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Lycées : mathématiques au tronc commun rentrée 2022

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Réponses

  • Modifié (12 May)
    816 admissibles, 1035 postes !
    Est-ce qu'une candidate peut se voir attribuer deux postes ? Économiquement, ça faciliterait la vie...
  • La carrière d'un prof de maths dure environ 40 ans. 
    Tous les ans, on ""renouvelle"" environ 2.5% des profs. Je considère que la pyramide des âges est régulière, je simplifie.
    Il aurait fallu 1035 profs pour que ce renouvellement soit correctement assuré (si on suppose que le 1035 en question ne comporte aucune marge de sécurité ...), et il y aura 800 ou 700, ou peut-être 600 admis.
    Si 1035 profs, ça représente 2.5% des effectifs, les 400 profs qui vont manquer, ça représente 1%
    On va proposer à certains profs de faire des heures supp, on va passer certaines classes de 25 à 26 élèves, on va faire un peu plus appel aux profs en disponibilité, c'est un non-événement.

    Si régulièrement, il manque 400 profs, c'est autre chose.

    On peut éventuellement discuter de l'autre information. Le recrutement ne se fait plus en M1 mais en M2.
    Ce sujet a certainement déjà été discuté, mais quelle est la justification 'officielle' de cette décision ? Quelle est la vraie raison de cette décision ?

    Personnellement, je critique souvent la politique '80% d'une classe d'âge au niveau du bac' en disant que la vraie raison derrière cette réforme, c'était de garder les jeunes plus longtemps sur les bancs de l'école, pour comptabiliser ces jeunes dans la rubrique 'étudiants en sursis' plutôt que dans la rubrique 'jeunes chômeurs'.
    Peut-être que c'est du même tonneau. 
    On retarde toujours un peu plus l'entrée des jeunes sur le monde du travail, pour lutter artificiellement contre le chômage et/ou le déficit ?

  • Modifié (12 May)
    On rafistole parce qu'on a de moins en moins de profs de maths par élève.
    Une meilleure solution aurait été de supprimer l'enseignement scientifique (qui sert uniquement à compenser le trop plein de profs de bio et de physique) et l'option maths complémentaires pour donner 3h de maths par semaine à ceux qui ne suivent pas la spécialité en 1ère &/ou en Term.
    Et hop, 100% des lycéens font des maths  B)
  • Une autre solution serait de laisser trois spécialités en terminale
  • Modifié (12 May)
    C'est aussi une façon de dévaloriser le métier de prof : on demande plus de compétences... mais sans augmentation de salaire !
    Autrefois, pour s'inscrire au concours et devenir prof, il fallait un Bac+4 (voire un Bac+3 pour devenir "maître" ou "maîtresse", mais on dit désormais "professeur des écoles"). Désormais, c'est Bac+5 pour tout le monde.
    Derrière cette augmentation d'exigence de recrutement, aucune augmentation de salaire prévue, à part la faible augmentation des quelques mois dans les premiers échelons.
    Cela permet d'afficher : "les profs sont bien formés" d'un côté, et de penser de l'autre : "le métier de prof, c'est du foutage de gueule, n'importe qui peut le faire alors à quoi bon les payer comme il se doit".
  • Modifié (12 May)
    @Héhéhé : Oui mais $3\times 6=18$.
  • C'est ce qu'on faisait en terminale S, il y a encore trois ans.
  • Pas du tout, c'était du genre $5+3+3=11$ d'où le plus gros coeff en maths.
  • 6+5+3,5. Plus 2 h de spé.
  • On pourrait diminuer des heures en tronc commun. La deuxième langue, un peu moins de philo ou d'histoire géo.
  • Modifié (12 May)
    Gai Requin, absolument pas,  avant la réforme, on était en terminale à :
    Mathématiques : 6h
    Physiques  : 5 h
    SVT : 3h30 (ou sciences de l'ingénieur 8h00)
    +2 heures de spé maths/phys/SVT (0h pour sciences de l'ingénieur)
    Soit un total de 16h30 ou 19 h00 et ça ne posait pas de problème.
    (Kioups a répondu plus vite que moi.)
  • Modifié (12 May)
    Héhéhé, pour les gens qui ont un profil scientifique et prendraient les 3 spécialités on peut en premier lieu supprimer l'enseignement scientifique !! J'ai fait de l'enseignement scientifique cette année en terminale avec une majorité de spés maths, mais d'autres qui ne faisaient pas maths, c'est épouvantable. Pour les premiers, ça ne sert strictement à rien.
  • @kioups @zeitnot : Au temps pour moi !
  • SocSoc
    Modifié (12 May)
    lourrran a dit :
    Personnellement, je critique souvent la politique '80% d'une classe d'âge au niveau du bac' en disant que la vraie raison derrière cette réforme, c'était de garder les jeunes plus longtemps sur les bancs de l'école, pour comptabiliser ces jeunes dans la rubrique 'étudiants en sursis' plutôt que dans la rubrique 'jeunes chômeurs'.
    Peut-être que c'est du même tonneau. 
    On retarde toujours un peu plus l'entrée des jeunes sur le monde du travail, pour lutter artificiellement contre le chômage et/ou le déficit ?
    Un facteur non négligeable et qui n'échappe certainement pas aux politiciens, c'est qu'il y a un vase communiquant entre les années avant l'activité professionnelle et la retraite. Si tu travailles 42 ans, les années après ce travail coûtent à l'état sous forme de retraite, les années avant sous forme de coût de l'éducation, si tu étudies. Reste à savoir la rentabilité de transformer une année de retraite en année d'étude.
  • SocSoc
    Modifié (12 May)
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]
    Il y a aussi une histoire de standardisation mondiale du niveau des diplômes (bac +3 ou bac+5). La volonté également de créer un diplôme d'enseignement (parallèlement au concours). Il a été dit que c'était pour offrir malgré tout un diplôme à ceux qui échouent au concours (sans doute dans le but non avoué derrière de pouvoir les embaucher quand même... comme vacataires). Dans les multiples modifications consécutives de ce diplôme sont aussi souvent cachés des modifications des modalités de stages (durée, indemnités).
  • Dans l'article indiqué par noix de totos : "On recrute des professeurs compétents", balaie Édouard Geffray, qui déclare que la situation est normale dans 90% des académies française, à l'exception des trois académies parisiennes, qui bénéficient d'une "attention particulière"

