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Second concours de l'ENS Paris Saclay

Bonjour a tous
Mes 3 années de classes préparatoires se sont terminées, avec une certaine déception du coté du concours X ENS. L'année prochaine, je devrai être en mesure d'intégrer une école d'ingénieur ou d'aller en Magistère, ou d'aller en L3 maths selon les résultats des oraux.
Je me sens assez fatigué, après cet effort, je pense me reposer tout le mois de juillet.
Cependant, je sais que je peux candidater pour le second concours de l'ENS Paris Saclay l'année prochaine, voir le passer en M1, je ne veux pas arriver avec un train de retard sur cette préparation, donc je me permets de poser les questions suivantes.
1) J'ai lu quelques fils (souvent vieux) qui décrivaient que l'on pouvait le passer en étant en L3 ou en M1, quel serait le meilleur choix d'année pour le passer ?
2) Sur le site de l'ENS Paris Saclay, il y a les annales en maths, cependant peu de correction, auriez-vous des sites qui proposeraient des corrections ?
3) Que me conseillez-vous en terme de source pour aborder le programme pour ce concours, d'après ce que j'ai vu, c'est une grosse partie du programme de classe préparatoire, avec de l'analyse en plus. Auriez-vous des livres à me conseiller ?
4) Quel serait un bon rythme à tenir durant l'année en terme de travail ? Comme en prépa ? Devrais-je commencer en août à reviser ?
Merci beaucoup.
Finn

Réponses

  • Pendant près de 30 ans, il y a eu le concours d'accès en 3e année. Ce concours se passait en maîtrise, renommée M1 avec la réforme LMD.
    J'ai eu le sentiment que ma réussite à ce concours avait changé le spectre de mes possibilités, ce qui m'a conduit a maintenir ce site depuis 2004.
    https://olivier.garet.xyz/annales-cachan/

    Ce concours n'est plus, car les ENS reconfigurent un certain nombre de ces voies d'accès sur le schéma LMD. Ce n'est pas le choix des matheux qui ont longtemps freiné pour garder leur concours au niveau M1.
    Il y a maintenant un concours en L3 (puisqu'il s'agit d'une entrée en cycle Master).
    Il est un peu tôt pour dire les évolutions que ça aura sur le recrutement de ce concours qui vit sa première année dans cette mouture (je crois que 2020 a été une année blanche à cause du confinement, en tout cas à Cachan, il semble que Rennes a recruté quelques élèves mais je ne sais .

    Il me semble cependant important de dire que le monde de l'enseignement supérieur a beaucoup changé et que le fait d'être normalien ou de ne pas l'être est beaucoup moins important que cela pouvait l'être il y a 25 ans.

    Aussi, même si ce n'est pas exactement ta question, je te conseille de sortir un peu de l'esprit des concours et de faire passer les maths avant les concours, en laissant ouverte la possibilité de te passionner pour des choses indépendamment de leur intérêt pour le concours.

    Pour réussir ce concours, il faut être très fort (cette année, on avait deux admissibles, tous les deux ont leur L3 avec plus de 17 de moyenne, une de ces deux personnes est admise à Polytechnique) -- particulièrement en analyse, ne pas faire d'impasse, et avoir de la chance. Vu le niveau des candidats, l'épreuve d'entretien ou l'épreuve de français peuvent être déterminantes.
  • Je n'ai pas pu passer le concours puisque je suis passé en M1 pile au moment où le concours passait en L3...

    Globalement, en travaillant bien et approfondissant le plus possible, et surtout en faisant pas mal d'exercices, les sujets du concours L3 me semblaient plutôt simples. Sois un bon élève qui aime les maths avant tout.
  • Bonjour a tous,
    merci pour vos réponses : Pour donner des informations qui pourraient éclaircir ma situation, après ces 3 ans de classe préparatoires, j'ai vraiment envie d'approfondir les mathématiques, même de devenir mathématicien, et de travailler sur des théories et de la construction de théorie liés aux mathématiques dans d'autres disciplines( physique, biologie, économie).
    J'ai toujours eu du mal à choisir ce que j'aimais, et surtout j'avais peur de m'enfermer dans une voie. Quand j'ai choisi d'aller en classe préparatoire en MP, je me suis dit que cela allait me permettre de m'ouvrir beaucoup de portes. Et aujou'dhui j'ai vraiment très envie d'approfondir les mathématiques.
    Principalement trois personnes m'ont donné envie de continuer pour cette voie :
    Hélène Morlon, mathématicienne et ces travaux en biologie.
    Pierre Louis Lions, ces travaux en analyse sur l'économie, la thermodynamique m'ont montré que en tant que mathématicien, on pouvait vraiment toucher à tout, et surtout, toujours continuer à s'intéresser à tout, ce qui est mon cas.
    Jérémie Szeftel : sont traitement des équations d'Einstein avec les mathématiques. J'ai toujours aimé l'astrophysique depuis que je suis petit,, et j'aimerai bien potentiellement travaillé aussi dans ce domaine.

