[HorsMath] Nombre d'heures

Bonsoir,


Je m'adresse aux et seulement aux agrégés. J'ai une question loin d'être existentielle, mais je suis curieux des réponses :


" Si vous deviez faire la moyenne des heures par semaine que vous avez consacrées aux mathématiques durant vos études, ça ferait combien? "


En considérant qu'une année dure 52 semaines (en comptant l'été donc), et en intégrant dans le calcul (approximatif... ce n'est pas pour faire une étude sociologique...) le travail personnel à la maison ou la bibliothèque ET les heures passées en cours.

Ce serait bien aussi si vous détailliez année par année (donc 5 années après le bac normalement).

Il s'agit pour moi, qui suis bien curieux, de cerner les exigences quantitatives de l'agrégation. Je suis aussi étonné lorsque des camarades de fac qui se destinent à l'agrégation se "contentent" d'assurer un 10 de moyenne en maths en 1ère année, en étant persuadés que si le sytème les laisse passer l'année suivante c'est que cela suffit. Mais d'autres sources disent que c'est loin d'être suffisant.

Voici ce que peuvent copier-coller ceux qui trouveraient la rédaction de la réponse rébarbative :

1ère année d'études supérieures : ... heures par semaine (sur 52)
2ème année : ... heures par semaine (sur 52)
3ème année : ... heures par semaine (sur 52)
4ème année : ... heures par semaine (sur 52)
5ème année : ... heures par semaine (sur 52)


Merci à ceux qui répondront, ou qui apporteront leur témoignage.

Félicitations à ceux qui font vivre ce site complet et agréable.

Réponses

  • <!--latex-->Pour suivre le sujet ...<BR>
  • Aux agrégés et seulement aux agrégés ? Les autres (ingés, Capes, thésards) sentent la pisse ? On peut faire sérieusement des maths un peu avant quand meme ! En tant que Normalien (bon, ce n'est pas l'agreg, mais c'est un concours quand meme ...) je dirai que pendant mes années de prépa (une sup et deux spé) j'ai fait environ 30 heures de maths par semaine (12 heures de cours + une heure de colle + les devoirs sur table + le travail à la maison, exos, TIPE, DM compris) sur 40 semaines (ça moyenne avec les vacances d'été où je ne faisais pas grand chose), pendant la premiere année d'école 30 heures de maths aussi, sur 30 semaines (plus de cours mais moins de boulot perso) et en deuxieme année, 35 heures sur 40 semaines (stage compris, plus de boulot personnel, sans compter le temps passé sur ce site !).
    Pour ce qui est des exigences de travail, il faut bien se dire qu'il faut essayer d'avoir les meilleures notes possibles bien sur, mais surtout se dire que l'on travaille plus pour acquérir des bases solides que pour la carotte, surtout en premier cycle. A 10 en premiere année, ils auront pas mal de choses à assimiler plus tard, et sans recul suffisant.
  • pour moi c'est

    1,2) sup et spe : 42h par semaine normale(idem pour la physique, je stoppais juste pendant les repas (1/4h) et quand je dormais(quoique)), 23 en vacances hors grandes vacances (ou la c'etait 0)
    apres mai en spe y avait les oraux alors.... difficile a cacluler

    apres j'ai "arete" les maths (disons 0 a 6h par semaine normale) pour la physique au niveau es cours, en stage de fins d'etudes 15h sur 3 mois

    pareil que ben, j'ai bosse aux mximum de mes capacites physique en prepa, apres comme on avait droit aux cours en exams (ecole d'inge) je faisais plus que de la phyisque (a quelques cours pres de maths)

    a toi de savoir ce que tu veux, onpeut glander et s'en sortir, mais il y a tjs u moment ou il faut bosser commeune dingue (licence ou maitrise a la fac), en prepas pour les inges

    une annee d'agreg c'est comme une annee de prepa, a donf (il y a du boulot et de la concurrence de toute la france, avec les meilleurs (normaliens))

    si ton pote n'a pas son deug avec mention et "facilement"(ie c'est pas forcement la que l'on a abouffer le plus de trucs, mais il faut craiment rien zapper, une quelconque impasse en deug est destructrice par la suite), qu'il ne pense meme pas a l'agreg... il n'en a pas les moyens, d'alleurs il s'en rendra compte bien avant

    apres le temps de travail.. ca depend de chacun, mais tout comprendre et tout apprendre ca demande un minimum de travail

    styx
  • Je ne suis pas un exemple à suivre mais j'ai obtenu l'agreg en travaillant moins que ceux qui ont précédemment répondus.
    Il est vrai (sans vouloir me jeter des fleurs) que j'ai toujours réussi sans avoir trop besoin de me fatiguer... et heureusement car je suis vraiment un flemmard !!

