Disparition programmée de l'inspection générale — Les-mathematiques.net The most powerful custom community solution in the world

Disparition programmée de l'inspection générale

Reçu de notre cher ministère:

LA TRANSFORMATION DE L'INSPECTION GÉNÉRALE DE L'ÉDUCATION, DU SPORT ET DE LA RECHERCHE (IGÉSR)

Le décret n° 2022-335 du 9 mars 2022 relatif aux services d'inspection générale ou de contrôle et aux emplois au sein de ces services prévoit l’extinction progressive à partir du 1er janvier 2023 des 9 corps d’inspection générale, dont l'inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche, et la création d’un corps unique des administrateurs de l'État.

Si le statut change, les missions d’inspection générale, elles, se poursuivent au sein de nouveaux services composés d’emplois fonctionnels (mandats de 5 ans renouvelables une fois).

Le décret définit les garanties nécessaires à leur fonctionnement : préservation de l’expertise et de la légitimité (durée des mandats), maintien de l’indépendance, attractivité vis-à-vis des viviers de recrutement.

Quelles vont être les conséquences de cette $n$-ième réforme (avec $n \gg 1$)? On peut notamment se demander qui dans le futur s'occupera des nominations en CPGE (je n'ai rien vu à propos de cela dans le décret)...
«1

Réponses

  • DomDom
    Modifié (8 Apr)
    Bonjour,

    Je ne m’inquiète de rien à ce sujet. 
    On change le corps, le nom, etc. mais la méthode finalement… ?

    On lit bien « si le statut change, les missions […] se poursuivent ». Ouf. 
  • On va la renommer McKinsey Générale ?
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Modifié (8 Apr)
    J'avais effectivement remarqué sur emplois-collectivités que la grille indiciaire avait disparu et été remplacée par celle des administrateurs.
    Concernant le suivi de carrière des profs de prépa, il était question en 2017 de mettre un système de points comme dans le secondaire, les doyens étaient amenés à y réfléchir, la mission des IG se recentrant alors sur des missions de conseil et d'expertise. L'idée était probablement de limiter leur nombre et donc les recentrer sur les missions prioritaires, et certains ont la critique qu'une gestion "humaine" des carrières est forcément imparfaite (clientélisme ?) donnant parfois des sentiments d'injustice, alors qu'un système "froid" de points serait sensé être le moins injuste.  À titre personnel, je trouve dommage cette modification envisagée. Ça peut changer selon les pouvoirs en place, mais de mémoire cette question avait enjambé les quinquennats Hollande-Macron.
  • C'est quand même un aveu de l’exécutif qui pense que l'inspection générale ne sert quand même pas à grand chose.

    En maths, à part gérer les carrières des profs en CPGE, à quoi sert l'IG?
  • Et autre question, qui va inspecter les profs de prépa?
  • MrJMrJ
    Modifié (8 Apr)
    Franchement, je pense que l'affectation des enseignants en classe préparatoire n'est pas vraiment affectée par cette transformation (et cette tâche représente un travail marginal pour un inspecteur général).
    Ils doivent passer beaucoup plus de temps à faire des rapports sur l'enseignement des mathématiques, aider aux développements des mathématiques , organiser les épreuves du baccalauréat, participer aux concours de recrutement, participer à l'élaboration des programmes,...
  • Question bête : si le recrutement en prépa passe par un système par points (ce que certains ici disent possible), quelles seraient les conditions concrètes pour être prof en CPGE ?
  • La réponse est dans la question :
    Trouve une anagramme de "points".
    e.v.

  • @ev : C'est très bon !
  • @ Heuristique : ce serait du grand n'importe quoi ! Les discussions auxquelles j'avais assisté datent de 2017, je ne sais pas dans quel sens ça a évolué sur ce point ; en tout cas, visiblement le corps est en grande transformation
  • Modifié (8 Apr)
    Il y a deux choses à distinguer j'imagine : un système de points intra-CPGE, dans ce cas pas trop de surprises :  on gagne des points avec de l'ancienneté et autres critères (comme dans le secondaire) et celui/celle qui a le plus de points à le poste.

