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Capes 2022

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Réponses

  • Modifié (September 2022)
    Je profite de ce fil pour poser une question : que pensez-vous du passage aux 18h pour les stagiaires 2022 ? Je ne sais pas si cela a déjà été abordé ailleurs. Personnellement, je trouve ça raide. J'espère que ceux qui décident de la titularisation finale seront magnanimes envers ceux qui auront tenu l'année.
  • Modifié (September 2022)
    Ah bon, les stagiaires doivent faire 18h ? Ceux qui ont un master MEEF peut-être. Tu peux nous rappeler la réforme ?
    Après vérification, ceux qui ont un master MEEF sont à plein temps, ce qui est logique puisque la formation des stagiaires à l'Inspe est en fait un M2 MEEF.

    Ils ne vont pas refaire la même chose. Et s'ils ont validé un master MEEF , c'est qu'ils étaient déjà au point pour les compétences de l'Inspe.
    C'est une raison de plus pour ne pas faire de master MEEF.
  • Je postule à plein d'offres de contractuel, directement sur le site internet de Pôle Emploi.
    Pour l'instant, cela ne marche pas, et au moins le Pôle Emploi voit que je suis en recherche active, et que je justifie mes allocations chômage.

    D'ailleurs, le montant n'est pas si éloigné que je percevais comme certifié stagiaire.

  • Zestiria, n'étais-tu pas entrain de te former pour faire un autre boulot ? 
  • Magnéthorax a dit :
    Je profite de ce fil pour poser une question : que pensez-vous du passage aux 18h pour les stagiaires 2022 ? Je ne sais pas si cela a déjà été abordé ailleurs. Personnellement, je trouve ça raide. J'espère que ceux qui décident de la titularisation finale seront magnanimes envers ceux qui auront tenu l'année.
    Ça a déjà été le cas il y a quelques années et ils n'ont pas été magnanimes. (Au contraire, quand ça dysfonctionne, on écrase...)
  • À ta naissance, tu pleurais tout le temps et tout le monde souriait autour de toi. Fais en sorte qu'à ta mort, ce soit l'inverse. (Proverbe arabe)
  • Modifié (September 2022)
    @Cyrano Salut, je me forme pour trouver un nouveau travail. Et en attendant, cela me ferait une source de revenus.
    J'ai discuté avec la conseillère de Pôle Emploi, et elle a tout de suite vu que j'avais un problème de positionnement. Elle m'a proposé de faire un entretien avec une psychologue du travail.
    Après je lui ai dit que je voulais faire une formation de programmeur en web3 (blockchain) financée par Pôle Emploi. Elle m'a dit que je devais d'abord faire un deuxième entretien de compétences professionnelles (en plus de la psychologue).
    Les conseillers de Pôle Emploi aiment bien culpabiliser les chômeurs, leur dire de trouver un travail, et quand on demande une formation qualifiante (donc payée par les services sociaux), tout de suite au bout de fil, cela paraît compliqué. Encore que là, ma conseillère pense qu'il ne faut pas foncer dans une formation, sans réfléchir, il faut voir que c'est bien adapté.
    En tout cas, je postule à plusieurs offres de contractuels (sans aucune réponse), cela me permet au moins de justifier que je suis en recherche d'emploi.
  • zestiria a dit :
    j'avais un problème de positionnement.
    C’est quoi ?
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • 5 classes sur 3 demi-journées dont 2 après-midi. Pas sûr que ce soit des séances hyperproductives, mais il n'y avait sans doute pas assez de pions pour les permanences.
  • @nicolas.patrois  la conseillère dit que en substance que j'ai pas l'attitude d'un enseignant responsable. 

    Il y aune annonce pour un collège à Paris : avec les 4 niveaux.
    "Vous aurez en charge les 4 classes du collège. Vous devez avoir de l'expérience, être pédagogue et bienveillant. Les cours ont lieu le mardi de 11h40 à 17h30, le mercredi de9h35 à 15h30, le jeudi de 9h35 à 14h25 et le vendredi de 11h40 à 13h30."
    C'est trop de niveaux, avec un emploi du temps mal fichu.
  • Voilà ... tu as tout résumé.
    Prof, les horaires sont mal fichus, ils ne sont pas regroupés sur 2 jours.
    Et développeur Web, il n'y a pas 20 semaine de congés par an.