    En prépa, je faisais environ 25h de maths par semaine.
    Ensuite, je suis rentré à l'ENS Lyon, et j'y faisais une 20aine d'heures de maths par semaine la première année, encore un peu moins durant l'année de maîtrise.
    Enfin pour l'agreg, j'ai repris une moyenne de 25h par semaine... mais j'aurais eu un meilleur classement si j'avais un peu plus préparé l'oral !!

    Tout ça pour finalement me retrouver prof de Math sup, et travailler presque 35h par semaine (dont 20h pour la correction des copies !!)
  • L'agreg est un concours à plein temps !
    C'est combler ses lacunes, faire de la transversalité entre analyse, algèbre , proba ..., prendre du recul !

    Le dieu des mathématiciens est exigeant envers ses disciplines
    qui le vénèrent !

    On n'a rien sans bosser !
    10h par jours au min !
    Sinon faire la starac !

    a+
  • "10h par jours au min!"

    C'est tout à fait exagéré !
  • Bonsoir,

    Honnêtement, en tant que prof de XM', je me suis tapé des semaines de 60 heures, y compris la moitié des vacances…
    Mais peut-être ne suis-je pas très doué !

    Oump
  • Je te crois volontiers, Oump.
    C'est ben pour ça que j'ai jamais voulu faire prof de prépa.
    Et où sévissais-tu, si ce n'est point indiscret ?
  • Lycée Michel Montaigne à Bordeaux (de 68 à 94..)
    Le prix à payer a été largement compensé par les réussites auxquelles j'ai un peu contribué...
    Oump.
  • On m'a posé cette question une seule fois. C'était après ma maîtrise, j'avais candidaté aux mines de Paris (c'était juste par curiosité, pour voir le résultat). Dans le dossier à remplir, on demandait une estimation du nombre d'heures consacré aux Maths, à la Physique etc. depuis l'entrée dans le supérieur.
    Finalement, après une préselection, j'ai été reçu dans un bureau immense, par un mec en costard et noeud pap (son nom m'échappe, mais c'était un balèze: le grand spécialiste du krigeage, je me suis farci un de ses bouquins quelques années après). J'ai eu tout de suite un sentiment de malaise (j'ai compris que je n'avais rien à foutre dans cet endroit).
    Il a fini par me dire que je n'avais pas fait assez de physique pour intégrer son école. Je suis parti soulagé.
  • En tant qu'étudiant, en Taupe, je devais faire des semaines de 40 h de math à peu près. C'est assez dûr à quantifier car j'aimais ça, et quand on aime on ne compte pas. Pendant les vacances, je lisais le Lang ou le Hardy et Wright, ou je faisais des pbs.

    En fac, ça a été plus variable, mais c'est surtout pour des raisons de moral. Je n'ose même pas dire le peu que j'ai travaillé en prépa agreg, j'en ai honte (je ne suis pas un exemple).

    Maintenant que j'enseigne, je travaille environ 30h par semaine (donc entre 5 et 10 de correction), plus un DEA qui me prend entre 5 et 15h (ça dépend). Mais c'est de l'environ, ça fluctue beaucoup. Et puis c'est assez difficile de compter tout sur le même plan.

    Bon, faut que je continue mon commentaire d'article...
  • Merci à vous qui avez répondu.

    Dans les cas de Le Furet et de Styx, le rythme est assez soutenu !!! Mais même Bisam qui trouve avoir un peu glandé avait un rythme plus soutenu en maths (25h) que tous mes condisciples de fac.

    Vous allez donc dans mon sens.