    Après si c'est un système de points pour rentrer dans le système CPGE ça risque d'être plus polémique, quels seront les critères ? Un peu de souplesse avec de l'humain qui décide c'est bien, cela dit le système actuel de nominations est tellement opaque et clientéliste que bon...
  • J'avoue ne pas encore bien connaître le système d'entrée en CPGE mais compte m'y frotter dans quelques années... J'ai cru comprendre que certains critères étaient objectifs (classement à l'agrég, thèse, etc.) mais d'autres plus subjectifs (se faire connaître auprès de l'inspecteur, être bien vu, etc.).
    Si l'entrée dans le système CPGE se fait à l'ancienneté et aux points, sera-t-il possible d'y avoir un poste avant 45/50 ans ?
  • Trouve une anagramme de "points"
    Celle-ci je vais la retenir. Tellement drôle.

  • Modifié (8 Apr)
    Je vais "m'amuser" à créer un système de points, tout en trouvant cela abscons :
    1) Classement à l'agreg : partie positive de 1000-200*(catégorie-1), où la catégorie était (dans les années 2000) 1ère pour 1er au 20ème, 2ème pour 21ème à 40ème, etc. pour l'externe, à voir pour les collègues reçus à l'interne.
    2) Études doctorales : 1000 points pour une HDR, 500 points pour une thèse soutenue, en cas de thèse commencée non soutenue, 100 points par année de thèse, limité à 300.
    3) Accepter une mobilité géographique : de 0 à 300 points selon la largesse des vœux de l'on exprime
    4) expérience dans le supérieur (colles, TDs en fac) après être entré en poste (pour les enseignants dans le secondaire) : jusqu'à 400 points selon l'expérience ; il faudrait avoir voir ce qui est possible pour les néo-entrants sur cet item (je ne sais pas si les étudiants peuvent encore faire des colles, comme à mon époque, les td en fac c'est plus compliqué hors situations vraiment prévues).
    4) Points donnés selon les avis des inspecteurs, chef d'établissement, etc. de 0 à 400 points
    5) points progressant avec l'ancienneté +10 points par année d'ancienneté.
  • Ou alors on supprime les IG avant de supprimer les prépa...
  • Je pense que c'est la stratégie. L'ouverture de CPES est un autre angle d'attaque.
  • Ah oui, peut-être ... Si plus d'IG, plus personne pour dire au ministre que malgré son coût élevé, conserver le système des prépas serait tout de même une bonne idée.
  • MrJMrJ
    Modifié (8 Apr)
    Je ne pense pas que cette réforme ait un lien avec les cpge. Cette réforme n’est pas une réforme du ministère de l’éducation nationale, mais de l’ensemble des inspections générales.
  • A-t-on le temps de faire de la recherche en étant prof en prépa ?
  • Modifié (8 Apr)
    Si tu as une capacité de travail extraordinaire, oui, je connais plusieurs profs de prépas qui font de la recherche.
    L'un d'entre eux a même passé une HDR et aurait sans aucun doute le dossier pour être prof d'université (sous réserve qu'il y ait des postes dans la thématique) :
    C'est peut-être plus facile pour les profs de seconde année qui peuvent se dégager (un peu) plus de temps que ceux en première année. D'ailleurs les exemples que j'ai en tête sont en 2ème année.
  • C’est ton barème qui me faisait poser la question. Je m’interroge sur l’intérêt de prendre un jeune après une thèse pour lui donner la charge de cours de maths sup et spe. 
  • Modifié (9 Apr)
    Trouvé sur le web en accès libre
    Rapport d’activité 2015 de l’inspection générale pour mieux connaître les missions des IG 
    https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/164000348.pdf
    A la page 17 photo des IG, on reconnaît Monsieur Robert Cabane IG mathématiques qui envoyait ses solutions 
    à la RMS quand il était professeur prépas. 
  • @MrJ : Les collègues de prépa ne seront plus inspectés.
    Comment évaluera-t-on leur travail ?
  • L'inspection des CPGE pourrait être confiée aux inspecteurs "normaux".
  • Tu fais bien d'employer le conditionnel.
  • Cela dit, les IG ne sont pas meilleurs que les IA-IPR pour « évaluer le travail d’un professeur ». 
    Personne ne peut bien le faire de toute manière si tant est que l’on ait des items précis pour l’évaluation. 
  • Si le statut change, les missions d’inspection générale, elles, se poursuivent au sein de nouveaux services composés d’emplois fonctionnels (mandats de 5 ans renouvelables une fois).


