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Réforme du lycée et mathématiques, 25 ans de recul sur les inégalités filles/garçons

Bonjour,

Je mets en pièce jointe le communiqué des sociétés mathématiques.
«1

Réponses

  • Un exemple d'école de graphique biaisé.
    Pour autant le document est intéressant. Merci.
    e.v.
  • Modifié (25 Jan)

    la réforme du lycée a considérablement aggravé les inégalités filles garçons dans la formation mathématiqueen filière générale.
    Pourquoi "aggravé?" En quoi est-ce grave? On n'emploie pas le terme d'aggravation pour qualifier le fait que la plupart des métiers de l'enseignement sont devenus majoritairement exercés par des femmes.
    La société se voitdoncprivée d’une part importante de jeunes scientifiques pour faire face aux nouveaux enjeux économiques, technologiques et environnementaux.
    Comment le texte peut déduire cette phrase de ce qui la précède?


  • Pour une fois, je ne suis pas totalement d'accord avec Foys. 

    Je trouve au contraire deux vraies utilités à ce document bien fait, et bien argumenté :  

    (i) La chute brutale du nombre de filles met en lumière, aux yeux des non initiés et plus particulièrement des politiques, l'un des défauts majeurs de cette réforme hallucinante. Si la chute du niveau en mathématiques des élèves actuels intéresse assez peu le quidam lambda, le fait que le filles soient si fortement "discriminées" peut indirectement servir la cause de l'enseignement des mathématiques. 

    D'ailleurs, et sauf erreur de ma part, les réactions ne se sont pas fait attendre : je crois que Valérie Pécresse, mise au courant de cette situation, propose, entre autres, de remettre, si elle passe, les séries S, ES, etc qui font gravement défaut actuellement.

    (ii) Il est scandaleux qu'une stupide réforme anéantisse les efforts de beaucoup de collègues, notamment des professeurs de lycée, qui encourageaient fortement les filles, et ce depuis longtemps, à poursuivre leurs études en sciences.  Moi-même, qui ne suis pourtant pas féministe de nature, essaie de "militer", à mon petit niveau, pour que mes élèves filles prennent confiance en elles (c'est, je pense, le vrai blocage) et continuent au maximum, à l'instar de leurs camarades garçons, leurs études en maths ou sciences. 
  • Quelqu’un peut-il m’éclairer ?

    Voilà ce que je comprends :   
    1) Avant (2018) il y avait un progression de la proportions des filles dans les filières scientifiques grâce à une mouvance d’incitation des profs et autres acteurs de la société. 
    2) Depuis la réforme, la chute de cette proportion des filles en sciences est vertigineuse. 

    Quel est le phénomène qui conduit à cela ?
    Pourquoi cette réforme crée cela ?
    Je veux dire : pourquoi l’incitation des filles ne fonctionne plus ? Ce sont les mêmes profs et autres acteurs, etc. donc je ne vois pas bien ce qui se passe. 

    Ce n’est nullement polémique. Il y a quelque chose  que je ne vois pas et pourtant ça se voit apparemment comme le nez au milieu de la figure. 
  • Modifié (25 Jan)
    Noix de totos
     Je n’ai pas vraiment entendu cela de Valérie Pécresse mais si c’est le cas je veux bien un lien. La seule chose que j’ai trouvée est qu’elle regrette la filière S, ’’la filière des bons élèves’’ et franchement je ne trouve pas que lier mathématiques et bon élève soit pertinent même si malheureusement cela a été trop souvent le cas. Je serais aussi partisan du retour des anciennes filières (et même plutôt des ’’vieux’’ bacs A,B,C,D etc) pour d’autres raisons.
    https://www.lepoint.fr/politique/pecresse-regrette-la-fin-de-la-filiere-s-celle-des-bons-eleves-au-lycee-19-01-2022-2461172_20.php
  • DomDom
    Modifié (25 Jan)
    Valérie Pécresse surfe sur des œufs en tentant des sorties « réac » sur l’École (questionnement sur le collège unique, par exemple) et en jouant la carte féministe « progressiste » venant d’une femme politique. 
    J’avoue ne pas savoir si elle a mené des combats féministes** avant la campagne présidentielle. Je n’ai pas bien suivi ses engagements passés…


    **
    J’utilise ici le terme « féministe » au sens le plus noble car je ne parle pas des représentants médiatiques des associations féministes qui montrent une radicalité - peut-être nécessaire me direz-vous, comme dans tout combat - qui, selon moi desservent la cause inexorablement.
  • 2 interprétations :
    - Cette réforme est mauvaise
    - Cette réforme rend beaucoup plus visible l'échec de l'EN qui était là de toutes façons.

    Quand on a des quotas, ou quand on vise des quotas, (CSP+ vs CSP- ou garçon/fille , c'est pareil), on met quelle politique en place pour atteindre ces quotas ?
    Si on tire vers le haut l'ensemble, ça me va très bien.
    Mais jusqu'à preuve du contraire, dans toutes ces questions, on a toujours trouvé une seule méthode : baissons le niveau d'exigence, pour atteindre ces quotas.

