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Ratio connaissance

Bonjour,

Je me demandais quel pouvait être le ratio entre :

- D'une part, la connaissance mathématique acquise par un étudiant venant d'obtenir un bac S.
- D'autre part, l'ensemble de toutes les connaissances mathématiques acquises par l'humanité jusqu'à aujourd'hui.

J'imagine que la question est mal posée et que cela dépend de ce qu'on entend par "connaissance acquise" et comment la mesurer ... Pour formaliser un peu les choses, disons que la connaissance est proportionnelle au nombre de caractères qui sont nécessaires à son encodage (ainsi on s'affranchit du temps, du niveau de l'élève, etc.). Le but serait d'avoir une estimation ce de rapport.

Vu le nombre d'heures passées à étudier les mathématiques, j'ose espérer qu'il est moins supérieur à 1/2. Mais je n'en ai aucune idée ...

Réponses

  • Je pense qu'un chercheur en mathématiques, n'a pas la moitié des connaissances acquises par l'humanité en mathématiques. Le champ des connaissances est tellement vaste, comment en avoir ne serait-ce que la moitié ?
  • Le rapport 1/2 est totalement déraisonnable, tu dois t'en douter, même par rapport aux connaissances d'un chercheur. Jusqu'au bac, disons qu'on fait sept ans de mathématiques en comptant collège et lycée. En primaire, on ne fait guère plus qu'apprendre à compter. Après, le bac, il y a la licence, le master, éventuellement la préparation de l'agrégation, la thèse ; ce qui fait huit ou neuf ans, et bien sûr l'apprentissage est bien plus intensif. Au sortir de la thèse, tes connaissances en mathématiques valent bien plus que deux fois les connaissances que tu avais en sortant du lycée. Et ça ne s'arrête pas après la thèse, tu apprends encore beaucoup pendant ton post-doc, puis pendant tes premières années de chercheurs, etc. Le long de la carrière, j'imagine que cela dépend des mathématiciens : certains se confortent dans le domaine qui leur est familier, mais d'autres continuent d'apprendre de nouvelles choses, voire changent de domaines. Et même à l'apogée de ta carrière, tes connaissances représentent un pourcentage ridicule des mathématiques connues. Si quelque chose augment drastiquement, c'est la certitude que tu ne sais finalement pas grand chose. (Un petit bonjour à Socrate.)
  • En effet, très proche de zéro (sans tomber ici dans le travers « les lycéens ne savent plus rien ») mais sans savoir estimer l’ordre de grandeur de ce « proche de zéro ».

    Autre question liée :
    Si toute la population, disons les adultes français, savait et « maîtrisait » (oui...bon...ça reste vague) tout le programme du DNB (je parle de toutes les matières), quelles en seraient les vertus ?
  • Mon estimation est 1/1000.

    Pendant les 12 ans avant le bac un élève passe 3 heures par semaine en moyenne à faire des maths (plus en période scolaire et moins pendant les vacances). Après le bac, un étudiant peut passer 12 fois plus de temps par semaine. A la fin du doctorat on connaît peut-être 10 fois plus de math qu'un bachelier S. Mais un docteur en math ne connaît que son domaine de spécialité, peut-être 1% du total des connaissances humaines en math.
  • Dom : pour moi, les connaissances, quelles que soient les matières, jusqu'en 3ème, c'est la base de la culture générale.
  • Oui un « socle commun » comme ils disent ;-)
    Mais imagine que ce soit vraiment le cas ? que tout le monde sache tout ça ?

    D’ailleurs ce n’est pas le cas pour moi... j’ai forcément des carences ici et là.
  • Oui, tu as peut-être des carences mais tu es intelligent, tu le sais et s'il faut, tu cherches à les combler. Ca serait une bonne chose a priori... Mais il faut du recul pour comprendre que ce socle commun peut être utile.
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