    D'après ce que je comprends. Il ne sera simplement plus possible de faire carrière comme IG, mais les IG continueront à exister. C'est juste qu'ils seront en CDD. Donc à part pour les IG eux-mêmes, j'imagine que ça implique assez peu de changements par ailleurs, finalement.

  • Dom a dit :
    Cela dit, les IG ne sont pas meilleurs que les IA-IPR pour « évaluer le travail d’un professeur ».
    S'agissant d'un prof de prépa ça me paraît quand même plus sûr, certains IA-IPR ne comprennent rien aux mathématiques. L'IG ça passe encore.

  • Sauf que l’inspection du professeur de mathématiques et son évaluation concerne peu les mathématiques.

    Et pour attraper des palmes il faut absolument faire tout autre chose que de l’enseignement. 
    Aucun professeur n’a jamais été reconnu pas l’Éducation Nationale pour avoir… fait cours…
    Les profs « reconnus » ont en général fait (très) court. 
  • Guego a dit :

    D'après ce que je comprends. Il ne sera simplement plus possible de faire carrière comme IG, mais les IG continueront à exister. C'est juste qu'ils seront en CDD. Donc à part pour les IG eux-mêmes, j'imagine que ça implique assez peu de changements par ailleurs, finalement.

    À mon avis, si.
    Ils vont être beaucoup plus soumis à la volonté politique, ce qui est dans la droite ligne de la modification du statut des gens détachés.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Oui ça m'étonnerait qu'on s'amuse à faire disparaître l'inspection générale juste pour mettre les IG en CDD. Il doit y avoir des idées derrière, et vu ce que nous as donné ce gouvernement pour le reste, il y a de quoi être inquiet. 
  • Le problème n°1 de notre système scolaire, c'est que 20% ou 30% des gamins qui entrent au collège sont déjà dans une telle situation d'échec qu'ils sont définitivement perdus. Et ces 20% d'enfants perdus entrainent dans leur chute le reste du collège.
    Cette situation n'est pas nouvelle, elle ne fait qu'empirer d'année en année. Tout le reste, ça fait beaucoup parler, mais c'est de la bagatelle.
    Ce gouvernement a certainement tous les défauts du monde, mais c'est à ma connaissance le premier depuis très longtemps à s'attaquer à ce problème.

  • Si 20% à 30% d'élèves sortant du primaire ne sont pas au niveau pour entrer en Sixième, c'est bien qu'il ne convient pas de continuer à es mettre tous dans un collège unique. Celui-ci n'a été conçu qu'en raison de croyances idéologiques égalitaristes, et Lourran vient de nous dire qu'elles ne sont pas fondées.
  • D'autant plus que le collège unique a été responsable d'un formidable accroissement du niveau éducatif de la Nation, achevant un secondarisation tardive mais réussie, comme l'atteste l’excellent niveau atteint jusqu’en 1995 dans les comparatifs internationaux.
  • lourrran a dit :
    Ce gouvernement a certainement tous les défauts du monde, mais c'est à ma connaissance le premier depuis très longtemps à s'attaquer à ce problème.
    Ha bon.
    En déshabillant Pierre, Paul et Jacques pour habiller Jean d’un slip ?
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Attention : on n’a pas le droit de dire que le collège unique est une des causes des problèmes. 
    Non, non ! 
    C’est même plutôt la cause de l’excellence. 
    Oui, oui !
    Le schtroumpf à lunettes que je suis a bien récité la leçon du grand schtroumpf !
    J’ai bon ?
  • C'est quoi, le collège Unique ?
    Celui qui existait il y a 40 ans, avec des CPPN ?
    Ou celui d'aujourd'hui ?
    Quand un même terme désigne 2 concepts diamétralement opposés, ça permet de parler pour ne rien dire. Xax aime beaucoup.
  • @lourrran
    La situation ne fait qu’empirer d’année en année mais le gouvernement s’attaque au problème?  :|
  • Modifié (10 Apr)
    Il semble bien que l'opinion de Xax selon laquelle le collège unique a été une réussite qui doit être inquestionnée soit un dogme de foi.
    Il ne voit pas que concrètement sa mise en place a été progressive et que ses inconvénients ne sont apparus que petit à petit.
    Ces inconvénients, les profs qui enseignent les constatent tous les jours d'où leur énervement devant sa doxa.
    On peut aussi interroger la logique théorique même du concept. Personne n'aurait l'idée d'instaurer un "service unique" dans les hôpitaux qui sont pourtant une institution républicaine attachée à l'égalité.