    On ne peut pas faire en sorte que tout le monde soit riche, faisons donc en sorte que tout le monde soit pauvre.
  • biely : pas de lien, je l'ai juste entendue à la radio il y a 3 ou 4 jours.
  • lourran, je pense que justement il ne faut surtout pas de quota sur ce genre de chose. Je crois qu'il faut effectivement inciter les élèves qui ont le potentiel à ne pas se censurer et à viser le plus haut possible. Il faut bien des statistiques pour mesurer l'évolution, mais fixer un quota a priori ou viser un quota c'est le meilleur moyen de se planter.
  • Je ne suis pas surpris des réactions des uns et des autres.
    Que des mâles, d'ailleurs (moi compris)
  • Modifié (25 Jan)
    J'ai maintes fois posé la question : pourquoi faut-il à toute force que les filles fassent des mathématiques ? Est-ce la seule manière de réussir sa vie ? Je n'ai jamais reçu de réponse, mais ça fait partie des dogmes en vigueur.
    Anecdote. J'ai un excellent ami qui est un excellent mathématicien, et qui a une fille, laquelle est une excellente élève d'un excellent lycée du Quartier latin. Mais voilà, cette jeune fille a plutôt des goûts et des dons littéraires. Pour son anniversaire, elle a demandé à ses parents de lui offrir les œuvres d'un grand écrivain français en Pléiade. Mon ami doit-il la forcer à faire des mathématiques pour complaire aux idéologues féministes radicales de « Femmes-et-Maths » ?
    Et si tout bonnement on laissait chacun et chacune suivre les études conformes à ses goûts et ses capacités ?
    Tout ça est ridicule, et je suis triste de voir quelqu'un comme Noix de Totos s'embringuer dans ce combat douteux, lui qui brille plutôt par la qualité de ses interventions mathématiques.
    Bonne soirée.
    Fr. Ch.
  • Chaurien: si tu n’as pas reçu de réponses c’est peut-être parce que ta question n’a pas de sens !
    Pourquoi faut-il à toute force que les hommes fassent des mathématiques ? Je n’aurai pas plus de réponses satisfaisantes à cette question.
  • Modifié (25 Jan)
    Dom
    Ta question est excellente. Le niveau des filles en seconde (en mathématiques) s’est-il subitement effondré par rapport aux garçons? Je ne le pense pas. Il faudrait faire un sondage parmi les élèves filles de seconde. Le problème est peut-être cette unique spécialité mathématiques en première qui pose une barrière psychologique. Les filles ont souvent tendance à moins se surestimer que les garçons. C’est juste une supposition.
  • DomDom
    Modifié (25 Jan)
    Oui, justement. 
    J’entends cet argument de détermination sociale (les filles osent moins, le discours ambiant est que « les sciences, c’est pour les garçons »). 
    J’avoue ne pas avoir de certitudes là-dessus (les choix intrinsèques vs les éducations biaisées - les voitures, le bleu et les poupées, le rose). 
    Les statistiques « parlent » mais quand je vois qui les fait parler, je me méfie. Bref. 

    Mais je ne me prononce pas sur ce débat. Je ne m’intéresse pas à la position de Chaurien et de ses détracteurs dans ce fil. 
    Je m’interroge :
    Toute la machine (les profs et autres adultes qui incitent les filles, et favorisent la levée des barrières sociales et psychologiques), pourquoi ne marche-t-elle plus, « juste » avec une réforme ?

    Qu’est-ce qui fait que ces incitations ne fonctionnent plus puisque ce sont les mêmes profs et les mêmes adultes qui sont dans tous les bahuts ?

    Madame Bidule et Monsieur Truc, professeurs principaux, pourquoi réussissaient-ils à convaincre de plus en plus de Barbara à faire un BAC S, et pourquoi ils n’arrivent plus à les convaincre dans les mêmes proportions de faire maths expertes ?
  • Je continue de ne pas être surpris par les réactions. :D
  • Dom
    Justement peut-être parce que dans BAC S il y avait le mot ’’BAC ’’ alors que dans maths expertes il y a le mot ’’expertes’’. :#
  • Modifié (25 Jan)
    J'ai toujours du mal avec les gens/les rapports qui s'appuient sur des pourcentages, et pas sur des nombres absolus.

    Citation du document initial : entre 1994 et 2018, la part des filles en Terminale S progresse de 40% à 47,4%.
    Pour qu'un pourcentage augmente, il faut soit que le numérateur augmente, soit que le dénominateur diminue.
    Ici, c'est à peu près clair, c'est le numérateur qui a augmenté.  Et surtout, il a augmenté plus vite que le dénominateur. 
    Pour moi, le malaise, le problème n°2 ( le problème n°1 n'est pas au lycée, mais avant, au primaire et au collège) c'est que le dénominateur (le nombre de lycéens) est beaucoup trop élevé.