    J'avais lu que la question du niveau dans les académies IdF se posait aussi pour les PE.

    J'ai également lu que l'effondrement des admissibles était du au fait que la seule épreuve de maths, d'un niveau L1, avait une note éliminatoire à 5/20 rendant impossible une compensation par l'autre épreuve...

    Quant à l'hypothèse d'un nombre sensiblement plus faible de candidats à cause de la condition d'inscription en M2, je note que le ministère n'a pas cette année - au grand dam des syndicats qui les réclament - publié les chiffre des inscrits et des présents aux épreuves. Que veut-on cacher ?

    À suivre ...
  • Soc a dit :
    Si tu travailles 42 ans, les années après ce travail coûtent à l'état sous forme de retraite, les années avant sous forme de coût de l'éducation, si tu étudies.
    Le budget de Sécu n’est pas le budget de l’État.
    Soc a dit :
    Il a été dit que c'était pour offrir malgré tout un diplôme à ceux qui échouent au concours (sans doute dans le but non avoué derrière de pouvoir les embaucher quand même... comme vacataires).
    En effet parce que je ne vois pas trop à quoi ce diplôme peut servir à part pour enseigner.
    xax a dit :
    Quant à l'hypothèse d'un nombre sensiblement plus faible de candidats à cause de la condition d'inscription en M2, je note que le ministère n'a pas cette année - au grand dam des syndicats qui les réclament - publié les chiffre des inscrits et des présents aux épreuves. Que veut-on cacher ?
    Des collègues ont fait le calcul, et ce n’est pas brillant.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Standardisation des diplômes : ok, c'est très cohérent. 
    La raison officielle est donc aussi la vraie raison.
    Même si, ne soyons pas naïfs, le gouvernement a pu parfaitement profiter de ce changement pour faire passer 2 ou 3 petites arnaques. C'est le jeu.

    Dévalorisation du métier de prof : 
    Bisam, tu présentes ton argument comme si c'était un objectif. Non. Que ce soit un effet colatéral, j'accepte, mais pas un objectif.
  • Modifié (13 May)
    @lourrran : le problème n'est pas seulement le manque de 400 nouveaux recrutements. Comme indiqué dans l'article le rajout de 1.5h de math dans le tronc commun va se rajouter par dessus.
    On va proposer à certains profs de faire des heures supp, on va passer certaines classes de 25 à 26 élèves, on va faire un peu plus appel aux profs en disponibilité, c'est un non-événement.