    Je pense que le concours de l'ENS Paris Saclay me permettrait de m'ouvrir plus à ces mathématiques théoriques, dans des domaines appliqués et c'est cela que je recherche.
    Auriez vous une liste de livre de maths pour la L3 ou d'autres conseils?
    Merci beaucoup
    Finn
  • Je te dirais d'éviter les livres "tout en un" et de prendre un livre par matière, en piochant dans les références dans le domaine. Par exemple j'adore Briane et Pages pour l'intégrale de Lebesgue (sans doute la matière la plus importante). En le bossant pendant les vacances j'avais une compréhension parfaite de la notion.

    Mais si ce que tu cherches est un moyen de faire des maths appliquées aux autres sciences, il n'y a heureusement pas que cette voie. Il y a tous les masters de calcul scientifique dans un peu toutes les villes (mais bon, il faut aimer...), les masters de probas et stats appliquées, et on a sur Paris les M2 de l'UPMC, le MVA, des masters maths bio, maths finance, sciences des matériaux...
  • @Aléa: merci pour ce lien et pour le travail que tu as fait. J'ai passé le concours en 1993 pour accompagner un ami qui avait raté les ENS en prépa. Le sujet d'analyse ça me rappelle bien des souvenirs, c'était très élémentaire par rapport à ce que l'on faisait à la fac. Je me souviens aussi que le jury à l'oral était un peu bizarre (visiblement pas des matheux purs). Enfin je crois qu'ils avaient pas pris de mathématiciens mon année, seulement des informaticiens. Et, effectivement, je pense que ce genre de médaille à sa boutonnière est nécessaire pour avoir un poste à l'université, pour faire carrière, comme on dit.
    M.
  • Mauricio a écrit:
    Et, effectivement, je pense que ce genre de médaille à sa boutonnière est nécessaire pour avoir un poste à l'université, pour faire carrière, comme on dit.

    C'est bien sûr faux, on peut faire toutes ses études à la fac et obtenir un poste permanent à l'université, je peux te donner au moins deux exemples recrutés cette année.
  • Et, effectivement, je pense que ce genre de médaille à sa boutonnière est nécessaire pour avoir un poste à l'université, pour faire carrière, comme on dit.

    Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire, et je pense que ce n'est pas vrai du tout.
    Il y a suffisamment de normaliens formés chaque année pour remplir tous les postes du supérieur, or au doigt mouillé, les normaliens c'est à peu près la moitié.
    De manière encore plus subjective, j'ai le sentiment que dans ma génération, la proportion de normaliens est encore moins forte parmi les gens ayant une carrière rapide (PU avant 40 ans,PREX avant 50 ans).

    Pendant très longtemps, les ENS ont eu un rôle de brassage des idées et des personnes.
    Dans le supérieur, les portes sont (et depuis longtemps) très largement ouvertes, le problème c'est plutôt de ne pas prendre la mauvaise porte, qu'il s'agisse d'une formation anecdotique, d'une thématique moribonde ou d'un encadrant très isolé.
    Dans un monde où on bougeait assez peu, les ENS étaient une motivation à la mobilité qui jouait pleinement son rôle. Mais c'est le monde d'hier.
    Aujourd'hui, les étudiants sont incités à être mobiles et sont mis d'entrée dans une logique de compétition (Parcoursup, puis Master); l'information (qu'il s'agisse de cours ou de structuration de l'offre de formation) est largement ouverte (Internet). Bref, la singularité des normaliens diminue.
  • Bonsoir
    Je reviens vers vous car j'ai des questions sur ce concours.
    Premièrement. Faut-il mieux choisir l'epreuve de probabilités ou d'analyse numérique ?
    Et pourquoi ?
    Ensuite auriez-vous des livres à conseiller qui auraient des problèmes de probabilités de l3 ou des livres de problèmes de l3 en analyse numérique, type l'épreuve. Ne faudrait-il pas aller voir du côté des livres anglais pour cela, j'ai l'impression que les livres français sur cela n'ont souvent que des petits exos.
    Enfin comment bien diviser son temps de travail sur les chapitres durant l'année par rapport à la préparation spexidique aux epreuves ? Y a-t-il une partie du programme à plus laisser de côté ?
    Faut-il mieux passer ce concours en l3 ou m1 ? Je me dis que le passer en m1 me permettrait de prendre plus de temps pour bien comprendre le.programme.
    Merci beaucoup.
    Finn
  • Les deux options sont valables, il faut simplement choisir l'option dans laquelle tu te sens le plus à l'aise. Mon premier conseil pour passer ce concours sera d'améliorer ton français, tu fais beaucoup trop de fautes pour que ta copie ne soit pas vue d'un mauvais oeil par un correcteur (au passage, on dit "vaut-il mieux" et pas "faut-il mieux").
  • Je crois que Lesfari, petit auteur bien sympathique qui commence à faire son petit bonhomme de chemin, a publié un livre de problèmes d'analyse niveau Master 1.

