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Le pire enseignant que vous ayez eu en mathématiques ou dans une autre discipline

Chacun de nous, a été confronté durant le cycle secondaire ou supérieur de ses études
a des professeurs imbuvables, prétentieux, et puants. Quel est le pire d'entre eux ?
moi-même j'ai le souvenir d'un enseignant parfaitement insupportable, en économie à l'Université de Lyon
il sortait des mots mathématiques comme sygma-algèbres ou isomorphismes qu'il ne comprenait manifestement pas
ou des citations d'auteurs économistes sans aucun rapport avec le chapitre du cours
et son comportement vis-à-vis des étudiants était celui d'un parvenu hautain et méprisant
à son contact je m'inquiétais de savoir si à son âge j'atteindrais un tel niveau d'abêtissement et d'abrutissement
qu'en pensez-vous ?
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Réponses

  • Modifié (17 Jun)
    J'ai le souvenir d'un enseignant sur un forum que je n'ai pas eu, très puant, prétentieux, qui fait exprès de répondre à côté de la plaque et de perde de pauvres étudiants, en utilisant des notions de convergence qu'ignorent ces derniers pour mieux les perdre. C'est une attitude méprisante, hautaine, abêtissante et abrutissante.
  • Modifié (17 Jun)
    Je pense spontanément à deux enseignants que j'ai eus.
    Le premier est mon professeur d'histoire-géographie de 4ème, qui a réussi l'exploit de faire passer cette matière qui était l'une de mes préférées en 6ème-5ème à l'une de celles que je détestais le plus. Il voulait à tout prix nous apprendre la dissertation, ce qui était pour moi la difficulté absolue, mais en plus il avait le mauvais goût d'afficher à tout moment son penchant pour la royauté... alors qu'il devait nous enseigner la Révolution Française.
    Le second est le professeur qui faisait le cours sur les "Groupes de Lie classiques" pendant mon année de Maîtrise. Pendant le premier cours en amphi, il a distribué son poly et commencé son cours... et au bout de 5 minutes les premières discussions fusaient dans les rangs. Au bout de 15 minutes, tout le monde avait eu le temps de feuilleter le poly. Alors, une voix s'est élevée dans l'assemblée et a osé demander ce que nous nous demandions tous : "Monsieur, est-ce que vous allez expliquer ce qu'est un Groupe de Lie ?" et le professeur de répondre : "C'est l'objet de ce cours".
    La moitié de l'amphi s'est levée, a quitté l'amphi, et (autant que je le sache) n'y a pas remis les pieds. Je suis resté jusqu'à la fin de ces 2 premières heures pour constater ce qui était sur le poly : le cours consistait en une longue énumération de plein de groupes de Lie... sans jamais définir ce que c'était qu'un groupe de Lie, ni même parler de groupes !
  • Ce professeur était la lie des enseignants.
  • J'ai beau chercher, je n'arrive pas à trouver un enseignant vraiment puant... Peut-être mon prof d'EMT en 5ème ou 4ème. Hyper obtus avec ses cartouches à remplir. Qui virait souvent pour pas grand chose.
    Vague souvenir aussi d'un chargé de TD (probablement vacataire) en Deug 1, il avait loupé la première semaine et après, ça se voyait clairement qu'il n'en avait rien à faire. Bon, comme bisam, je n'ai pas insisté dans ses TD...
    Au contraire, beaucoup de profs m'ont marqué positivement.
  • Modifié (17 Jun)
    Bonjour,
    Moi c'est mon prof de musique de collège (le seul de l'établissement, donc je l'ai eu pendant 4 ans !). C'est un catholique prosélyte qui nous expliquait que ceux qui ne croient pas en Dieu sont des imbéciles. Son argument est "il est stupide de ne pas croire en Dieu parce qu'on a pas de preuve de son existence, alors qu'on croit tous en l'existence de notre cœur sans l'avoir vu de nos yeux". C'était dans un établissement privé catho, mais c'est quand même le seul prof qui s'est permis de nous parler de religion en cours. Il parait qu'il a plein de crucifix arrochés partout chez lui (d'après mon ancienne prof de piano qui le connait).
    Les interrogations orales de pipeau et de chant devant toute la classe étaient aussi une vraie torture !
  • Ah ben justement, j'étais aussi dans le privé catho et j'ai eu une bonne sœur comme prof de physique pendant mes 3 années de lycée. Mon meilleur pote était dans ce lycée parce que viré de partout et il la cherchait beaucoup pour la mettre en porte à faux entre son engagement religieux et la matière qu'elle enseignait. Elle avait toujours réponse à tout, c'était génial !
  • Les cours de mon prof d'algèbre en prépa agreg consistaient à recopier intégralement au tableau le Perrin.
    Donc belote coinchée à la place B)
  • En maîtrise, un prof âgé pour un cours sur les distributions. N'a jamais compris la question posée avec insistance par plusieurs étudiants : "Qu'est-ce que la topologie associée à telle "notion de convergence" ?". A fini par s'énerver sans reconnaître qu'il y avait peut-être là un point à éclaircir pour la prochaine fois.

