Maths en musique

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Réponses

  • Ludwig
    Modifié (August 2023)
    Hier soir au festival creusois Le Bruit de la Musique a été joué Canons sur écran divisé, une composition de Sébastien Roux basée sur les canons dits "de Vuza", du nom du mathématicien roumain Dan Tudor de Vuza (né en 1955). Ces canons ont ceci de particulier : les différentes voix ne ne superposent jamais et, une fois qu'elles sont toutes entrées, tous les temps son occupés. Cela est expliqué en détail sur cette page, avec des pistes audios. Voir aussi cette thèse sur les canons modulo p.
  • Ludwig
    Modifié (August 2023)
    Je suis bien curieux de lire l'article de Jean-Marc Chauvel : La représentation hexagonale toroïdale : application à l’analyse harmonique de la musique d’Hermeto Pascoal (séminaire Ircam 2002). Si l'un d'entre vous parvient à le dénicher ce serait extra. Cadeau : le fabuleux quart d'heure du Gaio da roseira d'Hermeto (1973) :
  • Disons que de 0:55 à 3:20 c'est un truc qu'on ne peut pas écouter... c'est du bruit quoi. Ensuite ça devient écoutable.
  • Ludwig
    Modifié (August 2023)
    Objection ! Je peux écouter le passage que tu cites, et je l'apprécie. Du bruit ? Non ! Je ne sais pas avec quoi il fait tous ces sons mais on reconnait par moments la mélodie principale, par exemple à 1'25'', et il là chante juste après. J'avoue cependant préférer les parties plus "traditionnelles", et surtout l'explosion à partir de 11'40''.
  • Ludwig a dit :
    Du bruit ? Non ! Je ne sais pas avec quoi il fait tous ces sons...
    Moi je sais. Il est dans un abattoir porcin... :mrgreen:
    Si quelqu'un pense que j'exagère alors qu'il écoute en particulier le morceau de dix secondes entre 2:25 et 2:35.

    Ceci dit je critique seulement ces parties là, pas le reste. 
  • Ludwig
    Modifié (August 2023)
    Tu ne crois pas si bien dire @raoul.S ! Car on entend des animaux de ferme dans son disque Slave Mass. Il tient d'ailleurs un porc dans ses bras au dos de la pochette (visible à partir de 1'40'', cris d'animaux juste avant).
    On entend mieux un porc au tout début de ce morceau :
  • raoul.S
    Modifié (August 2023)
    Ok, je dois avoir un talent caché... C'est original en tout cas.
    J'ai trouvé de très belles photos de lui (dans le sens artistique... :mrgreen:) : 




  • Ludwig
    Modifié (October 2023)
    Entendu ce matin sur France Musique : La Joconde, Mick Micheyl, 1966. Je lis Archimède et Euclide (1''25''), une citation d'Euclide anecdotique mais la chanson est drôle.
  • Ludwig
    Modifié (October 2023)
    Bach portait l'épée ! Et ce depuis au moins depuis l'âge de 20 ans. C'est ce qu'on peut lire dans Le monde de Bach (éditions Fugue, octobre 2023, 600 pages), un dictionnaire écrit par Gilles Cantagrel, grand spécialiste du Cantor de Leipzig. Mais ce n'est pas de cela dont je veux vous parler, c'est de l'entrée Numérologie de ce beau dico. Tout a commencé en 1950, lorsque le musicologue allemand Friedrich Smend publie son étude Jean-Sébastien Bach par son nom, dans laquelle il "traduit" certains motifs musicaux en substituant des lettres aux notes, puis en opérant un calcul de gématrie. Une méthode féconde dans certains cas, mais souvent fumeuse, nous dit Cantagrel. Il ajoute que "ces spéculations farfelues n'ont pu que jeter le discrédit sur les travaux sérieux". Il cite alors parmi ceux-ci La Symbolique des nombres dans l'oeuvre de Bach, d'Esther Assuied, article paru dans la revue L'orgue en France en 2020. Cet article est également disponible sur leur site. Bonne lecture !
  • Ludwig
    Modifié (14 Jan)
    Voici une rareté : Hyperbole, le dernier morceau de $SO^4H^2$ (1973), un disque du français Michel Gonet (1934-2021), compositeur qui mérite d'être davantage connu. Il a beaucoup travaillé dans ce qu'on appelle l'illustration sonore. Une chaîne Youtube propose les deux volumes de ses Phazing News, et son bel album Fireworks. Ce chef d'orchestre est aussi connu sous le pseudonyme de Cecil Wary, voir par exemple sa Fugue to Cuba.