    Sinon je pense qu'on doit éviter les impasses. Pour avoir regardé le sujet d'il y a deux ans, il fallait être à l'aise en théorie des groupes, en topologie générale et évidemment sur toute l'analyse.

    Pour L3 ou M1, je dirai seulement que je n'ai même pas été préadmissible en candidatant en M1 l'année où le concours est passé en L3 (et ce n'est certainement pas lié à mes notes, tu peux me croire). Après c'est toi qui vois.
  • Merci pour vos réponses.
    Je suis désolé pour mes fautes d'orthographe et de frappe. Ma seule bonne note aux concours X ENS a été un 15 en français cette année, je suis vraiment triste pour cela et disons que j'aimerais garder ce point positif, donc je vais faire attention.

    Je passerai donc le concours en licence 3, mais penses-tu Riemann_lapins_cretins que ce livre de monsieur Lesfari soit intéressant si c'est du niveau de M1 ? Aurais-tu d'autres livres en tête ?

    Enfin, je voulais vous demander, après cette fixation sur les maths et la physique, s'il était bon de faire une coupure jusqu’à la rentrée, ou de commencer à revoir en août et d'explorer les nouveaux cours ? Mes professeurs m'ont vivement conseillé la première option, mais j'ai toujours un goût amer de l'été dernier, j'étais tout le mois d'août en train de faire des dossiers h24 pour une nouvelle prépa et je n'ai pas pu revoir tranquillement et me reposer. Après, en ce moment, je ressens vraiment la fatigue (les résultats d'oraux vont arriver demain).

    Merci de votre aide.
  • Le livre de Lesfari a l'air à cheval entre L3 et M1, mais je l'ai seulement feuilleté.

    Je te dirais de te reposer au moins deux bonnes semaines, et de commencer à travailler ensuite. C'est important de récupérer aussi.
  • @Finn: sauf erreur de ma part, il n'y a pas d'option. Je crois que tu confonds avec le concours d'accès en 3e année (qui n'existe plus). Le concours qui l'a remplacé se passe en L3.
  • Bonjour à tous,
    D'abord comme le dit aléa, il n'y a plus d'option.
    Le second concours comporte trois phases.
    Une phase de pré-admissibilité, se fait sur dossier. Cette année, entre 70 et 80 candidats étaient présélectionnés. Je ne connais personne qui n'ait pas passé cette phase, donc je ne peux pas te préciser le niveau d'exigence du jury.
    Une phase d'admissibilité pour les pré-admissibles. Les candidats passent une épreuve de mathématiques (soit disant niveau L3 mais faisable en prépa car les théorèmes de L3 qu'il fallait utiliser étaient rappelés) et une épreuve de français assez similaire à celles de prépa, à savoir un résumé et une dissertation. Cette année certaines questions n'étaient pas évidentes, mais globalement c'était pas très compliqué. Seule l'épreuve de mathématiques compte pour l'admissibilité, l'épreuve de français compte pour l'admission. Entre 20 et 30 candidats étaient admissibles cette année (24 si mes souvenirs sont bons).
    Enfin, la phase d'admission pour les candidats admissibles. Il y a une épreuve d'entretien, et une épreuve orale de mathématiques de 30 minutes. Cette année, tout le monde était perturbé car en 2020, avec le confinement, l'épreuve orale de mathématiques avait été supprimée, et en 2019, le concours était destiné aux étudiants en M1. Par conséquent, personne ne savait à quoi s'attendre. Le programme de cette épreuve est celui de prépa, certains ont eu des exercices "classiques" de prépa. Environ 7 étudiants étaient admis pour chacune des deux ENS.

    Je te conseillerais de ne plus penser aux concours, et de ne penser qu'aux mathématiques. Travaille assez pour maîtriser les programmes de L3 et de prépa malgré le contexte inhabituel, pas de surmenage, profite de ce mois-ci pour faire autre chose. Bonne continuation à toi.
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