Évaluation programme mathématiques 2de de 1991 — Les-mathematiques.net The most powerful custom community solution in the world

Réponses

  • Page 10, en caractères gras  : « rien, dans l'état actuel de nos observations, ne nous permet de faire état d'une baisse de
    niveau général ». Mais ...  « il y a des capacités qui ne sont pas entraînées comme naguère (développements, factorisation..), il y a des connaissances qui ne sont plus enseignés (arithmétique, valeur absolue, mesure algébrique...) ». Et enfin :  « des bases de comparaisons solides nous manquent pour pouvoir tirer des conclusions générales.»
    Traduction : on dit que le niveau ne baisse pas parce que c'est ce qu'il faut dire mais ce n'est peut-être pas vrai, et en fait on n'en sait rien. Bien sûr, c'est l'APMEP.
  • Autre manière de le dire : on n’observe pas une baisse de niveau car on n’évalue plus les mêmes choses. 
  • rien ne nous permet = le chef ne nous permet pas.
  • Modifié (10 May)
    Bonjour, je remets la citation complète pour que chacun puisse lui redonner son véritable sens, je me suis permise de mettre en gras certaines phrases que Chaurien avait oubliées, sans nul doute involontairement (enfin moi j'en doute un peu mais bon pas de procès d'intention on a dit) :
    Les "ancres" que nous avons placé dans nos évaluations nous permettent d'affirmer que rien, dans l'état actuel de nos observations, ne nous permet de faire état d'une baisse de niveau général. Sans même tenir compte de l'augmentation enregistrée ces dix dernières années de la proportion d'une classe d'âge qui accède à la classe de Seconde, toutes les comparaisons que nous pouvons faire vont dans le sens d'une élévation globale du niveau.
    Certes il y a des capacités qui ne sont pas entraînées comme naguère (développements, factorisation..), il y a des connaissances qui ne sont plus enseignés (arithmétique, valeur absolue, mesure algébrique...). Mais les capacités peu entraînées sont souvent remplacées par une meilleure maîtrise du sens et les capacités disparues ont fait place à des nouvelles.
    On observe en particulier, si l'on compare avec ce qui se passait il y a quelques années, une amélioration substantielle en ce qui concerne la géométrie des configurations ainsi que la géométrie de l'espace. Il est toutefois certain que des bases de comparaisons solides nous manquent pour pouvoir tirer des conclusions générales.

    On y trouve aussi page 3 : "Nos opérations d'évaluation ne sont subventionnées que par l'APMEP et par les contributions financières des établissements qui font participer leurs élèves à cette opération."
  • Les auteurs devraient être explicites pour être crédibles. 

    Quelles sont les « capacités disparues » ?
    Quelles sont les « nouvelles » ?

    C’est avec ce genre d’article qu’on ne sait pas quoi dire finalement. Certains sortent ces phrases comme arguments pour une thèse ou son antithèse. 
    Mais on n’a rien. 
    Que des blablas. Un adepte du forum qui sait tout sur tout sort des études de ce genre. Et, chose amusante, dénigre d’autres études du même genre. 
    Bref. 

    Je me rappelle une phrase géniale au sujet d’un prof qui « testait de nouvelles pédagogies ». Je n’ai rien contre d’ailleurs. Tant que chacun est libre. 
    Mais un chef d’établissement de dire « il obtient des résultats ». Personne n’a jamais su, même pas lui, ce que désignait « résultats ». 
    Re-bref. 
  • Modifié (9 May)
    Il y a 192 pages, et je n'ai lu que l'intro pour vérifier, c'est sûrement détaillé plus loin, je n'en sais rien.
    Qu'on ne puisse rien déduire de l'étude, à la limite je veux bien te suivre là dessus Dom car tout dépend de ce qu'on compare, du sérieux que l'on attribue à APMEP ...  mais de là à lui faire dire quasiment l'inverse de la citation en la tronquant, il ne faut peut-être pas exagérer.
  • Dom a dit :
    Quelles sont les « capacités disparues » ?
    Peut-être l'accord du participe passé ?
    APMEP a dit :
    Les "ancres" que nous avons placé dans nos évaluations (...)
    e.v.
  • Alors d'accord pour l'erreur de grammaire mais ce texte a été écrit par les profs qui exerçaient en 1991, ils ont donc forcément fait leurs études plusieurs années avant. Je vous laisse estimer la date où l'apprentissage de l'accord du participe passé chez ces futurs profs de maths était problèmatique, pardon j'ai pas pu m’empêcher :D
  • j'ai l'impression que le cahier des charges des "nouveaux programmes" de ces 30 dernières années consiste à ne pas enseigner ce qui est d'un usage constant dans à peu près tous les métiers qui font usage des maths à basse ou moyenne intensité (prof du secondaire, techniciens et ingénieurs, métiers de la santé qui y touchent, ...). Fractions, factorisation, développement etc.
    Il y a un article de "petit x" qui explique qu'en fait vu les nouveaux programmes on ne peut pas acquérir les techniques au collège. Sans compter le bordel des manuels.
  • Bonjour,

    "les ancres ..." ou les "cancres ..."  ?