    On a des gamins, on les envoie au lycée, et comme il n'y a pas 600000 gamins capables de comprendre telle ou telle notion, on renonce à l'enseigner au lycée.
    Pour avoir beaucoup de gamins capables de suivre les cours de maths du lycée, on vide ces cours de tout contenu.
    C'est ça le problème. Le reste, c'est secondaire.

    On avait un problème, parce que trop de gamins en lycée, et donc des cours vidés de tout contenu, essentiellement à cause des garçons, et entre 1994 et 2018, en plus du problème d'avoir trop de garçons (en valeur absolue), on a amplifié le problème, avec également trop de filles (en valeur absolue). 

    Quand on me dit qu'il y a moins d'élèves qui suivent des cours de maths au lycée, je me dis que peut-être, ça va s'accompagner d'un niveau d'exigence un peu plus élevé, on va peut-être remettre dans les programmes de lycée des choses qui ont été supprimées. 
    Au lieu de N élèves à qui on n'apprend rien en cours de maths, je préfère avoir 0.7*N ou 0.8*N élèves, et leur apprendre quelque chose.

    Il se trouve que les personnes qui renoncent aux cours de maths, ce sont majoritairement les filles. On peut le regretter, oui. 

    Il y a cependant un argument intéressant dans ce document, peut-être pas assez mis en avant : 

    En second lieu, les métiers de l’enseignement, très fortement féminisés, en particulier dans le premier degré(7) , risquent également de subir de plein fouet le défaut de formation dû à l’abandon massif des mathématiques par les filles en première. Alors que dans les études internationales les plus récentes(8) , la France se trouve actuellement parmi les derniers des pays de l’OCDE en mathématiques à l’école et au collège, on ne peut que s’inquiéter de l’avenir

    La France est très mal placée en maths à l'école et au collège. Et les profs des écoles sont majoritairement des femmes. Si les filles renoncent aux maths, ça ne va pas s'arranger.
    Oui, Dur.
    Il me semble que non seulement la France est très mal placée en maths au collège, mais aussi qu'elle est très mal placée dans les matières littéraires.

    On est sur un forum de maths, donc on se focalise sur l'enseignement des maths. Mais le problème n'est pas dans l'enseignement des maths, il est dans l'enseignement en général.

    Pour finir, je vais faire mon macho.
    En maths, il y a 6 points d'écart entre les résultats des filles et ceux des garçons (PISA, fin de collège) , et on se demande comment réduire cet écart.
    En compréhension de l'écrit, il y a 25 points d'écart, mais là, ce sont les filles qui ont les meilleurs résultats. Et je ne vois personne s'en offusquer.
    https://www.oecd.org/pisa/publications/PISA2018_CN_FRA_FRE.pdf
  • Modifié (25 Jan)
    Je n'ai jamais dit qu'il fallait à toute force que les hommes fassent des mathématiques.
    Mon opinion est qu'il est bon que se fassent de bonnes mathématiques, par des hommes, des femmes, ou autres (puisqu'il paraît qu’aujourd’hui il y a des autres, m'a-t-on dit). Et que chacun, homme ou femme, fasse ce qu'il a envie de faire et ce pour quoi il est doué.
    Il y a au moins quatre générations qu'on n'empêche pas les filles de faire des études scientifiques, mais les idéologues féministes radicales de « Femmes-et-Maths » font semblant de croire que nous sommes toujours à l'époque de Sophie Germain. Est-ce pour cacher leurs propres manques ?
    J'ai honte pour ces intellectuels, très doués par ailleurs, qui remisent leur esprit critique pour sacrifier au dogme en vigueur. C'est encore la FSU, d'obédience communiste, qui est aux commandes idéologiques et qui pilote tout ça.
  • Modifié (25 Jan)
    Dom,
    J'étais p.p en terminale S pendant pas mal d'années. J'ai remarqué parmi les bons élèves que les filles allaient plus facilement vers médecine et bio et moins en prépa. Est-ce que par exemple ces profils médecine/bio ne voient pas l'intérêt de prendre la spécialité maths au lycée, pour aller vers ces cursus ?
    Je te dis ça vue de ma fenêtre, je n'ai pas de statistiques, c'est une hypothèse.
    Sinon, au lycée je n'ai pas constaté une si grosse machinerie que ça pour pousser les filles à aller vers les sciences. Il y a effectivement quelques campagnes en ce sens, pour encourager celles qui se sous-estimeraient ou n'oseraient pas s'autoriser à partir sur les filières scientifiques. Mais, c'est plus informatif, on peut dire à une élève, "tu as aussi le potentiel pour faire MPSI", par exemple sans forcer à quoique ce soit. Je n'ai jamais vu personne mettre la pression sur une fille pour la forcer à aller dans une filière qui ne lui convient pas.
  • Modifié (25 Jan)
    Mon ami doit-il la forcer à faire des mathématiques pour complaire aux idéologues féministes radicales de « Femmes-et-Maths » ?

    Mais non, et personne n'a dit ça : tu fais une personne de paille !

