Question programme 6e,5e,4e,3e collège — Les-mathematiques.net The most powerful custom community solution in the world

Question programme 6e,5e,4e,3e collège

Bonjour

Un ami qui va enseigner au collège m’a demandé si les programmes de maths ont changé au collège.
Il m’a parlé des attendus eduscol. Je ne connais pas les programmes de maths au collège et les attendus.
Attendus5eme
Attendus6eme
Attendus4eme
Un éclairage serait le bienvenu
Merci

Réponses

  • Salut,

    Les liens vers les programmes sont données sur matths et tiques.
  • Difficile de s’y retrouver quand même.
    Les « vrais » sont de 2016.
    Puis des attendus en 2018.
    Puis des choses en 2020 (covid => confinement => des priorités pointés)
    Quid, pour 2021 ?

    Je précise qu’il y a « les programmes officiels » (2016 au moins) puis tout un tas de trucs qui arrivent (documents d’accompagnement, attendus, trucs liés au covid…) mais bien moins officiels.

    Bref.
    Eduscol reste la sorte de bible… si l’on peut dire…
  • Les programmes ont été détruits en 2016 pour instaurer à la place un néoconcept: "posons nous la question une fois tous les 3 ans de savoir ce que les élèves ont appris".
    Ce néoconcept ne résiste pas à 3 minutes d'analyse sérieuse, mais nous sommes dans l'éducation nationale donc il a été mis en place... pour être progressivement détricoté via moults addendum fumeux sans jamais admettre la monumentale erreur.
    Les élèves ont tendance à mieux se porter mathématiquement parlant si on fait la sourde oreille aux réformes. C'est l'âge que voulez-vous!
  • Mon ami qui va enseigner au collège me demande s’il faut faire le programme, attendus et repère annuel ? Je ne sais pas quoi lui dire pour l’instant.
  • IF ami = stagiaire, THEN il fait tout ce que lui demande l'ESPE
    ELSE il se met en en phase avec les collègues pour le programme de chaque année.

    Voilà, le programme d'algo est bouclé, maintenant il peut faire des maths!
  • Il y a eu effectivement deux phases dans les programmes actuels :
    - la destruction totale, avec notamment en français la suppression de la grammaire (NVB), avec des textes verbeux dans le grand style pourri EN dont la presse prend un malin plaisir à publier les fragments les plus délirants,
    - le remembrement des programmes avec réintroduction de la grammaire et édition des documents "progression" et "attendus", la mouture NVB étant totalement inutilisable.
    Sur ces derniers documents, personnellement j'avais constaté qu'une année (pour les maths) se résumait en moins d'une page, exos attendus compris (pour le CM2 où il n'y a absolument plus rien alors que c'est très important de donner une bonne lancé pour le collège).

    Je pense qu'un professeur de collège consciencieux doit faire semblant de suivre le "programme" tout en prenant pour base ce qui se faisait "avant". Des ouvrages comme "démontrer pour comprendre" et le très attendu livre annoncé chez Calvage et Mounet permettent certainement d'avoir une idée de comment structurer les cours (tout comme des manuels anciens qu'on peut trouver pour quelques euros comme les Deledicq).
    À titre indicatif je mets en p.j. une progression qui m'a paru décente, c'est ce qui se faisait au début des années 90 (je rappelle qu'à l'époque nous étions au même niveau que la Russie au collège dans Timss 1995). L'avantage est que l'on a d'un seul coup d’œil tout ce qu'il faut faire avec la possibilité de structurer les apprentissages en enfilade, et ça va très vite pour apprendre.

    Pour aller au delà, et notamment aborder le programme de Lafforgue du secondaire, il faut reprendre les programmes des années 70 (avec les bouquins Durrande / Aleph).
  • etanche, je trouverais logique que ton ami se tourne vers l'inspection.
  • C'est assez compliqué de s'y retrouver dans les programmes de 2016 (que j'ai qualifiés de débiles devant une inspectrice, sans réponse de sa part ...). C'est assez compliqué, car à la fin de chaque année depuis leur mise en place, on a eu une modification à la marge de ce programme. Mais après trois ou quatre itérations des modifications marginales, on arrive à quelque chose qui ne ressemble plus trop à ce qui était prévu en 2016 (la seule chose qui subsiste vraiment est la bêtise crasse de l'ensemble).

