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Mode examen à la session 2022 ?

Bonjour à tous,
je suis en vacances et j'ai un peu perdu le fil. Y a-t-il oui ou non le mode examen pour la session de spécialités en mai 2022. Mes collègues n'avaient pas l'air bien certains non plus et je ne trouve rien de très clair sur Eduscol.
Le mode examen devait entrer en vigueur en juin 2018... Il a été reporté en 2018 et 2019, puis il n'y pas eu d'épreuves pour nos élèves en, 2020 et 2021.  Du coup, je suis un peu perdu, cette année c'est la "bonne" ?
J'ai peut-être deux trains de retard, mais si quelqu'un peut clarifier les choses, je le remercie par avance.
Bonne journée.

Réponses

  • Le mode examen a bel et bien été en vigueur pour toutes les épreuves qui ont eu lieu depuis septembre 2019 (si ma mémoire est bonne), même si la quasi-totalité d'entre elles n'ont pas eu lieu en métropole.
    Il a toujours les mêmes défauts, et en particulier, le nombre de protocoles à connaître s'est considérablement étoffé... mais apparemment, cela ne gêne personne. Devoir vérifier que toutes les calculatrices d'une salle de 50 élèves ne sont pas en mode examen avant le début de l'épreuve, puis le sont au moment de l'épreuve peut prendre plus de 15 minutes... mais ça ne doit pas être très important.
  • N’est-ce pas aussi « si la calculatrice possède un mode examen, alors il doit être actif, tandis que si elle ne le possède pas, le candidat peut l’utiliser quand même » ?
    C’est une question. 
    J’imagine aussi que le chef du centre a toute latitude pour accepter telle ou telle situation. 
  • Dom, j'imagine que non, sinon tous les élèves se précipiteraient sur des anciennes calculatrices sans mode examen.
  • Ce que je trouve bizarre, c'est que les surveillances de ces épreuves ne sont pas tombées, il va bien falloir former les surveillants !! En gros si ce ne sont pas des profs de maths qui surveillent, ça va être un fiasco, mes autres collègues n'ont aucune connaissance du fonctionnement du mode examen, sur les calculatrices qu'ils l'ont, celles qui ne l'ont pas, ils vont être complétement perdus.
  • Modifié (19 Apr)
    Si la calculatrice n'est pas une calculatrice graphique, elle n'est pas soumise au mode examen, donc elle peut être utilisée.
    En revanche, les "anciens modèles" de calculatrices graphiques qui ne posséderaient pas de mode examen ne sont pas conformes.
    Pour plus de renseignements, voir :
    - la liste des modèles conformes,
    - le procédé d'activation du mode examen pour chacun des modèles (A charge pour le candidat de savoir le faire, sous peine de ne pas pouvoir utiliser sa calculatrice le jour J),
    - un protocole (non officiel... puisqu'il n'en existe pas) permettant de mettre en place le mode examen sans risque de fraude.
    Je doute fortement qu'il y ait une quelconque formation pour la mise en place de ce mode examen.
  • Modifié (19 Apr)
    Bonjour,

    si un candidat arrive avec le mode examen déjà mis, en théorie, il faut que le surveillant le remette par dessus, pour rendre inaccessible tout ce que l'étudiant a mis dans les mémoires depuis la dernière mise en examen.

    Espérons que la grande majorité des étudiants arriveront sans que le mode examen soit déjà allumé.

    Cordialement,
    -- 
    Mateo.
  • evev
    Modifié (19 Apr)
    Bonjour à tous.
    Pour les écrits du capes 2022, au centre de Nancy, aucun contrôle du modex. Amen.
    e.v.
  • Exact !
    Il faudrait que chaque candidat montre devant un huissier qu’il active le mode examen entre son entrée dans la salle et le début de l’épreuve. 
  • Bonjour,
    Quelqu’un pourrait-il raconter comment s’est passée la mise en place du mode examen ce matin pour l’épreuve de bac de spé maths?
    Merci
  • L'épreuve a eu lieu cet après-midi et il n'y a pas eu de souci majeur dans mon lycée.
  • Mais la vérification a-t-elle été zélée ou bien.... "oui bon allez" ? 
  • Si les calculettes (qui ne servent à rien dans un examen ou un concours de maths) étaient purement et simplement interdites ces problèmes seraient résolus sans que ça coûte quoi que ce soit (à l'exception des revenus de certains lobbies).
  • Quelle vision tristement réductrice des maths...
    Une calculatrice peut par exemple servir à vérifier un résultat, à visualiser un objet mathématique (graphe de fonction, figure géométrique dans le plan ou dans l'espace...), à effectuer un calcul technique, une conjecture.
  • Modifié (12 May)
    parisse a dit :
    Quelle vision tristement réductrice des maths...
    Non, j'assume ma vision des maths, elle est fondée sur ce que je fais et est celle de tous les matheux que je connais en dehors du monde pédagogiste et de certains militantismes. Et la part d'informatique dans ce que je fais est de plus en plus grande. 
    Je parle d'interdire les calculatrices dans les examens. Dans un contexte d'enseignement pur et dur, aucune méthode, aucun gadget n'est à exclure a priori (même si pour ces derniers leurs promoteurs sont susceptibles d'avoir d'autres intérêts que l'édification des élèves, je renvoie à mon propos sur le lobbying). Là on parle des examens qui sont devenus une véritable blague et dont le déroulement fait passer le personnel enseignant pour demeuré ou schizophrène (comme si les profs avaient besoin de ça en plus de leurs autres problèmes) et ce jusqu'à la fac.
  • Je souscris aux propos de Foys !! Aux concours aux grandes écoles, seulement Centrale autorise les calculatrices, mais en y regardant de plus près les sujets, ces dernières ne servent à aucune question.....