    Et tu dis que les conseillers de Pole Emploi (ces salauds d'assimilés fonctionnaires jaloux et/ou frustrés) aiment bien culpabiliser les chômeurs.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Sato a dit :
    Magnéthorax a dit :
    Je profite de ce fil pour poser une question : que pensez-vous du passage aux 18h pour les stagiaires 2022 ? Je ne sais pas si cela a déjà été abordé ailleurs. Personnellement, je trouve ça raide. J'espère que ceux qui décident de la titularisation finale seront magnanimes envers ceux qui auront tenu l'année.
    Ça a déjà été le cas il y a quelques années et ils n'ont pas été magnanimes. (Au contraire, quand ça dysfonctionne, on écrase...)

    C'était vers 2011-2013, suite à une réforme en 2010-2011 demandant un diplôme de niveau M2 pour le Capes. (ce fut une cause principale du trou dans le nombre d'admis au capes de maths, non résorbé jusqu'alors). La réforme fut par la suite annulée (chose pas courante dans l'EN pour le mentionner).
    Les arguments officiels la justifiant sont ceux tenus par Zestiria : "Si les profs ont fait le Master 2 MEEF, alors ils sont bien assez formés. Donc hop on les met en classe entière dès le concours obtenu."
    C'est une façon pour le ministère de justifier que les nouveaux profs titulaires ont bien reçu une "formation", tout en cherchant à les faire enseigner un maximum (car un prof avec un mi-temps d'enseignement c'est un prof qui ne travaille qu'à moitié).


    Des retours que j'ai pu lire, les personnes qui disaient ne pas avoir trop mal vécu le stage à 18h :
    - n'ont pas eu de soucis particuliers de gestion de classe (donc pas les "pires" classes refourguées, pas trop de soucis de discipline/tenue de cours lors des premières fois)
    - ont eu un tuteur peu invasif et peu présent

    Pour certains (une minorité je pense) cela s'est finalement passé sans être gêné par l'INSPE, mais pour d'autres il est facile d'imaginer les soucis.
    Et encore, c'était en 2011-2013. Depuis le nombre d'élèves dans les classes a augmenté, le volume d'élèves à besoins éducatifs particuliers aussi, le bac et le brevet sont davantage réduits à un grand cache-misère, le niveau moyen en maths a chuté (et l'hétérogénéité dans les classes augmenté), la notation par compétences (et autres lubies) est bien plus présente dans le secondaire, les emplois du temps sont plus facilement très éparpillés en lycée à cause de la multiplication des spécialités/options, les mutations sont davantage opaques (plus de CAPA depuis 2019) et bien plus difficiles pour une grande partie de la France, entre autres.
    Le "contexte" s'est lui aussi dégradé avec un capes encore plus simple qu'avant (et avec davantage de flutiau à l'oral), une gestion des personnels énormément sous tension, et un volume de démissionnaires strictement croissant (multiplié par 4 ces 8 dernières années).

    Du point de vue des avancées, il y a eu une augmentation du point d'indice (quoi qu'avec l'inflation cela doit quand même faire une baisse de salaire rapporté au coût de la vie par rapport à 2011), la prime d'équipement informatique (12€50 par mois), et la prime Grenelle (commence seulement pour les titulaires ? j'ai oublié).


    Tout ce qu'il faut pour que les démissions de stagiaires et de néotitulaires aillent encore bon train cette année (et le ministère fera mine que rien en ne publiant pas cette donnée).
  • Modifié (September 2022)
    zestiria a dit :
    le vendredi de 11h40 à 13h30.
    C'est magnifique !! Rappelons que pour un collégien, la pause méridienne ne peut être inférieure à 1h30. Il reste donc 20 minutes de cours à faire... :) Peut-être qu'il faut servir les frites ?