    Par ailleurs j'ai bien à l'esprit que la quantité de travail dépend aussi dse aptitudes de chacun et de la qualité de l'enseignement suivi !

    Ben, je m'adresse aux agrégés car les "capéssiens" ne sont pas les plus aptes à parler des exigences quantitatives de l'agrégation !!
    Mais c'est vrai que la réponse de toute personne qui a fait des maths sérieusement sans être agrégé est intéressante.


    Aussi j'encourage de nouveaux intervenants à témoigner !!!



    Merci d'avance.
  • Salut !!

    Je suis étudiant à la fac (L2) et ma semaine se résume à 15h de mathématiques dont (environ 13h de présence en cours). C'est bien trop peu et je commence à m'en rendre compte mais il n'est pas très facile de se mettre au boulot quand on n'en a pas eu l'habitude.

    Je suis admiratif devant le travail de styx et Le Furet, et comprends la remarque de Bisam comme suit: 25h c'est beaucoup de travail mais c'est peu pour un diplôme comme l'agregation.

    Bon courage à tous le monde,
    GentlemanFarmer.
  • Si je peut apporter ma pierre a l édifice : moi j ai toujours bosser irrégulièrement, j ai fait le conservatoire en meme temps que mes études .... mais d un autre coté, j aimais les math, et j ai toujours bosser intelligemment ( pas d apprentissage stupide, et toujours en train de fureter dans les bouquins a la BU ... ) bref, le nombre d heures de travail est un leurre, je dirais meme un leurre psychologique....et politique ! car, dans notre société la notion de travail est quand meme au coeur d un débat fondamental a la vie et a son organisation .... regarder ce dont vous etes en train de parler et comment vous en parler ( ce n est pas une critique ce que je dis la )

    Un dit : 25 heures ... c est beaucoup ... pas beaucoup ?

    L autre dit 60 heures ... tout le monde : respect ... et oui, c est pas tout le monde qui bosse autant ... et puis faut avec les c.... solides pour le faire ...

    Moi, je ne rentre dans aucune catégorie.... sinon que souvent, je passait mes nuits a lire des bouquins de math... et a essayer de comprendre tout seul ( je suis toujours en train de bosser mon analyse complexe d ailleurs .... tellement j ai galerer dessus ... me faudras encore quelques années pour prendre du recul sur cette théorie gigantesque...)

    Bref, je m éloigne ... Perso, que j ai travaillé beaucoup ou non, le plus gros handicap que j affronte encore, dans mes études ( concours ) c est la déprime ... pour moi, quelle que soit la quantité de travail effectué, celui qui a un moral d acier gagne a presque tout les coup ...

    J ai des exemples d agrégés dont un prof ( tres connu et tres fort) de prépa agreg levais les yeux en l air et soupirais quand on lui disait qu ils avaient reussi ... et a coté de ca, j en connait qui ont bosser comme des dingues et qui ont flanché l oral ...

    Pour conforter mes propos, il y a eu une étude recemment, faite par des sociologues, et qui démontre apres une enquete minutieuse, que l origine sociale n est pas le facteur le plus déterminant dans la reussite scolaire, mais la confiance et l égo des élèves vis a vis de leur capacités personnelles ....

    Cela mérite méditation et reflexion il me semble ...

    Qu en pensez vous ?
  • Salut,
    Je m'incruste un peu dans la discussion car elle m'intéresse.
    Je suis en L1 et jme coltine actuellement le semestre commun. Je dois faire environ 15h de maths par semaine dont 4h en cours. Si je n'en fais pas plus c'est parce que j'ai bcp d'autres cours et que j'aime bien faire un ptit peu autre chose quand même.
    Cependant, étant donné le peu d'heures de cours que j'ai, je fais pas mal de trucs par moi même et j'ai vraiment l'impression de pas avancer. En gros, j'ai l'impression que ma bonne dizaine d'heure de boulot perso (j'approfondis les cours et je fais des exos un peu plus élaborés qu'en TD avec plus et surtout moins de réussite lol). Pensez-vous qu'il est normal que j'ai cette impression?

    Je pars dans l'objectif de préparer l'agrégation mais j'avoue que par moment j'ai des gros doutes quant à ma réussite....


