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Les échecs et les mathématiques

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Réponses

  • @ superkarl

    Les arts martiaux vont t'apprendre l'attention voire la concentration.
    Plutôt intéressant pour le matheux.
    On peut l'incorporer dans l'apprentissage de la qualité.

    e.v.
  • Dans une série d’articles intitulés « Échecs hétérodoxes » et parus dans la revue « Quadrature« , Fabrice Liardet recense différents problèmes orthodoxes et hétérodoxes du jeu d’échecs ainsi que de nombreuses variantes. Les variantes concernent autant les règles du jeu que sa forme.

    Il y a par exemple le $\textbf{jeu maximum}$: les Blancs n’ont aucune contrainte supplémentaire mais les Noirs sont obligés de jouer le coup qui maximise la distance parcourue par leur pièce.
    Il y a l’$\textbf{analyse rétrograde}$: on ne s’intéresse plus seulement à ce qui se passera à partir d’une position particulière mais à ce qui s’est passé avant.
    Il y a le $\textbf{mat aidé}$ inventé par Sam Loyd: les deux camps collaborent pour construire une position de mat.
    Les $\textbf{échecs contrariants}$ sont une variante connue: à chaque tour, chaque joueur a la possibilité d’y refuser un coup de son adversaire.

    L’analyse des variantes de forme montre parfois une incursion plus franche du jeu d’échecs dans le domaine mathématique !
    Les variantes de forme sont innombrables et ont souvent eu des motivations commerciales.
    Il y a les mini-échecs sur un échiquier à $5 \times 5$ cases, les échecs-doubles en $16 \times 12$ mais sans modifications des règles sauf celles concernant l’avancée des pions.
    Dans la série « Star Trek », on voit un jeu d’échecs en trois dimensions repris dans une autre série: « The Big Bang Theory ».
    Je me demandais si ce jeu n’était qu’un gag où si il était praticable: il l’est ! Le jeu d’échecs tridimensionnel a été inventé par Ferdinand Maack dans les années 1900. Il comporte une pièce supplémentaire: la licorne, seule capable de se déplacer dans la troisième dimension.

    À l’opposé, on trouve une variante d’échecs unidimensionnels.

    Enfin, on peut citer pêle-mêle les échecs hexagonaux de Glinski, les échiquiers quotients obtenus par un « quotient topologique de l’échiquier ordinaire » parmi lesquels: les échecs toriques, cylindriques, sphériques.

    Enfin ma variante préférée: les échecs projectifs inspirés par la géométrie projective. Cette variante se joue sur un échiquier de 68 cases auquel on a rajouté quatre points à l’infini: ceux correspondant à l’intersection des verticales, horizontales et les deux diagonales.
    ...
  • @ev Quant à moi, je ne saurais expliquer pourquoi, mais j'ai cru observer que les matheux aimaient souvent l'escalade.

    @df Moins mathématiques, pour ma part, je connaissais le "qui perd gagne" (on est obligé de prendre, le gagnant est celui qui n'a plus rien sur l'échiquier) et autres jeux de Lichess tels que :
    les échecs atomiques (quand une pièce, et non un pion, prends, elle explose et en se détruisant détruit aussi les pièces, et non les pions, présents sur les 8 cases autour, y compris le roi, le but est de détruire le roi adverse) ;
    les échecs "shogi" (nom que je viens d'inventer, quand on capture une pièce ou un pion, il devient de notre couleur et on peut à notre tour de jeu le poser sur l'échiquier à l'endroit libre souhaité), etc. (voir sur Lichess).

    Mais surtout l'excellent "tempête sur l'échiquier" https://fr.wikipedia.org/wiki/Tempête_sur_l'échiquier
    Ainsi que le trichess pour jouer à trois https://www.trictrac.net/jeu-de-societe/trichess/details
  • Les échecs à 4 :
    Variante 1 : les 2 joueurs du camp A jouent à tour de rôle, ils n'ont pas le droit de communiquer, et donc si un joueur fait un sacrifice par exemple, il a tout intérêt à ce que son partenaire ait vu lui aussi la bonne suite.
    Variante 2 : 2 échiquiers , quand on prend une pièce , on la donne à son partenaire, qui pourra la parachuter quand il veut sur son propre échiquier.

    Les échecs en aveugle : je n'oublierai jamais ce trajet en voiture, où on jouait en aveugle. Pas simple de conduire et de jouer les bons coups en même temps. J'étais jeune et fou !