    Si la répartition des heures et des élèves était lissée sur la France entière pourquoi pas. Mais dans les faits ça peut être assez différent. Pour un petit lycée l'ouverture/fermeture d'une classe ou d'un poste de prof peut avoir beaucoup d'impact, en tout cas plus qu'un élève supplémentaire par classe. La réforme du lycée avait d'ailleurs entrainé la suppression d'un certain nombre de postes de prof de math en lycée. Le rajout de ces heures en tronc commun va probablement en ouvrir d'autres. J'imagine que les profs ayant vu leur poste en lycée supprimé pour être recréé un ou deux ans plus tard vont avoir un goût amer dans la bouche.

  • Modifié (13 May)
    Les jeunes profs d'aujourd'hui sont les élèves d'il y a 5 ans, 10 ans ... et déjà à l'époque le lycée français en maths était entièrement tiersmondisé, malgré le déni virulent d'une partie du monde éducatif ("les élèves ne savent plus les choses d'avant mais sont plus intelligents" et variations sur le même thème).
    Pour avoir fait de la remédiation avec des connaissances qui voulaient un dépannage en maths au CAPES je peux confirmer que nous sommes devant une génération sacrifiée, bientôt deux.
    La formation initiale des profs se passe dans l'enfance et l'adolescence, lorsqu'ils sont à l'école, et elle est irremplaçable (on ne devient pas compétent en maths à l'âge adulte). 
  • Si je me souviens bien, la difficulté de recruter des profs n’a pas commencé avec les maths.
    C’est encore plus inquiétant pour les autres disciplines qui ont la réputation, pour certaines, de ne pas avoir autant de débouchés que les maths.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Joli programme, on va donc être obligé de faire presque tous 2h sup pour assurer ces heures de maths, car ce tocard de Blanquer a passé à 2 h le nombre d'heures sup qu'on ne peut pas refuser.
    Génial !
    Tout ça pour 1h30 qui vont ressembler à de l'enseignement scientifique.
    Donc le bordel pour revenir en arrière et à une situation dégradée par rapport à ce que l'on avait (les 1ère ES qui faisait des maths).
    Génial!
    A désespérer de la politique.
    Sachant que le ''cercle de la raison '' va gérer le climat et l'écologie comme l'EN et tout le reste, attendons nous à des heures sombres.
  • @Foys
    Il me semble que l'éducation nationale privilégie la didactique à l'expertise en mathématiques.
    Les maths semblent être la seule discipline où on fait cela. 
  • Blueberry : une proposition de programme est sorti et ce n'est pas déconnant. Suites, probas... Du light mais un peu de maths quand même.

    Igbinoba : ça dépend pour quoi. Pour le CAPES, c'est le cas dans la plupart des matières. Pour l'agreg (externe comme interne), c'est même particulièrement faux en maths. Jette un œil à ce qui se fait en EPS par exemple. Ceci dit, l'enseignement, ça ne s'apprend pas vraiment quand on est collégien ou lycéen...
  • Modifié (13 May)
    @kioups : Où as-tu vu cette proposition de programme ? Peux-tu la partager ?
    Moi, ce qui m'inquiète, ce sont les propos de notre cher ministre :
    On a tout fait pour que le système s'organise pour la rentrée prochaine pour 3h30 de sciences et mathématiques dans le tronc commun pour ceux qui ne font pas un enseignement scientifique de spécialité.

    Pourquoi donc "pour ceux qui ne font pas un enseignement scientifique" ?
    Est-ce à dire que si l'on prend la spécialité math, on n'a pas le droit d'avoir les maths du tronc commun en plus ? ou bien, comme c'est déjà le cas en sciences physiques et en sciences de la vie et de la terre, la partie incluse dans le tronc commun sera-t-elle également incluse dans la spécialité (ce qui est complètement débile !!)

    Est-ce à dire que le ministère s'est rendu compte que rajouter des heures, cela coûte cher... et qu'il faudrait en enlever ailleurs pour que ça colle ? Par exemple, rajouter des heures de maths à ceux qui n'en font pas mais enlever des heures de SVT du tronc commun pour ceux qui auraient la spécialité SVT, par exemple ?

