mention « et du Citoyen » indique bien que ces droits s'appliquent aux citoyens, autrement dit aux Français.
    $~~~~$ Ensuite, la deuxième partie de l'article montre bien qu'il ne s'agit pas d'égaliser les conditions sociales, puisqu'il y est fait mention de$~~~~$  « distinctions sociales » :  simplement celles-ci doivent-elles être légitimes. Par exemple, les avantages consentis depuis des décennies à certaines zones de banlieue ne se justifient par aucune « utilité commune », et sont donc contraires aux principes républicains.
    Bonne journée.
    Fr. Ch.
  • Comment une idée très grande produit des résultats catastrophiques : 

    Idée initiale :  Les hommes naissent libres, et ils ont les même droits.
    Formulation 'poétique' :  Les hommes naissent libres et égaux en droits.
    Ce que l'on retient : Les hommes naissent libres et égaux.
    Puis au bout de quelques années : les hommes naissent égaux, et donc ils ont tous autant de compétences, ils sont tous aptes à obtenir un bac scientifique. 
    Du coup, pour aligner les faits avec cette assertion : puisque les hommes naissent tous avec les mêmes compétences, et qu'ils ont en principe tous les capacités pour avoir un bac scientifique, faisons en sorte que le bac scientifique soit accessible à tous. Vidons le de tout contenu scientifique. 
  • Modifié (26 Jan)
    Excellente démonstration, Lourran. Il y avait une blague, peut-être due à Georges Vedel :
    « Les hommes naissent libres et docteurs en Droit ».

  • Modifié (26 Jan)
    Je réagis au dernier message de Georges Abitbol, dont je salue l'avatar, bellement « genré » - si j'ai bien compris le sens de ce vocable.
    La période est fertile en nouvelles formulations, quelque peu mystérieuses pour moi, comme « les genres sont symétriques ». D'abord pour moi il n'y a pas de « genres », mais des sexes. Mme Belqacem nous avait répété sur toute les tons que la « théorie-du-genre » n'existe pas. Il y a deux sexes : les garçons et les filles, les hommes et les femmes. Notre sexe, on le constate à notre naissance, et il est le nôtre tout au long de notre vie. Je ne croyais pas être obligé d'écrire pareilles évidences, mais la période le veut, hélas !
    Alors, ces sexes seraient « symétriques » ? Que peut bien vouloir dire cette assertion obscure ? Identiques, interchangeables ? Assurément non. Les deux sexes sont évidemment différents, et c'est cette différence qui est la première beauté de la vie, qui est fondamentale, qui est la condition du dynamisme de l'espèce.
    Prenant ses fonctions de ministre en juillet 2020, Elisabeth Moreno a même osé dire : « Il n’y a pas de plus grande complémentarité qu’entre les femmes et les hommes ». Péché contre l'orthodoxie féministe-radicale, et dénoncé comme tel :
    Elisabeth Moreno a sans doute conservé le bon sens du peuple de son Cap-Vert natal...
    Poursuivons. Cette différence fondamentale, essentielle, entre les garçons et les filles, il serait étonnant qu'elle n'ait pas de conséquence sur toutes les circonstances de la vie, et notamment sur le choix d'une profession. Pas besoin pour ça de « conditionnement social ». Le premier « conditionnement » est celui de la nature qui nous a fait homme ou femme, et il est vain de vouloir se soustraire à celui-ci. Alors, laissons les jeunes filles choisir librement leur avenir, ce n'est pas aux autorités féministes d'en décider à leur place. C'est leur manquer de respect que d'affirmer que leurs choix seraient dictés par autre chose que par leur libre volonté. Il y en a peut-être même qui envisagent de se marier avec un homme et de faire cette chose qui manque en Europe : des enfants européens, et de les élever convenablement...
  • lourran a écrit : "Comment une idée très grande produit des résultats catastrophiques"

    Ce n'est pas l'idée qui produit cela, c'est ce qu'on en fait. L'idée que "Les hommes naissent libres et égaux en droits" est une belle idée que je défends et qui ne produit rien de catastrophique.

    Car si cette idée produit quelque chose de catastrophique, ça peut sous-entendre qu'il faudrait la supprimer. Certains préfèrent malheureusement : "les hommes ne naissent pas tous libres et sont inégaux en droit". Je les combats.
  • En effet ça se bat un peu sur les principes. 
    Mais je rappelle que le sujet n’est même pas là. 