    Article 1 :


    Anti-London System !
  • SeismiMine a dit :
    Du point de vue des avancées, il y a eu une augmentation du point d'indice (quoi qu'avec l'inflation cela doit quand même faire une baisse de salaire rapporté au coût de la vie par rapport à 2011), la prime d'équipement informatique (12€50 par mois), et la prime Grenelle (commence seulement pour les titulaires ? j'ai oublié).
    Autrement dit, des cacahuètes comparé à l’inflation, et ça dure depuis 1983.
    Se vanter d’une augmentation de 3,5% quand l’inflation est de 6% minimum, c’est se foutre du monde.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • xaxxax
    Modifié (September 2022)
    @SeismiMine tu sous-entends qu'on ne retrouvera pas de sitôt un nombre de candidats suffisant au Capes de maths ?

    Sur le niveau, c'est pas le pire, j'ai eu des échos du concours de PE ... Je suppose que le jury du Capes compte sur le fait que les heures sup' permettent d'absorber le déficit, chose impossible avec les PE.

    Une autre question, il y-a-t-il une raison identifiée à cette augmentation d'élèves à "besoins éducatifs particuliers" ?
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Modifié (September 2022)
    Salut xax, malheureusement il ne peut pas y avoir de réponse correcte à ta question.
    Il est bien sûr possible que le nombre d'enfants avec des "besoins éducatifs particuliers" augmente en raison de leur éducation, parentale et/ou scolaire, différente d'il y a 20 ans. Mais il est aussi et surtout possible que les diagnostics soient plus fréquents même si la prévalence est la même.
    Les enseignants, et la population en générale, sont plus sensibilisés qu'avant aux troubles autistiques, à l'hyperactivité... donc un enfant qui aujourd'hui serait identifié comme ayant ce genre de besoin ne l'aurait pas été il y a 20 ans.
    On peut se demander si ce diagnostic est correct et si les moyens correspondent ou non aux besoins éducatifs particuliers mais c'est une autre question. Je parle juste du fait que statistiquement, on ne peut rien dire sur les raisons de "cette augmentation" car même si on l'observe réellement, on ne peut même pas dire qu'elle existe forcément. Je sais, ce n'est pas très encourageant les stats...
  • Modifié (September 2022)
    Si je résume ta pensée Vassillia.
    Le nombre de prises en compte des élèves à besoins éducatifs est en hausse, mais cela ne veut pas dire forcément que le nombre d'élèves à besoins éducatifs est en hausse.
    (C'est comme si on dit qu'il y a plus de plaintes pour harcèlement qu'il y a 20 ans, ça ne veut pas dire forcément qu'il y a plus de harcèlement. Peut-être que les gens étaient plus harcelés, autant harcelés, mais portaient moins plainte, par exemple. On en sait rien.)
    Anti-London System !
  • Modifié (September 2022)
    Exactement, c'est ce que j'ai voulu dire et la comparaison est pertinente d'ailleurs.
  • Oui effectivement Vassilia, on ne peut sans doute avoir qu'une statistique brute qui ne veut pas dire grand chose.

    Mais est-ce que les enseignants qui sont en activité depuis un certain temps ont vu apparaître des troubles spécifiques qui ne sont pas trop dépendants des apprentissages (par exemple difficulté anormale pour passer du topologique à l'euclidien dans ce que les psychologues appellent je crois l'organisation perceptive, ou des anomalies manifestes de la numération) mais qui par contre peuvent être très défavorables pour l'apprentissage des maths ultérieurement ?

