Groupes de niveaux

Bonjour à tous.
Dans mon collège ils proposent pour les groupes de niveaux des cours de 1h30. Je trouve ça trop long pour des collégiens. Qu'en est-il dans vos bahut? Y a-t-il déjà eu des expérimentations à ce sujet?

Merci.
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Réponses

  • C’est parfois idéal dans les collèges difficiles. Je dis « parfois ». 
    Souvent, le prof a pris le temps d’expliquer puis de récupérer l’élève qui faisait ch…. puis il a expliqué de nouveau car machin vient d’être ramené en classe puis après s’être engueulé avec Gérard, ce dernier a fini par dire « oui mais j’ai rien compris » alors hop le prof a ajouté des éléments.  
    Puis des mots de vocabulaire sont à revoir etc. Finalement la classe part bien. C’est ok. Tout le monde est dedans… et il ne reste que 5 minutes. Gâchis monstre puisqu’ils étaient en train de s’investir. 
    Je ne sais pas si mon exemple est répandu. 

    Autre manière d’utiliser ce temps plus long : varier les plaisirs, par exemple en faisant de la géométrie (des constructions ou des mesures) après un moment sur des choses plus « écrites » (calculs, démonstrations, etc.) ou des choses qui ont sollicité beaucoup de concentration. 

    Je dis cela complètement indépendamment des groupes de niveaux. En fait je ne vois pas le rapport entre « groupe de niveaux » et « durée ». 

    Parfois des profs demandent les 3e deux heures de suite dans la semaine. Là c’est vrai que ça peut faire long…

  • Les profs d'école ont bien plus de liberté . En collège c'est parfois trop court et parfois trop long mais on ne peut pas empiéter sur le cours du voisin . Sinon les groupes de niveaux , comme les groupes de besoins , ça ne vaut rien car il y a trop de profils d'élèves en difficultés . Il y a bien sûr des c... qui disent  qu'il suffit de différenciés et que c'est sans problème avec des groupes de 30 ... 
    Domi
  • ok merci.

  • J'ai eu un créneaux de 2h une fois pour des 6e. Je découpais en deux séances - si possible différentes, avec une pause de 5min au milieu. (c'était leur moment préféré de la semaine : ils pouvaient librement dessiner au tableau ^^').

    J'appréhendais, mais franchement ça c'est bien passé, le seul bémol étant qu'on les voit moins de jours par semaine (dans l'idéal, on devrait avoir +- 1h/jour, pour installer des rituels).

    En limitant le nombre de barrettes à faire, cette proposition pourra améliorer vos emplois du temps (et je pense que c'est la première motivation à sortir ça du chapeau).
  • Il faut le dire, non le nier : il existe des arguments de « confort ». Je mets des guillemets car je ne dis pas qu’il s’agit d’une chaise longue pour autant.  
    Par exemple :
    - un prof demande d’avoir le mardi de libre car il s’agit du jour de formation pour l’agrégation (c’est de droit si la formation est validée par le chef)
    - une autre demande son mercredi car il a deux enfants en bas âges et il doit (veut aussi) les garder 
    - un troisième demande son vendredi après-midi car il habite à 300km et rentre dans son foyer, conjoint, enfants, etc. 
    - un quatrième demande de terminer à 15h00 car des milliers obligations personnelles l’obligent
    conclusion idéale (rappel : les heures doivent être toutes à la même heure) : les 6e auront maths le lundi, le jeudi et le vendredi matin. 
    Ça donne 4,5 heures à repartir en 20 h. 
    Je ne souhaite pas faire pleurer dans les chaumières mais juste de décrire « le réel ». 