    Pour moi l'objectif devrait être : amener tous les élèves au brevet, mais par des chemins différents.
    Cordialement
  • Tu m'as compris. 
    La situation s'empirait d'année en année, jusqu'au jour J
    Le gouvernement fait un état des lieux (Rapport Villani Torossian), il met en place des mesures.
    Evidemment, il y a un temps de mise en place, il y a de l'inertie (mammouth ou pas mammouth, tous les systèmes ont de l'inertie).
    Est-ce que depuis 2 ou 3 ans, la situation continue d'empirer, ou pas, je n'en sais strictement rien.
    Est-ce que les mesures prises sont suffisantes, est-ce qu'elles vont dans la bonne direction, je ne suis pas 1000% convaincu.  

    Mais au moins, le problème a été enfin identifié. Enfin, on ose dire tout haut que le problème n'est pas une question de moyens au lycée (chez les gens qui crient tout le temps pour avoir plus de moyens), mais tout au début de la chaine, au primaire.
    Enfin, ce n'est pas la minorité bruyante qui est écoutée, mais la majorité silencieuse.
  • Petite remarque : les PE rencontrés qui ont des CP d’effectifs d’environ 12 disent que les élèves savent tous lire bien plus tôt (en novembre-décembre). 
    Normalement les générations 2022 en 6e devraient être celles concernées. 
    Il faudrait voir comment « sont » ces 6e. 

    Mais même une fois la lecture et l’écriture réglées (admettons qu’un jour ce soit le cas pour 100% des 6e), la faille du collège unique (et donc avec des classes ultra hétérogènes) serait encore présente, il me semble. 

    Une idée : au lieu de parler redoublement etc. des profs m’ont parlé de faire faire un collège à certains élèves en 3 ans et pour d’autres en 4 ans. Il était évoqué un changement de structure avec un clivage net entre les deux (sinon ça ne change rien).
    Les niveaux seraient les mêmes qu’aujourd’hui sur les 4 ans et pour les 3 ans, ça raccourcirait le cursus collège et il faudrait revoir les programmes, etc. 
    Quand on dit qu’un redoublement coûte cher, la, ça raccourcit d’une année une flopée d’élève, on doit bien en déduire une sacrée économie, non ?
    Bien entendu, le dogme des classes de niveaux n’est pas loin, le dogme du collège unique est remis en cause surtout…
    Enfin, la logistique/organisation, j’imagine que ce doit être compliqué…


  • Modifié (10 Apr)
    lourrran a dit :
    Le gouvernement fait un état des lieux (Rapport Villani Torossian), il met en place des mesures.
    Évidemment, il y a un temps de mise en place, il y a de l'inertie (mammouth ou pas mammouth, tous les systèmes ont de l'inertie).
    Mouaif.
    Le dédoublement de certaines classes en CP, c’est certes très bien mais totalement insuffisant, notamment quand par ailleurs on les supprime en langues en lycée (ou ailleurs). C’est ce que je voulais dire quand j’écrivais qu’on déshabillait Pierre, Paul et Jacques pour habiller Jean d’un slip.
    Les laboratoires de mathématiques ? L’idée est sympathique mais deux ans après, je me demande ce qu’il en reste.
    Et puis, il y a la réforme du lycée, catastrophique à tout point de vue, et qui s’est mise en place en un temps record. L’argument de l’inertie ne tient pas des masses, en fait.
    Pour revenir à l’apprentissage de la lecture, il se fait dès la maternelle où les mômes apprennent les lettres de l’alphabet, dans leur prénom par exemple mais pas seulement. Utilisez des pangrammes pour nommer vos gosses ! :#
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • On peut aussi dire qu’aucune des récentes réformes n’a pu être évaluée puisqu’on n’a pas eu le temps de voir ce que cela donnait sur une classe d’âge. 
  • MrJ a dit :
    Franchement, je pense que l'affectation des enseignants en classe préparatoire n'est pas vraiment affectée par cette transformation (et cette tâche représente un travail marginal pour un inspecteur général).
    Mouais, et bien si ça pouvait changer justement... Un peu plus de transparence dans les décisions et les critères d'affectation, sans forcément aller jusqu'au système de points, serait quand même bienvenue.