    Je mets de côté la systématique des "dys-" que les orthophonistes entre-eux nomment d'un seul terme ("dyspédagogie").
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • SocSoc
    Modifié (September 2022)
    Je confirme la hausse du nombre de diagnostics sans savoir ce qu'il en est du nombre de cas. On parle beaucoup de ce thème, ce qui n'est pas une mauvaise chose, mais encore une fois en faisant n'importe quoi dans la pratique et en étant guidé à nouveau par la niaiserie plutôt que par le pragmatisme.
    Pour faire un parallèle peut-être parlant, c'est un peu comme ci plein de magnétiseurs arrivaient à diagnostiquer correctement plein de syndromes de Parkinson, les malades et les autres n'en seraient pas spécialement plus avancés.
    On fourre dans les "dys" tout un tas de symptômes sans vraiment en identifier les causes (non pas que ce soit simple ni même faisable). Puis en 2 minutes on fait un joli papier avec plein de yakafokon. On donne ensuite le joli papier au médecin scolaire qui en 2 minutes le signe (ça fait mal à la tête de devoir dire "non" aux parents, ça prend 2 minutes de signer). Ensuite le médecin scolaire donne le joli papier aux enseignants. Ensuite yapukafokon... autrement dire une liste longue comme le bras de mesures inapplicables. Hop problème résolu!
    Le plus drôle dans tout ça est que quand on demande au parents "Si vous deviez réduire cette liste longue comme le bras à une seule mesure, laquelle voudriez-vous que l'on conserve ?" vous obtenez systématiquement la même réponse: "de meilleures notes". Essayez, vous verrez. Donc au final aider l'enfant à mieux comprendre n'a jamais été un objectif. Le filon commençant à s'ébruiter on peut avoir maintenant 6, voire 7, voire... j'entends un 8 à gauche ? 8 PAP dans la même classe (entendez Projet d'Accueil Personnalisé) !
    De tous les PAtrucs que j'ai vu passer, la majorité ont été contreproductifs (l'enfant travaille moins), une bonne partie totalement inefficaces (aucun changement) et quelques rares utiles (1 sur... 5 en étant généreux). Et comme souvent ce sont [ceux] qui râlent le plus qui obtiennent le plus, pas nécessairement ceux qui en ont le plus besoin.
    M'enfin comme qui dirait, yaka y remédier !
  • Un PAP c’est une vieille photocopie usée, pleine de taches de toner avec pour diagnostic “lecture très lente etc.” et pour recommandations “ne pas pénaliser l’orthographe ni la grammaire”, “donner en maths des fiches-outils” (ben, un cours, quoi) et “autoriser systématiquement la calculatrice”.
    ca coûte l’attente du rendez-vous et le prix d’une photocopie, des réunions et des cases à cocher. 
  • Modifié (September 2022)
    Il faut oser dire en réunion avec les chefs d'établissement que vous êtes sceptique sur les dys. Pour 90% des cas, c'est du grand n'importe quoi, à mon avis.
    J'ai dû mal à comprendre comment les médecins sont devenus plus spécialiste dans l'art d'enseigner que les profs eux-mêmes. 
  • Modifié (September 2022)
    Les médecins sont les seuls habilités à faire un diagnostic médical (les magnétiseurs n'en font pas partie d'ailleurs), est-ce qu'on peut connaitre la source de ce 90% ou alors c'est au doigt mouillé ?
  • Il n'y a que les orthophonistes, les psychologues cogniticiens et peut-être certains psychiatres qui savent et peuvent diagnostiquer les dyspédagogiques car ils ont des tests étalonnés.

    En gros tels que vous les décrivez les PAP ce sont des redoublants qui sont allés en classe supérieure : aucun réel suivi car mesures trop faibles. Il n'y a donc qu'à prier pour eux qu'un médecin prescrive des séances d'orthophoniste pour leur apprendre à lire et à compter.
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • La question subsidiaire : est-ce qu'il y a dans le master Capes une formation dédiée aux PAP et aux dyspédagogiques ?
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Modifié (September 2022)
    Vassillia a dit :
    Les médecins sont les seuls habilités à faire un diagnostic médical (les magnétiseurs n'ont font pas partie d'ailleurs), est-ce qu'on peut connaitre la source de ce 90% ou alors c'est au doigt mouillé ?
    Puisque les médecins sont aussi fort pour apprendre aux profs comment faire leurs métiers (comment enseigner), il serait peut-être temps que les médecins fassent la classe aux élèves pour montrer à quel point ils (les médecins) ont raison. J'ai dit 90% mais en réalité, je n'ai aucune confiance en ces diagnostiques sauf pour certains cas et certains troubles. 