    Le sujet est :
    « Regardez les chiffres, la proportion des filles a baissé en maths depuis la réforme »

    Et quand on regarde l’argument des chiffres, on s’aperçoit qu’on a collé deux morceaux de courbes qui ne mesurent pas la même chose.  

    Incompétence ou arnaque ?
  • Soc a dit :
    M'enfin je persiste à penser que si les genres étaient symétriques on serait tous hermaphrodites, ou à défaut bisexuels.
    Ou comment faire dire n’importe quoi à quelqu’un qui ne l’a pas dit. En rhétorique, on appelle ça un homme de paille.
    df a dit :
    J’avoue que ces histoires imbitables de maths complémentaires ou expertes me dépassent. 
    Mais, de toutes façons, était-il absolument nécessaire d’avoir fait Saint-Cyr pour comprendre qu’en excluant les maths du tronc commun, on allait affaiblir la discipline ?
    C’était certainement le but inavoué de la réforme Blanquer contrairement à ce que prétendent Bourguignon et Villani.

    L’APMEP le dit. Si, si.

    kioups a dit :
    Les laboratoires, ce sont les anciens IREM. Il y a du bon (et du moins bon...).
    Pas tout-à-fait : les IREM ont leur lieu propre, les laboratoires sont hébergés dans les établissements.
    Chaurien a dit :
    Ces avantages en faveur des zones de banlieues dégradées sont un vrai scandale, contraire à l'égalité républicaine, et constituent un gouffre financier depuis quarante ans, en pure perte. On devrait s'intéresser plutôt à ce qu'on appelle la France périphérique, la France profonde, peuplée de Français industrieux et délaissés.
    Comme d’habitude, tu racontes n’importe quoi, dire que tu viens te poser en parangon de la personne sans a priori idéologique :
    • Les ZEP ne sont pas réservées aux banlieues pleines d’Arabes et de Noirs, il en a aussi en rase campagne.
    • Les banlieues pleines d’Arabes et de Noirs sont largement habitées par des Français (d’origine arabe ou noire, ben oui, on est allé les coloniser).
    • Si tu veux enseigner en ZEP sans un sucre financier, libre à toi mais ne vient pas te plaindre que certains collègues trouvent normal de compenser par trois sous la difficulté du métier dans ces établissements (eh oui, 40 élèves par classe en ZEP ou dans certaines sections professionnelles, tu me montres quand tu veux comment tu fais).
    • L’égalité républicaine à bon dos quand on leur enfonce la tête sous l’eau.
    • Après avoir été réticents à comprendre le mouvement des Gilets jaunes, les banlieues se sont dit qu’ils sont dans la même galère.
    Le titre du fil est un peu trompeur : on pourrait croire que ça fait 25 ans de reculs alors qu’en fait, 25 ans d’efforts ont été anéantis en deux ans depuis la réforme.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Zeitnot : 
    J'avais ajouté une dernière phrase, et j'ai finalement décidé de la supprimer avant de poster. Cette dernière phrase disait :   
    Si cette grande idée a produit une catastrophe, ce n'est pas la faute à pas de chance. C'est en particulier parce que des démagogues ont déformé l'idée.

    D'accord avec toi.
  • Dom, c’est surtout qu’ils n'ont pas le choix s’ils veulent comparer.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • RE
    A propos de femmes savantes, moult théoriciens de l'école feraient de très bons Trissotins.
    A+
  • Soc a dit :
    M'enfin je persiste à penser que si les genres étaient symétriques on serait tous hermaphrodites, ou à défaut bisexuels.
    Ou comment faire dire n’importe quoi à quelqu’un qui ne l’a pas dit. En rhétorique, on appelle ça un homme de paille.
    Ou tout simplement un raisonnement par l'absurde. On part de l'hypothèse proposée "la différence des choix faits par les hommes et les femmes provient exclusivement du conditionnement produit par notre société patriarcale" et on en tire les conclusions (fausses) qui s'imposent.

    Nier la différence, quelle qu'elle soit (sexe, origine, religion, culture, génétique, physique, âge, handicap etc, etc...) est le meilleur moyen de créer des problèmes plutôt que de les résoudre. La tolérance c'est accepter la différence et la respecter, pas la nier. Et pour avoir du sens, tout respect se doit d'être mutuel.