    En licence et en maîtrise, un MC jeune qui faisait TD de géométrie élémentaire et différentielle. Il ne préparait pas les exercices qu'il donnait et passait des heures au tableau à chercher les réponses aux questions, souvent sans y parvenir ou en agitant les mains. Une heure pour ne pas aboutir à démontrer le théorème de l'angle au centre. Gênant.
  • xaxxax
    Modifié (17 Jun)
    Un prof de maths en 3eme  qui n'expliquait absolument rien. Il écrivait son cours au tableau sans même dire à quoi correspondait les symboles ni les nommer. Ainsi je me rappelle de $\infty$ dans les tableaux de variations de fonctions, on se demandait ce que ça représentait et même comment l'écrire - il écrivait tellement mal qu'on confondait ça avec un grand D écrit en majuscule cursive.

    Alors que je consultais assez peu les manuels dans les classes antérieures, j'ai dû cette fois-ci en faire usage pour comprendre le cours. Je ne me rappelle plus de l'auteur bouquin, mais c'était bien expliqué. Au passage je pense que dans ce genre de cas un bon livre est vraiment important.

    Au final mes notes étaient très bonnes - et malgré ses défauts le cours du prof était correctement structuré - mais ceux qui n'avaient pas pensé à travailler comme ça ont vu leurs notes s'effondrer. Il était connu pour noter sec, avec une certaine "bienveillance" quand même : il ne mettait jamais 0, mais 1 "pour l'encre".
    Un type très intelligent, le seul à m'avoir plusieurs fois battu aux échecs pendant ma scolarité, mais médiocre en lettres langues, a été "orienté" (envoyé en BEP dans un LEP) à cause de ses mauvais résultats en maths.
  • Bonjour à tous,

    Le pire enseignant que j'ai eu en mathématiques? 
    Après réflexion et sans conteste mon prof de seconde C en 1969/70: début de l'enseignement des maths modernes en lycée. Le pauvre n'avait visiblement pas eu de formation, une connaissance très insuffisante du sujet et surtout il avait une peur bleue des élèves (lycée ce garçons) qui étaient impitoyables avec lui.
    Le pire enseignant que j'ai eu, toutes disciplines confondues? Il y a certes de la concurrence, mais je crois que c'était le prof de français de sup, qui ne nous parlait que de Gaston Bouthoul (1972/73).

    Mais je tiens à dire que dans toute ma scolarité, de l'école primaire à maths spé, voire ensuite en école d'ingénieurs, j'ai eu une écrasante majorité de profs corrects, ou bons, ou très bons, ou carrément excellents (d'après mes critères subjectifs bien sûr!). Je dirais volontiers plus de 90 % d'entre eux.

    PG

  • ....Et je précise bien, pas uniquement en mathématiques!
    PG
  • Idem, je n'ai pas de souvenir de vraiment mauvais prof. Peut-être une prof d'allemand ?
    Par contre, un souvenir d'un couple 'élève ultra provocateur / prof réagissant mal', en 4ème et 3ème.
  • Sujet étrange, je trouve. 