    Comme l'a dit Soc, si ton ami est stagiaire et s'il veut vraiment être titularisé, il récupère tous les programmes, toutes les modifications, et il les applique ... et il n'oublie pas de surnoter comme un cochon !
  • Notons quand même que reprendre des progressions d’il y a plus de 20 ans sachant qu’il y a une demi heure en moins en 5 / 4 / 3 par rapport à cette époque est sacrément ambitieux…Cela dit, je me faisais la réflexion que plus on se libère du « programme à faire », mieux on se porte et plus on est efficace avec les élèves. Prendre des libertés, rend libre justement….
  • Les programmes sont discutables.
    Par exemple, la bissectrice n'est pas au programme de 6e, alors qu'il y a un chapitre sur les angles.
    La droite des milieux a disparu du programme, sans raison.

    En tant que stagiaire, il faut se conformer aux programmes strictement.
  • djedje_bzh très franchement je ne sais pas si l'horaire est vraiment important.
    C'est vrai au primaire, mais moins ultérieurement.
    J'avais trouvé un rapport de l'IG 2002 du temps où [small]autocensure[/small], ils n'hésitaient pas à écrire que les programmes délabrés au coupe-coupe avait perdu en cohérence et qu'on n'apprenait plus les maths en établissement mais dans des circonstances spéciales.
    Morceau choisi :
    "En conclusion, les contenus actuels sont le résultat d’une grande érosion, tant du point de vue des modèles introduits et étudiés, que de la capacité à généraliser, à construire, et à porter sur les situations un regard mathématique.

    Leur mise en œuvre étant incitative et leurs limites fixées, les contenus de programme entraînent des pratiques. A l’heure actuelle, il n’est pas exagéré de dire qu’elles conduisent à écarter la plupart des élèves de la réalité des mathématiques. En effet, seuls ceux qui sont incités à travailler en dehors de la classe, ceux à qui des problèmes sont posés et dont on suit le travail, ceux à qui on conseille des lectures reçoivent un enseignement mathématique véritable. "

    C'était en 2002...
  • Les inspecteurs que j'ai vus ont une pensée inverse.
  • J’ai entendu la meilleure phrase en 2016 par une inspectrice de Physique-Chimie.

    « La réforme a été faite pour que les professeurs travaillent ensemble ».

    La vieille méthode consciente ou non qui consiste à dire que le problème ne vient jamais du manque de travail des élèves.
    Puis à laquelle on ajoute « qu’il faut mieux former les profs » (mais les familles et les élèves, non…).

    Prenez l’exemple ultra récent de la citée phocéenne : « il faudrait que les chefs d’établissement choisissent les profs » (ha ? c’est à cause d’eux tous ces drames…stup, règlement de compte, délinquance juvénile…).
    Je ne dis pas cela pour lancer la discussion sur l’actualité de cette ville.
    Je n’y participerai pas.
    Toute l’actualité suscite toujours la même conclusion « il faut mieux former [profs, magistrats, policiers, etc.] ».
  • L’idée que les chefs d’établissement choisissent leurs profs ne m’est pas si déplaisante que cela à bien y réfléchir. Dans l’absolu et dans le monde idéal je suis contre mais vu le désastre actuel je me dis que c’est peut-être l’occasion d’essayer quelque chose, de faire apparaître différentes ’’philosophies’’ (si c’est encore possible aujourd'hui!) et de diminuer un peu le ’’ ce n’est pas ma faute on me l’a imposé (le prof)".
  • J’ai pensé la même chose au début.
    Mais comme un chef souhaite le pas-de-vague (puisqu’il n’est jamais soutenu) il pourrait choisir des profs plutôt portés par le profil animateurs-démagos (choisir d’étudier les textes et la musique de pBooba à la place de Molière et Mozart car « ça les intéresse davantage »).

    Ils devraient être remerciés par les parents qui croient encore en l’École.
    Et en terme de dé-ghettoïsation, on a mieux.

    Mais c’est sûr que d’envoyer des tout frais en première ligne, ce n’est pas terrible non plus… (au fait, dans quelle branche ne le fait-on pas ? et en politique, quand enverra-t-on un Cador-LR dans une ville communiste, ou un Cador-FI à Neuilly-sur-Seine ?).
  • biely a écrit:
    L’idée que les chefs d’établissement choisissent leurs profs ne m’est pas si déplaisante que cela à bien y réfléchir.

    Je ne suis pas sûr qu’ils aient envie d’endosser cette responsabilité-là alors qu'ils sont déjà en état d’épuisement dépassé.
    Par ailleurs, il me semble qu’ils l’ont fait en Suède et que c’est une telle catastrophe que même l’OCDE leur dit de revenir en arrière.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Les Suédois ont servi de cobayes pour la cession au secteur privé lucratif de 20% de leur système éducatif, et c'est la catastrophe évidemment.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.
Success message!