"Rendre beau" !

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Réponses

  • Pardon Sylvinus ;)

    Et dire que j'ai fait du latin dans ma jeunesse !
  • Sylvain : Si c'est "modulo", c'est du datif, ou de l'ablatif, mais pas de l'accusatif. Donc au pluriel, ça donne "modulis", plutôt. Mais de toute façon, si c'est passé dans la langue française, ça s'accorde suivant la grammaire française et non latine (sinon, on ne s'en sortirait pas avec tous les mots issus des diverses langues étrangères).

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Declinaisons_latines#2e_d.C3.A9clinaison
  • J'entends bien. Mais clairon l'a employé comme COD, donc l'accusatif est de rigueur. Par ailleurs, dans cet esprit d'accorder selon la grammaire française, faut-il mettre un "s" à "sushi" et à "sashimi" (vu qu'un seul est clairement insuffisant) ? Et pourquoi doit-on dire des "scénarii" ?
  • Rien à voir, mais pendant qu'on parle un peu de terminologie et de grammaire, j'ai une petite question.

    Existe-t-il un substantif pour traduire le fait qu'une équation est résoluble (ou soluble) !
    Il y a sûrement la "résolubilité", mais avez-vous déjà croisé dans des écrits mathématiques le terme "solubilité" ?

    Cette petite question, car un de mes profs a employé le terme "solvabilité" qui n'a évidemment rien à voir et j'avais du mal à trouver sur le coup
    un terme "correct" !

    Merci !
    Clairon
  • Bonsoir Clairon

    Pour revenir au sujet initial, en peut-être moins beau, mais en plus simple :
    $$
    \begin{cases}
    ba &\equiv 0 \pmod{a} \\
    0 &\equiv k_2 x \pmod{b} \\
    ax &\equiv k_3a \pmod{c}
    \end{cases}
    $$
    Alain
  • J'ai déjà entendu parler de la "résolubilité par radicaux d'une équation polynomiale" (Galois power!), mais je pense que le vocable de "solubilité" est réservé à la chimie. Quant à la "solvabilité" employée par ton prof, cela indique peut-être un souci qu'il a avec le fisc ! :D

    [Et c'est un futur inspecteur des impôts qui le dit :D AD]
  • Alain, j'ai mis un code très simple pour aligner les congruences, il suffit de revenir une page en arrière ...

    Et pour les sushi(s), c'est clair qu'avec la grammaire japonaise, le problème est vite réglé ...
  • Guego a écrit:
    Guego écrivait:
    > Joli !
    >
    > Pluriel de jolo ?

    Je n'ai pas pu m'en empêcher...

    @ Sylvain : le problème du pluriel des mots étrangers se règle au cas par cas, et la solution choisie dépend de la date d'introduction du mot nouveau en français.
    Le pluriel de scénario est « scénarios », la forme scénarii d'après l'italien est officiellement désuète.
    En sens inverse, on écrit des sphaghettis, alors que spaghetti est déjà un pluriel. La même remarque s'applique aux « blinis » et aux « opéras ».

    @clairon : on parle effectivement de la résolubilité d'un problème ; la solubilité est la propriété de pouvoir se dissoudre dans un solvant.
    Mais la langue ne vit que par l'usage, et la signification des mots évolue rapidement. Il n'y a plus guère que les dinosaures comme moi qui sont gênés d'entendre les animateurs de la télévision, ou nos gouvernants, parler de « cloturer le débat », et qui ont envie de leur demander s'ils ont amené du fil de fer barbelé.
  • Merci gb !
    Donc solubilité est un néologisme (en tout cas en mathématiques) !

    A+
    Clairon.
  • "Et pourquoi doit-on dire des "scénarii" ?"

    On ne doit pas, justement. Le dictionnaire de l'Académie française dit "des scénarios".
  • Bonsoir à tous.

    Quand on est insolvable on cloture les comptes ?
    Sylvain, le cas régime a disparu de la langue française depuis belle lurette, et les COD s'écrivent comme le reste.
    Quant à sashimi, il prend un O. Mais au début...

    amicalement,

    e.v.
    Personne n'a raison contre un enfant qui pleure.