    Les contraintes c'est bien connu ça favorise la création, et cette Library Music est remplie de pépites. Je vous en offre trois autres françaises : Supranatural (Marie-Claude Robert, 1970), Musique en vrac 1971 (le flûtiste Raymond Guiot, le secret le mieux gardé de France!), et Maxi Music (1972) de Guy Pedersen (le générique de Thalassa c'est lui).
    Dans ces disques les musiciens sont rarement mentionnés et on peut s'amuser à trouver de qui il s'agit. La flûte sur cette Kermesse Non-Héroïque (Maxi Music) c'est Raymond mais la méchante guitare électrique finale (11'00) ?

  • Ludwig
    Modifié (25 Jan)
    Who were some mathematicians who have had a musical background?
    Ce lien en donne quelques uns, plutôt des physiciens en fait. Ma recherche est plus précise : je veux des mathématiciens qui ont enregistré de la musique, ou composé de la musique qui a été enregistrée. Pour l'instant je n'en ai qu'un : Tom Lehrer (encore que.. il est plus facile de trouver sa musique que ses travaux mathématiques...).
    [Inutile de crier. AD]
  • Dove Attia a fait prépa puis Polytechnique et prof de prépa... et a composé de la musique.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Excellent ! Je le connaissais en tant que jury de la starac. Je vois sur discogs qu'il a composé de la musique avec Vincent Baguian, que j'aime bien. On écoute La chanson de l'aubergiste, composée par eux.
  • samok
    Modifié (25 Jan)
    Je préfère le livre à l'adaptation audio.
    Je déconne :)
    Bien à vous.
  • Cidrolin
    Modifié (29 Jan)
    Une pensée pour Joël Sternheimer, qui nous quittait le 31/12/2023.
    Le calcul intégral.
  • Ludwig
    Modifié (13 Feb)
    Aux confins de la musique, une rubrique musicale sur la plateforme Pearltrees. Le seul point commun avec les maths étant que son auteur est un prof de maths (moi). J'ai posté et commenté 1 morceau par jour pendant tout le premier confinement, c'est-à-dire 55 jours. Quelques liens sont cassés, mais on peut retrouver la cible avec le titre.
  • C'est un peu téléphoné mais le fil Un dur brevet m'a fait penser à la chanson Une duuuuure limite de Téléphone.
  • Les titres de deux des quatre morceaux de 1991, le premier EP d'Azealia Banks (2012), sont des nombres entiers : 1991, l'année de naissance de la rappeuse, et 212, l'indicatif de Manhattan, où elle a grandi. Sur 212 elle y chante I guess that cunt getting eaten ou encore I'ma ruin you cunt, I'ma ruin you cunt I'ma ruin you cunt, et plein d'autres paroles assez crues. J'aime beaucoup. Quand elle s'énerve à 2'20'' je pense au funk débridé de Betty Davis, qui n'était pas avare de propos salaces non plus.
  • Ludwig
    Modifié (25 Feb)
    Lorsqu'il était à la retraite le chef d'orchestre et compositeur italien Victor de Sabata aimait résoudre des problèmes arithmétiques. Écoutez l'émission Chefs Oubliés sur France Musique. J'ai cherché sur le net si on avait des traces de ses recherches, rien trouvé. Peut-être en aura-t-on un jour si sa correspondance est publiée.
    Bref, le recueil d'aphorismes de Régis Debray (février 2024) est dédié à Herman Iline : À Hermann Iline, poète et mathématicien franco-russe, ami des abruptes sagesses. Je ne connaissais pas cet Iline. Voici une courte notice biographique prise sur amazon à propos de son livre de 2020 La Russie : admirer et/ou à détester : Russe d'origine, Hermann Iline a étudié les mathématiques à l'université de Moscou. Installé en France, il s'est consacré aux recherches en intelligence artificielle et a publié une cinquantaine d'ouvrages littéraires et philosophiques. L'ouvrage présent est le premier adressé au public français.
  • Ludwig
    Modifié (12 Mar)
    Dans quelques mois va sortir un livre présenté comme LE livre définitif sur Satie. Une occasion de fouiller sur le net pour trouver des liens entre sa musique et les nombres. Pas trouvé grand chose, hormis quelques études numérologiques.