    Et si tout bonnement on laissait chacun et chacune suivre les études conformes à ses goûts et ses capacités ?
    Ta question est pleine de présupposés idéologiques. Il faut qu'on les lève avant de pouvoir répondre.
    1) Est-ce que tu sous-entends que les "féministes radicales" entravent la liberté de choix d'études des filles ?
    2) Crois-tu que les personnes qui ont fait des études qui les ont menées à un emploi pas très bien payé, ou peu reconnu socialement, ont choisi leurs études conformément à leurs goûts et capacités ?
    3) Crois-tu qu'il existe des personnes qui avaient du talent dans une discipline n'ont pas pu choisir de poursuivre leurs études dans cette voie à cause de problèmes financiers ?
    4) Exemple concret : crois-tu qu'il existe des femmes au foyer qui ne restent avec leur mari que parce qu'elles seraient sans ressource, sinon ? Considères-tu que leur situation résulte de leurs choix ?
    5) Crois-tu qu'on a ce qu'on mérite, dans la vie ?
  • Ce thème a déjà été évoqué. Personnellement, je me fous complètement de savoir si un article mathématiquement pertinent a été écrit par un homme ou une femme. 

    J’allais répondre à la question de Dom mais je vois qu’il vient de le faire lui-même.
    Je la donne quand même avec mes mots: les femmes ont été guidées culturellement loin des maths parce que, en gros, les maths c’est un truc de mecs ! C’est rationnel, carré, c’est pour les bonhommes quoi ! 
    Les femmes sont plus à l’aise avec l’émotion, la sensibilité, les sentiments, la poésie.

    Voilà le genre de débilités profondes qui ont toujours éloigné les femmes des maths. C’est ancré, « civilisationnel » comme disent certains.
    Les mentalités évoluent mais un paquebot ne tourne pas comme un vélo et il faudra encore attendre pour voir un effet sur le quota des filles dans les filières scientifiques.
    La mathématicienne Claire Voisin parle très bien de cela dans une interview que je ne retrouve pas mais elle a raison !
  • Que l'on laisse faire ce que chacun a envie de faire, je suis bien d'accord, mais là n'était pas mon propos.

    Qu'une réforme absurde prive de fait les filles (ou autre catégorie) sans raison aucune de la possibilité de faire des mathématiques, il me semble que : 

    (i) On ne peut qu'être en désaccord avec ça ;

    (ii) On peut aussi en profiter pour avoir un argument supplémentaire pour combattre ladite réforme nuisible à notre discipline.

    Non ?
  • SocSoc
    Modifié (25 Jan)
    Je veux bien admettre à coup de graphique bizarrement centré la corrélation entre la réforme et la proportion de filles en maths, mais je cherche encore la causalité. Même si on a tous envie de tordre le cou à cette réforme, je suis sceptique sur cet argument.
    Au passage, en ces temps où les enfants ne travaillent plus que mus par leur propre volonté et non plus par les coups de pieds au c.., les filles que je vois au collège ont tendance à être globalement meilleures que les garçons, y compris en mathématiques. L'argument qu'elles s'autocensurent alors qu'elles peuvent largement constater leurs meilleurs résultats me parait discutable.

    Sinon quelques remarques tout à fait sexistes pour donner un éclairage sur la surreprésentation des garçons en mathématiques: Les garçons sont paresseux, les mathématiques sont faites pour les paresseux. En y travaillant peu mais efficacement on peut avoir un très bon rendement impossible à atteindre en histoire par exemple. Ce sont donc les garçons paresseux se voient contraints de faire des mathématiques, mais les filles sérieuses ont de leur côté plus de portes ouvertes et peuvent choisir la voie qui les attire le plus.
  • DomDom
    Modifié (25 Jan)
    df,
    Cette réponse me va mais ce n’est pas la question posée. L’article dit « ça allait de mieux en mieux jusqu’à Blanquer-2018 ». 
    Édit : je remercie Soc qui en un message pose bien mieux la question que moi. 
    Pourquoi la courbe a une pente positive jusqu’en 2018 ?
    réponse : parce que « la société » parvient enfin à gommer ce déterminisme, petit à petit. 
    Ok ! Ça me va. 
    Pourquoi la courbe a une pente très très négative à partir de 2018 ?
    réponse : « c’est la réforme ». 
    Cette réponse ne me convient pas. Je reste sur ma faim. Pourquoi « la société » qui parvenait à faire un peu le travail n’y arrive plus avec cette réforme ?
    [je précise que je ne défends absolument pas cette réforme]