    La réponse de zeitnot m’est venue naturellement mais je n’avais pas souhaité la formuler. 
  • Eh bien moi, à part une prof de français de première qui a convoqué mes parents pour leur dire qu'elle allait m'empêcher de passer en terminale, parce que en cours j'étais "aussi vivant qu'un pied de chaise"...je n'ai pas eu de prof très mauvais.  Mais, en CM2, j'ai eu un instit super bon, super sympa mais qui m' a traumatisé. Tous les soirs, à la fin des cours, il prenait un quart d'heure pour nous lire une histoire. Ainsi, il nous conta les mille et une nuits. Dan un épisode, Sindbad le marin épouse une princesse d'un pays lointain. Malheureusement cette princesse meurt, et la coutume de ce pays était d'enfermer dans une grotte servant de tombe le survivant avec son conjoint décédé. Et on murait la grotte. Eh bien , ça , ça m' a hanté des nuits et des nuits, et je me demande si ça n'a pas contribué à ma phobie de la mort... En fait je ne m'en suis jamais remis. Et pourtant qu'il était chouette cet instit proche de la retraite, humain comme tout, et qui savait nous faire apprendre.
    Bonne soirée.
    Jean-Louis.
  • Modifié (17 Jun)
    Je ne saurais pas donner de tels "classements", certains professeurs m'ont marqué négativement, comme d'autres positivement.
    En maths, c'est surtout ma prof de maths de 4ème qui m'a marqué. Certes je n'avais pas de bons résultats, mais je me souviens clairement, alors que je lui demandais des conseils de travail pour m'améliorer, elle avait répondu "il faudrait travailler davantage" (vu que je bossais je ne trouvais pas le conseil d'une efficacité remarquable), mais surtout elle ajouta "de toutes façons, faible comme tu es en maths, tu n'as aucune chance d'arriver à faire quelque chose de ta vie". Remarque absolument stupide, qui ne va pas en plus dans le sens d'éveiller un enfant, puis au fur et à mesure de mon parcours qui n'a pas été si mauvais que cela en maths ultérieurement, je me dis que j'aurais bien aimé aller la voir pour lui dire tout ce que j'ai pu faire de ma vie, y compris en maths !
    En sixième, en histoire nous devions étudier l'Antiquité : l'Egypte, la Grèce, Rome, ainsi que les berceaux des grandes religions monothéistes. J'étais très curieux de l'Antiquité, ma prof a décidé que le seul point important du programme était l'une des trois religions et elle n'a parlé que de cela.
    J'ai le souvenir de mon prof de français de première qui n'a pas corrigé une seule copie de l'année et qui nous a laissé une (trop) large autonomie quant aux textes à présenter pour l'oral du bac.
    Et mon prof de physique de 2nde, c'était un type très intéressant, mais il avait la fâcheuse tendance à nous faire savoir que vu son niveau il ne devrait pas être à enseigner dans le secondaire mais en prépa. Il avait sans doute raison, mais nous avions l'impression qu'il était mécontent de nous avoir, et cela était d'autant plus surprenant que pour le coup il s'impliquait tout de même beaucoup.
  • Modifié (17 Jun)
    Ah et je me sens de rajouter deux profs de lettres que j'ai eu en spé.
    Ma prof de français de 3/2 faisait une lecture linéaire des textes du programme. Les 5/2 le savaient et séchaient massivement le cours qu'ils trouvaient inutile. Ils ont fait une pétition, arguant du fait que ceux qui ont eu les meilleures notes au concours étaient ceux qui avait séché son cours. Elle a été déménagé l'année suivante, mais plus tard j'ai appris que c'était la quatrième année que le proviseur et l'Inspection Générale recevait ce genre de pétition. Ils l'ont toutefois laissé aux khâgne, elle devait être bien adaptée à aux. Le prof que j'ai eu l'année suivante (en 5/2) a été remarquable.
    Ma prof d'Allemand de spé avait tendance à estimer qu'en prépa scientifique on devrait avoir le niveau pour passer l'agrég d'Allemand (elle le répétait assez souvent) ; nous avions donc planché sur de tels sujets ... Une autre fois, nous avions eu à traduire (sans dictionnaire) le Liebestod (fin de l'opéra de Wagner). J'étais content, j'avais l'impression que ma traduction était pour l'essentiel correcte. Résultat : 02/20 "traduction assez fidèle pour le sens, mais vous n'avez pas respecté la forme poétique du texte"
  • Modifié (17 Jun)
    J'ai eu de bons profs presque toujours, certains très drôles (pas toujours volontairement).
    Par contre en maîtrise, je me souviens d'un prof polonais qui parlait d'une voix monocorde, les photocopies du Brezis d'une main, la craie de l'autre ,recopiait le texte du livre au tableau.
    Quand quelqu'un lui posait une question un peu malicieuse, il marquait un petit temps d'arrêt, regardait son interlocuteur, souriait légèrement, puis reprenait sa litanie d'une voix douce, légèrement aigüe et monocorde.
    Sinon un prof de stats en maîtrise qui plantait toujours au moins une démo par séance, on n'avait jamais le fin mot de l'affaire, très chiant ça.
    Une prof de physique que je qualifierais pour le coup de mauvaise en 1ère S : elle récitait par cœur son cours et ne s'adressait qu'aux très bons élèves. La pire que j'ai eue.
  • math2 a dit :
    Une autre fois, nous avions eu à traduire (sans dictionnaire) le Liebestod (fin de l'opéra de Wagner). J'étais content, j'avais l'impression que ma traduction était pour l'essentiel correcte. Résultat : 02/20 "traduction assez fidèle pour le sens, mais vous n'avez pas respecté la forme poétique du texte"
    Incroyable.  :D
  • SocSoc
    Modifié (17 Jun)
    Un prof de physique en spé a dû être promu IG pour éviter le naufrage.
    Une prof de philo devait changer de salle pour tenter de poursuivre son cours de façon audible (cours qui n'en était pas vraiment un).
    Une prof de physique en sup qui faisait des démonstrations du genre "Les infinis se rejoignent donc ça fait 0." ou encore "La particule au centre d'un cube à 1 chance sur 6 de sortir par chacune des faces d'où le 1/6 dans la formule."
    Un chargé de TD qui bloque une heure sur une démonstration. Il revient le cours d'après et rebloque sur la même démonstration.
    Un autre chargé de TD qui se trompe sur des démonstrations simples, mais qui même avec la correction sous le nez refuse d'admettre ses erreurs. (à leur décharge les chargés de TD se retrouvent souvent à enseigner en dehors de leur champ de compétences, mais bon...)