    @ Parisse : dans le sujet du bac 2022, 3 questions  (sur 6) du QCM sont faisables à la machine en traçant des courbes, cautionnez-vous ce genre de choses en tant que concepteur de logiciel ??

    Bonne journée.
  • Foys : et pour les séries technos ? Pas de calculatrice non plus ?
  • Modifié (12 May)
    Ca n'a aucun sens d'autoriser les calculatrices en-dehors des examens et de les interdire pendant. Comment allez-vous motiver les élèves à faire l'effort d'apprendre à s'en servir de manière intelligente?
    D'autre part, autoriser ou non les calculatrices est une question distincte de celle du niveau des examens. D'ailleurs un examen qui autorise les calculatrices *avec un énoncé qui en tient compte* sera presque toujours d'un niveau mathématique plus élevé parce qu'on accordera moins d'importance à un savoir-faire purement mécanique, et plus à un raisonnement utilisant le résultat d'un calcul.
  • Modifié (12 May)
    Parisse : 
    "un examen qui autorise les calculatrices *avec un énoncé qui en tient compte*", oui, mais justement, ce genre d'énoncé sera toujours retoqué par les inspecteurs ! J'ai fabriqué suffisamment de sujets de bac, brevet de technicien et BTS, à une époque nettement plus exigeante pour en avoir l'expérience. Une fois, même, je n'ai pas reconnu mon propre sujet quand il a été proposé à l'examen. Il y avait une question qui vérifiait que les élèves comprenaient une définition classique. Quelle horreur !
    Cordialement.
  • Modifié (12 May)
    kioups a dit :
    Foys : et pour les séries technos ? Pas de calculatrice non plus ?
    D'autres disciplines requièrent évidemment des machines. Il y a l'exemple plus évident de l'informatique elle-même. Si les élèves composent sur du matériel entièrement fourni sur place, il n'y a plus de problème. Pour presque tout, une calculette basique avec 4 opérations suffit. Si l'élève a besoin d'un appareil pour savoir combien font 10^20*10^5, je ne vois pas pourquoi on qualifierait d'injuste la propension éventuelle du système à ne pas lui donner une bonne note.
  • On peut aussi tracer des représentations de fonctions sur des calculatrices. Entre autres.
  • Modifié (12 May)
    Faux débat absolu et totalement hors sol de ce qu'est un lycée aujourd'hui. Ceux qui ne comprennent rien en maths sont exactement, à exception près, les mêmes qui ne comprennent rien à leur calculatrice et ne savent pas s'en servir intelligemment de toute façon. Pour les bons, calculatrice ou non ils s'en sortent, pour les mauvais calculatrice ou non, ils font de la merde.
    Exactement la même chose pour les formules dans la calculatrice ! Par exemple ceux qui mettent la formule de la dérivée d'un produit dans le machine sont exactement ceux qui ne comprennent rien et ne savent pas l'appliquer correctement. Ceux qui n'ont pas besoin de mettre la formule, sont ceux qui arrivent à l'appliquer proprement jusqu'au bout. En ce sens, le mode examen, ne sert strictement à rien, comme le débat calculatrice ou pas au bac.
  • dfdf
    Modifié (12 May)
    Le même phénomène s’observe dans les concours mathématiques où les documents sont autorisés (comme avec certains examens du CNAM). On voyait les moins assurés passer leur temps à consulter fébrilement les tonnes de feuilles, livres et cahiers répandus sur leur bureau.