  • Bonjour, pour ceux qui veulent des détails techniques sur la fumisterie réforme à venir, je vous conseille la lecture des documents de propagande explicatifs, page dédiée du site Eduscol.
    Tout est prévu, tout va bien se passer : il y a un diaporama à l'intention des chefs d'établissements qui fait rêver, on leur explique comment faire 4 groupes dans 3 classes de 6e de 21 élèves chacune sans moyens supplémentaires, ou comment faire 4 groupes qui ont cours en même temps avec 3 profs (ils sont trop forts au ministère, ce sont des génies des emploi du temps).
    Attention cependant, la lecture de ces documents, hautement démagogiques techniques est conseillée le matin à jeun pour ne pas vomir aux professionnels : chefs d'établissements, professeurs de français et de mathématiques...
  • @Dom, on peut rajouter le cas très classique du collègue qui a son service sur deux établissements différents. Le collègue en ALD qui avait l'habitude de caler tous ses rendez-vous pour ne pas pénaliser le service le jeudi matin, le collègue en RQTH qui a des modalités de travail imposées par la médecine très spécifiques. Je pense que les directeurs vont s'arracher les cheveux pour les faire les emplois du temps.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Plus le collègue formateur qui doit avoir telle journée pour aller taffer à l’IUFM…
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Témoignages très intéressants. Toutes ces demandes des collègues professeurs me paraissent très légitimes. On pourrait en déduire que l'on pourrait mettre en place une meilleure organisation si au lieu de groupes de niveau il y avait des classes de niveau, non ? C'est peut-être l'étape d'après, en attendant mieux.
  • Là encore, ça va être compliqué.
    Tu fais quoi d’un élève qui est brillant en lettres mais une truffe en sciences ? Ou excellent en arts mais nul en lettres ?
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Tout à fait d'accord. La solution est très bien, mais pas parfaite. Donc on la rejette, et on garde la situation très mauvaise actuelle.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • La solution est très bien? Sérieusement?
    On brise le groupe classe, on brise le lien enseignant-élève en changeant régulièrement les groupes, on supprime les demis groupes en sciences pour financer le bazar, on complexifie de manière inepte la conception des EDT, on nous impose de concevoir des progressions communes, sans aucune consigne claire (allez mettre 6 profs de math d'accord alors qu'ils travaillent seul depuis des année) ni aucun temps dédié de conception ou de concertation.

    Tout ça pour, je le rappelle, devoir atteindre le même niveau avec tout les groupes, à volume horaire égal. J'aimerais qu'on m'explique comment cela est possible. (et ne me dîtes pas que les programmes sont adaptés : ce n'est pas vrai et explicitement en contradiction avec les instructions données).

    La situation actuelle est très mauvaise, oui. Mais la réforme n'est en rien une solution "très bien", ou alors il faut qu'on m'explique où est le gain, et en quoi il compense les énormes inconvénients.

    Je suis très attristé de voir que le markéting Attal est efficace à ce point. On ne recrute plus de prof de math compétents, voir plus de profs de math du tout, mais on juge "très bien" l'espèce de soupe incohérente vendu à coup d'éléments de langages déconnectés du terrain...

    Expliquez moi en quoi les "groupes de niveau besoin" seront utile pour les élèves sans profs, ou avec un prof recruté en job-dating
  • Vassillia
    Modifié (18 May)
    Bonjour, on va arrêter de tourner autour du pot, ce qui est jugé très bien par la majorité de la population, c'est la sélection laissant croire, à tort ou à raison, qu'il sera possible de faire progresser les élèves en fonction de leur niveau réel.
    En CE2 on m'avait fait suivre, moi et un camarade de classe les cours de maths et français avec la classe supérieure CM1. Et je suis passée directement en CM2 sans faire de CM1. C'était très bien, j'avais 2 groupes classes pendant une année et cela ne m'a pas posé de problème. Par contre, gagner un an, c'était sympa et ne pas s'em... en classe, c'était sympa aussi. Au pire si les problèmes logistiques sont effectivement insurmontables, je suis à peu près sûre que c'est la solution de classe de niveau qui finira par être adoptée même si elle pose d'autres problèmes.
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • Merci @pozzar d’avoir exposé la supercherie à tous.

    @Vassillia j’ai connue une enfant que les parents brillants ont enseignée à la maison. Elle a eu un bac S à 13 ans puis un L à 15 ans pour tuer le temps avant d’aller à la Fac.

    Agrégée de philo et docteur elle est fâchée avec ses parents à qui elle reproche de lui avoir volé son enfance.