    ... et bien sûr un certain nombre d'autres extraterrestres, mais à côté de cela j'estime avoir eu beaucoup de chance car beaucoup d'enseignants de très grande qualité (j'ai d'ailleurs recherché il y a peu la tutrice de mon année de stage pour la remercier mais je ne l'ai pas retrouvée).
  • Le pire prof que j'ai connu était prof de lettres en sixième cinquième.
    Ses cours étaient très bons, mais il avait la moralité d'un hyménoptère.
  • Modifié (17 Jun)
    Je ne pense pas que les professeurs que j’ai eu étaient mauvais. À chaque fois que je ne comprenais pas je me disais
    que c’est moi qui ne suis pas à la hauteur [pour] comprendre son cours. 
  • Et si vous parlez de ceux qui vous ont marqué le plus.
  • Modifié (18 Jun)
    Beaucoup de profs m'ont marqué (très positivement)
    Je vais rester dans le secondaire.
    Ma prof de français de seconde était capable de donner des conseils de lecture pertinents et adaptés à chaque élève ! Malheureusement cette femme remarquable est décédée un an après que je l'ai eu.
    J'ai cité sur le forum Pierre Lambert, mon professeur de maths de Terminale. Un autre mythique était celui que j'ai eu en première, et qui a également enseigné en prépa privée et en école d'ingé. Il a eu un fan club facebook (bien après que je l'ai eu, en 1989 face de bouc n'existait pas), ce qui permet de se souvenir de quelques-unes de ses répliques mythiques :
  • PGPG
    Modifié (18 Jun)
    Bonjour
    J'ai parlé de mon professeur de français de sup., vraiment très mauvais sur tous les plans
    Par contre, l'année suivante, en spé, professeur de français absolument remarquable. Il nous a passionnés avec le surréalisme (Nadja d'André Breton).
    Ce qui était remarquable en prépa. à l'époque était la compétence des enseignants des matières scientifiques.
    Par contre, la "bienveillance" n'était pas toujours au rendez-vous, et il n'est pas trop fort de dire que certains taupins ont été traumatisés par des commentaires très durs.
    PG
  • J'ai eu deux profs qui en fait pompaient intégralement leur cours sur un bouquin. Une fois la supercherie découverte, plus personne n'allaient en cours.

    Une préparation à l'agrégation sur les équations différentielles qui recopiait le Gourdon (en plus très mauvaise référence pour ça, le Gourdon a plein de qualité mais le programme de CPGE sur les équa diff est pas génial), un cours sur les distributions où le prof pompait le Zuily...

  • Modifié (18 Jun)
    Celui qui m’a le plus marqué un prof de dessin au collège, il nous avait appris à faire 
    des personnages animés avec du carton.
  • "Celui qui m’a le plus marqué un prof de dessin " Il dessinait sur toi ? Tu en gardes des tatouages ;)

    Cordialement.
  • J’en connais un autre qui faisait chanter ses élèves 😏
  • Ça c'est dégueulasse. Surtout pour les gens de la salle voisine.
  • Oui, ou du sale voisin !
  • C'est beaucoup plus bienveillant que la flute à bec!
  • Ça ne coûte pas cher, une flûte à bec, pas besoin de l’accorder, de le brancher sur une prise électrique et ça se transporte partout.
    Ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres instruments.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Un peu d'art

  • Mes profs qui m'ont le plus marqué sont des profs de maths (comme par hasard...) : celui que j'ai eu de la 6ème à la 4ème surtout, qui donnait du sens à ce que l'on faisait. Et qui était drôle. Mon prof de 3ème était plus sérieux, mais avec un gros charisme. Et j'adorais ma prof de term, que je supportais aussi en spé maths où nous étions 4 élèves.

    J'ai aussi eu un instit qui m'a marqué en CE1. Et quelques profs à la fac, à la fois pédagogues et pointus dans leur domaine.
  • Modifié (18 Jun)
    J'ai appuyé instinctivement sur le lien donné par Foys pensant écouter le générique de Supercopter au synthétiseur...