    zeitnot,
    Merci de ta réponse. 
    J’avais ça aussi en argument supposé : les filles qui se dirigent vers bio/médecine n’ont pas besoin de choisir cette option. Alors qu’avant, elles allaient en S « comme tout le monde ». 
    Ceci tendrait à dire que l’article se fout de notre gueule. (Attention, je ne parle que du graphique depuis le début… et moins du propos)
    Avant 2018 il compte les filles en S. 
    Après 2018 il compte les filles en Maths. 
    Mais quand elles étaient en S, était-ce pour se diriger vers des études de Maths ?
    Heu… n’a-t-on pas un problème là ?
    Sur « la machine incitative », oui, c’est léger, je le sais. Mais comme l’article déposé par GaBuZoMeu tend à dire qu’avant la réforme Blanquer, le lycée faisait évoluer dans le bons sens cette proportion des filles, j’ai forcé le trait pour la discussion. 
  • L'explication est très simple.
    En fin de seconde, les élèves doivent choisir trois spécialités dont une sera obligatoirement abandonnée en fin de première.
    Les filles laissent souvent tomber celle où elles obtiennent les moins bons résultats.
    Or, pour conserver un maximum d'élèves jusqu'en terminale, les profs surnotent allègrement en 2nde et en 1ère mais cette tendance est moins marquée en maths.
    De plus, il y a toujours la possibilité sournoise de s'inscrire à l'option maths complémentaires en terminale (3h hebdomadaires)...
  • J’isole le truc qui m’apparaît bien fallacieux : 

    - je regarde la proportion de filles en S chaque année depuis 1994 jusqu’en 2018

    - je regarde la proportion de filles en Spécialité Maths de 2018 à 2020

    Qui n’y voit pas une supercherie ?

    [je précise que je m’attaque à l’argumentaire et non à la cause]

  • Jean-Pierre Bourguignon s’en désole également. Cette baisse est « dramatique pour la France ».

  • Modifié (25 Jan)
    Il faudrait comparer les série S+ES avec cette spécialité maths en première non?
  • dfdf
    Modifié (25 Jan)
    Le coupable semble tout trouvé: Blanquer, sa réforme du lycée, la sortie des maths du tronc commun ! 
  • DomDom
    Modifié (25 Jan)
    Même pas.
    Le parcours "S" compte diverses catégories de profils scientifiques (rappelons-nous, cela pouvait être la réunion des BAC C-D-E).
    Le parcours "Spécialité Maths" compte une catégorie plus ténue (le BAC C pour tenter une analogie (?)).
    Il y avait une plus grande proportion de filles en C-D-E, qu'en C.
    Franchement, je trouve cela assez scandaleux. Et d'ajouter "après 20 ans d'efforts".
    Je pense qu'ils n'ont pas fait attention aux objets mesurés. 

    Je cite cette phrase intrigante (en mettant en gras la comparaison de deux choses non comparables) : "En effet, alors que la part des filles en terminale S progressait régulièrement depuis 1994 (3) , la part des filles dans l’enseignement de spécialité mathématiques en terminale est redescendu au-dessous du niveau de 1994, chutant de près de 8 points après 2 ans de mise en place de la réforme (voir le graphique page suivante)."

    J'ai mesuré la température moyenne de la cuisine, frigo ouvert, depuis plus de vingt ans.
    Puis j'ai mesuré la température dans mon frigo, qui est toujours dans ma cuisine : une baisse énorme. 

    Ce graphique, est-il bien sérieux ?
  • Modifié (25 Jan)
    Dom a dit :
    Quelqu’un peut-il m’éclairer ?
    [...]
    Quel est le phénomène qui conduit à cela ?
    Pourquoi cette réforme crée cela ?
    Je veux dire : pourquoi l’incitation des filles ne fonctionne plus ? Ce sont les mêmes profs et autres acteurs, etc. donc je ne vois pas bien ce qui se passe. 

    Ce n’est nullement polémique. Il y a quelque chose  que je ne vois pas et pourtant ça se voit apparemment comme le nez au milieu de la figure. 
    Je crois que Dom pose la bonne question. Torossian donne une piste de réponse dans ses derniers tweets. Il explique que la réforme n'a pas fait baisser le nombre de filles entrant en université avec  parcours scientifique.  Par exemple le pourcentage de filles en CPGE est passé de 25,4% à 27,3% cette année. En licence de maths/info, c'est stable : de 25,6%
    à 25,1%.
     Par contre les filles font moins de mathématiques en terminale, c'est vrai. La raison, donnée par Torossian,  est par exemple que si l'on veut faire SVT en terminale, on ne peut pas choisir spécialité maths.
     Comme Torossian est  un peu juge et partie dans cette affaire, j'aimerais bien avoir confirmation auprès de collègues qui travaillent en lycée.
     Il y a plusieurs questions.
     $--$ Est-ce grave si, de par leurs choix de carrière, les filles font moins de maths au lycée ? Personnellement, je ne le pense pas.
     $--$ Est-ce grave que les maîtres d'école, en majorité des femmes, soient moins formés scientifiquement parlant (et mathématiquement parlant) qu'avant ?  Je pense que ça peut poser des problèmes en effet.
     $--$ Est-ce que les choix de carrière des femmes est influencé par la société, les profs, l'éducation, la famille ? Dans une certaine mesure, la réponse est évidemment oui : l'être humain est  un animal social, il ne vit pas hors culture et la culture est par définition arbitraire.  D'un autre côté, jusqu'à quel point la culture influence-t-elle ? La vérité est qu'on en sait rien. Peut-être que dans une société la plus neutre qu'on puisse imaginer dans la discrimination liée au genre, les filles et les garçons auraient malgré tout des goûts différents. Je n'en sais rien et mon intime conviction est que les gens qui affirment le contraire n'en savent rien non plus. Ça n'est qu'une hypothèse de travail. Une hypothèse de symétrie, dirait le matheux. Mais pourquoi les genres seraient symétriques ?
  • Modifié (25 Jan)
    Le problème est que cette spécialité maths en première a un profil S alors qu’en terminale on retrouve un peu les trois possibilités qui ressemblent à ES (maths complémentaires), C (avec maths expertes) et D (seulement la spécialité). Un beau bloubiboulga tout ça...
  • Chaurien a dit : je suis triste de voir quelqu'un comme Noix de Totos s'embringuer dans ce combat douteux, lui qui brille plutôt par la qualité de ses interventions mathématiques.