    Mais on quitte l'aspect pédagogique. Je vais donc recopier cette belle phrase de ev :
    ev a écrit:
    Tous les spectateurs de compétitions scolaires ont été impressionnés par la qualité de silence qui peut régner dans un gymnase rempli de gamins qui jouent aux échecs.
    Un parfait argument pour montrer comment ce jeu (le jeu en général) peut aider à apprendre la discipline, et la discipline, c'est le prérequis indispensable à tout apprentissage.
  • J'étais jeune et fou !

    Ca t'a fait conduire en diagonale ?
  • La petite histoire du fou aux échecs:
    http://classes.bnf.fr/echecs/histoire/fou.htm
    A noter que dans certains pays le terme "éléphant" est resté (comme en russe par exemple).
  • Échec à la reine...109764
  • Et le bishop n'est pas loin de la reine, mais il n'y a pas de prise possible en un coup.

  • Si vous lisez cette merveilleuse nouvelle de Poe qu'est le "Double assassinat à la rue Morgue", vous pourrez voir une réflexion menée en parallèle sur les échecs et les mathématiques.

    En gros, selon lui les échecs jugent plus de la capacité à tout observer sans erreur qu'au raisonnement, et sont donc le contraire de l'analyse (il rapproche plutôt les échecs au calcul technique dans lequel il faut avant tout être attentif). Je dois dire que moi-même, étant plutôt mauvais aux échecs, je le dois en grande partie à ce problème d'erreurs d'attention qu'à autre chose (ainsi qu'au fait que je me sois toujours refusé apprendre ce divertissement que je trouve sans grand intérêt - non c'est même pas de la rage). Ça m'a donc fait un bien fou d'être compris.
    En tous cas je pense qu'on est loin des compétences mathématiques. Je ne sais pas si un quelconque jeu de société peut permettre de les exploiter.
  • Superkarl, mais le shogi est vraiment un jeu d'échecs japonais, ce me semble...
    Amicalement.
    Jean-Louis.
  • En tant que joueur d'échecs (à peu près 2200), j'ai l'impression que les échecs m'ont apporté une grande aisance dans les calculs, je suis capable de faire des calculs assez longs sans avoir à écrire. (la manie de constamment tout faire de tête - ne rien écrire =ne pas toucher les pièces - peut toutefois être un défaut, surtout lors d'un oral !)
    Néanmoins c'est peut être parce que je calcule bien que je me débrouille aux échecs et non pas l'inverse...
  • Ou encore : tu as des connexions efficaces dans ton cerveau, qui font que tu te débrouilles bien aux échecs, et que tu calcules bien

    @RLM :
    Effectivement, aux échecs, il y a un premier stade, où on devient champion de sa rue, en s'amusant. Puis si on veut progresser, si on veut devenir champion de sa ville, il faut étudier, investir du temps.
    Des jeux comme le backgammon (et dans une moindre mesure le bridge, et aussi le poker) demandent des compétences en probabilités.

  • Ne même pas connaitre d'ouvertures est déjà un peu usant. Je n'ai jamais trop aimé ce côté apprentissage et "meta" du jeu donc n'ai jamais fait de belles parties.
  • Le jeu d'échecs est un apprentissage de la patience... Je n'ai jamais été un bon joueur (je préfère les problèmes) parce que je n'ai jamais eu la patience de bien construire une attaque. Je lance l'attaque toujours trop tôt et bien sûr je me fais contrer. Quand je passais des concours ma grande force était la vitesse, et quelques jours après , à tête reposée, je ne faisais guère plus de questions que je n'en avais réalisées en temps limité.
    En vieillissant j'ai appris à réfléchir plus en profondeur!!
    Bonne soirée.
    Jean-Louis.
  • Les calculateurs prodiges ne sont pas forcément bons en math, voire peuvent être incompétents en math.

    Les échecs sollicitent beaucoup plus la mémoire à court terme que le calcul effectué sur papier. De plus, au fur et à mesure qu'on avance dans un calcul mathématique, on est sûr que chaque étape est juste. Ce n'est pas nécessairement le cas au échecs.
  • Pour ceux qui n'auraient pas d'ordre de grandeur, le classement de 2200 Elo d'Etienne est vraiment très élevé. Bravo ! (tu)
  • Au fait, ce pseudo Zeitnot, c'est une allusion aux échecs ?
  • Bon, un petit retour pour ne pas rester une une note négative.
    Mathcoss a écrit:
    Pour rester au plan du raisonnement formel, l'assertion initiale est « les échecs peuvent aider pour les mathématiques parce que les deux ont des points communs » et gimax rétorque « il y a d'autres activités qui ont des points communs avec les mathématiques » – du moins pour les points qu'il ou elle comprend. Sacrée réfutation.