    Il y a aussi un dossier de l'APMEP intitulé Musique et transformations qui nous parle d'une oeuvre d'Alice Pilastre, Möbius Gymnopedy. Cela ne va pas chercher très loin et le choix de cette surface semble bien artificiel, voire décoratif. Mais pourquoi pas.
    Il suffit qu'on dise : Gymnopédie!, et chacun fait sa petite gym dans sa tête en chantant la mélodie, no ? Si. ll est passé à la postérité le compositeur de la rue Cortot. Mais je relis les pages que Lucien Rebatet lui a consacrées dans sa belle Histoire de la musique et j'ai bien envie d'écrire non pas postérité mais poster raté !
    Le guitariste Pierrejean Gaucher à récemment travailler sur les liens entre la musique de Satie et celle de Frank Zappa. Je n'aurais jamais pensé rapprocher ces deux immenses compositeurs. Mais le résultat vaut le détour.
  • Ludwig
    Modifié (16 Apr)
    Hier dans la plus ancienne émission de radio qui soit toujours diffusée (La Tribune des critiques de disques sur France Musique, créée en 1946) : Sonate n°14 en ut mineur de Mozart. C'est la pianiste portugaise Maria-João Pires qui gagne. Je ne la connais pas bien et du coup je fouille sur le net, je tombe sur un certain Philippe Guillaume, "Le prof de maths qui retrouve le son des pianos anciens" (article La Dépêche, 2004), car il a préparé l'instrument de Pires. Je le retrouve 12 ans plus tard, il a fondé une entreprise qui modélise le son (article La Dépêche).
    Il a écrit un livre, Musique et acoustique : de l'instrument à l'ordinateur (Hermès, 2005).
    Sur sa page du département de génie mathématique INSA Toulouse on trouve notamment le cours Son et Musique. Bonne lecture !
    Et n'oubliez pas d'écouter la gagnante.
  • Devinette : qui a fait ce dessin et que représente-t-il pour lui ?

  • C'est un exercice de la théorie des graphes ?
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Ludwig
    Modifié (23 Apr)
    J'ai pensé à ça aussi, mais non :smile: Ce dessin figure dans un livre qui vient juste de sortir (première édition française d'un livre en anglais de 1959), et aussi sur sa quatrième de couverture.
  • Il s'agit de la réponse d'Igor Stravinsky à une question que lui a posée le chef d'orchestre américain Robert Craft :

    Leurs Conversations sont désormais traduites en français (éditions Allia). Je recopie ici la fin d'un article de France Musique : On peut imaginer, confie Igor Stravinsky, qu’il existera dans le futur des « sonates électroniques que l’auditeur aura le soin de compléter, ainsi que des symphonies pré-composées (« Symphonies pour l’imagination » : on achète une panoplie de notes et une règle de calcul pour déterminer la durée, le timbre, le rythme, ainsi que des tables de logarithmes pour décider de ce qu’il se passera à la mesure 12, 73, ou 2000). Ce qui me paraît certain, en revanche, c’est qu’il y aura des catégories de musique correspondant à des paramètres psychiques. Igor Stravinsky aurait-il pressenti l’usage de l’intelligence artificielle et des musiques fonctionnelles, des playlists algorithmiques proposées selon nos humeurs dans cet entretien ? C’est une des nombreuses réflexions qui peuvent nous venir en lisant ces passionnantes conversations avec l’un des derniers géants musiciens du 20e siècle…
  • Ludwig
    Modifié (24 Apr)
    Un autre passage de ces Conversations, plus spécifiquement lié aux maths (page 19) :
    Robert Craft : Considérez-vous que la forme musicale, sous certains aspects, relève des mathématiques ?
    Igor Stravinsky : En tout cas, elle s'apparente bien plus aux mathématiques qu'à la littérature. Peut-être pas aux mathématiques stricto sensu, mais sans aucun doute à des choses comme la pensée mathématique et les relations mathématiques. (Combien est trompeuse toute description littéraire de la forme musicale!) Je ne dis pas que les compositeurs pensent sous forme d'équations ou de de suite de chiffres, ni que ces éléments constituent des symboles plus adéquats pour la musique. Mais le processus réflexif des compositeurs - le mien, en tous cas - ne me semble guère différent de la pensée mathématique. Déjà en tant qu'étudiant, j'étais conscient de la similitude entre ces deux modes de pensée, et d'ailleurs, les mathématiques étaient déjà la discipline pour laquelle j'avais le plus de goût à l'école. La forme musicale est mathématique parce qu'elle est idéale, et la forme est toujours idéale, qu'il s'agisse, comme l'écrivait Ortega y Gasset, d'"une image de la mémoire ou [d'] une pure construction". Mais quels que soient les aspects mathématiques de la musique, le travail du compositeur ne peut se résumer à la recherche de formules mathématiques.
