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Reconversion

Bonjour,

Ingénieur (grande école), puis reconverti à prof de maths (agrégé), je trouve le métier trop difficile, je ne l'aime pas vraiment.
Je ne me vois pas le faire jusqu'à ma retraite.

Je ne sais pas vers quoi m'orienter, vers quel nouveau métier aller.

Je n'aime pas le système économique actuel (trop sauvage); ainsi, je n'ai guère envie de redevenir ingénieur...

Auriez-vous des idées? En d'autres termes, est-ce un problème sans solution?

Merci d'avance
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Réponses

  • Il semble qu'il y ait des emplois disponibles pour des plombiers, des personnels infirmiers, des chirurgiens occulaires et des garçons de café. Evidemment, devenir compétent en soudo-brasure ne s'improvise pas.
  • Bonjour,

    Passe des concours dans la fonction publique.

    Tu trouveras bien une administration à ton goût. Les Finances Publiques recrutent à tous niveaux avec un salaire comparable à l’Education Nationale. Et un 20 en maths assure, en pratique, la réussite au concours.
  • Si tu n'aimes pas enseigner, tu peux devenir proviseur.
  • Étrange question. C'est à chacun de savoir ce qu'il veut/peut faire.
    Faut-il aussi indiquer le chemin des toilettes ?
  • zeitnot a écrit:
    Si tu n'aimes pas enseigner, tu peux devenir proviseur.

    Ou inspecteur, ou formateur.....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Ou boucher, tu aimes voir sortir les choses du corps en saignant ^^ (cette blague n'est possible qu'à l'oral malheureusement :()
  • Salut,

    Depuis combien de temps est-ce que tu enseignes ? Que trouves-tu de difficile dans le métier ?
    Comme tu es agrégé, tu es placé sur une grille indiciaire très élevée. Si tu passes un concours administratif quelconque (par exemple la direction des impôts), tu peux avoir un reclassement très avantageux.

    En fait tu es dans une situation très favorable, en tant qu'agrégé. Tu te fais reclasser sur un emploi de bureau, tu seras gagnant financièrement.
    Des enseignants peuvent obtenir un poste toujours dans le ministère de l'éducation nationale, dans les bureaux.
  • sam30
    Suivant les discours politiques, dans un monde idéal l'age de départ à la retraite dépend de la "pénibilité" de l'emploi mais il y a un hic comment comparer, par exemple ; la pénibilité d'un emploi d'enseignant en collège (convenons qu'un collège dans le 16-ème arrondissement de Paris n'est pas un collège de Seine Saint-Denis) et d'un emploi de maçon ou de femme de ménage ?
    Pour ce qui est des enseignants la pénibilité ordinaire est due aux rapports humains qui peuvent être désastreux et les maladies psychiatriques sont courantes et l'extrême de la négation de la laïcité c'est le terrorisme comme c'est arrivé à Samuel Paty qui n'a rien fait d'autre que son travail, mais pour autant que je sache les enseignants de mathématiques ne sont pas exposés au terrorisme. Il y a aussi la question des différences de traitement entre enseignants et enseignantes.
  • Chaurien a écrit:
    Étrange question. C'est à chacun de savoir ce qu'il veut/peut faire.
    Si ce forum avait existé dans les années 90, je serais venu y poser une question sur la reconversion. Personne n'est omniscient sur ces questions d'emploi. Chacun peut savoir ce qu'il veut, mais en revanche, bien souvent ce qu'on peut faire est largement dépendant de la décision de quelqu'un d'autre.
  • Merci pour vos réponses!

    C'est légitime de poser une telle question, car en termes d'orientation, l'information n'est pas également partagée. Et sur ce sujet, l'information est le nerf de la guerre. Trouver un interlocuteur qui peut répondre à votre situation personnelle précise de reconversion est très difficile.
    Donc ce lieu peut être un bon endroit pour moi de commencer à trouver des pistes (et certains m'en ont donné).

    Ce n'est pas le lieu de dire pourquoi je trouve ce métier trop difficile (on pourrait en parler sur des centaines voire milliers de lignes). Mais en quelques mots, on est face à la société, dans sa dure réalité, et la société ne va pas bien, c'est laid, on parle de "vivre-ensemble", mais... Extrême hétérogénéité de niveau et de comportement, rapport problématique à l'autorité. Conséquence: les profs sont logiquement dans le top 3 des professions les plus représentés chez les psys...

