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Agreg et allocations pôle emploi

Bonjour,

j'ai un ou une ami ou amie (;-):-D) qui a l'agreg, une thèse, et qui peine à trouver un postdoc. En plus, cette personne aime bien sa ville et ne souhaite pas particulièrement bouger.
Parmi l'éventail des possibilités, il y aurait : se financer une année de postdoc avec les allocations du chômage (si elle ne trouve pas de travail, bien sûr).
Problème : quid de l'agreg ? Est-ce que la "désagrégation" équivaut à un licenciement ou à une démission ? Dans le droit du travail habituel, l'un offre droit à des allocations de Pôle Emploi, l'autre non. Cela n'embêterait pas forcément cette personne de perdre son agrégation, si cela lui ouvre des droits à des allocations ; en tout cas, cette personne n'a au-cu-n'en-vie de se retrouver à Créteil, vu la reconnaissance morale et salariale que notre pays offre à l'égard du personnel enseignant.

Savez-vous ce qui se passerait, dans ce cas ? Ou, connaissez-vous quelqu'un qui saurait ?
Merci par avance !

PS : J'ai peut-être déjà posé cette question sur le forum... Mais la question n'est pas nouvelle et mon épuisement professionnel me fait perdre la mémoire.

Réponses

  • Bonjour Georges.

    La grègue n'est pas un emploi ni même une garantie d'emploi.

    Le stage - qui n'est pas garanti non plus - est un emploi.

    Le licenciement qui suit le stage n'ouvre pas de droits à indemnités de licenciement.

    La "désagrégation" n'est pas une démission.

    Bref, la grègue, c'est rien. Si encore on gagnait un jambon...

    amicalement,

    e.v.
    An apple a day keeps the doctor away ... As long as you aim well (Winston Churchill)
  • Bonsoir ev, merci pour ces faits !

    Je précise, au cas où la question n'était pas claire.

    Mettons que le 1er septembre,
    - la personne en question, au terme de son contrat d'ATER, s'inscrive à Pôle Emploi et les informe de son souhait de percevoir des allocations d'aide au retour à l'Emploi ;
    - le rectorat de l'académie dont la personne dépend (d'ailleurs, à l'autre bout de la France) l'appelle, et lui demande "eh bien, on ne vous a pas vu ou vue à la rentrée, vous pouvez me dire ce que vous f****z b****l ?"
    - et la personne répond "je ne mettrai jamais les pieds dans votre académie, allez bye bye",

    que se passerait-il ? Est-ce que l'académie va aller "cafter" à Pôle Emploi ? Est-ce que Pôle Emploi va vérifier ? Est-ce que ça change quelque chose au niveau des droits à l'allocation de retour à l'emploi ?

    Quand on regarde ce site ou celui-là, on a l'impression qu'en cas de démission, il est quand même possible de percevoir l'ARE si Pôle Emploi juge cette démission légitime (avec une liste de cas possibles assez large).
  • @ Georges.

    Oui, tu peux percevoir l'ARE. En revanche il n'y a pas démission. C'est une fin de CDD, non ?

    Un courrier à la DGRH est possible. Ils ne les lisent pas de toutes façon. Donc un poste de stagiaire va être vacant dans l'indifférence. De la DGRH pas du chef d'établissement...

    Vis-à-vis de pôle-emploi, le plus glandilleux c'est d'avoir les papiers de fin de contrat à temps pour l'ouverture des droits. L'expérience prouve que l'administration se fiche pas mal que tu soies sans ressource pendant qu'elle s'échine à remplir le petit papier.

    e.v.
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  • Bonsoir Georges,
    je ne vois pas en quoi obtenir ce concours enlèverai des droits acquis pour toucher des allocations chômage.
    Par contre, il me semble que l'on peut enseigner dans le privé avec l'agrégation. Peut-être une possibilité à creuser?
  • Si on ne se présente pas dans l'établissement auquel on a été affecté on se fait virer pour abandon de poste, non ? D'après ce que j'ai trouvé sur internet ou peut toucher les allocations chômage après un licenciement pour abandon de poste.