    Je ne comprends pas l'idée que le médecin dise au prof comment faire son métier. Il faudrait créer des écoles spécialisées où le médecin pourra appliquer lui même ses propres ordres.
  • @cohomologies: Oser ne change rien. Les chefs d'établissement appliquent les consignes et il suffit de suivre la presse pour humer l'air du temps. Les médecins scolaires regardent passer le train et tamponnent les dossiers. J'ai posé moult fois la question de l'obligation ou pas d'appliquer ces PAP aux différents chefs d'établissement et obtenu à chaque fois des réponses différentes, plus dépendantes de leur idéologie que des textes légaux.
  • Modifié (September 2022)
    Tu n'as pas compris le sens de mon message cohomologies, je disais juste que tu n'as aucune légitimité pour critiquer le travail des médecins, pas plus qu'ils n'ont de légitimité pour critiquer le travail des profs ce qu'aucun médecin n'a fait ici il me semble. Mais je ne nie pas les problèmes de l’Éducation Nationale à aider les élèves avec besoins particuliers (et les autres aussi d'ailleurs)
  • Modifié (September 2022)
    @Vassillia, j'ai dit "90% à mon avis". (Il ne s'agit pas d'un avis d'expert)
    Je ne prétends pas être médecin, ni être prof.
    Mais il semble clair que l'un des deux professionnels semble croire qu'il est en droit d'apprendre son métier à l'autre.
  • Modifié (September 2022)
    Ah bon, je ne savais pas qu'on pouvait donner des chiffres au hasard avec l'argument "à mon avis"
    Il me semble clair à moi que tu n'es ni prof ni médecin mais que tu veux apprendre leur métier aux deux et je trouve cela au moins aussi déplacé mais ce n'est que mon opinion donc ce n'est pas très important.
  • Je ne suis pas là pour les querelles. 
    @Vassillia, je te laisse la discussion.