    J'en conviens.

    Je voulais en fait surtout insister sur le fait qu'une bonne partie des arguments est valable pour toute activité de nature intellectuelle, y compris des activités que personne ne songe à relier aux maths comme l'étude des lettres, des langues, de l'histoire... (je pense à tout ce qui est dit sur la concentration, la patience, la gestion du temps, l'étude de ce que les autres ont fait...).
    Ainsi, une connexion privilégiée entre les maths et les échecs parmi l'ensemble des activités intellectuelles me paraissait d'autant moins probante que les arguments plus mathématiques (vision ensembliste, proba, géométrie...) me paraissaient, eux, capillotractés.

    Par ailleurs, j'avais dit :
    moi a écrit:
    Mais de là à dire que ça forme aux maths...

    Ce à quoi Iourran avait répondu
    Iourran a écrit:
    J'ai envie de dire qu'on s'en moque. Les maths ne sont pas une fin en soi.

    En soi, oui on s'en moque. Mais il me semble que c'était quand même la question de départ de cette discussion.

    C'est peut-être de là que viennent les réactions épidermiques ? J'avais cru comprendre que le sujet de la discussion c'était "est-ce que les échecs c'est formateur pour les maths ?" et non pas "est-ce que les échecs c'est formateur pour l'esprit en général ?"

    Pour moi la réponse à la première question est "je ne pense pas" tandis que la réponse à la seconde est "oui bien sûr !".

    Edit : quelques corrections, merci à AD de les avoir signalées.
  • Via les échecs ou quelques autres jeux de stratégie, on apprend 3 ou 4 trucs généraux, et fondamentaux, comme la discipline ou la concentration.

    On pourrait aussi apprendre ça par d'autres activités comme l'étude de l'histoire, mais on parle d'enfants qui sont plus ou moins réfractaires à tout ce qui est scolaire, et l'aspect JEU dans le jeu d'échecs est important.

    Dans un second temps, quand ces enfants ont appris la discipline et la concentration et d'autres notions assez générales, ils sont mieux armés pour apprendre les maths.
    Le bénéfice est essentiellement 'dans un second temps'.

    Je pense qu'avec un jeu comme le bridge, on a cette mécanique : apprendre la discipline, la concentration ... les mêmes mécanismes qu'avec le jeu d'échecs.
    Et on a en plus des bénéfices directement en relation avec les maths. On fait des calculs basiques : il y a 13 piques dans le jeu, j'en ai 5, combien en reste-t-il répartis entre les autres joueurs. Ensuite, quand on commence à progresser dans le jeu, beaucoup de raisonnements sont basés sur les calculs de probabilités.
  • Via les échecs ou quelques autres jeux de stratégie, on apprend 3 ou 4 trucs généraux, et fondamentaux, comme la discipline ou la concentration.

    On pourrait aussi apprendre ça par d'autres activités comme l'étude de l'histoire, mais on parle d'enfants qui sont plus ou moins réfractaires à tout ce qui est scolaire, et l'aspect JEU dans le jeu d'échecs est important.

    Complètement d'accord avec ça. Mais je rejoins ev, alors : les arts martiaux ça marche très bien aussi pour les gamins réfractaires au scolaire.

    Pour ce qui est des probas, le bridge et aussi le poker me semblent en effet bien plus pertinents que les échecs.
  • La pratique régulière d'un jeu conduit à développer des sensations et des intuitions. Ça vient tout seul à l'usage, on sent que la main ou la position est forte ou faible ou ennuyeuse ou prometteuse ou..., sans avoir besoin de compter les points H et DH ou les pièces ou les atouts.

    Si cela pouvait instiller l'idée qu'en faisant des calculs, quels qu'ils soient ou presque, on gagne en intuition et en compréhension sur les objets mathématiques que l'on manipule...
  • Ce que tu dis, Math Coss me paraît assez révélateur d'un problème assez profond de l'école et pas exclusivement des maths.

    Dans toute autre discipline ou activité : sport, musique, dessins, jeux de stratégie, jeux vidéos... les enfants et adolescents ont bien compris qu'il n'y a pas de secret : pour progresser il faut s'entrainer et donc fournir des efforts.