    Un partout la balle au centre.
  • Je suis d’accord zeitnot et Nicolas. Plusieurs autres profils existent. Et ces profs ont des contraintes professionnelles (et moins personnelles). En effet, pour certains bahuts, ça va être la quadrature du cercle.  
  • Dom
    Dom
    Modifié (18 May)
    À effacer (doublon)
  • Merci @pozzar d’avoir exposé la supercherie à tous.

    @Vassillia j’ai connue une enfant que les parents brillants ont enseignée à la maison. Elle a eu un bac S à 13 ans puis un L à 15 ans pour tuer le temps avant d’aller à la Fac.

    Agrégée de philo et docteur elle est fâchée avec ses parents à qui elle reproche de lui avoir volé son enfance.

    Un partout la balle au centre.
  • Vassillia
    Modifié (18 May)
    @hx1_210 Peut-être un petit problème de dosage alors, entre avoir le bac à 13 ans au risque d'être complétement désociabilisée car plus du tout avec des personnes de son âge et être dans un groupe ou une classe plus adaptée à son niveau avec des personnes de son âge, il y a de la marge quand même.
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • Blueberry
    Modifié (18 May)
    Les groupes de niveaux c'est vieux comme le monde et c'est comme tout il y a du pour et du contre. J'ai connu ça en tant qu'élève ça s'appelait soutien et approfondissement. Aller en soutien c'était un peu la loose.
    Certains disent que l'émulation est meilleure quand tout le monde travaille ensemble. J'ai toujours été admiratif devant les meilleurs en maths, français langues etc., ça me motivait.
    Mais aller foutre le bazar dans un collège déjà fragile et difficile à organiser pour une idée aussi faible,  banale et discutable, c'est à pleurer.
    Un jour l'école cessera peut-être d'être instrumentalisée politiquement, on peut rêver ....
  • Domi
    Modifié (18 May)
    On ne peut pas mettre sous le tapis les conditions d'application de telles réformes . Pour les emplois du temps , c'est tout simplement ingérable . Pour les élèves ... il y a les bons ou les mauvais lents , pour eux pas de problème , mais Il y a tout le reste , c'est à dire la grande majorité . Les parents qui applaudissent des deux mains viendront très vite pleurnicher auprès du chef quand leur génie se retrouvera dans le mauvais groupe . On sort de vieilles recettes qui ne marchent pas avec un nouvel habillage .
    Domi 
  • Cette histoire pause aussi un problème avec c’est biaisé. Dans certaines classes il n’y a pas 12 faibles, ni 15 faibles mais 20 faibles. 
    Alors c’est illusoire de croire que l’on récupère ces élèves là. 
    Et évidemment les forts d’un collège sont les faibles de l’autre. 
    M’enfin, le système actuel ne fonctionne pas. Ça il faut l’entendre. 
    Bien malin celui qui a une solution crédible pour l’améliorer. 
  • Si tous les profs de maths et de français sont d'accords pour dire que les besoins des élèves, pour l'ensemble des compétences, c'est d'abord d'être dans des classes hétérogènes, alors la situation se simplifie : les groupes de besoin seront des classes comme d'habitude, mais avec moins d'élèves, une petite vingtaine disons. Les emplois du temps seront faisables car on fonctionnera en barrette. Et plus de progression commune nécessaire.
  • On peut toujours rêver :)
    Domi
  • @Matricule_63
    désolé, je parlais de la proposition de Chaurien 'classes de niveau' et de l'objection de nicolas.patrois qui disait que ce n'était pas parfait.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Toutes mes excuses alors pour mon emportement :/
  • Il y a bientôt une réunion de bassin dans notre académie pendant laquelle les ipr vont vendre leur soupe. Je vais peut-être me dévouer pour y aller et leur rentrer dedans. Ca fait toujours du bien.
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Dom
    Dom
    Modifié (18 May)
    « …les besoins des élèves, pour l'ensemble des compétences, c'est d'abord d'être dans des classes hétérogènes… »
    Honnêtement c’est toujours la même discussion. On parle de quels « besoins » ?
    Pour le niveau global ? Pour la progression de chacun ? Pour le « vivre-ensemble » ? Pour l’accès à xx% a tel niveau ?
    On a le problème suivant : si l’hétérogénéité est ce qu’il faut, alors qu’est-ce qui cloche (si toutefois on est d’accord que ça cloche…) en 2024 ? 
    Attention, c’est forcément l’éternelle discussion. Mais ce n’est pas moi qui la lance, c’est le fait d’annoncer ce dogme que je trouve péremptoire. 
    Aucune étude ne répond à ces questions (des liens ? des références ?). 