    Je suppose que des syndicats enseignants seraient capables de te renseigner efficacement.
  • @ev : En l'occurrence, il ne s'agit pas de stage, la personne est titulaire (mais en cumul de dispo/détachement pour thèse puis ATER). Mais l'histoire du papier qui prouve la fin de contrat et qu'on ne touche plus rien, c'est quelque chose que j'avais oublié... Quelle histoire !
    @ronan : Bonsoir ! C'est ce que je me dis en étant optimiste. Mais en étant pessimiste, si un refus de prendre le poste équivaut à une démission (on entend souvent "démissionner de l'agreg", je ne sais pas quelle valeur légale ça a), alors rien n'est moins sûr.
    @Corto : Effectivement, un licenciement ouvre les droits à des allocations chômage. Un copain qui bossait dans une célèbre entreprise d'électroménager a fait ça, en accord avec sa hiérarchie : comme ils ne voulaient pas faire de rupture conventionnelle du contrat, ils lui ont dit "on te marque sur le planning, tu ne viens pas, on t'envoie une lettre, tu ne réponds pas, on te vire pour abandon de poste et tu perçois tes alloc's". Bonne idée pour les syndicats enseignants, merci !
  • Sauf erreur de ma part, tu ne peux pas abandonner un poste tant que tu n'as pas été installé (par un PV d'installation).

    Le stage dont je parlais est celui consécutif à la grègue. Celui qui peut te permettre de devenir fonctionnaire titulaire.

    e.v.
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  • Ah... Vous voyez ? J'ai l'impression que cette situation est dans les exceptions de chaque angle d'attaque !
  • On m'a toujours raconté qu'on ne pouvait pas toucher le chômage quand on est agrégé car on a un boulot qui nous attend... Ça n'était pas une réponse officielle, mais la rumeur est persistante.
  • @ Poirot.

    C'est faux bien entendu. Sur les deux points.

    e.v.
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  • @Tous : si j'ai bien compris la situation de l'ami(e) de Georges est un peu spéciale dans la mesure où il (elle) a validé son stage avec probablement deux ans de monitorat pendant sa thèse + avis favorable de son tuteur pédagogique. Donc, il (elle) est titulaire.

    @Georges : au vu de ce que je viens de lire (en particulier les propos d'ev), il y a peut-être une solution :
    1) Ton ami(e) formule des voeux au mouvement interacadémique l'année de la fin de son contrat d'ATER, puis au mouvement intra.
    2) Il (elle) obéit sans sourciller aux ordres du rectorat
    3) Il (elle) se présente aux jour et heure indiqués pour sa pré-rentrée dans son établissement d'affectation, SIGNE SON PV d'INSTALLATION et pendant toute la journée fait des grands sourires à ses collègues en leur promettant monts et merveilles au plan pédagogique.
    4) Il (elle) ne remet jamais les pieds dans le bahut.
    5) Quelques semaines (mois ?) plus tard, licenciement pour abandon de poste, donc indemnités si j'ai bien compris.

    Bon, c'est un peu lourdaud et risqué mais logiquement ça devrait marcher.

    P.S. : merci de ne pas me dénoncer à Blanquer.
  • @Martial : Oui... mais si l'absence est constatée dès le 1er septembre, mais que le papier du licenciement n'arrive que, disons, le 4 octobre, alors pour le mois de septembre, Pôle Emploi ne versera pas d'indemnités (bien entendu) et l'Education Nationale versera un salaire de $(30 - 30)*salaire\ mensuel$ euros, non ?
  • @Georges : comme je le disais c'est le risque à courir. Mais à mon avis l'EN risque de mettre plusieurs mois à se sortir les doigts du Q. Et tant que l'arrêté de licenciement n'aura pas été signé, ton ami(e) sera toujours payé(e), il me semble.

    Après, il y aura peut-être un délai de carence entre la signature de l'arrêté (donc stoppage du traitement) et sa réception par l'intéressé(e), mais à mon avis pas si long que ça.
  • [HS]C'est dingue ce qu'on est prêt à tenter pour faire de l'optimisation fiscale quand ça nous intéresse en jouant sur les frontières du système, tout en dénonçant ces opérations menées par les grands groupes... :-D
    PS : Je ne juge ni ne dénonce, ayant déjà cherché aussi ce genre de procédure pour mon cas personnel... ;-)[/HS]
  • On signe son PV d'installation le jour de la rentrée maintenant ? (j'ai signé mon dernier il y a 15 ans donc ça date un peu ma connaissance de l'affaire).
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