    PS. le nom de la chaîne Youtube est shittyflute :mrgreen:
    PS2. j'aurais dû faire gaffe aux pales aussi...
  • Modifié (18 Jun)
    Un  fait qui m'a marqué, et qui concerne d'une certaine manière toute l'équipe pédagogique de terminale.
    Sur le livret scolaire, le conseil devait donner un avis sur la classe dans le but d'éclairer le jury du bac.
    Voici les répartitions d'un effectif de 32 :
    avis très favorable 0
    avis favorable 8
    avis assez favorable 9
    doit faire ses preuves à l'examen 15
    Dans cette classe où personne n'avait d'avis très favorable quant au baccalauréat, et dans un lycée qui ne faisait pas de sélection à l'entrée, nous avons eu  100 % de réussite au bac, puis pour après :
    * au moins un X (M'), un ENS Lyon (P'), un ENSAE (M'), un Centralien Paris (M), et une fille avait refusé Centrale Lyon en 3/2, je ne sais pas ce qu'elle est devenue
    * un ESSEC et un HEC, dont l'un 1des deux devait faire ses preuves à l'examen (et l'autre n'était pas non plus en tête de classe, je doute qu'il soit dans l'effectif de 8)
    Il paraît que nous aurions également eu un Science Po (Paris) ainsi qu'une normalienne A/L
    Comme beaucoup de monde, j'ai fait la totalité de ma formation dans le service public d'enseignement.  Venant d'un milieu où personne avant moi n'avait dépassé le collège, je ne saurais jamais assez remercier l'école de la République et ses enseignants dont beaucoup étaient passionnés pour les choix qu'ils m'ont permis d'obtenir. 
  • Les appréciations des conseils de classe auxquels j’assiste sont stupides (ou honteuses) mais, de mémoire, je trouvais déjà ridicules ou injustes celles des conseils où j’avais été délégué, il y a bien, bien longtemps. Il faudrait pouvoir dire aux élèves de les ignorer complètement…
  • DomDom
    Modifié (18 Jun)
    Stupides, non, je ne dirais pas ça. 
    Ridicules, honteuses, injustes, décidément… je te trouve à côté. 
    Édulcorées, oui. Des euphémismes, oui.
    « Bienveillantes » dans le dictionnaire É.N., oui. 
    Donc « malveillantes » dans le dictionnaire ordinaire.
  • Modifié (18 Jun)
    Disons qu'avec du recul, je trouve ces appréciations un peu erronées.
    Ce qui m'a surpris, c'est que lorsque je n'avais pas de bons résultats, beaucoup de profs écrivaient sur les bulletins que cela était dû à un manque de travail, et de mon point de vue, c'était faux dans la quasi-totalité des cas ; par exemple, j'ai eu cette appréciation en classe de première en latin, alors que je consacrais à cette matière entre 6 et 8 h par semaine chez moi (en plus du travail mis pour les devoirs à rendre). Je ne pense pas que je travaillais trop peu une matière qui était une option et tout à fait mineure pour mon parcours.
    Beaucoup plus rares ont été les profs qui ont décelé que je travaillais sérieusement et régulièrement, même lorsque mes résultats étaient justes convenables ou faibles. 
  • DomDom
    Modifié (18 Jun)
    Il est clair que l’appréciation colle davantage à l’image renvoyée par l’élève (comment faire autrement ?). 
    En ce qui concerne les « manques de travail », c’est vrai que parfois c’est surtout « travaille mal ». 
    J’ai croisé des appréciations dont on pourrait apposer les qualificatifs mis par Sato mais je ne peux pas dire qu’elles l’étaient toutes, loin de là. 
  • Modifié (19 Jun)
    Je trouve que le thème initial de ce fil est malsain, et propice à toutes les mesquineries. Ce fil me remet en mémoire une professeur de mathématiques en quatrième qui ne supportait pas que je fasse des maths au-dessus du programme de la classe et essayait de me rabaisser ; une médiocre égalitariste, que j'avais oubliée, c'est tout ce qu'elle mérite.
    Je me souviens plutôt de mon instituteur Édouard Ribera à l'école Monge, Toulouse, extrêmement exigeant, notamment sur l'orthographe, puis Max Primault, professeur de lettres au Lycée Bellevue, Toulouse, et Paul Escallon, professeur de lettres au lycée de Thonon-les-Bains. Je rappelle que c'était avant la désastreuse réforme Haby, le lycée était un établissement d'enseignement secondaire proprement dit, de la sixième à la terminale .
    En mathématiques, je n'ai pas eu dans le secondaire de professeur marquant. Le premier professeur qui m'a beaucoup appris était Victor Lespinard en Math. Sup. au lycée du Parc, Lyon. Des années après, j'ai suivi avec grand profit la préparation à l'agrégation, avec Marcel Berger, à l'Université Paris VI. Grand profit mathématique, et succès au concours !
  • Modifié (19 Jun)
    Bonjour à vous
    Désolé un peu hors sujet : pas pire prof mais anecdote sur des profs, que je vous fais partager.
    Cela date un peu.