    Je précise toutefois : cette réforme de mon point de vue ne changera pas le niveau de maths et de français des élèves. Je ne suis ni pour, ni contre. J’attaque cependant l’argumentaire « l’hétérogénéité est une bonne chose » tant que l’on n’est pas précis pour savoir de ce que c’est que cette « bonne chose » (pour qui ? chaque élève ? une classe d’élèves ? le pays ? les familles modestes ? le niveau global ? le écarts entre le plus faible et le plus fort dans regarder le niveau ?). On a tous entendu « ça ne marche pas, les études le montrent ».
    Je veux bien que l’on m’affirme « les études le montrent ». Mais je souhaiterais surtout que l’on me montre ces études. 
    Si c’est « le tri social, c’est pas bien » alors pas besoin d’études. Et ça me suffit mais il faut être clair.  
  • Vassillia
    Modifié (18 May)
    Est-ce que les classes de niveau seraient mieux acceptées, en moyenne, que les groupes de niveau par le personnel en activité pour des raisons logistiques compréhensibles ? Si oui, c'est mieux. Si non, c'est moins bien. J'avoue que je ne sais pas.
    De toute façon, le tri c'est pas bien, ça donne juste des parents qui mettent leurs enfants dans le privé et comme il n'est pas possible de l'empêcher sauf à priver de liberté sérieusement alors ... 
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • "Classes de niveau" c'est l'infarctus assuré pour une large majorité de la salle des profs. C'est dommage parce qu'une classe de niveau 4ème en 4ème, je suis plutôt partant.
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Oui les classes de niveau seront mieux acceptés

    Mais en république elle ne sont pas plus acceptables.

    Lisez le vademecum.

    J’en ai parlé avec la direction de mon EPLE. Ils sont effarés devant une telle deconnection.

    Les plaintes des parents ne commenceront que l’an prochain quand ils constateront que 
    1/ Églantine, excellente élève est dans une classe de 32 avec 15 élèves de niveau fragile: elle s’ennuie et il n’y a aucune individualisation. La trace écrite a été fixée en début d’année la progression aussi. Quand elle pose une question il n’est jamais possible de nourrir sa curiosité légitime. Maintenant elle déteste les maths 
    2/ Loris dans la même classe a bien du mal et il ne peut pas participer puisque les 17 bons élèves monopolisent la parole. Ils se sent vraiment nul. Ses professeurs veulent le faire descendre dans le groupe des nuls. Pour l’eviter Maman va le mettre dans le privé !
    3/ Paul que sa maman trouve HPI a eté mis dans le groupe des nuls: au moins il y apprend à bordeliser ses enseignants et on s’amuse bien avec Rayan.
    4/Rayan est dyspraxique. Il a peur d’aller dans sa classe car le groupe des nuls c’est aussi celui des caïds ! En plus ses copains sont dans le groupes des bons et maintenant ils se moquent de lui.


    Et oui le système actuel n’est pas bon.
  • Tout ce que tu décris. C’est déjà le cas dans toutes les classes.  
  • Les classes de niveau étaient en place quand j'étais collégiens il y a plus de trente ans. Les première lettres de l'alphabet étaient des bonnes classes la suite le fond du panier.
  • hx1_210
    Modifié (18 May)
    @Dom ce que tu dis est faux. Il n’y a pas de groupe de niveau actuellement 

    il n’y a pas de classes à 32 en collège et quand les classes sont à 30 actuellement alors il y aura des groupes de nuls à 28 et des groupes de moins nuls à 35. E

    Non quand on fait les classes, on fait attention à ne pas regrouper tous les élèves perturbateurs ensemble. 
    On veille à laisser ensemble des binômes vertueux 
    On répartis les têtes de classes pour que les professeurs aient du répondant dans chaque division.