    Manu.
  • Philou le cocker : tu as une référence pour cette étude sociologique que tu mentionnes à la fin ? (je suis toujours sceptique a priori sur ces choses, je préfère savoir ce qui a été fait précisément...).
  • Non, je n’ai pas de référence, car je l’ai entendu à la radio ... Donc il est vrai que c’est à prendre avec des pincettes ... Cela dit, de la manière dont c’était formulé, je pense que ça n’a pas trop été déformé... Et puis surtout, je doit dire que cela correspond irrémédiablement à ce que j’ai pu constater avec mes élèves en cours particuliers ... J’ai eu des gens sérieux mais sans confiance en eux, qui sont montés à 13 de moyenne en math en TS et qui se sont pris un tout juste 10 au bac ... Ils étaient morts de peur 15 jours avant le bac, et ne dormaient déjà plus ... Alors que d’autres élèves de milieux sociaux vraiment bas (et oui, il y en a qui prennent des cours même s’ils ont peu de sous) et bien parmi ceux là, j’en ai eu qui étaient brillants, avec une confiance insolente en eux, qui ne foutaient rien, et qui ont réussi tranquille ... Et après, ils se permettent de dire qu'il n'y a pas besoin de bosser dans la vie pour réussir ... A méditer ...

    (bien sûr, je n’approuve pas le : pas besoin de travailler pour réussir !! )
  • Deux petites remarques...
    D'abord, la quantité de travail n'est pas un vrai indicateur et il est difficile pour moi de répondre à la question... Je n'ai pas une capacité de concentration très élevée en terme de temps (2h maxi d'affilée) mais quand je m'y mets je m'y mets... Et je peux m'y remettre après une pause ... Et puis après ça ma trotte dans la tête... Ce qui est clair c'est qu'à force d'y arriver (les premières années...) sans trop bosser, j'ai manqué d'entraînement ensuite (d'où ma petite capacité de travail...)
    J'ai mis du temps aussi à dépasser mes complexes et à accepter que je n'étais pas une bosseuse mais que cela ne m'empêche pas d'y arriver !
    Et je rejoins "je ne sais plus qui" sur le fait que si les premières années (L1 et L2) sont très justes, il semblent difficile de penser à l'agreg.

    D'où la deuxième remarque qui rejoint la "fameuse" étude sociologique : C'est avant tout une question de mental... Ne viser que le minimum en L1 et L2 est aussi un signe qu'on a peut-être pas l'esprit "concours" et l'agreg est un concours !!! On ne peut pas se contenter du minimum !!!
    C'est sûr aussi que l'ego, la confiance en soi jouent beaucoup... Si on ne se projète pas "agrégé", on aura du mal à tenir la pression du concours... C'est aussi ce que je retrouve dans mes élèves... Et puis si on ne croit pas en soi, il y peu de gens qui vont le faire à notre place ! (heureusement ça arrive, sinon, par exemple moi, je ne serai pas agrégée. Et là je crois que c'est vraiment un rôle que les profs peuvent jouer... Oui, oui je crois à mon métier !!!)

    Bref, quelque soit son maximum, il faut se donner jusque là ! (ça évite les regrets, non ?)

    Bon courage !!

    Yolaine
  • Bonjour,

    C'est vrai que la confiance en soi est importante pour tout, et dans le cadre des études, on est favorisé lorsqu'on à des parents qui ont fait des études; tout simplement parceque quand on a eu un diplôme, il ne parait plus si impressionnant et on peut éduquer ses enfants dans l'idée que c'est naturel d'avoir le bac et une grande école; ça diminue forcément le trac. En caricaturant (à peine), un agrégé de maths ne va pas dire à son enfant de 6 ans, qu'il comprend qu'il n'arrive pas avec les calculs à l'école parceque "c'est vraiment dur les maths"; il va avoir une attitude où l'enfant comprend qu'il n'y a pas d'obstacle insurmontable dans ce domaine (même si bien sur, ses propres goûts et talents l'ammeneront à choisir sa matiere favorite....bien plus tard).
    En ce qui me concerne; plus de confiance m'aurais énormément aidé; à l'oral bien sur, mais aussi à l'écrit pour aller plus vite. Cependant, ce qui me manque vraiment le plus, c'est la mémoire! Je crois que la mémoire est vraiment primordiale pour les mathématiques. A chaque cours que je relis, j'ai l'impression de le redécouvrir car j'oublie tout très vite, même si je l'ai bien compris. Du coup, je dois surement passer 2 fois plus de temps que certains pour le même résultat. Je trouve qu'il devrait y avoir plus de travail sur la mémoire dans le cursus scolaire; on peu trouver ça rébarbatif et que c'est juste la science des ânes; pourtant, je pense que c'est vraiment utile pour pouvoir utiliser ses capacités intellectuelle de façon plus rentable.
  • Pour moi une chose est sûre : sans rentrer dans les calculs, je fais aujourd'hui plus d'heures de math en étant agrégé qu'auparavant en étant étudiant.
  • Je suis d'accord avec Longjing.