    Beaucoup sont prêts à fournir de tels efforts même quand ce n'est pas amusant ; évidemment dans les jeux (qu'ils soient de stratégie ou vidéos) c'est presque toujours amusant, mais dans le sport et la musique ou même le dessin, ça peut l'être beaucoup moins (étirements, travail d'endurance, exercices répétitifs pour travailler la gestuelle...)

    En revanche, je constate que beaucoup pensent qu'à l'école ils devraient réussir sans fournir le moindre effort, que l'idée de travailler pour progresser leur est étrangère.

  • Bof, try hard dans les jeux est rarement amusant. Voir les réactions d'un Sardoche.

    C'est d'ailleurs une des choses qui font que j'aime les maths : la phase de travail n'est pas passive et quelque peu abrutissante comme elle peut l'être en musique à répéter toujours les mêmes choses. Elle est active et demande à être créateur, sauf si on s'entraîne à résoudre des systèmes linéaires ou faire des DL à l'ordre 1000 par exemple. La phase de travail est une fin en soi et apporte déjà une joie.
  • Oui enfin là on parle plutôt des maths niveau collège et lycée où il y a beaucoup de répétitif : apprentissage du calcul algébrique (développements, factorisation, calcul sur les fractions, résolutions d'équation...) étude de fonctions, calcul de dérivée, calcul d'intégrales...

    Depuis qu'on a quasiment supprimé la géométrie des programmes, il reste très peu de place aux joies du raisonnement et de la démonstration à ce niveau là...

    Évidemment que par ailleurs ceux qui fréquentent ce forum sont très majoritairement des personnes qui ont du plaisir à se pencher sur une question mathématique ! [small]Et en ce qui me concerne, je n'ai jamais aimé les jeux vidéos.[/small]

    Je n'ai aucune statistique sur le sujet, mais je suis prêt à parier que la proportion des jeunes de 13 à 18 ans qui a plaisir à jouer aux jeux vidéos est nettement supérieure à celle de ceux qui a plaisir à faire des développements, factorisations et calculs de dérivée.
  • Un des intervenants ajoutait un argument en faveur des échecs.
    En jouant aux échecs, on apprend à rester assis.
    Les arts martiaux peuvent apprendre la discipline etc. ... mais transposer la discipline apprise aux arts martiaux dans une salle de classe, ça me paraît difficile.
  • lourrran a écrit:
    mais transposer la discipline apprise aux arts martiaux dans une salle de classe, ça me paraît difficile.

    ça dépend de qui a appris les arts martiaux, le prof ou les élèves ? :-D
  • La discipline avec le piano et les arts martiaux :

  • Oui, mais les personnes dont on parle jouent aux jeux vidéos sans avoir l'envie d'être vraiment bon, puisque ça demande le même travail répétitif et fastidieux assez rapidement. C'est pour ça que je ne suis pas convaincu que, même hors maths, dans les domaines qu'ils aiment, les jeunes aient compris qu'il faille travailler pour être bon. Je rappelle qu'on a un intervenant qui dit aimer les jeux vidéos et croit que pour en faire il suffit de "faire un dessin qui bouge". La même chose s'applique en musique avec certaines personnes que je connais qui, la vingtaine passée, croient encore devenir de grands rappeurs alors que j'attends leur premier texte depuis l'année dernière, ou qu'ils apprennent la musique.
  • On aurait appeler ce fil Échecs et Maths.
  • bonjour

    Les math constituent un jeu et un divertissement pour les petits et souvent pour les plus grands !
    travailler sur une matrice rappelle le jeu de dames et résoudre un problème mathématique fait penser à une grille de mots croisés,
    chercher à démontrer une propriété géométrique suggère le jeu d'Echecs.
    Les jeunes matheux aiment en général ces jeux cérébraux et les compétitions qui vont avec.
    Dans les pays d'Europe de l'Est (Pologne, Russie, Ukraine) les Echecs sont valorisés dans l'enseignement
    et en particulier dans les écoles militaires, car ils encouragent l'esprit offensif chez les adolescents.

    Les Echecs forment un jeu mathématique car ils font appel à un raisonnement topologique et stratégique,
    que les matheux ont étudié et codifié et la théorie des graphes s'en est directement inspirée;
    le parcours du cavalier sur l'échiquier a été bien étudié par les géomètres en particulier Euler
    qui à la fin de sa vie était fort occupé avec les jeux mathématiques par exemple les carrés magiques.