    Non Dom, ce n'est pas vraiment hors sujet, cet article n'existerait pas si l'auteur ne pensait pas que les hommes et les femmes devraient être également représentés en mathématiques. En revanche je suis d'accord avec toi: on attend toujours le lien de cause à effet entre la réforme et la "diminution" affichée.
  • Modifié (26 Jan)
    Personne n’a écrit qu’« elle provient exclusivement du conditionnement produit par notre société patriarcale. », c’est bien pourquoi j’ai parlé d’homme de paille. En sociologie, rien n’est tout blanc ou tout noir.
    Cela dit, il est exact que notre société, sans être patriarcale (au sens sociologique du mot), reste encore machiste et que la différence des choix des femmes provient aussi (et non exclusivement) du conditionnement produit par notre société. Le patriarcat (qui a bien existé) a laissé encore des traces de pneu difficiles à éradiquer, il suffit de lire certains commentaires misogynes sur ce forum (ou ailleurs).
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Je suis d'accord avec tout ça. Mais si l'on conçoit que tout ne provient pas du déterminisme social, alors on peut accepter des différences sans y voir nécessairement la trace d'une oppression machiste.
  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Nicolas,
    1) Le fond est : « 25 ans d’efforts ont été anéantis en deux ans depuis la réforme »

    D’abord cela m’évoque un slogan politicien ou syndical, je m’en méfie d’où qu’ils viennent. 
    Ensuite, là, en l’état ce n’est pas prouvé comme je le dis. 
    Le pire, c'est que c’est peut-être vrai. Je ne puis le dire. Je n’ai pas d’information. 

    2) L’argument est : on compare deux grandeurs totalement incomparables. 
    Avoue que de dire « c’est surtout qu’ils n'ont pas le choix s’ils veulent comparer », c’est assez cocasse quand même. 
    Moi, cela ne me suffit pas. 
    « Je n’ai pas le choix, je ne peux que comparer une température en °C avant $t$ à une hygrométrie en % après $t$ » pour démontrer ma thèse. 
    Ce n’est pas sérieux du tout.
    Pour défendre une thèse, la plus noble soit-elle, je ne suis pas du tout d’accord pour argumenter de manière fallacieuse. Cela me fait encore penser aux discours syndicaux et politiciens où « tout est permis pour la bonne cause ». 

    Aussi, on doit bien avoir des statistiques fille/garçon sur, par exemple, l’option « spécialité Maths » qui était coefficient 9 à l’époque du BAC S dans les années 1990. Où sont-elles ? Ce serait déjà plus habile…

    C’est tout le problème selon moi de cet article. 
    Le gars qui veut défendre une cause utilise un moyen frauduleux (volontairement ou pas). 

    Je suis d’accord sur ces stéréotypes sexués/genrés fabriqués par « la société ». Mais ce n’est pas la discussion, c’en est une autre. 
    Aussi, dans cette autre discussion je suis incapable de savoir si « sans cette mauvais et malsaine société » ce serait 50% de filles et 50% de garçons qui feraient chaque chose, chaque métier, chaque sport, chaque passion, chaque instrument de musique etc. 
    Est-on sûr que ce 50/50 soit « normal » ou faut-il essayer d’y parvenir faute de mieux, par méconnaissance ?
  • S'offusquer de la baisse en pourcentage du nombre de filles qui choisissent la spécialité mathématiques, cela revient à considérer cette matière au dessus des autres et visiblement , cette inégalité , ne gêne pas trop. :D
  • Les garçons font sciences parce qu'ils sont trop mauvais ailleurs. Les filles ont un meilleur niveau général et peuvent donc s'offrir autre chose qu'un choix par défaut. Ce sont les garçons qui font le choix du pauvre, pas les filles! Mais ce sont elles qui sont perçues comme opprimées, c'est pas du juste!
  • Modifié (26 Jan)
    « Je n’ai pas le choix, je ne peux que comparer une température en °C avant t à une hygrométrie en % après t
    » pour démontrer ma thèse. 
    Ce n’est pas sérieux du tout.