    J’ai connus les classes de niveau quand j’ai débuté. Dans les classes de DP3 il y avait deux fois plus d’echec au DNB et aucun élève en 2gt. Et aucun collègue ne voulait ces classes. On y faisait surtout la police. Les élèves calmes et en difficulté qui s’y trouvaient étaient perdus. Au point que l’on avait décidé de ne plus y mettre de perturbateur avec comme effet pervers de charger les classes de meilleur niveau en perturbateurs supplémentaires.

    Je t’ai déjà demandé si tu seras volontaire pour les groupes les plus en difficulté, tu ne m’as jamais repondu.

    Les parents ne veulent pas du groupe des nuls pour leur gosses, les enseignants ne veulent pas du groupe des nuls qui sera epuisant et en plus dévalorisant dans leur parcours professionnel: les IPR veulent voir des performances! 

    Et la question principale qui est celle des élèves perturbateurs n’est pas traitée ! Pourtant c’est elle qui est le facteur principal de la baisse des résultats PISA: toutes les enquêtes qui se succèdent le disent.

    La seconde raison est le faible salaire des enseignants qui entraine une crise de recrutement et des postes vacants en plus des contractuels (et même de titulaires) pas au niveau.
  • Dom
    Dom
    Modifié (18 May)
    On s’est mal compris. 
    Je disais que les élèves types que tu décris, on en trouve bien dans chaque classe. 
    Le cas 1/ Églantine, existe dans la classe à 22. Et ses parents interviennent déjà, en vain. Et tout le reste aussi. 
    Le cas 2/ idem. Mais ce n’est pas les « bons » qui monopolisent, ce sont ceux qui dans un groupe participent. Et Loris, dans n’importe quel groupe, il a du mal à se mettre « devant » les autres. 
    Idem pour les autres. Ça existe déjà indépendamment des tris par niveaux. 
    Je suis d’accord sur la fin : les perturbateurs, ils ne sont pas gérés. Et c’est difficile de le faire. C’est là qu’il faut être moins nombreux dans les classes, pour commencer. Je ne suis pas pour les exclure et les mettre dans la rue. Mais dans les classes actuelles, ils n’ont pas leur place puisqu’on ne les y aide pas. Pire, on les construit comme ça. La société les fabrique finalement. L’École crée cela. 
    Je l’ai dit. Pas de solution crédible [par exemple si on fait des classes de 6 élèves, je pense qu’on aura une meilleure situation… mais ce n’est pas crédible]. 
  • Tout à fait d'accord avec Dom. Dire qu'il faut que les classes soient hétérogènes ... Personne ne dit le contraire. Le tout est de savoir où on met le curseur entre 'homogène et hétérogène'. 
    De toutes façons, faire des classes homogènes, c'est impossible, à moins de faire des classes avec 1 seul élève par classe.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Chaurien
    Modifié (19 May)
    En effet, c'est une question de curseur. Disons qu'une classe doit être constituée d'élèves ayant maîtrisé pour l'essentiel les connaissances du niveau de l'année précédente, et plutôt disposés à suivre l'enseignement du professeur, avec bien sûr la diversité de niveau entre les bons élèves et ... les autres, que la bien-pensance interdit d'appeler « mauvais ». Une hétérogénéité relative est une donnée inévitable, mais je ne vois pas comment lui attribuer une valeur positive. C'est : il faut faire avec.
    Ce qui pour moi est inacceptable, ce sont ces « élèves » complètement nuls, en état d'opposition active à l'égard de notre système d'enseignement, sans aucun respect du professeur. Comme la situation que j'ai signalée de cette jeune collègue confrontée à un individu de deux mètres de taille qui se permettait des gestes obscènes et des menaces.
  • Vassillia
    Modifié (19 May)
    Certes, c'est bien pour cela qu'il faudrait essayer d'agir avant qu'il ne soit trop tard et qu'ils ne deviennent en opposition active. Il me semble qu'il faut sanctionner mais aussi réussir à intéresser. Pas facile évidemment mais plus facile en petit comité, et en ayant l'opportunité de côtoyer, au moins ponctuellement, des élèves qui ne sont pas en opposition active et qui pourraient être vu comme exemple. On en revient donc au problème du manque de moyens qui est bien réel. Parceque dire, ça ne doit pas exister, cela ne fait pas une solution. Que ce soit dans des classes de niveau ou des groupes de niveau, ces élèves ne vont pas disparaître par magie de la surface de la terre.
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • Oui c’est exactement cela. Je préfère ne pas utiliser le terme « les intéresser » car ça remet la faute sur le prof et ça fait croire qu’à Neuilly-sur-Seine, les collégiens seraient intéressés, ce qui n’est pas le cas non plus. 
    Mais à part ce désaccord sémantique, je pense qu’on parle bien de la même chose. 