    Je pourrai évoluer dans le lycée, mais en ce moment en maths, c'est la galère (je risque une suppression de poste par la suite et alors affecté en collège(s), enfin bref); ou PRAG, mais ça semble un parcours du combattant (je n'ai pas de thèse en maths) pour un poste qui ne semble pas la panacée.

    Chef d'établissement: oui, je pourrai, mais non, je ne crois pas assez dans l'institution, dans la société.

    Dans les bureaux de l'Education Nationale: non, je ne dormirai pas bien à créer des choses idéalisées pour des profs en prise à une réalité trop difficile.

    Fonction publique: c'est une piste, mais cela reste flou. Je vais me renseigner. Ca ne me semble pas extra, j'ai besoin d'être nourri intellectuellement, et j'ai une originalité aussi, donc je doute que ça m'ira.

    Pour aller plus loin, quelle personne contacter pour justement avoir des pistes de reconversion? C'est ce qu'on appelle le bilan de compétences? A qui faut-il s'adresser?

    Merci encore.
  • sam30
    Si tu est inscrit à l'APEC (ce qui est possible puisque tu as travaillé en entreprise) tu peux faire un bilan de compétence (on les fait en vue d'une reconversion dans une autre branche d'activité en entreprise et tu as peut-être droit à un bilan de compétence gratuit puisque tu as cotisé pour cela). Comme tu le sais on ne fait pas de maths en entreprise (ou alors des choses très élémentaires : je connais un ingénieur-docteur qui m'a affirmé le plus sérieusement du monde que si on sait faire une règle de trois alors on est un bon ingénieur). Pour ce qui concerne l'éducation nationale des enseignants en exercice pourront te répondre. Je ne sais pas quel age tu as mais la question des retraites des professeurs de l'EN est cruciale puisque financée par des fonds de pension (les capétiens de l'EN, comme les autres fonctionnaires de catégorie B sont maltraités par l'état qui est le plus mauvais employeur de France). Si tu es agrégé alors tu es cadre A de la fonction publique et tu aura un bien meilleur sort que les capétiens ou les vacataires et autres contractuels dont les conditions de vie sont désastreuses. songes que certains vacataires à Paris, ville très chère : surtout les loyers, vont au Restos du coeur alors qu'ils travaillent plus que toi, alors ne plains pas trop de ton sort et paye toi un bon psy si tu souffres : tu en as les moyens d'autant plus que certains sont conventionnés secteur I par la sécurité sociale tout en étant de bonne qualité professionnelle..
    :-D

    [Inutile de reproduire le message précédent. AD]
  • Bon, si le bonheur était relatif genre "ça va bien parce que d'autres vont pire que moi", je pense que ça se saurait :-).

    Mais merci, je comprends ce que tu dis. Après tu sais, quand un métier ne nous convient, eh bien, il ne nous convient pas, c'est comme ça. C'est "sans appel".

    Et oui, une pensée aux situations que tu décris, vraiment terribles et injustes. Mais à ceux-là, on a envie de dire: franchement, faites autre chose de votre vie (et moi, c'est bien ce que j'essaye de faire).
  • (les capétiens de l'EN, comme les autres fonctionnaires de catégorie B sont maltraités par l'état qui est le plus mauvais employeur de France). ]Si tu es agrégé alors tu es cadre A de la fonction publique et tu aura un bien meilleur sort que les capétiens

    Les professeurs certifiés (les capésiens) sont catégorie A. Pour les capétiens et les mérovingiens, je ne sais pas par contre. ;-)
  • C'est assez stupide de se focaliser sur une faute d'orthographe, toute la question est de savoir si un agrégé a un revenu moyen ce qui est différent du revenu médian puisqu'il y a des ultra-riches et des ultra-pauvres en France, certes l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue largement et il n'y a qu'en France que c'est sale de parler d'argent!
    :-D
  • sam30 écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,2325300,2325504#msg-2325504
    Macron a affirmé sans rire que les salariés du public gagnent un pognon de dingue, merci pour toi ce n'est pas du tout ton propos. On peut discuter longuement de ce qu'est qu'un ouvrier et peut-être que les historiens du futur affirmeront que c'était en 2021 un capésien de l'éducation nationale même si ce n'est pas comme cela qu'ils se perçoivent! Pour ce qui est du bonheur, c'est difficile de dire comment on l'atteint mais je sais que les psy contribuent à cela.
    :-)
  • La question de la retraite qui a été évoquée est importante. En cas de sortie de la fonction publique, on peut demander des cotisations supplémentaires.