    Plutôt que de ressasser ça ad nauseam, on peut considérer le schéma qui compare la proportion d'élèves ayant plus de 6h d'enseignements de mathématiques hebdomadaires en terminale avant/après la réforme :
    Filles de 47% à 23%

    Garçons de de 63% à 51%

  • @Chaurien : ta propension à systématiquement amputer de moitié et écorcher le nom de Najat Vallaud-Belkacem est répugnante, même si je n’ai aucune affinité politique avec cette personne. Que dirais-tu si on t’appelait Rien ?

    Pour le reste, je suis sûr que tu t’es déjà fait expliquer ce qu’est le genre, alors bon... Et puis tu n’as pas répondu à mes questions précédentes.
  • Ne dites jamais : "c'est naturel" afin que rien ne passe pour immuable.


  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Hum… mille merci pour le « ressasser ad nauseam ». 
    Pardonne-moi mais c’est dérangeant surtout parce que c’est vrai, tu sembles en convenir d’ailleurs (qui ne le ferait pas ?). 
    Tu as juste déposé cet article foireux, et tu n’es pas responsable de son contenu. 
    Cela dit, au moins, tu proposes de regarder quelques chose de pertinent de mon point de vue. Dont acte.
    Par contre, là on voudrait voir sur les « 25 ans d’efforts » l’évolution. 
    Je m’interroge également sur « qui fait des maths après le BAC ? ». 
    J’entends bien sûr ce que dit df plus haut : « La seule culture mathématique que bien des élèves n’auront jamais est celle acquise au lycée. […] Et c’est donc précisément pendant les années lycée […] qu’il faut mettre le paquet […] ».
  • Modifié (26 Jan)
    cet article foireux

    Merci, Dom, d'exprimer si clairement ta pensée.

  • Pour que ce soit encore plus clair : je parle uniquement de l’argumentaire mais pas de la thèse défendue. 
  • Si j'en crois la figure 5 page 92 les filles auraient tendance à moins  se surestimer que les garçons en mathématiques et il est donc possible que cette unique spécialité mathématiques en première (que l'on vend comme une S ) bloque plus les filles que les garçons (la différence était assez flagrante avec S et ES sur ce graphique).
    Il est dit également que les filles définissent souvent un projet plus tôt que les garçons et il n'est pas impossible que les mathématiques ne soient peut-être pas si essentielles que cela à leur projet.
  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Ok. 
    Je ne comprenais pas « pourquoi juste cette réforme » entraîne cette baisse drastique de la proportion des filles.
    C’est donc « juste » le fait qu’on doive choisir des options qui peuvent être autre chose que des maths. 
    Et, comme tout le monde l’a dit, les filles, sociétalement* conditionnées dans leurs choix, ne s’y dirigent pas en priorité.
    Par contre des filles restent scientifiques même en ne choisissant pas de faire davantage de maths (je n’ai pas de données là-dessus).
     *désolé si ce terme n’existe pas, mais je le préfère à « socialement » 
  • On risque de manquer de garçons de café et de commis de cuisine.  Contre-mesure envisagée: augmenter les salaires, améliorer les conditions d'hébergement. 
    On risque de manquer de professeurs pour enseigner les mathématiques dans le premier degré. Contre-mesure envisagée: tenter de convaincre plus de filles d'embarquer dans cette galère.

    On attend la contribution de "PetitCrétinSousLesCieux", il en a à dire sur les paraboles.
  • Blague du moment : multiplions les salaires des profs du premier degré par 100 et les inégalités de salaires seraient déjà bien moins grandes. 😀
  • Modifié (26 Jan)
    Bonjour,
    Chaurien a écrit ; "J'ai maintes fois posé la question : pourquoi faut-il à toute force que les filles fassent des mathématiques ? Est-ce la seule manière de réussir sa vie ? Je n'ai jamais reçu de réponse, mais ça fait partie des dogmes en vigueur".

    Le problème des filles est qu'elles subissent une forte pression sociale pour se transformer en "poupée Barbie" car c'est comme cela qu'elles réussiront leur vie (c'est qu'on leur fait croire ) mode petite maison dans la prairie et depuis l'enfance, même les catalogues de jouets sont scindés en deux parties jouets garçons et filles, alors quand ma fille m'a dit qu'elle voulait un jouet (garage à voitures) mais qu'elle ne savait pas si le père Noêl voudrait car s'était un jouet de garçon, j'ai compris qu'il y avait un gros souci. Touts les jeux qui donnent le goût des sciences sont dans la partie jeu de garçon,alors à l'arrivée les filles ont peurs de se planter en choisissant des parcours scientifiques.