    Borde.
  • Ca y est ! je l ai trouvé ! la femme de ma vie !

    Yolaine JE T AIMEUHHHHHHHHH

    Heuu, au fait, es tu célibataire ? C est deja arrivé une rencontre sur le forum qui se termine en une vraie histoire ? ( une histoire d amour ! pas seulement une coucherie !! je précise !)
  • Philou, celui qui portait bien son nom ;)
  • Quelques remarques sur le temps *moyen* de travail : sans vouloir traiter quiconque de menteur, je n'ai jamais rencontré en vrai quelqu'un qui bosse 60h par semaine *en moyenne* sur une durée de plus d'un mois disons (bon faut dire qu'ils doivent pas sortir beaucoup, ça doit être pour ça ;-) ).
    Au début de la prépa agreg, je me disais que pour boucler le programme, c'était dix heures par jour mini; en moyenne et en étant optimiste j'ai du en faire la moitié, j'ai quand même eu l'agreg et j'en déduis (ai-je tort?) que beaucoup d'autres agrégatifs (tous?) n'ont pas tenu leur programme de travail! Morale : les agrégés aussi sont des humains ;-)

    Sinon, pour réagir à ce qui a été dit, il est possible d'avoir l'agreg en ayant eu son DEUG très juste (10,3 de moyenne et les pires notes en... maths!), par contre il faut évidement que les notes médiocres soient dues à un manque total de travail... et que la motivation arrive par la suite!
  • C'est sympa de voir que son post a été remonté quelques mois après!!!

    Même si je suis encore loin d'être agrégé, je vais répondre à ma propre question. :)

    En L1 et depuis que je suis en L2 j'ai, cours, devoirs sur table et à la maison compris, consacré 28h par semaine aux méthématiques, et le mêem temps (mais là que chez moi) durant les vacances soclaires et les grandes vacances.

    Ainsi, je maitrise parfaitement le programme de fac, mais je ne fais pas d'hors programme (je ne m'intéresse aps à ec que font les prépas). Par ailleurs, l'exigence la plus importante que je me suis imposée pour l'instant est de réussir à faire les annales de fac (assez faciles...) mais je ne touche pas à plus difficile.

    Vous pensez que c'est suffisant pour acquérir des bases solides (pour viser l'agrégation je rappelle...) les deux premières années?


    Si le coeur vous en dit, vous pouvez me répondre, et répondre également à la question initiale!!!


    La vie est belle! Les mathématiques aussi!!!
  • Bonsoir,

    je prends ce post en route, et comme j'ai presque tt lu j'espère ne pas faire de redites... quoique j'en doute puisqu'il s'agit d'expérience personnelle.
    je suis entièrement passé par la fac, mais avec la chance d'avoir eu en première (et la moitié du second semestre de la 2ème année) des profs exigeants et poussant vers le haut. Et honnêtement, je n'ai pas glandé. Du coup, j'avais des semaines très chargées (en comptant les autres matières, dont la physique que j'appréciais... sauf l'optique et la méca du solide).
    Je me disais que les types en prépa apprenaient bcp plus de choses que nous, du coup je farfouillais dans pas mal de bouquins pour rattraper ce "retard". Ce qui ne m'a pas désavantagé du côté théorique a posteriori, mais plus du côté pratique, aspect que j'ai rattrapé plus tard en licence-maîtrise et prépa agreg.
    J'ai donc une opinion toute relative entre la fac et les prépas (pas de préférence pour résumer, même si je n'ai pas connu l'un des deux systèmes).
    Pour en revenir au sujet : bien sûr, la confiance en soi joue pour les concours, la capacité de se concentrer aussi, pour la question d'heures tout dépend de chacun... et ne pas viser seulement le 10, mais plutôt de comprendre (et manipuler !) les concepts.
    en espérant avoir répondu aux attentes de Sangohan

    Yann
  • Merci pour ta réponse Yann!