    J'approuve aussi totalement les remarques de Sam sur la nourriture intellectuelle et le fait de ne pas vouloir travailler dans les bureaux de l'éducation nationale pour faire, avec un terme un peu vulgaire à la mode, un bullshit job.

    Malgré ses hallucinants défauts de nature sociétale, le métier de prof apporte une certaine satisfaction intellectuelle. Comment la retrouver ailleurs, dans notre société ?
  • Sato
    Le statut des fonctionnaires en général est attaqué, les démagogues tentent de plus en plus de faire croire qu'ils sont privilégiés parce quiils ont une certaine garantie d'emploi (d'ailleurs plutôt relative). Pour la satisfaction d'avoir un vrai métier, laquelle n'est pas nécessairement intellectuelle, un ébéniste qui sait bien faire des meubles en a tout autant. Il existe notamment des profs qui se reconvertissent comme artisans ou même exploitants agricoles (surtout dans le bio et la permaculture) : France-Inter parle de ceux-ci régulièrement. Ce que j'ignore c'est si ces profs doivent payer avec leurs deniers la formation pour le faire ou s'il existe une quelconque structure pour les aider à cela.

    [Inutile de reproduire le message précédent. AD]
  • Comme lu plus haut, on peut envisager de rester dans l’É.N. en devenant chef d’établissement ou inspecteur.
    Ce ne sont pas du tout les mêmes métiers et cela n’a rien à voir non plus avec le métier de prof.

    Tout dépend de ce que l’on trouve difficile. Parfois c’est juste une histoire de lieu géographique ou de public ou de collègues…

    Il est possible aussi de rester prof mais avec moins de temps d’enseignement, par exemple en étant formateur.
  • AlainLyon, c'est surtout assez stupide de voir que je ne me focalise pas du tout sur la faute d'orthographe. Ça serait d'ailleurs l’hôpital qui se moque de la charité. Par contre, je me focalise sur les conneries que tu débites à longueur de fil, comme celle de raconter que les professeurs certifiés seraient catégorie B, c'est faux, ce sont des cadres catégorie A. La blague pour sur les capétiens est anecdotique, dommage que tu ne sois pas en capacité de t'en rendre compte.
  • Autant pour moi, je suis retraité du public et du privé et je ne connais pas tout du monde présent du travail . Suivant les propos d'un physicien historique de mécanique quantique (je ne sais plus qui) : ce n'est pas la science qui change le monde mais c'est quand une nouvelle génération remplace l'ancienne.
  • L'artisanat peut effectivement apporter de la satisfaction. Celle d'avoir créé quelque chose et non de manipuler du vide.

    En théorie, il y a des dispositifs d'aide à la reconversion. En pratique, c'est l'Administration...
  • Bonjour,
    AlainLyon, la citation est :
    Max Planck a écrit:
    «Une nouvelle théorie ne triomphe jamais. Ce sont ses adversaires qui finissent par mourir.»
    Cordialement
  • Il y a plein de postes de personnels administratifs dans la fonction publique d'Etat (dans l'éducation nationale notamment). Mais beaucoup appartiennent à la catégorie C. J'ai connu un type qui était enseignant à la base et qui était détaché dans un poste administratif dans une université.

    PS:
    Les professeurs certifiés étaient déjà des fonctionnaires de catégorie A au milieu des années 90.
  • PS: Ca ne me parait pas satisfaisant de conseiller à un prof qui considère sa mission trop difficile (du fait de la société, du fait de l'institution) de devenir formateur, inspecteur ou chef d'établissement. Ce serait, disons, un comble, et un cercle vicieux, car cela aurait des conséquences délétères sur lesdits profs. Il faut quand même y croire, sinon, ne plus faire ce métier!
  • sam, ce n'est pas vraiment un conseil, mais plus une reconversion très classique que font certains enseignants quand ils en ont marre d'être devant les élèves. ;-)
  • Trouver trop difficile le fait d’être prof ne nous renseigne pas beaucoup, sam30.
    Si tu précises que c’est du fait de l’institution, en effet, c’est plus clair.
    Parfois c’est simplement le contact avec la classe qui devient insupportable, d’où ces propositions.