  • ev a écrit:
    le cas régime a disparu de la langue française depuis belle lurette, et les COD s'écrivent comme le reste.

    Les mots « nonne » et « p... » (cas sujet) font « nonnain » et « p...ain » au cas régime. C'est l'unique survivance de moi connue.
  • Merci gb. Je serai moins bête en me couchant.

    amicalement,

    e.v.
    Personne n'a raison contre un enfant qui pleure.


  • Si on en croit le jury de l'agrégation, le pluriel d'extremum est extremums.

    Mais quid des pluriels de maximum et de minimum ?
  • C'est quoi au juste que ce cas régime ? L'allègement des programmes de français par Weight Watchers ?
  • Bonsoir Devin Barbu.

    maximums ou maxima. Extrema n'est pas reconnu. Je me fait d'ailleurs jeter en ce moment par mon correcteur orthographique.

    amicalement,

    e.v.
    Personne n'a raison contre un enfant qui pleure.


  • Pour gb : d'après Wiki, il en existe deux autres, gars / garçon , pâtre / pasteur.
  • L'Académie des Sciences, après avoir examiné une proposition du Comité consultatif du langage, recommande (Comptes rendus du 23 février 1959) d'utiliser les pluriels : {\it maximums, minimums, optimums, extrémums}.
    Ce n'est qu'une recommandation (à moins que ce ne soit devenu obligatoire depuis\dots), et l'on écrit
    – soit en latin {\it extremum, extrema} sans accent ;
    – soit en français {\it extrémum, extrémums} avec accent.
    Une orthographe « mixte » {\it extremums} ou {\it extréma} est, quelle que soit l'option choisie, fautive.
  • Et quel est le cas régime de "banane" ?
    (il fallait que quelqu'un la fasse, je me suis dévoué)
  • gb, si tu crains d'être un dinosaure, je te rassurerai en te disant que du haut de mes 28 ans, je suis presque peiné lorsque j'emploie après un verbe au passé un subjonctif présent qui me semble alors...bien imparfait.
  • Eric a écrit:
    d'après Wiki, il en existe deux autres

    Quelle horreur, j'ai oublié le masculin...
    Sylvain a écrit:
    C'est quoi au juste que ce cas régime ?

    L'ancien français avait réduit la déclinaison à deux cas : le cas sujet, qui provient du nominatif, et le cas régime, seul cas oblique, qui provient en général de l'accusatif.
    Le cas régime avait, en général, au singulier une forme courte, la nasale finale de l'accusatif latin avait en général cessé d'être prononcée. Il est à remarquer que, dans les doublets de mots où on a conservé le cas sujet et le cas régime, on a conservé la nasale finale du cas régime qui n'allongeait pas trop le mot, sauf « pasteur » où la fainéantise l'a emporté.
    Au pluriel, l'accusatif latin se termine par un « s » qui est resté comme marque du pluriel en français moderne via le cas régime de l'ancien français.
  • Bonsoir,

    J'aimerais savoir si on peut "forcer" une numérotation.
    Je m'explique.
    Quand on utilise
    \section{...}...

    alors la numérotation débute à 1 (vous allez me dire "normal" et je réponds "oui" !).
    Mais peut-on la faire commencer par 0 ??

    Merci,
    Clairon.
  • Yop, un petit \verb+\setcounter{section}{-1}+ juste avant ta \verb+\section{...}+ devrait faire l'affaire.
  • Merci LEF, c'est exactement ce qu'il me fallait !
  • Maintenant, plus compliqué : je voudrais faire la même chose avec un chapitre, est-ce possible ?
    Merci,
    Clairon.
  • \setcounter{chapter}{-1}
  • Merci Eric !

    Autre question :
    je travaille en mode "book". J'aimerais savoir comment éviter que mes remarques et exemples soient écrits en italique.