    Cordialement,
    Rescassol

  • Modifié (9 May)
    Rescassol, j'allais le dire.
    Page 14, « Formules de cramer » sans majuscule. AD n'était pas là ;).
    Page 16, « Tout point de vue axiomatique est exclu ».
    Les cancres sont sur l'estrade... C'est l'APMEP...
  • Modifié (9 May)
    Je ne comprends pas l'objection de Vassillia. Nous apprenons le maniement de notre langue normalement à l'école primaire, et peut-être maintenant au collège, avec en particulier l'accord du participe passé. Ce que nous avons appris là nous accompagne toute notre vie si nous voulons rédiger en français correct. Que nous l'ayons appris l'an passé ou il y a un demi-siècle, cela ne change rien.
    Mais les cadres de l'APMEP sont des  « progressistes », et  « la langue est fasciste », c'est bien connu.
    Mais sans doute Vassillia plaisante...
  • Nul n'est infaillible, Chaurien... Bon, ça fait moche dans un écrit comme celui-là, mais on a vu malheureusement pire dernièrement...
  • Bon, je fais l'estimation pour vous alors, l'APMEP a écrit ce texte en 1991, les individus en question avaient alors disons entre 30 et 50 ans puisqu'ils étaient des profs en activité. Ce qui veut dire qu'ils avaient 10 ans, age de l'école primaire où ils ont appris le français, dans les années 1950-1970
    On peut donc en déduire que l'enseignement n'était pas mieux dans ces années là (en fait non, on ne peut rien en déduire mais j'ironise là-dessus justement).
    Qu'est-ce que c'est que cette histoire de langue fasciste encore ? En tout cas, je suis pour l'apprentissage du français à l'école

  • 192 pages, c'est beaucoup.
    Trop pour que je ne daigne tenter d'en tirer quelque chose. Si quelque masochiste passant par là voulait nous en extraire la substantifique moelle, je lui en serais reconnaissant! Je croyais naïvement que les autres enseignants de mathématiques partageaient avec moi le goût du concis et la conviction qu'un argument fort le sera d'autant plus qu'il n'est pas noyé dans le superflu. Je reste toujours coi devant ceux qui diluent sans fin leur pensée, en particulier dans leurs articles, tout en sachant pertinemment que l'on ne lira d'eux au mieux que l'introduction, la conclusion et le synopsis. Mais, je crois que j'ai noyé mon argument...
    On constate ici que comme souvent chacun choisit d'interpréter le texte à sa façon et qu'au final les positions n'évoluent pas. M'enfin chercher encore à convaincre les lecteurs de la baisse de niveau c'est chercher à convaincre Allègre du réchauffement climatique.
  • DomDom
    Modifié (9 May)
    Je crois qu’Allègre reconnaissait le réchauffement climatique mais qu’il doutait que ce soit lié à l’activité de l’homme. 
    De mémoire car je n’ai pas suivi les discours de cet homme. J’étais tombé (avant l’an 2000) par hasard sur une émission où, encore une fois de mémoire, c’est ce qu’il disait. 
    Je ne sais pas où il en est en 2022. 
    Mince, c’est vraiment l’avocat du diable que je suis  train d’incarner. 
    Édit : Wikipedia précise davantage 
    « Il s’est aussi distingué par ses prises de position controversées mettant en doute l'origine anthropique et l'importance du réchauffement planétaire, à l'encontre du consensus scientifique sur ces sujets depuis les années 1990, bien qu’il ait défendu la position inverse dans la décennie précédente. »
  • En 2022, il se remet d’un AVC qui date déjà.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Inutile de dévier vers Allègre, réchauffement climatique, etc. On s'éloigne vraiment du sujet.
  • Modifié (10 May)
    Bonjour,
    il est de bon ton aujourd'hui de dire que le niveau ne baisse pas forcément puisque l'on enseigne d'autres choses. J'ai ce débat à table parfois. C'est peut-être vrai dans d'autre disciplines. En mathématiques sûrement pas. Je ne peux que constater que de plus en plus les élèves, même bons, ont de plus en plus de mal avec les fondamentaux. Bloqués bien souvent par le nerf de la guerre : le calcul, le savoir de base, l'utilisation des théorèmes. Je veux bien que l'on contextualise, que l'on rende concrètes les notions ou que l'on donne du sens. Mais, s'il n'y a pas les bases, ce qui est le cœur du problème aujourd'hui et ben on peut faire ce qu'on veut on ne saura pas modéliser la situation concrète. Ni la résoudre. Ce n'est que mon avis, mais peut-être devrait-on revenir à faire des mathématiques pour elles même.
  • jcsjcs
    Modifié (10 May)
    Bonjour
    « Tout point de vue axiomatique est exclus ».
    Je ne comprends pas le « s » graissé, car au singulier il n'y en a pas.  Il ne faut pas confondre avec inclus qui au féminin fait incluse donc inclus se termine bien par un  s.
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