    Personne n'est parfait !  :) 
  • Ca me fait penser à un truc entendu au journal de France 2, je crois que c'était hier soir.
    Castex dit : 'Les augmentations de budget de la santé ont été le double depuis 5 ans de ce qu'elles étaient pendant les 10 années auparavant'.
    Ou un truc qui ressemblait beaucoup à ça. Une phrase un peu compliquée.  Mais pour n'importe qui, c'est clair qu'on ne parle pas de la fonction budget=f(temps), mais de sa dérivée, et on dit que la pente a doublé (je sais, 2 fois 0, ça fait 0)

    Les journalistes spécialistes arrivent : Nous allons enquêter et vérifier ça. Nous allons mettre nos experts sur le coup, le budget de l'hôpital a-t-il réellement doublé depuis 5 ans. 
    Hallucinant, mais les journalistes experts de France 2 ne comprennent pas le français. Ou bien ils sont téléguidés pour nous baratiner.

    Le budget était de 84 Mds il y a 5 ans, 84 multiplié par 2, ça donne 168 , le budget est il de 168 Mds aujourd'hui. Non.
    Ils continuent : nous avons donc appelé les services de Matignon, et accrochez-vous, voici ce qu'on nous a répondu (ils ont bien dit accrochez-vous, on va entendre un truc compliqué) : les hausses de budget était de 2.3% par an en moyenne avant, elles ont été de 4.7% ces 5 dernières années, elles ont donc bien doublé.
  • dfdf
    Modifié (25 Jan)
    Et donc si une fille ou un garçon choisit « sciences de la vie et de la Terre » en Terminale, il se retrouve dans l’impossibilité de faire des maths ?
    Voilà déjà un élément de réponse. Je ne vois pas trop où est la cohérence dans le fait d’exclure les maths d’un cursus scientifique.
    Sont-elles inutiles aux sciences de la vie ? On aurait voulu faire baisser le nombre de lycéens dans les classes de maths, on ne s’y serait pas mieux pris.
  • Voici une hypothèse permettant d'expliquer pourquoi il semble si important que les filles fassent autant de mathématiques que les garçons : Traditionnellement les mathématiques servaient à mesurer l'intelligence. Les test de QI sont d'ailleurs largement centré sur les aptitudes logico-mathématiques. Quant aux aptitudes davantage centrées sur le langage, elles sont en réalité corrélées aux aptitudes logico-mathématiques. De manière général, le facteur "G" d'intelligence semble être très lié aux capacités d'abstraction et à l'intelligence conceptuelle. Bref, pour des raisons plus ou moins empiriques, on a associé les mathématiques à la "matière intellectuelle" par excellence. Donc, si on commence à dire que les filles seraient moins intéressées que les garçons par les mathématiques ou bien qu'elles seraient "moins faites pour ça", on pourrait penser qu'en réalité on prétend que les filles sont moins intelligentes que les garçons. C'est cette dernière affirmation qui semble intolérable.  
  • dfdf
    Modifié (25 Jan)
    C’est pour cela que je pointais les déterminismes sociaux et culturels qui, mélangés à des politiques peu incitatives font des dégâts.
    Visiblement, en maths, les lycéennes se découragent plus vite. Et quand on leur offre une porte de sortie, comme par exemple le passage des maths en optionnel, elles en profitent pour mettre les voiles.
    Quitte à y revenir à l’université pour certaines. Ça fait quand même des années d’apprentissage perdues.
  • Modifié (25 Jan)
    Bonsoir
    Pour ma part, j'aurais apprécié avoir à ma disposition le graphique "Part des garçons en TS, puis en spé. maths après 2020", voire sur un seul et même graphique les deux courbes (garçons et filles). Est-ce possible ?
    Bien cordialement
    Thierry
    PS : attention à ne pas politiser les interventions.
  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Je ne comprends pas, Thierry. 
    Ne s’agit-il pas de prendre les compléments à 100% ?
    Pour tenter de comparer le comparable, éventuellement ne regarder que la proportion des filles en « S spécialité Maths » (de 1994 à… ?) puis la même chose, encore dans le profil « maths maths maths ».
  • Bon la modération, combien de temps vous allez tolérer la misogynie de certains intervenants? Quelle honte 
  • Modifié (26 Jan)
    df a écrit "Et donc si une fille ou un garçon choisit « sciences de la vie et de la Terre » en Terminale, il se retrouve dans l’impossibilité de faire des maths ?"
    Ah non pas du tout. Mais disons qu'avant un élève qui voulait faire SVT, était obligé de faire physique et maths également. C'était le package bac S. Maintenant, je peux faire SVT et par exemple pour me faire plaisir : géopolitique.
  • Bonjour, reçu ce matin un mail de notre cher MEN, je ne comprends pas pourquoi on s'inquiète, tout va bien...