    Bien cordialement 
  • Modifié (September 2022)
    xax a dit :
    @SeismiMine tu sous-entends qu'on ne retrouvera pas de sitôt un nombre de candidats suffisant au Capes de maths ?
    Sur le niveau, c'est pas le pire, j'ai eu des échos du concours de PE ... Je suppose que le jury du Capes compte sur le fait que les heures sup' permettent d'absorber le déficit, chose impossible avec les PE.
    Une autre question, il y-a-t-il une raison identifiée à cette augmentation d'élèves à "besoins éducatifs particuliers" ?
    Personnellement je pense que le capes de maths a pris un énorme coup, et qu'on a dégommé un peu plus le vivier de gens allant vers ce concours (en nombre, et en qualité moyenne).
    D'un point de vue moins subjectif, je ne vois pas bien quelle partie de la réforme du capes, quel élément lié aux réformes récentes, ou aux futures annonces du ministre actuel, vont faire venir plus de candidats que précédemment.
    Le ministre actuel a pour le moment brassé du vent pour ne pas trop aborder le bazar de cette rentrée (et des manques de profs un peu partout, bazars administratifs inclus pour les contractuels et les TZR), il a annoncé une nouvelle réforme du collège (il y aurait un "problème de pédagogie" apparemment), ainsi qu'une future revalorisation des enseignants qui sera conséquente mais on ne sait pas trop, pour tout le monde mais quand même plutôt pour les jeunes, pour le milieu de carrière enfin les 10 premières années environ, etc (bref, rien de net).
    Là non plus, je ne vois pas trop quel message positif fort parviendrait aux étudiants en licence ou aux employés qui ne vivent pas trop bien leur métier pour se dire que le capes de maths sera la bonne voie.
    Sur le CRPE, effectivement l'écrit de mathématiques se fait très bien avec une connaissance propre du programme de collège et lycée (quelques grandes sections à enlever, mais une fluidité attendue sur de la géométrie ou des polynômes de degré 2). Une note sous les 5 est éliminatoire.
    Cependant je ne connais pas du tout les volumes nationaux (ou à l'échelle d'une académie) pour rendre pertinents les retours que j'ai pu avoir (càd beaucoup de 4-5/20 à la correction, et sur des groupes de préparation au crpe voir énormément de gens venant de "n'importe où" tenter le CRPE "parce que j'aime les enfants / car je pourrai être près de chez moi" ).
    Idem pour leur formation en MEEF, ainsi que pour la situation en primaire (s'il y a davantage de tâches annexes à faire, des nouvelles difficultés, etc).
    Pour les élèves à BEP, je n'ai pas vu de chiffres officiels (comme pour beaucoup de choses), alors il est difficile de mesurer leur augmentation. Cela dit nombreux sont les enseignants qui constatent une nette augmentation dans leurs classes (jusqu'à effectivement se retrouver avec une classe qui a 7-8 élèves à BEP, plus un allophone qui ne comprend pas la langue).
    Il y a derrière beaucoup de choses qui se mêlent :
    - la diminution des classes spécialisées type clis/ulis/segpa/... : Une partie des élèves en collège devrait être dans ces structures, mais faute de place ils n'y vont pas. On diminue ces classes car le ratio élèves/prof est bien plus faible, donc plus dépensier.
    Tout cela est enrobé institutionnellement avec le discours sur l'inclusion ("mettre les élèves à part = les exclure = pas bien"), qui se traduit souvent par juste prendre les élèves en classes spécialisées et les caser pendant n heures dans une classe normale (en surplus souvent). Les élèves en souffrent beaucoup, les profs aussi, et l'institution félicite ce genre d'initiative ("inclure = c'est gentil = c'est bien")
    - Une meilleure reconnaissance de certains troubles, qui fait que certains cas non détectés il y a 30 ans le sont aujourd'hui. Dur de dire quel volume cela dit.
    - Une baisse du niveau moyen dans les tâches élémentaires, avec davantage d'hétérogénéité. Un petit 6e qui rentre en classe en ayant de grosses difficultés sur le trio lire-écrire-compter, avec de gros manques d'attention, pourra être catégorisé à BEP (dys-quelquechose, hyperactif,...).
    Une partie de ces catégorisations repose sur des tests pratiques. Un enfant avec un énorme retard éducatif ne fera pas mieux, sinon pire, qu'un enfant en incapacité de maîtriser telle tâche. (Victor l'enfant sauvage aurait sûrement été diagnostiqué dyspraxique, dysphrasique, et hyperactif)
    -- Cette baisse du niveau moyen découle de soucis structurels dans le primaire (qui ne sont pas épargnés par les sévices de l'EN non plus), ainsi que de divers problèmes éducatifs de notre époque (le biberonnage à la tablette par exemple, énorme fléau au primaire. Saviez-vous qu'un enfant biberonné à la tablette ne sait pas tenir la main ou prendre une paire de ciseaux ? Comme la tablette s'utilise du bout du doigt sans avoir à fournir de grands efforts et en ne mobilisant qu'une petite partie des muscles, le dit enfant ne sait pas utiliser de façon basique les muscles de sa main, qui restera en général toute molle. Si vous connaissez des PE dans votre entourage demandez-leur, il y a plein de petites conséquences auxquelles on ne pense pas et auxquelles ils sont régulièrement confrontés maintenant.)
    -  La recrudescence de "l'enfant roi", avec les parents qui exigent de l'enseignant que leur enfant réussisse et non l'inverse. Les lacunes et obstacles étant souvent considérés comme des "manquements pédagogiques" de l'enseignant ou des "troubles" de l'enfant (s'il n'y arrive pas c'est qu'il a un trouble qui le gène).
    Probablement que les parents sont plus prompts à aller "faire tester" leur enfant pour déceler le moindre trouble possible, (côté dys, côté hyperactivité, côté autisme/potentiel intellectuel). Avec les points précédents cela induirait aussi davantage de faux positifs.
    Pour les enfants c'est aussi une solution de facilité : se cacher derrière son trouble étiquetté pour expliquer toute difficulté, et ainsi ne pas trop se fouler. Forcément ladite difficulté ne partira pas ainsi.