    Une remarque : je connais un prof de comptabilité (lycée PRO) qui ne supportait plus les copies et les élèves.
    Il est devenu gestionnaire dans un collège.
  • Comme Dom.

    Dans le milieu informatique, on a parfois des utilisateurs qui disent : 'Ca ne marche pas'
    Forcément, on leur demande qu'est ce qui ne marche pas : le programme donne un résultat faux, il ne donne pas de résultat ????
    Décrire le problème.

    Ici, tu dis que ça ne va pas, mais guère plus.
    Que te répondre ?

    Selon ta situation familiale/financière, peut-être qu'un job à temps partiel te conviendrait.
    Ou au contraire, ce qui te conviendrait, c'est un job où tu aurais envie de t'investir à 200%.
  • Bonjour,
    Normalement dans ton académie, il y a un conseiller en mobilité professionnelle. Tu peux prendre rendez vous via internet. J'imagine que selon les académies c'est plus ou moins rapide pour l'obtenir( 1 mois je crois pour ma part).
    En ce qui me concerne, cette personne ne m'a pas appris grand chose (c'est plus moi qui l'ai tenue au courant de toutes les démarches possibles) mais elle a fait office de béquille, personne avec qui discuter et m'a encouragé dans mon choix.
    Il faut une bonne dose d'anergie pour se lancer...
    Une autre reconversion possible serait donc aussi conseiller en mobilité professionnelle :-D
  • Je trouve qu'il manque le plus important : qu'aime-t-il ? À partir de là, on déroule la pelote.

    Si c'est "rien", ca va être franchement compliqué (et ça va tourner en rond pendant des heures).
  • Je l'ai dit au début du fil, ce qui est difficile au-dessus de tout, ce sont les élèves, qui sont difficiles, car ils sont la société (ils sont leurs parents), qui ne va pas bien (qui croit au "vivre-ensemble"?).
    Ainsi, il y a un manque de motivation profond (d'où le niveau vraiment faible dans notre pays, s'il vous plait, reconnaissez cette réalité), un rapport problématique à l'autorité dans la société, donc chez les élèves, donc des difficultés très grandes et incessantes de gestion de classe, qui est, de loin, la chose la plus difficile, et disons insoluble, dans ce métier. La pédagogie, c'est très intéressant, mais ça passe vraiment au second plan.

    Secondairement, l'institution, certes.

    Voilà comment on passe dans cette société du plus beau métier du monde (potentiellement) à un métier juste trop difficile.

    C'est surprenant d'être sur ce forum, avec, je pense, des profs, qui ne semblent pas comprendre pourquoi un prof trouve le métier trop difficile!
    Tout ce que je dis ici, ce sont franchement des banalités.
  • Oh que si, les collègues le savent.
    Parcours un peu le forum et les quelques fils où des gens se posent la question de savoir s’ils vont démissionner de leur boulot dans le privé pour passer un concours. Une réponse classique est de poster une image de Gandalf juste avant de tomber dans la faille du balrog, ou seulement sa phrase célèbre.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Pour ma part, je sais très bien que ce métier est difficile. Notamment en premier lieu pour des questions de gestion de classe.
    Mais comme je connais des profs qui se sont reconvertis dans l’É.N. et qui désormais sont plutôt épanouis (le mot est peut-être trop fort haha), alors il fallait préciser ce qui était difficile. Et tu l’as fait.

    Je pense désormais que de rester dans l’É.N., pour toi précisément, ce n’est pas une bonne solution.
  • Sam30
    Banalités qui étaient certainement déjà vraies au moment du souhait de passer l’agrégation. ;-)
  • @Dom: merci, oui, je pense aussi...

    @biely: ;-)
  • Par contre certains vont accourir sur leur cheval rouge pour nier la faiblesse du niveau en France sous peu.
  • Tiens!
    Il me semblait qu'avec le rapport Torossian-Villani, on avait reconnu "officiellement" le niveau faible français.

    Après, la réalité, elle est dure à affronter, hein (et pour tout le monde, à tous les niveaux).