    L’histoire du jeu des Echecs est liée à celle des mathématiques : on constate en effet une corrélation assez frappante.
    Le jeu est né comme l’algèbre en Inde, a été repris par les Perses et les Arabes qui l’ont transmis d’une part aux Russes
    et d’autre part aux Français et aux Italiens (qui ont enrichi le rôle de la dame)
    et la période de la Renaissance (1450, 1550) coïncide avec le triomphe des mathématiques et des Echecs dans toute l’Europe.
    On sent une approche globale et simultanée des érudits vers le jeu et vers la géométrie, la trigonométrie et l’algèbre.

    Signalons que l’ouvrage de la collection « Que sais-je ? » sur les Echecs a été écrit par un mathématicien français, François le Lionnais.
    D’autre part le champion américain d’Echecs Frank Morley est célèbre pour sa découverte en math. du triangle équilatéral,
    formé par les trissectrices des trois angles d’un triangle quelconque.

    Le classement Elö a été inventé par un professeur hongrois de mathématiques Arpad Imre Elö,
    au départ pour hiérarchiser les joueurs de tennis du monde entier puis adapté dans les années 1970 aux joueurs d’Echecs
    (ATP à propos des joueurs de tennis se contente d’un classement sans notation).
    Le barème Elö démarre à 1000 points et peut atteindre un maximum théorique de 3000 points.

    Pour conclure sur le jeu des Echecs il existe un lien psychologique et historique avec les mathématiques mais ce lien est relativement léger
    et il ne faut pas exagérer ses conséquences (les joueurs d'Echecs ne sont pas forcément attirés par les math)

    cordialement
  • Une série TV (très récente) sur une jeune joueuse d'échec dans les années 60.
    Cela se laisse regarder avec plaisir.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Gambit_dame#Dans_la_fiction
  • Juste un mot supplémentaire sur ce sujet.

    1) J.C. Yoccoz a joué à un très bon niveau (championnat de France en 1980)

    2) Max Euwe champion du monde d'échecs de 1935 à 1937 était professeur de mathématiques et n'a jamais joué de façon professionnelle.

    3) Maxime Vachier Lagrave, champion du monde junior d'échecs et actuellement en tête du tournoi des candidats pour le droit d'affronter Carlsen pour le titre de champion du monde était étudiant en mathématiques.

    4) John Nunn, un des meilleurs joueurs anglais entre 1980 et 2000 est docteur en mathématiques.

    5) Tony Miles, champion du monde junior et premier grand maître anglais de l'ère moderne a obtenu un diplôme honoraire en mathématiques.

    De plus, certains très forts joueurs ayant montré des dispositions très précoces pour le jeu : Capablanca, Reshevsky, Fischer entre autres n'ont certainement pas développé au mieux leurs aptitudes dans d'autres domaines. A contrario, le célèbre Misha Tal, champion du monde en 1960 savait lire à 3 ans, multipliait de tête deux nombres à 3 chiffres à 5 ans plus vite que les adultes qui posaient l'opération, est entré à l'université à 15 ans et obtenu un diplôme en littérature russe tout en stupéfiant le monde d'alors par ses succès et la façon dont il les obtenait dans le même temps.
    A demon  wind propelled me east of the sun
  • N'oublions pas Ilan Vardi. qui a joué à très haut niveau dans les années 70.
  • @ Gilles Benson.

    2) Max Euwe était aussi docteur en mathématiques. C'est l'un des deux champions du monde d'échecs (à la pendule) a posséder les deux titres. Contrairement à ce que tu écris, il a été professionnel. (Pendant un an, avant de déclarer : "plus jamais ça !")

    5) Tony Miles, ... a obtenu un diplôme honoraire en mathématiques.

    En effet il a très vite déserté les cours à l'université pour cause d'ennui rédhibitoire... (Source : It's only me)


    Amicalement,

    e.v.
  • Aparté : Maxime Vachier-Lagrave arrive à l'âge d'or pour affronter Carlssen, qui malheureusement a le même « âge idéal ».
  • Sven Magnus Øen Carlsen (1990 - ) a le droit au respect de son patronyme.

    e.v.
  • Maxime Vachier-Lagrave?

    Les gens doivent souvent utiliser seulement son prénom lorsqu'ils s'adressent à lui. X:-(

    (j'ai fini de regarder cette série TV mentionnée plus haut. Vraiment excellente. Beaucoup de références à des joueurs d'échec ayant existé même si tous les noms des personnages de cette série sont très certainement fictifs)

    PS:
    Dans les compétitions du jeu d'échec, on sépare systématiquement les hommes et les femmes?
  • Le jeu d’échecs est considéré comme un sport et en général dans le sport on sépare hommes et femmes...Je pense qu’effectivement cette séparation est absurde dans le cas du jeu d’échecs.
  • ev a dit que Tony Miles se faisait chier grave à la fac.
  • Dans les compétitions du jeu d'échec, on sépare systématiquement les hommes et les femmes?