    Sinon, pour moi, il serait logique qu'il y ait autant de garçon et de fille dans toutes les filières intellectuelles ou ne nécessitant d'aptitude physique (force puissance) que peu de filles ont.

    ps : elle a eu le garage et les voitures,etc..., et elle a fait une école d'ingé en mécanique , quand il n'y a pas de censure social à la maison cela le fait.
  • Modifié (26 Jan)
    Bravo math78, bon petit soldat de l'idéologie gaucho-féministe. Je lis Libé tous les jours, et tu ne me déçois pas, tu es bien dans la ligne, tu mérites une promotion.
    C'est pour ça que des commandos de féministes radicales vont de temps en temps emmerder les vendeurs de magasins de jouets pour dénoncer les jouets « genrés », selon la novlangue en vigueur. Ces bécasses n'ont sans doute rien de mieux à faire de leurs journées.
    Je suis aussi père d'une fille et j'ai une autre expérience. Quand elle était petite, sa mère et moi nous n'avions pas d'idée préconçue sur les jouets à lui acheter, nous lui achetions ceux qu'elle demandait, et, qu'on nous pardonne, c'étaient des jouets de petite fille, poupées, tête à maquiller, déguisements de princesse, etc. Ouh là là, elle a été conditionnée la pauvre. Voire... Elle a fait math-sup et math-spé,  puis une école d'ingénieur, puis elle est entrée à Cachan en admission directe, puis l'agrégation de génie civil, et elle est présentement ingénieur.
    Ces histoires de société patriarcale, de conditionnement social, c'est un catéchisme de poncifs idéologiques qu'il faut réciter pour être bien vu dans certains cénacles, mais ce ne sont que mensonges recuits, vieilleries soixante-huitardes, dont rigolent nos jeunes de la génération Z.

  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Hum… c’est bien virulent, Chaurien. 
    Ce que dit math78 s’entend quand même (la « poupée Barbie » reste une caricature, bien sûr, mais on comprend bien l’idée, c’est parlant, tout comme le bleu et le rose). 
    Ce que disent les radicaux féministes est une autre histoire, de mon point de vue. 
    La seule chose qui ne m’apparaît pas clair est le 50/50 dans tout. Je veux bien par expérience de la pensée faute de mieux mais je reste sceptique sur « la logique ». C’est le fait que des personnes en ont une certitude qui me fait m’en méfier…
    Car non démontrée, je me dis que cette certitude ne peut qu’être qu’idéologique. 
    Attention, on politise et la modération va siffler la fin de la récréation. 
  • Acheter un garage à sa fille parce qu'elle en veut, c'est être gaucho-féministe ? Purée, un peu de bon sens quand même...
  • Chaurien a dit :
    Bravo math78, bon petit soldat de l'idéologie gaucho-féministe.
    Chaurien, quand on répond à tes arguments, quand il y en a, on ne t'insulte pas, on n’invective pas : on répond avec de vrais arguments.
    Aie la politesse de faire de même.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Exact kioups,
    Ma filleule ne voulait que des garages quand elle était petite. Vraiment, vraiment. Il ne serait pas venu à l’idée de ses parents de lui dire « non, tu es une fille, voyons ».
  • Modifié (26 Jan)
    Mon petit-fils voulait une dinette. Horreur au magasin : mais c'est un jouet de fille !! Il a tout de même eu sa dinette.
    Il a grandi, il est majeur et très sympa, pas d'atome crochu avec les maths. Et une détestation profonde (euphémisme) de génération Z.
    Du coup, j'ai la réponse à une question que je me posais : Chaurien roule pour Le Pen ou pour Zemmour ? Finalement la réponse est simple : Zemmour, lui c'est un mâle !
    Désolé d'en arriver là, mais cette propagande d'extrême-droite qui revient sans arrêt sur ce site, ça m'horripile. Si encore il n'y avait que Chaurien ...
  • ADAD
    Modifié (26 Jan)
    Bon on va arrêter là.
    Le forum n'est pas une tribune politique.
    AD
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