    Mais surtout, pourquoi vouloir (ENCORE !) précipiter les choses ? Il est évident que personne ne sera prêt à la rentrée prochaine.

  • Modifié (13 May)
    @bisamhttps://www.education.gouv.fr/le-conseil-superieur-des-programmes-41570
    Suites, fonctions affines, exponentielle, tangente, nombre dérivé, quelques fonctions dérivées, tableaux croisés, proba conditionnelles...
    Et d'après l'article que je lis, ça serait pour TOUS les élèves de 1ère.
    Par contre, rentrée 2023, pas 2022...
  • SocSoc
    Modifié (13 May)
    @nicolas.patrois
    Le budget de Sécu n’est pas le budget de l’État.
    Un peu quand même... Elle est financée par diverses formes de taxes et d'impôts et ce qui intéresse les contribuables c'est le montant total de leur impôt. Si un politique te promet de ne pas monter l'impôt et que tes cotisations augmentent de 100€, tu t'attends à une baisse de 100€ ailleurs (cela dit une autre solution se profile, la retraite à 70 ans).
    Soc a dit :
    Il a été dit que c'était pour offrir malgré tout un diplôme à ceux qui échouent au concours (sans doute dans le but non avoué derrière de pouvoir les embaucher quand même... comme vacataires).
    En effet parce que je ne vois pas trop à quoi ce diplôme peut servir à part pour enseigner.
    Ok. Dans le privé par exemple? A l'étranger? Le cynisme de leur refuser le concours mais de les prendre comme contractuels ne te choque pas? Pour me faire l'avocat du diable on peut comprendre ne pas vouloir pérenniser sur des postes des candidats n'ayant plus le niveau. Mais il suffirait d'offrir un salaire digne de ce nom pour que les bons candidats soient plus nombreux.
    Connais-tu la dernière nouveauté de l'éducation nationale ? Faire assurer le soutien scolaire par des élèves de ce fameux diplôme, sans les payer. On leur propose en contrepartie d'assister à des cours pour apprendre l'enseignement, dans les classes de collègues qui feront cela, sans être payés. M'enfin comme dirait Coluche, "tant qu'ils trouvent des c... pour accepter" (je censure le non politiquement correct).
  • Soc a dit :
    Le budget de Sécu n’est pas le budget de l’État.
    Un peu quand même... Elle est financée par diverses formes de taxes et d'impôts et ce qui intéresse les contribuables c'est le montant total de leur impôt. Si un politique te promet de ne pas monter l'impôt et que tes cotisations augmentent de 100€, tu t'attends à une baisse de 100€ ailleurs (cela dit une autre solution se profile, la retraite à 70 ans).
    Ben non, les sous ne passent pas par les caisses de l’État mais par celles de la Sécu (dont la majorité des salariés ne sont pas fonctionnaires).
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Modifié (13 May)
    Soc,
    la sécurité sociale est financée par des cotisations (*) sur les salaires, payés (**) en partie par les employeurs, en partie par les salariés.
    Le budget de la sécu est distinct de celui de l'état (qui lorgnait dessus à une époque !!)
    Cordialement.
    (*) donc pas un impôt, même si c'est obligatoire. L'assurance d'une voiture est une cotisation obligatoire, mais pas un impôt.
    (**) formellement. Le salaire réel (salaire brut + cotisations patronales) représente plus de 50% de plus que le salaire net avant impôt à la source.
  • La CSG est bien considéré comme un impôt!
  • Effectivement ! Et c'est pour cela qu'elle ne va pas directement dans les caisses de la sécu.
  • kioups a dit :
    @bisamhttps://www.education.gouv.fr/le-conseil-superieur-des-programmes-41570
    Suites, fonctions affines, exponentielle, tangente, nombre dérivé, quelques fonctions dérivées, tableaux croisés, proba conditionnelles...
    Et d'après l'article que je lis, ça serait pour TOUS les élèves de 1ère.
    Par contre, rentrée 2023, pas 2022...
    Fascinant. J'ai lu en diagonale. En voici quelques extraits pour donner le ton.
    Beaucoup de copier-coller de textes antérieurs.
    assurer le socle de connaissances et de  compétences
    réussir leur vie sociale, citoyenne
    réconcilier avec les mathématiques les élèves qui ont perdu le goût et l’intérêt
    communiquer le plaisir
    pratiquer à travers des activités
    éclairer sur la place qu’elles jouent
    permettre … appréhender la pertinence des démarches
    développer des aptitudes
    inventivité et la créativité
    phénomènes quantitatifs tels qu’ils sont mobilisés dans les différents champs disciplinaires
    exercice responsable de la citoyenneté
    individuellement ou en groupe
    organisation de réflexions et d’échanges scientifiques pour valider un résultat
    occasions fécondes
    attitudes indispensables à la formation de chaque individu et à la responsabilité du citoyen
    présenter des faits d’actualité
    en valorisant la place des femmes
    La résolution de problèmes offre un cadre privilégié pour travailler ces six compétences tout en développant des aptitudes transversales.
    Les activités engagées en classe s’articulent autour du triptyque Manipuler – Verbaliser – Abstraire.
    résolution de problèmes […] particulièrement propice
    faciliter la recherche d’une stratégie efficace
    La disponibilité d’esprit nécessaire à ces étapes essentielles suppose …
    Cette variété des profils d’élèves exige la mise en œuvre d’un enseignement différencié prenant en compte l’hétérogénéité de leurs aptitudes, de leurs besoins et de leurs intérêts.  On a coutume de distinguer la différenciation successive et la différenciation simultanée.
    d’exposés, de capsules audio ou vidéo
    Des questionnaires à choix multiples (QCM) ou des Vrai-Faux argumentés permettent d’évaluer des
    capacités de raisonnement de différents types.
    argumentation d’une démarche mise en œuvre dans la résolution d’un problème
    La capacité à mener une démarche d’investigation peut être évaluée en mettant à disposition de l’élève des outils numériques et en le laissant choisir le plus adapté pour résoudre un problème.
    les travaux hors du temps scolaire […] conçus de façon à prendre en compte la diversité des aptitudes des élèves et visent la mémorisation, la
    maîtrise des savoir-faire, le réinvestissement de démarches ou de méthodes.
    Cette dimension s’inscrit de manière transversale dans le cours de mathématiques et repose sur la connaissance d’un nombre limité d’éléments de syntaxe et de fonctions spécifiques à l’outil utilisé.
    permet quant à elle de consolider des habiletés en matière de calcul
    réconcilier certains élèves avec les mathématiques
    Des exemples de ce type peuvent peut-être réconcilier avec les mathématiques certains élèves, notamment des jeunes filles, ayant une vision soit totalement « désincarnée », soit purement techniciste, des mathématiques.
    l’analyse statistique bivariée
    Certaines données, les données ouvertes (en anglais open data)
    des tableaux de grande taille