    Fin de citation. J'en profite pour passer un message : Il serait intéressant de relever la vision des mathématiques qu'ont les compositeurs et les musiciens en général, et inversement celle de la musique par les mathématiciens. Par exemple : Grothendieck s'est-il exprimé sur la musique ? Quel genre de musique écoutait-il ? Etc.
  • Ludwig
    Modifié (4 May)
    Non solo matematica (Pas seulement les mathématiques), un morceau du vol III des Onze Heures Onze Orchestra (2021), composé par le guitariste David Chevallier. Pourquoi ce titre ? On ne le saura probablement jamais. Mais c'est un joli titre, et une jolie musique.
  • Les bords de la route, sur la pochette du LP Horizon unlimited (Lijadu Sisters, 1979), convergent vers les soeurs jumelles Lijadu, Taiwo & Kehinde. Un point double donc, cet infini.
  • Ludwig
    Modifié (21 May)
    How black parents teach their children maths! Le musicien dans cette vidéo très marrante c'est Mononeon, un bassiste américain né en 90. Ce n'est pas la première fois qu'il se livre à cet exercice, mimer avec sa guitare la voix humaine. Hermeto Pascoal a fait ça aussi, par exemple avec la voix d'Yves Montand, fouillez sur le net.
    Pour en savoir plus sur Mononeon le mieux est de lire son Manifeste (visible à la toute fin de cette vidéo.. microtonale ! Pas si courant ! Voir aussi son bandcamp (déjà une quarantaine de disques).
    Ce petit coup de projecteur sur ce grand musicien car... il revient en France ! A Paris en 2023, cet été trois villes dont Toulouse le 2 juillet. Un truc à pas louper ! Il va faire chaud, très chaud, et j'en serais.
    Ah au fait, How white parents teach their children maths ?
  • Basic Maths était une émission éducative sur la télé anglaise Central TV, dans les années 80. En voici une : Large Numbers. Il y en a plein d'autres sur youtube. C'est Ron Geesin qui en signe la musique. Les fans du Pink Floyd le connaissent sûrement car c'est lui qui a arrangé et orchestré Atom Earth Mother (1970), sur le mythique album à la vache. Je crois bien qu'il en a composé des parties aussi.
    Les 30 musiques de Ron pour Basic Maths viennent d'être éditées, pour la toute première fois.
  • Ludwig
    Modifié (2 Jun)
    Vian présente également à Goraguer "La java des bombes atomiques" [...]. L'auteur de L'Écume des jours imagine la mort des chefs d'états durant la présentation d'une bombe atomique fabriquée par une sorte de savant, Cosinus [...].
    L'ennui c'est qu'il n'y a pas de savant Cosinus dans la chanson, mais juste l'oncle de l'auteur. Quel est ce mystère ? Une petite recherche internet et on tombe sur le Panégyrique du Savant Cosinus : panégyrique signé Gédéon Mauve, petit-fils du docteur Guy Mauve, chirurgien-dentiste, député du xviiie arrondissement et demi, recueilli par Boris Vian, son neveu. Ceci explique cela.
    Je n'ai pas réussi à dénicher ce texte de 2 pages, quelqu'un l'a sous la main ?