    PS: Ceci dit, je ne vois décemment pas comment on pourrait récuser le faible niveau français... une condition nécessaire pour cela serait de ne pas être prof :-)
  • Attention au porte parole des déclinophobes !!!
    Je m’en vais de ce pas.

    Bon courage.
  • sam30 a écrit:
    C'est surprenant d'être sur ce forum, avec, je pense, des profs, qui ne semblent pas comprendre pourquoi un prof trouve le métier trop difficile!

    Je ne vois aucun prof sur ce forum qui semble ne pas comprendre qu'un collègue trouve le métier trop difficile.
  • Tu considères le métier de prof comme potentiellement le plus beau métier du monde, c'est le job que tu aimes. Sauf que ... tous les problèmes que tu soulèves, et que tout le monde connaît ( je me souviens d'un couple de prof qui enseignaient hors de France, et qui n'envisageait plus du tout d'enseigner en France. Pour rien au monde. Il y a déjà plus de 30 ans.)

    Peut-être que tu peux trouver quelques collèges ou lycées privés, où ces problèmes sont moindres ?
    Et comme je parlais de profs qui exerçaient à l'étranger, c'est peut-être une piste. Enseigner à l'étranger, avec tous les changements que ça impose !

    Tout ça, c'est dans l'idée de rester prof.
    Mais ça semble quasiment exclu en te lisant.

    Du coup, faire autre chose.

    Paul18 a posé LA question ; qu'aimes-tu ?
    Si tu aimes jouer aux échecs (c'est fréquent chez les matheux), tu peux faire évoluer ton job. Il y a des profs qui enseignent les échecs. Il y a des accords signés entre la FFEchecs et l'EdNat.
    Et forcément, dans ces types d'activités, les problèmes de discipline sont moindres.

    Faire un job dans un domaine qu'on aime, c'est une condition nécessaire (pas suffisante) pour s'y plaire.
  • Dans la fonction publique, il y a l'Insee :
    - concours externe contrôleur : accessible avec petit niveau en eco, catégorie B, 6 mois de formation : des postes pas toujours palpitants mais dans toute la France (selon mobilités géographiques)
    - concours interne attaché : accessible pour un agrégé, catégorie A, 2 ans de formation : des postes variés et intéressants mais plutôt en région parisienne ou grandes villes
    - concours externe attaché : moins évident, le reste idem
    - concours interne administrateur : difficile, catégorie A+, 2 ans de formation, postes intéressants mais plus de responsabilités et horaires longs, presque tous en région parisienne
  • sam30 a écrit:
    la pénibilité d'un emploi d'enseignant en collège (convenons qu'un collège dans le 16-ème arrondissement de Paris n'est pas un collège de Seine Saint-Denis) et d'un emploi de maçon ou de femme de ménage ?
    Ne connaissant pas bien le métier de maçon, je peux néanmoins dire que je n'ai jamais entendu un maçon se plaindre de son travail. Par ailleurs, étant un ancien prof en reconversion qui vient de faire un stage d'électricien, je témoigne que je trouve ce genre de métier, au vu de mes aptitudes à tenir une classe, bien moins pénible.
    Sur le métier de femme de ménage, François Ruffin a fait un documentaire qui montrerait (je ne l'ai pas vu) qu'avec les déplacements, ce sont des temps pleins déguisés en temps partiels, par contre.
  • Sato a écrit:
    Malgré ses hallucinants défauts de nature sociétale, le métier de prof apporte une certaine satisfaction intellectuelle. Comment la retrouver ailleurs, dans notre société ?
    Je pense quand même que trouver un métier aussi intellectuellement stimulant que prof, ça va être dur, à cause du côté gestion de classe qui est vraiment très intense.
    Sur le reste, prof n'est pas particulièrement intellectuel j'ai l'impression, il y a un côté créatif et artistique, mais rien de compliqué, selon ma conception des choses.
    Pour répondre à la question, tous les métiers qui ont une composante intellectuelle nécessitent une formation aujourd'hui.
    Mais même dans les formations courtes, il y a des métiers stimulants avec de bonnes possibilités d'évolution. Par exemple, en ce moment je fais une seconde formation en plus d'électrotechnique par correspondance, il s'agit cette fois d'une alternance pour devenir réparateur. Et bien, en parallèle de cette formation, je dois aider des clients par téléphone pour une grande entreprise où il fait bon travailler (je précise car je sais que les plateformes téléphoniques nn'ont pas bonne réputation) lorsqu'ils ont un problème technique avec leurs appareils électroniques. Autant te dire que je ne suis pas prêt d'avoir fait le tour des choses à connaître sur la technologie, sur les interfaces utilisateur, etc. pour dépanner à distance.
  • Les conditions de travail d'un maçon n'ont rien de facile : le froid, la chaleur, la pluie...