    Pratiquer habilement la différenciation pédagogique est un incontournable à la réussite des élèves et à une inspection réussie :
    Différenciation de l’enseignement
    enseignement différencié
    la différenciation successive
    la différenciation simultanée
    La différenciation successive
    dont le choix peut être différent selon les élèves
    Ce type de différenciation,
    différenciation simultanée
    des tâches différentes
    Ce mode de différenciation
    conçu différents parcours d’apprentissage
    ce type de différenciation
    différentes notions
    offre une voie de différenciation
    organiser la différenciation pédagogique
    dans le cadre de la différenciation
    Dans le cadre d’une évaluation différenciée
    Une démarche différenciée est recommandée pour cette introduction.

    pierre-feuille-ciseaux



    Je n'ai pas du tout le niveau M1, dommage il a l'air bien le livre. OS

  • On parle bien de mathématiques là? :D
  • On parle d'élèves qui ne devaient pas faire de maths. Mais évidemment, comme d'habitude, jamais contents...
  • @Sato : c'est toi le prof, pas le programme. 
  • Oui dans « différenciation » on a un « moins ». 
  • Modifié (13 May)
    Merci pour ton éclaircissement @kioups.
    @Sato j'ai l'impression de lire un programme de thérapie de groupe.
  • Modifié (13 May)
    "réconcilier certains élèves avec les mathématiques"
    Rien que le fait d'avoir ça dans le programme, montre que le traitement de la discipline (par le ministère et la hiérarchie) n'est pas le même que pour les autres disciplines. Y a un vrai problème là.
  • Mais on parle d'une matière qui n'était plus dans le tronc commun ! Peu importe les arguments et l'enrobage autour, on va pouvoir faire des maths !
  • Modifié (13 May)
    @kioups
    C'est une bonne chose pour les élèves et la société qu'on refasse des maths. Mais, moi je m'inquiète du traitement de la discipline et des professionnels qui sont chargés de l'enseigner.
    J'ai presque l'impression qu'on cherche des thérapeutes pour enseigner les mathématiques.
    Que veut le ministère ?
    Des thérapeutes qui acceptent de diviser leur salaire par 4 pour enseigner les maths, ou des experts sous-payés de la discipline ?
    Il faut se décider.
  • C’est de l’enrobage. Les profs sauront faire leur métier. 
  • Ai-je râlé ? Non mais je vais le faire.  De tout temps il y a eu de l’enrobage à la mode dans les programmes et les profs ont fait la part des choses, ce n’est pas le souci. Dans ce document, l’enrobage est démesuré. 