  • Ludwig
    Modifié (4 Jun)
    Pour l'occasion j'ai acheté le livre Cinéma Science-Fiction de Vian au format epub. Je rechignais à me procurer une liseuse, désormais je n'en suis plus très loin. Et voici ce Panégyrique du Savant Cosinus :
     
    Mesdames, Messieurs,
    Que l'inventeur, et du Savant Cosinus, et de l'anémélectroreculpédalicoupeventombrosoparacloucyle n'ait pas encore sa statue à la place ou s'élève l'obélisque, c'est bien parce que ce dernier jouit de protections scandaleuses en notre époque ou l'art abstrait l'emporte sur l'art de reproduire la figure humaine et ses accessoires. Mais la postérité scientifique de Colomb, l'ensemble de ceux qui peuvent, avec fierté, se targuer d' avoir sucé le lait substantifique de l'estruction au milieu des pages où s'inscrivaient, tels des hiéroglyphes éblouissants, les fulgurantes aventures du renommé savant (pour avoir eu de condamnables rapports avec l'Ecole Polytechnique, il n'en reste pas moins l'archétype de toute une génération capable de modeler le monde à l'image d'un truc extrêmement bizarre) ceux-la, où en étais-je, savent bien quel éducateur fut Christophe et quelle marque leur a laissée l'impérissable Cosinus. Il nous faudrait la plume de vautour du dénommé Pindare pour célébrer avec un tant soit peu d'envergure la probité intellectuelle de cet homme, fidèle à sa devise de toujours « sic itur ad astra » (devise remplacée ultérieurement, sous l'impulsion sournoise des dirigeants d'une marque de margarine, par ce slogan « vous voila délivré d'un préjugé, etc. ») et pour louer à jamais la rondeur et la bonhomie du chien Sphéroïde et les charmes de Mme Belazor dont on a aussitôt compris que le vrai nom devait se lire, par antiphrase, Beauminou ; hommage rendu en passant à ce sexe qu'à notre avis, l'on a tort de délaisser. Cosinus est l'élément capital de cette trilogie qui, dans un raccourci saisissant, donne une image de la société moderne : le savant (Cosinus), le commerçant (Fenouillard) et le militaire (Camember), le monde métaphysique étant représenté ainsi que le monde moral, par ces deux abominables crétins de Plick et Plock, qui restent, il faut l'avouer, en marge de la partie majeure des oeuvres de Colomb. Et le fait que le bain de pieds, à la moutarde ou non, ait été remplacé de nos jours par la télévision prouve bien à quel point l'on a méconnu, dans les sphères populaires, le message laissé par Cosinus : le vulgaire se gonfle la tête plutôt que les pieds, et c'est pour cela qu'il souffre. Mais n'importe ; peu à peu la vérité se fait jour, et Cosinus des adeptes ; le jour n'est pas loin qui verra l'homme idéal revêtir l'aspect élégant de ce modèle à suivre, et s'élancer d'un pied allègre sur les chemins grisants de la connaissance ; et l'on peut dire avec certitude qu'Einstein a eu de la veine de découvrir son équation, car s'il ne l'avait pas fait le premier, Cosinus l'eût, à coup sûr, précédé dans cette voie. Messieurs, Mesdames, levons ensemble nos gobelets de vermeil à Cosinus, le véritable oeuf de Colomb.
    Gédéon Mauve, petit-fils du Dr Mauve (Guy), Chirurgien-dentiste Député du 18e arrondissement et demi.
  • Ludwig
    Modifié (8 Jun)
    Alain Goraguer ? La musique de La planète sauvage (Topor & Laloux, culte !!!) c'est lui, celle de L'affaire Dominici c'est lui, Tou tou you tou (Gym tonic) c'est encore lui, et je ne vais pas faire la liste des milliers de chansons dont la musique a été arrangée ou composée par lui.
    Moins connu, on lui doit la musique de dizaines de films porno : Infirmières privées, Autostoppeuses en chaleur, Le droit de cuissage, Esclaves sexuels sur catalogue... que des classiques ! J'ai cherché si certains de ces films parlaient de maths, rien trouvé (pas de maths, mais je mate). J'ai voulu tricher et bifurquer vers Sex & Maths, un album de Daniel Levitin (2021), mais la musique n'en valait pas le coup. Par contre je n'ai pas pu résister à l'écoute de Marie-Jeanne astique le pont (Croisière pour couples en chaleur, 1980).
  • La pochette de l'album Numbers (1997) de Fay Lovsky est due au dessinateur Joost Swarte. On pense à Hergé et on imagine que la Castafiore ne doit pas être loin ! Des musiciens jouent grimpés sur une table, il semble qu'un courant d'eau traverse la maison et qu'ils veulent s'en protéger. Que viennent faire ces chiffres aquatiques ici ? Sont-ils dangereux comme les requins du tableau ? En tous cas les musiciens n'ont pas l'air inquiets...
    Je n'ai rien trouvé sur les nombres dans les paroles des chansons. Peut-être est-ce des numéros de téléphone (il y a un téléphone sur la pochette), mais là encore rien dans les paroles. C'est très curieux et mystérieux.
    Quant à la musique elle est très bonne ! Fay Lovsky est connue pour jouer d'instruments assez rares, comme la scie musicale ou le thérémine (écoutez Late night airport). Le thérémine, inventé par l'ingénieur russe Léon Thérémine en 1920, on le voit en jouer dans cette vidéo. Pour ceux qui voudraient l'étudier j'ai trouvé une épreuve de physique de 4h sur son fonctionnement !
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