    Je suis bien d'accord : je trouve aussi ce métier très difficile même après 25 ans d’ancienneté.
    Mais passer des concours et devoir déménager ne m'enchantent pas du tout, surtout si c'est pour me retrouver dans une grande ville ou en région parisienne!

    Je viens de prendre connaissance du mouvement FIRE :" indépendance financière, retraite précoce".
    Sans aller jusque là, on peut investir massivement en bourse, dans l'immobilier et faire des placements rentables mais il faut s'y connaître.
  • Dans le privé: ah oui, je signe! là je ferai un autre métier que dans le public, et c'est le vrai métier de prof.
    Il faudra accepter certes une réduction salariale. Mais on ne peut pas tout avoir.
    Mais ça, c'est à la condition de trouver une place, bref, c'est loin, très loin, d'être gagné (sauf pistonnage, mais je ne connais pas)...

    Pour les reconversions, oui, comme vous dites, c'est difficile de trouver l'équivalent de ce métier car il apporte une flexibilité au quotidien, une créativité et une liberté. Prof, c'est un métier à nulle autre pareil. C'est juste trop dur mais si ça l'était un peu moins, ça m'irait vraiment bien. Il y a quelque chose de vivant dans la gestion de classe. Mais là, de nos jours, non, c'est juste trop. J'aurai sûrement adoré ça il y a 20 ans.

    L'Insee a priori me tente mieux oui. A voir.

    Et c'est vrai, oui, qu'il y a cette piste de montage financier pour essayer de carrément ne plus, ou moins, travailler à terme. Il faut que je regarde ça. Je me le refusais par moralité jusqu'à présent.

    Merci en tout cas pour vos pistes.
  • Tu sembles vraiment attaché à l'enseignement. Et tu as un cursus ingénieur+enseignant.
    C'est un cursus qui peut te permettre d'enseigner dans le supérieur. Pas forcément en maths strictes, mais dans des matières que tu as pu maîtriser via ton cursus.

    Généralement les étudiants sont moins compliqués à gérer que les jeunes ados.

    Il y a aussi les cours particuliers. C'est encore une autre ambiance.
    Ou encore certaines structures qui proposent des cours de rattrapage/soutien, avant la rentrée ou pendant certaines vacances scolaires. Ca permettrait de passer sur un temps-partiel en prof classique, et de trouver des compléments de revenus.

    Mais j'imagine que tu as déjà pensé à tout ça !
  • sam30 : ne te fais pas trop de films sur l'enseignement dans le privé... C'est loin d'être la panacée !
  • Il y a de tout dans le privé aussi, même si en moyenne...
    Attention aux raccourcis, attention à ne pas idéaliser, ce n'est pas noir ou blanc.
  • Ah là là les conseils à deux balles qu'il faut pas lire, pourquoi pas à la caisse à MacDo ou plongeur à M. Patate ?

    Agrégé et ingé, si tu aimes enseigner tu trouveras sans difficulté des classes où le vivre ensemble est moins exacerbé, par exemple en suivant les indications données dans cet article : https://www.courrierinternational.com/article/jobs-manque-de-profs-en-suisse-les-expats-francais-peuvent-ils-postuler
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Une copine a bossé en Suisse. Effectivement, le vivre ensemble était peu présent. C’est pour ça qu’elle est prof en RP maintenant. Pas de bol probablement…
  • Les concours d'inspecteurs des finances publiques faut faire attention j'y avais pensé mais même pour une région comme les Yvelines il faut 6 ans d'ancienneté minimum pour l'avoir.

    Alors qu'en prof j'ai eu ma ville du premier coup.

    Les mutations sont catastrophiques dans les finances publiques on t'envoie en Seine Saint Denis où personne veut aller quand t'es débutant. Et pour avoir sa mutation c'est une galère sans nom.
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