    1) Grand lycée parisien, classe de terminale C.
    Moi : élève venant d'une première C "moderne" (sans option, sans seconde langue, Anglais 1ère langue)
    démantelée, intégré (avec 5 ou 6 camarades) à une terminale C "classique" (avec option Latin et/ou Grec, Russe ou Allemand 1ère langue, Anglais 2ième langue).
    Plus proche du radiateur et de la fenêtre que de viser une classe prépa.
    La prof : femme du président du syndicat des agrégés de France, enseigne en blouse blanche.
    Bac blanc : 1 problème sur 12 points, 2 exercices de 4 points chacun, extrait d'annale (à l'époque un sujet par académie et année).
    Extrait d'une ancienne année et d'une "obscure" académie.
    Je n'ai pas eu la meilleure note (prestation calamiteuse aux 2 exercices), mais celle meilleure au problème (et de loin) 11,5 ou 12/12.
    La classe était sidérée (vu mes prestations avant et ma réputation) et la prof encore plus, alors la prof a fait ce qu'elle n'avait pas l'habitude de faire :
    ne pas corriger elle même le sujet, elle m'a appelé au tableau pour voir s'il n'y avait pas eu "anguille sous roche".
    Aucun problème pour corriger le sujet (le problème uniquement) sans la moindre note (de tête) et répondant à toutes les questions (état de grâce).
    A la fin, la prof a admis que j'avais même pensé à un cas particulier qui n'était pas dans la correction des annales.

    2) Université, DEUG MASS.
    Examen de 2ième année.
    Le prof un maître assistant qui est devenu président d'université (je l'ai vu à la télé lors de grève d'élève).
    Au bout d'une heure, il nous dit de ne pas commencer par le problème 1 et de le passer le cas échéant (gros sifflets).
    On a su pourquoi après. Il était en train de faire le sujet (en même temps que nous) et n'y arrivait pas.
    En fait c'était une sorte de conjecture qu'il pensait pouvoir résoudre, je n'ai jamais su si elle était démontrable.

    3) Université, Licence de Maths, cours sur les équa. diff. de mémoire.
    Partiel de 3H, moins de 10 élèves qui suivent le cours.
    A la fin du partiel, je rends ma copie en premier, le prof la prend et me dit d'attendre quelques minutes.
    Au bout de moins de 3mn, il me la rend corrigée et avec ma note, idem pour tous les autres.
    Le prof (jeune) sera médaillé Fields, son père président du CNES à l'époque.

    4) Université, Licence de Maths, cours de Proba.
    Partiel de 3H, plus 30 élèves qui suivent le cours.
    On peut apporter tout document, j'apporte plein de livres, et on se regroupe par affinité.
    Gros brouhaha lors de l'épreuve (tout le monde discute), personne ne comprend un problème, le prof dit qu'on doit faire "moins de bruit" car il est en train de travailler.
    Je trouve la solution dans un livre ou plutôt comment il a modifié le problème par rapport à celui du livre.
    Je me dépêche de rédiger avant la fin, j'ai eu la meilleure note et tous mes copains/copines autour de bonnes notes (j'ai passé le bouquin et dit comment faire).
    Le prof (président de l'Inria à l'époque) n'était pas du tout motivé par l'enseignement.
    Pour poser une question sur son cours, à la fin du cours on devait prendre rendez vous (pour dans 2 semaines au minimum).
    Plus tard je l'ai revu à la télé lors d'un reportage sur le lancement d'Ariane, assis au 1er rang.

    5) Université, DEA de Maths.
    Oral de rattrapage, j'accompagne une copine pour la soutenir.
    A l'heure, on attend devant la porte du prof (barrage de sa secrétaire).
    Au bout de 20mn, le prof sort genre pressé et nous demande ce que l'on fait là, ma copine explique, il répond qu'il n'a pas le temps là et lui demande de revenir.
    Elle répond qu'elle ne peut pas car elle vient de province.
    Le prof lui demande de citer un théorème et un exemple d'application.
    Bilan : en moins 30 secondes (en restant debout et sans même écrire quoi que ce soit) : 15 et reçue à l'UE, à voir avec sa secrétaire dixit le prof.