    Merci,
    Clairon.
  • Salut,
    tu doit pouvoir faire ça en définissant un theoremstyle. En préambule, après la déclaration de tes différents environnements theorem, tu mets plus ou moins ça :
    \newtheoremstyle
       {styleperso}%
       {1ex}%
       {1ex}% 
       {}% 
       {}%
       {\bfseries}% 
       {.}%
       {}%  
       {}% 
    
    \theoremstyle{styleperso} 
    \newtheorem{remarque}{Remarque}
    \newtheorem{exemple}{Exemple} 
    
    Je ne sais plus exactement à quoi correspondent les arguments de newtheoremstyle, mais ce qui est sûr c'est que le quatrième correspond au style du contenu de ton environnement, si tu mets sffamily, les remarques et exemples seront sans serif. Du coup si tu mets rien ça doit faire ce que tu veux.
  • Sympa LEF, ça marche à merveille !


    "Rendre beau" ceci, est-ce possible ?
    $$
    Q_0 =
    \begin{pmatrix}
    1 & \frac{1}{2} & \frac{1}{2} \\
    \frac{1}2 & 1 & \frac{1}2 \\
    \frac{1}2 & \frac{1}2& 1 \\
    \end{pmatrix}
    $$


    Oui, grâce à vous !
    Merci,
    Clairon.
  • Facile :)
    \[ Q = \begin{pmatrix}1 & \alpha & \alpha \\ \alpha & 1 & \alpha \\ \alpha & \alpha & 1 \end{pmatrix} \quad\text{avec } \alpha = \dfrac{1}{2} \]
    Sinon, dans les matrices, je note souvent avec des barres obliques :
    \[ Q = \begin{pmatrix}1 & 1/2 & 1/2 \\ 1/2 & 1 & 1/2 \\ 1/2 & 1/2 & 1 \end{pmatrix} \]
  • En trichant un peu, on arrive à un résultat un peu meilleur :

    $$
    Q_0 =
    \begin{pmatrix}
    \big{1} & \frac{1}{2} & \frac{1}{2} \\
    & & \\
    \frac{1}{2} & \big{1} & \frac{1}{2} \\
    & &\\
    \frac{1}{2} & \frac{1}{2}& \big{1}
    \end{pmatrix}
    $$
  • Mouais...;)
    Tu as fait mieux Sylvain !!
  • Dans la même veine que Guego:
    \[
    \frac{1}{2}\begin{pmatrix} 2 & 1 & 1 \\ 1 & 2 & 1 \\ 1 & 1 & 2 \end{pmatrix}
    \]
  • J'avais pas vu ce que Guego proposait...!
    Sorry Guego.

    Bon, vous (Skilveg et Guego) m'avez bien eue...

    Finalement, je préfère presque la matrice de Sylvain !!

    Amicalement,
    Clairon.
  • Par ailleurs, Clairon, si je puis me permettre, il y a un \\ en trop dans ton code. Sinon, on peut faire varier l'espacement entre les lignes d'un tableau en faisant {\renewcommand{\arraystretch}{1.2} [ton tableau] } (en remplaçant 1.2 par ce qui te convient le mieux).
  • Merci skilveg, la classe incarnée !!

    Et voilà ce que ça donne :

    $$
    {\renewcommand{\arraystretch}{1.3}
    \begin{pmatrix}
    1 & \frac{1}{2} & \frac{1}{2} \\
    \frac{1}2 & 1 & \frac{1}2 \\
    \frac{1}2 & \frac{1}2& 1
    \end{pmatrix}}
    $$
  • Bonsoir Clairon
    Il y a aussi le \verb=\vphantom{x}= qui permet de forcer la taille de \verb=x= sur la ligne.
    Cela donne ici avec \verb|x = \dfrac 1 2| sur la ligne du milieu :
    $$
    \begin{pmatrix}
    1 & \frac{1}{2} & \frac{1}{2} \\
    \frac{1}2 & 1 & \frac{1}2 \\
    \frac{1}2 & \frac{1}2& 1
    \end{pmatrix} \qquad ; \qquad \begin{pmatrix}
    1 & \frac{1}{2} & \frac{1}{2} \\
    \vphantom{\dfrac 1 2}\frac{1}2 & 1 & \frac{1}2 \\
    \frac{1}2 & \frac{1}2& 1
    \end{pmatrix}
    $$
    Alain
  • Merci Alain.