    Toute réponse est intéressante, même si tu n'as pas tout à fait répondu!!

    Ainsi, tu n'as pas cité de quantité approximative (en nombre d'heures).

    Tu as eu l'agreg du premier coup? T'as été classé combien?
  • salut,

    manu... heu si c'est possible : parce que je l'ai fait pendant 2 ans en prepa. Question de motivation et de sante (aujourd'hui je ne pourrai plus).

    Pour le reste, c'est la passion qui compte. Quand on aime, on ne compte pas. Il faut aussi distinguer quantite et qualite, ca depend de chaque individu. Quand t'es casse mieux vaut te coucher et trouver le bon equilibre du point de vue travail/distraction. Ce qui compte au final c'est d'atteindre son objectif, quel qu'il soit.

    Maintenat quel que soit l'ecart entre prepa et fac ou entre fac, le jour du concours c'est toi contre la france entiere (cette annee la tout du moins). A chacun de definir ses objectifs et son travail en consequence. Ce que j'ai pu remarquer c'est que les "meilleurs" (terme a definir) aux concours, quels qu'ils soient, sont tous des gens qui ont beaucoup travaille. Le beaucup reste subjectif. Neanmoins le programme de l'agreg reste consequent, reste a savoir en combien de temps on veut ou peut l'assimiler.

    Pour le reste bon courage a tous ceux qui passent des concours cette annee et bon courage

    Styx
  • Après avoir passé la moitié de mon temps à travailler (bon ok musicien y'a pire comme métier !) pour payer mon loyer du temps de ma licence à ma prépa agreg, je peux enfin faire les maths que j'aime aujourd'hui en ayant eu l'agreg' (et beaucoup moins de problèmes financiers !).
    Ok, je m'y suis repris à 3 fois pour l'avoir, mais je ne regrette rien.

    Conclusion: je fais beaucoup plus de maths maintenant que j'ai une vie (et un porte-monnaie !) stable.
  • Bonjour à tous,

    J'ai posté ce post il y a quelques temps, et j'aimerais faire le point.

    Je continue, comme je l'avais évoqué il y a 3 mois, à bosser 28h par semaine, en moyenne, vacances prises en compte.

    Ce n'est pas que je suis complètement névrosé, mais je trouve deux plaisirs dans l'activité mathématique :

    1) Se voir progresser à trouver de nouveaux résultats et à comprendre de nouvelles notions. C'est, j'ai l'impression, la principale motivation de ceux qui font des maths en général.

    Mais aussi, et c'est ce dont je veux parler, en lien avec ce post :

    2) Voir ma capacité de travail augmenter. Je prends les maths comme un sport, où il y a des exigences "physiques". Ainsi, je travaille à avoir la concentration la plus forte possible, même si elle est difficile à quantifier. Mais surtout, et elle se quantifie assez facilement, j'ai pour objectif de pousser mon organisme et mon psychisme à travailler le plus longtemps possible.

    Non pas que je m'ennuie dans la vie, ou que je me force, car la motivation "naturelle" vers cette discipline est là, mais c'est une satisfaction pour moi de voir mes capacités augmenter.

    J'aime aussi en discuter, et peut-être me rassurer... Car mon rêve (dans le domaine professionnel/intellectuel) absolu est d'être agrégé. C'est pourquoi je m'adresse à ceux qui le sont, et, au cas où il y a de nouveux agrégés intéressés par ce thèmes qui se baladent sur ce forum, je leur réitère ma question :

    " Combien avez-vous passé d'heures par semaine à étudier les maths (cours, TD, DS, DM, TIPE et travail perso compris) les différentes années où vous avez été étudiants? "


    Merci aux intéressés qui voudront en discuter !!! Des réponses à ma question un peu spéciale me feraient très plaisir.
  • "Car mon rêve (dans le domaine professionnel/intellectuel) absolu est d'être agrégé."