    Je trouve dommage de proposer un QCM à une question comme le calcul de la dérivée de la fonction $\ln(x^2+x+1)$. Soit on le calcule (de tête ou autrement), soit on répond au hasard. Cette manière de faire apparaît comme une prime à la « médiocrité ». D’autant qu’une mauvaise réponse n’est pas pénalisante.

    édit: ce n’est pas le calcul en lui-même qui est indigne (pas du tout !) mais la manière très conciliante de le traiter.

  • Entièrement d'accord avec df, le QCM n'apporte strictement sur ce type de question, ni en rapidité de correction. Le calcul tient sur une ligne, si on veut vérifier que les élèves savent  le faire, on leur demande. Même chose pour les conneries du types a. f convexe sur blabla, b. f est concave sur.... Autant demander, de donner directement à l'aide du graphique la convexité de la fonction. A part, donner une chance à ceux qui n'ont rien fait de l'année, aucun intérêt.
  • Modifié (12 May)
    Je suis d'accord sur le fait qu'un QCM n'est le plus souvent pas adapté à l'usage de la calculatrice. Je n'ai pas une grande expérience des QCM, ici en L2 parcours physique, on en fait avec calculatrices et documents interdits, pour obliger les étudiants à apprendre un minimum le cours, avec des calculs qui se font de tête. Par contre aux partiels et examens terminaux on autorise la calculatrice et on fait des sujets où savoir s'en servir apporte un plus : vérifier un résultat, pouvoir faire quand meme la question suivante, tracer un graphe de fonction ou paramétrique, calculer des dérivées. Je reste sceptique sur la notation des QCM, parce qu'il n'y a aucun moyen de faire la différence entre une petite erreur d'étourderie et une incompréhension réelle, et avec des QCM où une réponse fausse fait perdre des points, les notes sont assez fréquemment non représentatives. Mais tant que cela compte peu dans la note finale, cela reste un bon moyen de forcer les étudiants à bosser. Donc au lycée, ca me semblerait relever du controle continu, à faire pendant l'année, au cours de quelques interros sans calculatrice ni document.
  • Bonjour à tous,
    Le débat "calculatrices ou pas" revient très souvent salle des profs.
    Depuis leur apparition en lycée (années 80) jusqu'à aujourd'hui, j'ai pu en observer quelques effets positifs (conjectures, vérifications de calculs), et beaucoup de conséquences négatives (rôle de béquille pour les formules qu'on n'apprend plus, manque de réflexion, magie de l'outil, oubli de la nécessité de prouver (c'est quand même central en maths, non?)).

    Ceci s'est aggravé depuis l'apparition de calculatrices sur lesquelles est implanté tout le calcul formel du lycée (et même largement au delà).
    J'ai tellement vu d'élèves demandant alors à leur calculatrice de dériver x^3 ou ln(x), de résoudre x^2-2x-3=0, de mettre sous forme algébrique (2+i)/(1+2*i),etc....

    Bref, beaucoup de bruit pour pas grand chose.

    Et comme cette invasion se poursuit avec smartphones et autres, je crois que les inconvénients (au moins en collège/lycée) balancent largement les avantages.

    Concernant le bac, il me semblerait judicieux de mettre en œuvre des sujets en deux parties: une avec calculatrice, et une sans....Chacune de ces deux parties étant bien sûr réfléchie et conçue pour que ce choix soit pertinent.

    Mais je prêche dans le désert!
    Cordialement.
    PG
  • PGPG
    Modifié (13 May)
    Post-sciptum
    Concernant le "mode examen", je précise que dès le début, certains de mes élèves de SI m'avaient montré comment ils avaient pu implanter un petit programme simulant le mode examen : petite diode clignotante, bravo !
    Je ne sais si depuis lors ce problème a été réglé, mais j'en doute.
    PG
  • PG : je crois que c'est ce qui était prévu pour les E3C (ou EC ou je sais pas quoi) dans les séries technos. Une partie "Automatismes" sans calculatrice.

    Et pour la calculatrice trafiquée, on m'a dit que refaire la manipulation pour passer en mode examen permet d'effacer la mémoire.
  • Oui, un sujet en deux parties, sans puis avec calculatrices serait une bonne idée (on ramasse la partie sans calculatrices au bout d'1h ou 1h30 par exemple, et on laisse 3h ou 2h30 avec calculatrices).
    Et dès l'instant où une partie du sujet est sans calculatrices, il ne sert à rien d'imposer un mode examen inégalitaire pendant l'autre partie du sujet avec calculatrices. Plus besoin de mise en oeuvre complexe et plus de risque de fraude. Plus de problèmes d'élèves qui n'ont pas le modèle avec mode examen....
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