    Mesdames et Messieurs les professeurs,

    Depuis cinq ans, les mathématiques sont au cœur des priorités éducatives, de l’école maternelle au lycée.

    Dans cette perspective, le Plan mathématiques, dans la lignée du rapport Villani-Torossian, a été mis en œuvre dès 2018 dans le premier degré. L’apprentissage de cette discipline est en effet fondamental dès le plus jeune âge, au même titre que la lecture, l’écriture et le respect d’autrui. Il est désormais étendu au collège, avec notamment le développement des laboratoires de mathématiques. L’année des mathématiques a donné une impulsion indispensable à ces dispositifs. Au lycée, la création de l’enseignement de spécialité mathématiques en voie générale, rénové et renforcé, ainsi que d’un tronc commun de mathématiques de 3h en voie technologique, commence à porter ses fruits et permet aux élèves d’avoir des profils variés en mathématiques. La spécialité mathématiques est ainsi la première spécialité choisie par les élèves du cycle terminal. Les élèves qui suivent la spécialité mathématiques et l’option mathématiques expertes en terminale sont plus nombreux que ne l’étaient les élèves de la spécialité mathématiques dans l’ancienne filière S, avec un horaire renforcé, tandis que l’option mathématiques complémentaires emporte également une forte adhésion des élèves.

     

  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Et oui pozzar, c’est génial, le contexte de la campagne présidentielle va catalyser tous les mensonges. 

    Je récris ce paragraphe introductif :  
    « Depuis cinq ans, les mathématiques sont au cœur des priorités éducatives, de l’école maternelle au lycée. »
  • Modifié (26 Jan)
    Le MEN mélange les choux et les carottes...Ils considèrent que spécialité maths + spécialité maths avec l'option maths expertes est l'équivalent de l'ancienne filière S mais cette manière de compter est un peu étrange...En S il y avait les nombres complexes et aujourd'hui ces nombres complexes ne sont présents que dans l'option maths expertes par exemple. Ils se vantent que l'option maths complémentaires emporte une forte adhésion mais la réalité est que cette "adhésion" est souvent "forcée" car il s'agit souvent d'élèves à l'ancien profil ES qui ont été massacrés avec cette spécialité unique en première mais qui ne veulent pas totalement abandonner les maths. Le nombre c'est une chose et le niveau c'en est une autre. Ce goulot d'étranglement de la première ne fait globalement qu'abaisser le niveau à mon avis.
    Je ne connaissais pas ces "laboratoires" et quand je parlais de bloubiboulga infâme cela correspond parfaitement à cet extrait je trouve:

    "Focus3:
     Quel développement professionnel pour les personnels engagés?
     Le labomaths constitue un lieu d’enrichissement et de développement professionnel pour les personnels impliqués. Il est important de souligner ici les bénéfices pour les enseignants qui s’y engagent et de valoriser notamment les personnels concernés notamment dans leur perspective de carrière. En termes de pilotage départemental ou académique, ces éléments sont des leviers dans la gestion RH des enseignants. Dans le second degré, le développement professionnel peut se traduire par:
    ●Un gain quant au contenu de son enseignement: des cours construits en commun enrichis de co-observations (type lessonsstudies) et nourris par une réflexion collective (re)donnent confiance à l’enseignant grâce à l’assise disciplinaire et didactique des contenus enseignés.
    ●Des pratiques professionnelles enrichies, des gestes pédagogiques renforcés et une gestion de classe plus assurée : le travail entre pairs, en inter degrés,permet de renouveler à la fois les pratiques et les gestes professionnels en les enrichissant de points de vue croisés. L’intérêt pour sa propre discipline 12Voir partie IV sur le pilotage structurel et fonctionnel.13Les items relatifs à ces thématiques sont particulièrement échoués par les élèves dans les évaluations nationales et internationales. Ils constituent donc des enjeux et des leviers de progression pour les élèves.9qui bénéficie de l’ouverture sur les autres grâce au travail interdisciplinaire, est renouvelé au sein du laboratoire.
    ●Une valorisation professionnelle: le rendez-vous de carrière est l’occasion de valoriser l’engagement dans le laboratoire. Les activités ou missions spécifiques doivent également donner lieu à des rémunérations ponctuelles sous la forme d’HSE ou de vacations.
    ●Des perspectives de carrière en tant que personne «ressource»: l’engagement et le travail conduit dans le laboratoire en lien avec les pilotes du bassin permettent de développer de nombreuses compétences. Les enseignants impliqués peuvent devenir à terme des personnes «ressource»à l’échelle du bassin ou de l’académie. Une évolution vers des rôles de formateur cycle 3 peut être naturellement envisagée.
    ●Des ponts potentiels vers la formation initiale: le travail en inter degrés mené aux côtés des collègues du premier degré ainsi que l’expertise didactique et disciplinaire développée permettent d’identifier des personnels susceptibles d’alimenter, au sein des INSPE,le vivier des formateurs dédié à la formation initiale des professeurs des écoles.Dans le premier degré, cela peut se traduire de manière similaire par:
    ●Une confiance et un plaisir renouvelés dans l’enseignement des mathématiques: le travail de fond,mené tous les six ans au sein des constellations,couplé au travail collectif possible au sein d’un labomaths, permet d’enrichir l’assise disciplinaire de contenus travaillés collectivement et de renforcer la maîtrise des gestes pédagogiques au profit des élèves.
    ●Un positionnement en tant que personne «ressource»: que ce soit à l’échelle de l’école ou de la circonscription, le travail développé dans un labomaths peut, sous l’impulsion de l’IEN,être mutualisé afin de développer une culture partagée d’école et de circonscription. À ce titre, la nouvelle approche de la résolution de problèmes,déployée à l’échelle nationale par les RMC, constitue une thématique particulièrement intéressante, qui plus est dans le cadre de la construction d’un continuum didactique inter degrés.
    ●Une transition professionnelle vers la formation: le travail au sein des labomaths collège permet d’envisager une transition graduelle vers les certifications de formateur(CAFIPEMF)et en particulier vers la mission de conseiller pédagogique de circonscription RMC.Plus globalement, ce travail inter degrés permet de faire évoluer l’image des enseignants et formateurs du1erdegré qui sont amenés à proposer des contenus de formation à destination des collègues du secondaire. Le labomaths permet la reconnaissance d’une expertise professionnelle réciproque""

    On n'est pas sorti de l'auberge avec tout ce blabla... :D

  • Les laboratoires, ce sont les anciens IREM. Il y a du bon (et du moins bon...).
  • DomDom
    Modifié (26 Jan)
    Mouais… tu fais mousser « j’suis engagé, moi » et on valorise ta carrière. 
    Beurk. 
    Ton boulot est le même que celui des autres, t’es enseignant, point ! 

    Quant aux personnes « ressources » j’en ai croisées… elles en avaient marre d’enseigner (mais étaient soi-disant « engagées » ou « impliquées ») et avaient moins d’heures d’enseignement pour faire d’autres choses avec des HSA par ailleurs… bref.

    Qu’on revalorise les enseignants qui sont volontaires pour enseigner en zone difficile. 
    Je ne parle pas des 120€ de prime REP qui sont un pourboire donné tel « Bon, comme c’est dur, tu prends un billet et tu la fermes ! ». 

    Je pense aussi aux « formateurs » (on leur donne ce nom là) qui viennent dire comment faire alors qu’ils ont une décharge pour ne pas le faire. 
    Ces « engagés » là, non merci.  
  • Ces avantages en faveur des zones de banlieues dégradées sont un vrai scandale, contraire à l'égalité républicaine, et constituent un gouffre financier depuis quarante ans, en pure perte. On devrait s'intéresser plutôt à ce qu'on appelle la France périphérique, la France profonde, peuplée de Français industrieux et délaissés.

  • Cyrano, de quelle tradition parles-tu ? Cette tradition est plutôt moderne... Les mathématiques ne mesurent certainement pas l'intelligence, et encore moins dans notre monde, déjà on parle d'inégalité au sens quantitatif seulement, quelle misère. Doit-on traiter les individus comme des chiffres ?

    Sinon il serait plus intelligent d'avoir une discussion de fond sur l'essence des mathématiques, ce que les mathématiques proposent aux jeunes et ce que les professeurs proposent comme enseignement.
    À force d'avoir cultiver le but de la réussite à l'examen, combien d'étudiants veulent vraiment s'émanciper ? Les professeurs n'ont plus aucune liberté sur l'enseignement, tout ce qu'ils ont le droit de dire est calibré dans un programme uniforme pour tous, et c'est dans cette société que vous voulez que les jeûnes aient envie de faire des mathématiques ? C'est l'ennui total, et cet ennui continue jusqu'en thèse entre les doctorants où chacun fait sa recherche et ne s'intéresse pas (plus ?) aux autres thématiques. On ne les laisse plus utiliser leur intuition, leur imagination. Il n'y a plus d'Amour des mathématiques pour la grande majorité des nouveaux enseignants, j'ai vu ceux qui passent l'agrégation et le capes. Certains devraient voir un peu le réel au lieu de rester confinés.
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