    Cela m'étonne un peu de lire une telle phrase : je pensais plutot que les gens revaient de gravir l'Everest, d'aller au pole nord, ou de gagner au loto. Et puis passer l'agreg est parfois frustrant du point de vue mathématique, c'est un travail essentiellement basé sur la consolidation des notions au programme et la rédation de leçons d'oral. Et on doit parfois omettre des résultats qu'on aime bien ou que l'on trouve jolis parce qu'ils sortent du cadre. Mais bon, c'est ça aussi le métier de prof : enseigner des parties des maths que l'on n'aime pas forcément.
  • Babouin, ce qui me plait dans l'agreg, et dans tout concours en général, c'est que les règles sont claires nettes et précises.

    Par ailleurs, j'ai bien précisé que je parlais d'un rêve professionnel. A mon goût, et c'est très personnel, il n'y a pas de concours se préparant en 5 années qui soit plus enthousiasmant que l'agreg de maths.

    Et puis, j'ai d'autres rêves, qui ne se préparent pas dans des bouquins :)


    Quelqu'un a envie de répondre à ma question?
  • Gohan : quand tu prépareras l' agrég de maths tu verras si c'est enthousiamant tous les jours...
  • Pilz, c'est aussi le fait de se faire mal qui m'atire.D'ailleurs, je ne pense pas qu'il y ait dans la vie d'objectifs exigeants qui ne fassent pas mal un moment où un autre.

    Mais on s'écarte de ma question, elle n'a pas l'air d'intéresser grand monde :)
  • Je viens de relire ta question et je ne la comprends pas : il n' y a pas de quota d 'heure pour être agrégé cela dépend tellement des gens, je connais une fille qui va surement avoir l' agrég et qui n' a jamais travaillé les maths de sa vie hors des cours...et à l' inverse des gens qui bossent comme des fous et qui ne seront jamais agrégés! Tu sais les maths c'est ingrat, le nombres d' heures passés à étudier à hélas peut de rapport avec le résultat final...

    Tu as l' air de prendre l' aprentissage mathématiques comme un défi, un sport c'est bien mais je ne sais pas si tu vas tenir longtemps comme ça, n' oublie pas que faire des maths c'est un plaisir avant tout.
  • Assimiler tous mes défis à un sport... j'ai toujours fonctionné comme ça. Il y a des gens qui courent 2h par jour toute leur vie, ils transpirent, mais y prennent du plaisir !

    Par ailleurs, je conçois bien que les gens sont inégaux entre eux à la base pour faire des maths, que les "qualités intellectuelles" (j'sais pas comment appeler ça) sont un paramètre important. Ce paramètre chez moi, je suis le mieux placé pour l'évaluer. Mais il est clair que le temps passé à étudier est aussi un paramètre important !! C'est de celui là dont j'entends discuter avec vous.

    Pilz, ce que tu me dis par exemple sur la fille est intéressant. Je suis intéressé de savoir combien étudient les gens de manière générale, peut-être pour faire une moyenne... Et pourquoi pas me situer par rapport à eux.

    Pilz, tu prépares l'agreg? Tu saurais répondre?
  • Bonjour,

    La question de Sangohan est naturelle, et en même temps je suis sensible à la dernière intervention de Pilz et à celle de dido du 7 novembre dernier.

    Je précise que je suis agrégé (pour frimer un peu...) de 1985.

    J'enseigne les maths à la fac, et je change souvent la discipline que j'enseigne, ce qui fait concrètement que je passe mon temps à apprendre et à réapprendre des maths.

    L'une des choses qui me frappe est qu'actuellement j'apprend les maths de manière très différente de ce que je faisais il y a 20 ans. Je crois que je comprends maintenant comment faisaient les gens que je cotoyais il y a 20 ans, et qui ont eu l'agrég. un peu comme la fille dont parle Pilz et " qui va surement avoir l' agrég et qui n' a jamais travaillé les maths de sa vie hors des cours...".

