Groupes de niveaux

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Réponses

  • La question sous-jacente est celle du dogme de l’éducation nationale qui est la réussite pour tous ou dans une moindre mesure que chaque élève atteigne son niveau maximum. Cependant 1% de l’humanité peut apporter un progrès à toute l’humanité sur un problème particulier. Est-il plus important que les plus faibles aient un niveau respectable ou que les meilleurs changent positivement le monde ?
  • Vassillia
    Modifié (19 May)
    Qu'est-ce qui te fait croire que les meilleurs changeront positivement le monde ? et pas négativement ?
    Qu'est-ce qui te fait croire que les plus faibles (donc 99% chez toi) n'auront pas pour seul objectif d'éliminer, en restant dans le cadre légal ou non, les meilleurs ? Ils sont plus nombreux et largement, en rapport de force pur, c'est largement jouable pour eux !
    Que chaque élève atteigne son maximum ou en tout cas que l'école l'aide à avoir une place dans la société qui le satisfasse plus ou moins me parait pas mal comme objectif.
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • philou22 a dit :
    dogme de l’éducation nationale qui est la réussite pour tous ou dans une moindre mesure que chaque élève atteigne son niveau maximum. 
    La pensée humaniste, ce fameux dogme wokiste propre à l'éducation nationale. 

    Il y a vraiment des gens qui pensent que vouloir que chaque élève atteigne son niveau maximum soit une mauvaise chose ?!
  • Dom
    Dom
    Modifié (19 May)
    Vouloir un idéal, pourquoi pas. 
    Croire que c’est faisable, c’est étrange. 
    De toute manière personne ne pourra dire si quelqu’un a atteint son meilleur niveau… donc c’est encore plus étrange et presque stupide d’exiger un truc qu’on ne peut pas mesurer.  
    Enfin, qualifier cela « d’humanisme », c’est ridiculiser l’humanisme. 
  • Vouloir un idéal et croire que c'est faisable, c'est effectivement étrange.
    Et croire que des recettes invraisemblables vont réussir, appuyer toute sa stratégie là dessus, sans plan B, c'est encore plus étrange.
    Mettre dans une même classe des élèves qui ont 4 ans de retard et des élèves à l'heure, c'est une idée invraisemblable.
    Mettre dans une même classe des élèves qui ont 4 ans de retard et des élèves à l'heure, en justifiant que c'est pour le vivre ensemble, c'est une idée encore plus invraisemblable. L'élève qui a 4 ans de retard, il n'est pas idiot. Il voit très bien qu'il est en train de perdre son temps, il voit très bien que sous prétexte de 'vivre ensemble', on le prive d'une formation qui lui convienne. Le pseudo vivre ensemble, il l'a un peu en travers de la gorge.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • samok
    Modifié (20 May)
    Mais, les gars et les grâces,

    il y a l'$\text{!}\forall$.

    vous vivez dans quel monde ?
    Dans mon monde il n'y a pas de parallèles, pas d'analogique, rien que des zéros et des huns codés en : le bon, la brute et le truand qui comptent sans tirer.


  • SchumiSutil
    Modifié (21 May)
    "Deuxièmement, dans un environnement plus homogène, les élèves restent concentrés aussi bien aujourd'hui qu'hier."

    Cela c'est très faux, @Chaurien. Cela n'est pas possible, mais si tu pouvais aller observer une classe de 5ème (par exemple) de 28 élèves dans un milieu social "normal", tu verrais les dégâts sur la concentration que provoquent des heures quotidiennes sur les téléphones et notamment sur les "réseaux sociaux" (qui est en l'espèce une drôle de dénomination).

  • Homogène à un bon degré, c’est évidemment pas suffisant pour que le cours se passe de la meilleure des manières mais c’est tout de même évidemment mieux que l’hétérogénéité des REP+ où dans la même classe de 3e, l’un qui ne sait pas écrire son nom (ça arrive plus qu’on ne le croit… au moins un par an dans des petits collèges), l’autre plutôt très à l’aise en tout qui, quand il a terminé un exercice, un élève tiers vient de sortir sa trousse. 

  • Personne n’a la recette pour qu’ils acceptent de jouer le jeu. Le déterminisme social, il est là. Et croire que l’élève du coin huppé est « intéressé » ou « pense à son orientation », c’est se mettre le doigt dans l’œil.
    Je pense qu’il n’y a pas de recette miracle. C’est fichu. Et ajouter la « bienveillance » É.N. c’est creuser encore l’écart. 
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