    - Les professionnels qui aident à amenuire certains soucis (écriture, lecture, comptage,...) peuvent se retrouver surchargés de demandes et ainsi s'occuper en proportion de moins de cas. (J'ai vu quelques retours à ce sujet)
    Un élève dysgraphique avec un PAP peut très bien progresser en écriture avec un graphothérapeute de sorte à avoir un niveau suffisant pour ne plus avoir besoin de PAP par la suite.
    Pour les élèves avec un vrai trouble (les vrais positifs), cela est d'ailleurs un problème puisqu'ils ont plus de mal à trouver des professionnels pour les aider à pallier à leur trouble (de même que pour le manque de structures spécialisées).
    Il y a de même souvent des manques d'AVS (Aides de V. S.) pour aider en cours les élèves avec des BEP un peu plus lourds. Si le manque est plus important, alors le nombre d'AVS a diminué ou bien le nombre de demandes a augmenté (ou les deux).
    - Des PAP acceptés plus facilement ? Je sais qu'un vrai PAP passe par l'aval d'un professionnel de santé. Cependant vu la diversité dans les PAP que reçoivent les collègues en termes de forme et de détails, il semble y avoir beaucoup d'incohésions.
    Dans un sens, tout cela est finalement pour souvent avoir "nécessite tiers-temps", "nécessite d'écrire en 14", "nécessite des interlignes plus gros" dont Soc fait part. Pour quelqu'un qui ne touche pas à l'enseignement (comme un professionnel de santé) cela représente une demande "facile à mettre en place, sans gros efforts", donc pas quelque chose qui nécessite un très grand souci éducatif chez l'élève pour être instauré. (le problème c'est quand on a plusieurs PAP tous différents, parfois hors des clous de ce qui peut être demandé).
    Personnellement je doute que l'argument du "on diagnostique mieux alors on trouve des vrais cas qu'on aurait oubliés avant" est grandement suffisant pour expliquer une hausse à priori significative du nombre de PAP (surtout vu la nature d'une majorité de ces PAP).
    Comme je n'ai pas vu une seule donnée numérique plus globale sur la chose (tout comme le nombre de démissions n'est pas communiqué certaines années, tout comme le nombre de reconversions n'est pas communiqué, tout comme les barres à l'inter-académique en NSI ne sont pas communiquées, etc), les choses sont faites pour que l'on ne puisse pas clairement discuter de si problème il y a et d'à quelle intensité.
  • DomDom
    Modifié (September 2022)
    Je ne crois pas que « le médecin dise au prof comment faire son métier ». 
    Le médecin déclare « cet élève a du mal à comprendre quand il doit lire seul la consigne mais quand elle est lue à haute voix, il sait y répondre.  » (c’est un premier exemple) ou « cet élève se décourage quand le texte est trop dense ou quand il voit qu’il y a 20 exercices à résoudre en une heure (qu’ils soient très courts ou pas) » (deuxième exemple). 
    Je me dis parfois que j’ai tous ces troubles mais à des degrés plutôt faibles. Peut-être sommes nous tous « dys de tout » mais qu’il y a un curseur ? 
    Ça peut expliquer qu’un médecin donne un diagnostic différent d’un autre. 
    On a choisi une école qui inclut tout le monde. 
    En ce sens, c’est l’école qui s’adapte. 
    Ainsi, le médecin dit « lui, il est comme ça ». 
    Parfois on parle de « recommandations » et ce ne sont pas des injonctions. 
    Je ne sais pas s’il y a obligation ou pas, pour un prof.
  • SocSoc
    Modifié (September 2022)
    Bravo @Seismimine d'avoir exposé avec calme et clarté la situation!
    @Dom: IF reconnaissance par la mdph THEN obligatoire, ELSE facultatif.
  • Oui.
    Mais c’est « obligatoire » pour l’É.N. il me semble, moins pour le prof. 
  • Les médecins scolaires ne servent à rien ? Ça m’étonnerait : l’un d’eux a posé la question de la surdité d’un élève à moi. Ni les parents ni les instituteurs n’ont vu venir le truc puisque l’élève compensait en lisant sur les lèvres et en interprétant les gestes.
    Au fait, bon courage pour trouver un orthophoniste.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Résumé un peu rapide de mes propos. Présentes-nous un cas d'élève dont le PAP a été retoqué par le médecin scolaire.
    @Vassillia Quand un infirmier applique les soins prescrits par un médecin et constate que dans plus de la moitié des cas les symptômes s'aggravent plus vite qu'en l'absence de traitement, il est, de fait, tout à fait bien positionné pour se demander si le médecin en question n'est pas un magnétiseur.
  • Modifié (September 2022)
    Très drôle JLT  :)
    @Soc Je suis assez d'accord, en tout cas sur le fait que les soins prescrits ne semblent pas donner de résultats probants à l'heure actuelle donc plusieurs hypothèses : 
    - le diagnostic est incorrect
    - les soins prescrits sont inadaptés à la pathologie 
    - le prof infirmier n'a pas appliqué les soins correctement (il peut y voir plusieurs raisons de la mauvaise volonté jusqu'à l'impossibilité technique par manque de moyens ou de connaissance)
    - la pathologie est incurable et on fait juste de l'acharnement thérapeutique 
    - la pathologie est incurable mais les soins palliatifs sont mieux que rien 
    Bref, je suis mal placée pour en parler car je n'ai pas beaucoup d'étudiants avec des besoins particuliers (quelques-uns quand même) mais si tu veux mon avis, l'objectif est que les infirmiers et les médecins collaborent sans se tirer dans les pattes dans leur intérêt et dans celui du patient. La médecine a assez de problème comme ça, entre autre avec les magnétiseurs, sans rajouter les fausses bonnes idées de l'éducation nationale.
  • Les médecins scolaires sont nécessaires. 
    Les infirmières scolaires aussi. 
    Voyons !
    C’est même anormal que dans certaines villes un personnel doive gérer quatre ou cinq bahuts. 
  • De mon point de vue ignorant et pratique, un PAP c'est une photocopie m'enjoignant de remplacer mes documents (pour certains, j'y ai passé des dizaines d'heures) par d'autres en police Arial 14 ou 16 (pour rendre très semblables plein de lettres différentes, mais on n'a pas le droit de le dire car on n'est pas expert en dys-) et d'empêcher les élèves d'apprendre à compter en les autorisant à prendre la calculatrice pour calculer 3+2 en mathématiques.