    Non pas du tout systématiquement.
  • Pas du tout systématiquement, ça veut dire quoi ? Ca veut dire pas du tout, ou pas systématiquement ?

    J'ai donc regardé sur le site de la F.F.E, rubrique compétitions interclubs. Et je constate qu'il y a des compétitions ouvertes à tous d'une part, et des compétitions réservées aux femmes d'autre part. Mais pas de compétition réservée aux hommes.

    Doit-on en conclure que les dirigeants de la FFE ont estimé que les femmes avaient trop peu de chance de gagner dans les compétitions open, et ont créé une compétition réservées aux femmes, pour qu'elles aussi, puissent gagner ?

    Au bridge, ils ont fait pareil : des compétitions open, des compétitions réservées aux femmes, et des compétitions réservées aux paires mixtes (pour rappel, le bridge se joue en équipes de 2), mais pas de compétitions réservées aux hommes. Et anecdote : dans les compétitions réservées aux paires mixtes, des dérogations peuvent être accordées, et des paires composées de 2 femmes peuvent jouer.
  • Surtout pas du sexisme, mais non, mais non...
  • Un article intéressant sur ce sujet (femmes et échecs).
    http://uia-echecs.blogspot.com/2017/04/femmes-et-echecs.html
  • Ce n'est pas forcément du sexisme.

    Peut-être qu'ils ont constaté qu'il y avait beaucoup plus de joueurs d'échecs masculin que féminin en général. Ceci à pour conséquence que les femmes qui voudraient participer à une compétition open se sentiraient mal à l'aise et décideraient de ne pas participer.

    => Pour résoudre le problème on crée une compétition que pour les femmes.

    PS. ok je suis prêt pour la lapidation.
  • Non, non, c’est toi qui pense « bien », ne t’inquiète pas.
  • Bonjour, en fait l'écart de niveau entre hommes et femmes est beaucoup plus faible maintenant (bien que très conséquent) qu'il y a 60 ans car le nombre de joueuses a augmenté; de plus, les joueuses les plus fortes ont un meilleur niveau; toutefois, il a fallu un phénomène comme Judith Polgar pour voir une fille concurrencer les garçons (fruit d'une éducation très spécifique qui a propulsé les trois filles Polgar, Judith, Sofia et Susan à un très haut niveau).

    @e.v: La vie de Tony Miles est effectivement racontée dans un excellent opus : "It's only me" qui relie malheureusement les joueurs d'échecs au douloureux problème de l'instabilité mentale.
    En ce qui concerne Euwe, je reconnais que je n'ai pas lu grand chose sur sa vie et à mon corps défendant je suis obligé d'admettre qu'il était du niveau du championnat du monde dans les années 30 et jusqu'au tournoi de Groningue en 1946 même si sa victoire sur Alekhine me laisse perplexe et surtout son terrible fiasco lors du tournoi de 1948 face à Botvinnik, Kérès, Reshevsky et Smyslov.

    @Fin de partie: sur le circuit professionnel (dont la lingua franca est l'anglais....) il est connu comme MVL
    A demon  wind propelled me east of the sun
  • Biely: Merci.

    J'y ai appris qu'on pouvait être champion du monde d'échec et être aussi le champion de la misogynie en même temps. :-D

    PS:
    Il y est raconté l'histoire de Judith Polgar. C'est assez stupéfiant et choquant d'une certaine façon.
  • Les champions du monde d'échecs ont en général un ego surdimensionné ce qui ne doit pas aider au niveau du rapport à la femme; Alekhine s'est marié 4 fois avec des femmes de plus en plus agées que lui; Capablanca lui était connu pour son amour du beau sexe et Mikhail Tal (1936-1992) a eu une vie amoureuse pour le moins tumultueuse et trois mariages; d'un autre côté ce sont des exemples "historiques" qu'il convient de replacer dans le contexte de l'époque à laquelle ces différentes personnes vivaient.
    A demon  wind propelled me east of the sun
  • Lu, sur la page qu'indiquait Biely :

    Garry Kasparov, qui fut battu par Judit Polgar en 2002 justifiait la victoire de Judit par la phrase machiste "parce qu'elle joue aux échecs comme un homme".
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