    Conclusion : l'enseignement des maths réserve parfois des surprises.
  • Modifié (19 Jun)
    J'ai eu un prof de philo en terminale qui ne nous a fait aucun cours, il nous laissait faire ce qu'on voulait. Et on  habitait dans le même  quartier de Toulouse, on prenait le bus ensemble et il me disait qu'il me mettrait de bonnes notes parce qu'entre gens du même  quartier on devait s'entraider. Il me disait aussi qu'il voyait souvent des avis de décès de collègues jeunes dans la salle des profs, et que ça le stressait. Résultat, l'année d'après il est passé pion.
    Sinon, le prof qui m'a le plus impressionné c'est Raymond Badiou, ex député maire de Toulouse, en sup (le père du philosophe ultra gauchiste). Dès qu'il entrait dans la classe un silence total se faisait ce qui n'arrivait qu'avec lui. Et souvent il s'arrêtait de parler , prenait une chaise et se relacer les souliers. Et nous on était comme hypnotisés. Il nous reprochait de nous intéresser qu'aux maths et nous conseillait le théâtre, la musique. Son seul défaut, son  attitude vis à vis des filles (y en avait 5 ou 6 à peine dans la classe, on était en 1966). Il faisait tout pour les dégouter sous prétexte que le métier d'ingénieur n'était pas pour elles.
    Bonne journée.
    Jean-Louis.
  • Le meilleur pour commencer.
    73/74 Collège naval à Brest  en première C , un jeune appelé  du contingent , M Joyeux ( Le bien nommé),
    à peine plus âgé que ses élèves.
    Professeur très  humain et enthousiaste , j’admirais sa facilité devant les exercices qu il cherchait en même temps que nous  avec son regard qui s’illuminait dès qu il trouvait la solution ce qui ne tardait guère .
    Avec la beauté de la rade de Brest que l’établissement dominait et donnait à  voir à toute heure puisque interne , il reste mon meilleur souvenir scolaire et a largement contribué à me faire aimer cette matière reine.

    Deux plus tard dans un autre établissement militaire non moins historique , le prytanée , en Sup 1 un professeur de Maths qui entrait  et sortait de son cours sans un regard ni un mot pour ses élèves.
    En fait avec le recul j’avais presque peur de lui...
    je me souviens un jour en colle l’entendre me dire que je courrais à la catastrophe.
    Ce fût en gros le seul échange personnel que nous eûmes durant cette triste année.
    Ce qui m’amuse à postériori est que je devais être  l’un des rares  élèves de cette classe à aimer vraiment les mathématiques , enfin suffisamment  pour taquiner encore un peu cette muse pour le plaisir et sans espoir de gratification  scolaire, 47 ans plus tard ...
  • Modifié (19 Jun)
    Ce fut...
    (passé simple de l'indicatif et non imparfait du subjonctif)
    https://la-conjugaison.nouvelobs.com/du/verbe/etre.php
    Nous avons comme un pain partagé notre aurore
    Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps

  • Moi, je préfère ce fût 🍺🛢!
  • J’ai confondu avec le fût ...du canon, comme ancien élève de lycées militaires , vous me pardonnerez bien sûr 😂
  • SocSoc
    Modifié (20 Jun)
    L'enseignante qui m'a le plus marqué est Mme Dialo, ma prof de maths de terminale C dans un bon lycée de banlieue parisienne, qui n'était pas bien haute, faisait cours en blouse blanche et terrorisait tout le lycée, administration comprise. Elle était extrêmement rigoureuse et exigeante. Elle aimait nous donner d'autant plus de géométrie qu'elle nous savait assez hermétiques mais aussi que nous n'aurions pas beaucoup d'autres occasions d'en faire. Elle avait un humour à la fois caustique, provoc, décalé et pince sans rire que j'aimais beaucoup mais qui ne touchait pas tout le monde. Par exemple à un élève qui arrive en retard et s'apprête à partir en permanence (le tarif habituel) elle le laisse entrer, et une fois au milieu de la pièce de dire "mais c'est vraiment parce que vous avez de beaux cheveux" (pour info il avait un look hardrocker). A un autre élève qui démontre la décroissance d'une suite juste avec les deux premiers termes "Vous avez 6 au premier devoir, 4 au deuxième, vous voilà donc mal parti pour la fin de l'année!" etc...
    Elle notait extrêmement sec (on était 2 à avoir la moyenne, pour ma part autour de 12) et le jour du bac seuls 2 élèves ont eu 8 et tous les autres au dessus de la moyenne. L'année avant moi un élève a réussi l'exploit d'avoir 20 avec elle (de moyenne, mais un seul 20 était déjà un exploit) mais cet élève a fait major aux olympiades de mathématiques, puis à l'X et à Ulm deux ans plus tard.
    Edit: Une autre anecdote qui illustre bien ses multiples facettes. On était censés être en classe avant qu'elle arrive, et une fois la porte fermée plus personne n'entrait. Un élève l'aperçoit à l'autre bout du couloir, la salle de classe étant entre les deux, il se met alors à courir pour arriver avant elle. Elle se met à courir aussi (la ptite dame prêt de la retraite en blouse blanche)! Elle arrive avant lui mais, avant qu'elle ne ferme la porte, il glisse le pied dans l'embrasure. Alors elle ouvre grand la porte et dit le plus sérieusement du monde: "Vous pouvez entrer.".
    Elle est pour une part importante de mon envie d'enseigner, mais j'ai le regret qu'elle ait découragé certains. Elle voulait tirer tout le monde vers le haut et ne critiquait d'ailleurs jamais l'intelligence des élèves mais juste leur paresse, mais peut-être plaçait-elle la barre trop haut et ne s'adaptait pas vraiment à ceux qui étaient psychologiquement plus fragiles.
    Dans les autres prof marquants, Philippe Esperet en math spé était un pédagogue extraordinaire. En école M.Moutou qui bossait à la City et n'enseignait que pour le plaisir faisait un cours de statistiques descriptives absolument génial. A la fac, Wendelin Werner en probabilités très clair et captivant, et très demandeur de retour pour être meilleur encore, Guy David en calcul intégral qui savait particulièrement bien motiver l'introduction des nouvelles notions et donnait toujours l'esprit des démonstrations avant d'entrer dans le détail, Frédéric Paulin qui a su nous passionner pour son cours de topologie. Et d'autres encore...
  • Bonjour,
    Le pire : prof de dessin en 6ème (lycée DdU Toulon), très antipathique de prime abord, commence son premier cours par "Le dessin c'est très important, à Centrale il y a du dessin, à Polytechnique il y a du dessin". (Personne dans la classe ne connaît Centrale ni Polytechnique.)
    Le meilleur : Monsieur Robertin, prof d'allemand en 3ème (toujours à Toulon), j'étais déçu quand la cloche sonnait la fin du cours ; il insistait beaucoup sur l'expression orale ; avec lui, j'avais enfin l'impression d'apprendre quelque chose.
    A+
     
  • Bonjour,
    Mes pires souvenirs m’ont permis de me rappeler de ne jamais reproduire ce genre de comportements tout à fait inconvenants avec mes propres élèves. Le premier semble incroyable mais on était 30 dans la classe quand ça s’est passé.
    CM1: clope à longueur de journée en salle de classe, cris et baffe double (pub « économisons l’énergie » avec ma tête à la place de l’ampoule) car j’étais dans la lune et incapable de répondre à une question de grammaire. «Et si tu pleures, tu n’iras pas à la cantine! ». 
    1ère: Vous faites quoi quand un élève voit la réponse à une question d’incidence de géo dans l’espace et oublie de lever la main pour demander la parole tellement il est content d’avoir trouvé? Vous lui criez dessus devant tout le monde en disant qu’il vous a empêché de montrer le chemin, et vous plombez bien l’ambiance?
    Sup: colle #1, chimie. N’ayant pas réussi à assimiler le concept de prévision du pH, suivi des calculs, et acceptation si l’on reste dans les hypothèses, je reçois de la part de Mme un « grosse nouille, va! » accompagné du regard idoine; lot de consolation de mes acolytes: « Nouille, peut-être, mais grosse, quand même pas. » (noter que l’un d’eux assurera en colle de maths la même semaine « qu’il y a toujours un naturel entre deux réels » et que le colleur ne l’a pas traité de gros macaroni, lui.)
    Un autre très mauvais souvenir (quelqu’un qui fut et reste adulé par bon nombre de gens, comme quoi, on ne peut pas plaire à tout le monde): un oral blanc marqué par la hargne; j’ai mis à off en attendant que l’orage passe « C’est NUL, c’est NUL, c’est NUL (tableau entièrement barré, craies qui valsent) C’EST QUI LE C** QUE TU AS EU EN SPÉ !?! (Il criait tellement fort, j’ai cru qu’il allait claquer). Au point où on en était, avec les autres dans la salle qui étaient aussi mal que moi, je pense qu’il aurait dû arrêter la séance au lieu de s’acharner verbalement; je me suis demandé s’il avait seulement cherché à me faire craquer, parce qu’il était impossible de sortir quelque chose de positif de là (je n’ai pas craqué … devant lui). Le gars prévu la semaine suivante ne s’est pas pointé et les autres ont fait ce qu’ils ont pu pour aider: On n’en meurt pas/Il était tellement infect, j’aurais quitté la salle à ta place/je lui aurais mis mon poing dans la … 
    Voilà en réponse au sujet initial. Heureusement, il y a tous les nombreux autres excellents souvenirs, qui compensent largement ceux-là.
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