    @math2 : Concernant ton système de points j'ai du mal à comprendre l'item sur la mobilité. Qu'est-ce qui justifierait selon toi de favoriser la mobilité en plus de ce qu'elle offre déjà : un plus grand nombre de candidatures possibles ? Ou, dit autrement, qu'est-ce qui ferait qu'un candidat mobile soit meilleur qu'un candidat non mobile, toutes choses égales par ailleurs ? J'ai l'impression que c'est aussi l'avis actuel de l'inspection générale en mathématiques mais franchement je ne le comprend pas. En étant un peu cynique je dirais que des candidats non mobiles les limitent dans leur petit jeu de répartition de pions sur le territoire et que ça les énerve mais j'espère quand même qu'il y a d'autres arguments.
  • Dom a dit :
    On peut aussi dire qu’aucune des récentes réformes n’a pu être évaluée puisqu’on n’a pas eu le temps de voir ce que cela donnait sur une classe d’âge. 
    Pour celle du lycée, si : on a le retour négatif des profs (lycée et supérieur), des élèves et des parents. Ça commence à faire beaucoup.
    À vrai dire, je n’entends pas beaucoup de retour positif.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • DomDom
    Modifié (10 Apr)
    Oui mais « le retour négatif » ça ne veut rien dire. 
    Il me semble que quand on fait une réforme on se fixe un objectif puis on le mesure ensuite. 
    Un retour négatif même s’il on admet qu’il soit légitime, sur quelques années, ça ne me choque pas. 
    C’est au bout d’au moins une dizaine d’années, ou bien davantage qu’on voit des effets. 
    Là c’est le balbutiement du début alors s’y référer ne me semble pas pertinent. 

    Seul véritable indicateur dont on a entendu parler : les filles font moins de maths. Ce n’était pas un objectif (enfin je pense) mais on peut le regarder. 
    Est-ce cela le retour négatif de toutes les parties (profs, élèves, parents) ?


    (Je suis contre cette réforme, je précise)
  • Dom a dit :
    Oui mais « le retour négatif » ça ne veut rien dire. 
    Il me semble que quand on fait une réforme on se fixe un objectif puis on le mesure ensuite.
    Tu as déjà vu une réforme évaluée ? Moi, jamais, on a juste empilé une autre derrière.
    Quant à celle du lycée, je ne me souviens pas avoir vu de corps intermédiaire questionné à son sujet (syndicat, association, etc) ou alors les cire-pompes habituels (et encore, même pas sûr). Un truc pareil, ça se prépare sur le temps long, pas en trois mois sur un coin de table avec des potes. Là, ils en sont à des modifications que n’importe quel pékin savait nécessaires dès sa mise en place.
    J’ai oublié les directions dans le retour négatif.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Oui, oui, je suis d’accord qu’on fait des réformes sans qu’on sache vraiment pourquoi. 

    Mais j’aimerais avoir les arguments des retours négatifs. 
    Les chefs (énorme majorité), c’est simple, ça met le merdier dans la confection des emplois du temps. 
    Est-ce un « retour négatif » pertinent ?
  • Bonjour,
    Je connais beaucoup trop mal le sujet de l'inspection générale dans l’Éducation Nationale pour m'en mêler mais je trouve le questionnement de Dom particulièrement pertinent, quels sont les critères d'évaluation des réformes ? Je trouve le sujet intéressant, s'ils n'ont pas été anticipés à priori et pire pas évalués à postériori, il me semble que le processus pourrait être amélioré.
    Je peux vous assurer que dans l'enseignement privé hors contrat, il ne nous viendrait pas à l'idée de faire des changements importants au petit bonheur la chance, c'est quand même une drôle d'idée :o

Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.
Success message!