    Il y aurait beaucoup de choses à dire, je vais me contenter de commenter cet extrait du post de dido

    Cependant, ce qui me manque vraiment le plus, c'est la mémoire! Je crois que la mémoire est vraiment primordiale pour les mathématiques. A chaque cours que je relis, j'ai l'impression de le redécouvrir car j'oublie tout très vite, même si je l'ai bien compris. Du coup, je dois surement passer 2 fois plus de temps que certains pour le même résultat. Je trouve qu'il devrait y avoir plus de travail sur la mémoire dans le cursus scolaire; on peu trouver ça rébarbatif et que c'est juste la science des ânes; pourtant, je pense que c'est vraiment utile pour pouvoir utiliser ses capacités intellectuelle de façon plus rentable.

    2 commentaires:

    1) c'est normal d'apprendre et d'oublier et de réapprendre en pestant sur le fait qu'on a oublié. On fonctionne TOUS comme ça.
    2) il est vrai qu'il y a des manières différentes d'utiliser la mémoire. Penser à un poème que l'on doit apprendre par coeur. Si on l'apprend en chinois, on sera obligé d'apprendre toute la succession de mots sans comprendre, et ce sera un travail énorme! En revanche, si on l'apprend en francais, il y a une sorte de logique sous-jacente au poème qui nous sert de fil rouge, et qui nous permet de le retenir.

    Pour les maths, c'est pareil! Ce que je veux dire c'est que quand on apprend des maths, si on veut le faire comme la la fille dont parle Pilz et " qui va surement avoir l' agrég et qui n' a jamais travaillé les maths de sa vie hors des cours...", je crois qu'il faut chercher à comprendre la logique sous-jacente à l'objet mathématique que l'on étudie, à la démonstration qu'on apprend, de telle manière à "ce que ce soit du francais, et pas du chinois"
    Cela n'empeche pas de devoir apprendre des choses par coeur (si on veut savoir refaire les démois. du cours par exemple.), mais des choses ciblées.
    Je vous donne un exemple. Il y a ce qu'on appelait de mon temps le lemme des noyaux; il dit que si P et Q sont deux polynomes premiers entre eux, et u un endomorphisme, alors Ker PQ(u) est somme directe de KerP(u) et de
    KerQ(u). (Ce lemme sert à montrer que si le polynome minimal de u est scindé avec que des racines simples, alors l'endomorphisme est diagonalisable). La seule chose dont je me souviens pour démontrer le lemme des noyaux, c'est ce qu'en disait mon prof. de spé. "quand vous voyez objet premiers entre eux, penser à Bézout". C'est cette phrase qui est la clef. A partir de cette phrase que j'ai gardé en mémoire, je saurai reconstituer la preuve du lemme des noyaux.

    Jec rois que les gens comme la fille de Pilz ont en tete une sorte d'architecture globale des maths, avec des points de repere pour se retrouver dans ce dédale.

    Bien sur, on a tendance à oublier aussi cet édifice intérieur. Donc on réactualise en permanence en révisant. Mais au lieu de réactualiser un point particulier, on réapprend ce qu'on oublie en le situant à l'intérieur de l'édifice intérieur.

    A+ B
  • Ce que vous dîtes, Bob et Dido, a une grande importance. Même avec le petit vécu mathématique que j'ai pour l'instant, je peux confirmer pour moi ce que vous dîtes à propos de la mémoire.

    Mémoire, concentration, et quantité de travail sont les trois paramètres à considérer.

    Bob, tu saurais répondre à ma question?
  • Salut Sangohan,

    Elle est dure ta question, comment se souvenir du nombre d'heures réel!
    Mais bon, je me prends au jeu et je te livre ma réponse. La différence entre 30 heures et 40 heures provient du fait qu'à partir de la troisième année, il n'y avait plus que des maths à étudier.

    1ère année d'études supérieures : 30 heures par semaine (sur 52)
    2ème année : 30 heures par semaine (sur 52)
    3ème année : 40 heures par semaine (sur 52)
    4ème année : 40 heures par semaine (sur 52)
    5ème année : 40 heures par semaine (sur 52)

    A+

    Bob
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