    Question qui n'a rien à voir :

    Est-il possible d'insérer un pdf "dans un document LaTeX".

    En surfant sur le web, j'ai vu qu'il existe le package
    \usepackage{pdfpages}
    et on appelle le pdf via
    \includepdf{toto.pdf}

    mais impossible de le faire marcher.

    Pouvez-vous m'expliquer (avec des mots simples, car Clairon n'est pas très douée en informatique !) ?

    Merci.
  • Bonjour,
    Simple question indiscrète: en quoi compiles-tu ?
    Selon mes informations le package pdfpage ne fonctionne que pour une compilation directe en pdf via le compilateur pdflatex.
    Le passage en dvi serait donc impossible.
    Deuxième point, je ne suis pas sûr que tous les documents pdf puissent-être incorporés, il me semble que le format pdf qui devait être universel subit actuellement des variantes bizarres.
    Cordialement
  • Merci Braun pour ces infos.

    Je compile en .ps ou en .ps puis en .pdf.

    19214
  • Salut Clairon,

    Je reviens un peu sur les fractions dans une matrice.

    En utilisant les deux packages :
    \usepackage{nicefrac}
    \usepackage{units}
    

    et la commande suivante :
    \[ Q = \begin{pmatrix}
     1 & \unitfrac{1}{2} & \unitfrac{1}{2} \\
     \unitfrac{1}{2} & 1 & \unitfrac{1}{2} \\ 
     \unitfrac{1}{2} & \unitfrac{1}{2} & 1 
    \end{pmatrix} \]
    

    on obtient le résultat suivant :
    15290
  • Ce n'est quand même pas très normal qu'il faille un package particulier pour que les fractions aient une allure convenable...
  • Merci Ritchie ;)

    J'ai à nouveau des petites questions :
    je travaille en mode book, et j'aimerais savoir

    - s'il est possible de réduire les marges à gauche et à droite. Je trouve que le texte est trop ratatiné au centre.

    - s'il est possible de cacher les titres des sections qui apparaissent tout en haut à côté de la numérotation des pages.

    Merci,
    Clairon.
  • Bonjour Clairon

    Je ne sais pas si ça répond à ta première question, j'ai trouvé sur internet :

    \usepackage{fullpage}

    à mettre dans le préambule.
    Alain
  • Merci Alain.

    Cela répond à mes deux questions à la fois ! Fantastique ce fullpage !

    Amicalement,
    Clairon.
  • Bonjour Clairon,

    Tu as quelques éléments de réponse dans ce fil ; personnellement, j'utilise le package « geometry »
  • Bonjour,

    Je reviens au sujet initial : comment "rendre beau" ceci :
    $$
    \det_{\mathcal B'_0}(\mathcal B) = \det_{\mathcal B'_0}(\mathcal B_0) \det_{\mathcal B_0}(\mathcal B)
    $$

    dans le sens où j'aimerais $\det_{\mathcal B'_0}(\mathcal B_0)$.

    Merci,
    Clairon.
  • Bonjour Clairon

    Tout simplement en revenant au mode texte dans ton \$\$ \ldots \$\$
    $$ {\textstyle
    \det_{\mathcal B'_0}(\mathcal B) = \det_{\mathcal B'_0}(\mathcal B_0) \det_{\mathcal B_0}(\mathcal B)
    } $$
    Alain
  • Merci Alain, je viens d'apprendre quelque chose de bien pratique.
  • On peut aussi user de l'instruction \verb=\nolimits= pour positionner momentanément les souscriptions en indice :
    \[\det\nolimits_{\mathcal B'_0}(\mathcal B) = \det\nolimits_{\mathcal B'_0}(\mathcal B_0) \det\nolimits_{\mathcal B_0}(\mathcal B)}\]
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