    Je n'ai pas du tout le niveau M1, dommage il a l'air bien le livre. OS

  • Je suis totalement en accord avec le propos de Kioups : d'une manière générale, mieux vaut refaire des maths qu'en enlever.

    Quant à ce qui se passera réellement dans les classes, on peut faire confiance aux collègues qui sauront, indépendamment du jargon stupide et abscons ci-dessus, transmettre la discipline dans les règles de l'art. Je connais quelques collègues de lycée, ils sont tous dans cet état d'esprit.
  • Sato a dit :
    Dans ce document, l’enrobage est démesuré. 
    Ah oui, quand même ! Le document fait 18 pages. Faites un copier-coller du contenu de la colonne "contenu mathématique", ça tient sur une demi-page.
  • Quand on lit cette ébauche de programme, deux questions me viennent à l'esprit :

    (i) A-t-on honte d'enseigner les maths en lycée ? 

    (ii) Ne faut-il absolument enseigner que ce qui peut "servir" dans la vie quotidienne ?
  • Modifié (14 May)
    @noix de totos : La réforme du lycée et notamment le nouveau calendrier du bac (EDS en mars) ont entraîné qu'on n'enseigne plus les maths au sens où tu l'entends que dans les lycées d'élite.
    En effet, il faut boucler grosso modo 8 chapitres entre septembre et mars donc on ne fait quasiment plus de démonstrations avec les élèves lents.
    De même, sur cette période, il faut préparer les mêmes élèves à l'épreuve du bac et, en regardant les deux sujets qui sont sortis cette semaine, on s'aperçoit qu'on n'a demandé en tout et pour tout qu'une seule démonstration (sujet 1, mercredi 11 mai 2022, exo 2, question 3)b)).
    Bref, on est clairement dans un enseignement de maths "utiles", sauf dans l'option un peu confidentielle maths expertes (nombres complexes, arithmétique...) qui n'est pas évaluée au bac.
  • Si 20% ou 30% des gamins de 18 ans savent (ou sauront un jour) faire des maths (trigonométrie, géométrie, dérivées, intégrales, topologie, statistiques ...) et si les 70% restants savent dans leur très grande majorité lire un tableau avec des pourcentages, s'ils savent convertir un texte avec 4 ou 5 nombres  en un tableau avec des pourcentages, s'ils savent appliquer Pythagore, et pourquoi pas, pour les meilleurs, Thalès, alors l'objectif est-il atteint ?
  • Pour ma part ma réponse est oui mais on en est très loin et tout dépend de ce que tu appelles savoir la trigonométrie, géométrie etc.
  • Modifié (14 May)
    Je réponds à Gai Requin : j'entends bien ce que tu dis, et je suis d'accord avec ça, mettre des épreuves en plein milieu de l'année est une hérésie de plus de cette réforme.

    Ma réaction portait plutôt sur l'ébauche de programme mise en lien par Kioups plus haut, qui concerne le tronc commun de 1ère et qui n'est donc pas impactée (Ouh, le vilain mot...) par l'organisation d'épreuves en mars (ou mai), en tout cas si j'ai bien compris. L'un des rares avantages du contrôle continu est que le professeur peut organiser son enseignement, ses exigences et ses évaluations à sa guise, en restant toutefois prisonnier du niveau de son groupe, bien entendu.

    À propos : très bien vu ta remarque concernant la dernière question de proba du sujet 1 bac 2022, infaisable sans l'ajout d'une hypothèse supplémentaire, par exemple une indépendance de certaines VA.
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