    Et que penser, en 6e, d'un PAP sur la base du rapport de l'orthophoniste établi en CE2 ?
  • Faites gaffe quand même : un PAP et un PPRE engagent le professeur principal.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • En fait, ça date.
    De Particulier  Particulier saffirme - LOGONEWS

  • Modifié (September 2022)
    @zestiria : reçue au Capes d'Anglais en 2022, une amie sans master MEEF se cogne 18h en étant stagiaire. Quelques mercredi de formation sont éparpillés.
  • Il m'est parfois difficile de concilier Arial 16 et développement durable. Du coup, je dors mal. 
  • @Magnéthorax 18h pour un stagiaire qui débarque et prépare ses cours de zéro, c'est trop. Pour les contractuels et ceux qui ont déjà fait un master MEEF, c'est plus accessible.

    Avec 18h de cours, un stagiaire est toujours dans l'urgence de préparer le prochain cours.
  • DomDom
    Modifié (September 2022)
    Je sais que c’est trop. 
    Mais si ça exempte de venir TOUS les mardis et TOUS les jeudis dans un IUFM-ESPE-INSPE, c’est un cadeau ! Un vrai cadeau. 
    Des contractuels sont envoyés avec de tels services sans formation. Je pense que c’est difficile et anormal mais on ne se pose pas la question « en haut ». 
    Bref. C’est trop… MAIS…
  • Modifié (September 2022)
    Juste pour préciser, avant qu'on me fasse dire ce que je n'ai pas dit: je n'ai jamais dit que les médecins ou infirmière/infirmiers scolaires étaient inutiles, d'ailleurs je trouve qu'on n'accorde pas aux infirmières/infirmiers scolaires la reconnaissance qu'elles/ils méritent. Je mets seulement en doute les pap, pour la grande majorité des cas.
    Je vous prie de continuer votre discussion. 
  • Avec un peu de chance, les stagiaires qui se trouvent dans cette situation ont, comme mon amie, un nombre réduit de niveaux.
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