  • Tu as raison sur le choix de vocabulaire, peut-être "les faire adhérer au système éducatif" ou "les persuader que l'éducation qu'on essaye de leur donner est pour leur bien", alors ?
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • Chaurien
    Modifié (19 May)
    *** propagande politique ***
  • Évoquer le « problème du manque de moyens » comme fait  Vassillia c'est à l'évidence prendre une position politique, à laquelle on pourrait opposer une autre politique.
  • Premièrement, Au niveau où nous en sommes je pense qu'on ne pourra pas remonter le niveau si on n'allège pas les classes.
    Deuxièmement, les élèves ont de plus en plus de mal à rester concentré, même les meilleurs
    Et dernièrement, il n'est plus dans les habitudes des familles de faire travailler leurs enfants à la maison.
  • Premièrement, on peut remonter le niveau, à coût égal, avec une autre organisation du système scolaire, qui renonce à mélanger des élèves qui n'ont rien à faire ensemble.
    Deuxièmement, dans un environnement plus homogène, les élèves restent concentrés aussi bien aujourd'hui qu'hier.
    Troisièmement, il y a encore des familles qui assument leur responsabilité de parents et surveillent les études de leurs enfants, comme c'est leur devoir.
  • Non Vassillia, même ça, ce n’est pas le cas des élèves des bahuts où ça se passe mieux. 
  • Vassillia
    Modifié (19 May)
    1) Intéressant, on a d'un coté geo qui dit "je pense" et de l'autre Chaurien qui dit "on peut" alors qu'il n'en sait évidemment rien, c'est juste une supposition non prouvée.
    2) Oublier l'effet sur la concentration des écrans et réseaux sociaux dès le plus jeune age me semble faire preuve d'une bien grande méconnaissance des élèves d'aujourd'hui qui ne sont plus les mêmes qu'hier (même chez les très bons élèves et même chez les adultes exposés pourtant plus tardivement, moi incluse)
    3) Le fait est que ce n'est plus dans les habitudes de certaines familles et encore dans les habitudes d'autres familles mais ce n'est pas un devoir puisqu'il n'y a pas de sanction en cas de manquement (et heureusement pour les familles qui ne peuvent pas pour des motifs légitimes professionnels ou personnels).

    @Dom Je te laisse choisir le terme le plus approprié alors mais tu as saisi l'idée je pense, qu'ils acceptent de jouer le jeu autant que possible
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • @ Chaurien.
    Pour le point un peut être mais si on ne mélange pas les élèves ceux qui auront les élèves pénibles vont souffrir. Pour le deuxième point impossible. Si tu voyais ce que provoquent les écrans sur l'attention des élèves. Pour le point trois, pas dans mon collège. Et je ne suis pas en REP et je ne fais pas de politique juste des constats dans mon collège et ceux aux alentours.

  • C'est un devoir moral, bien sûr.

  • Vassillia
    Modifié (19 May)
    D'accord @Sato et je suis plutôt de cet avis par rapport à mes propres valeurs morales. 
    Pour autant, la loi est la même pour tout le monde, la moralité propre à chacun et chacune donc le terme "devoir" me parait inapproprié.
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • @geo Si l'on accepte de  « voir ce qu'on voit  », il est clair qu'il y a dans certaines classes de certains établissements des élèves qui sont trop différents pour que l'on puisse enseigner convenablement. Il est donc raisonnable de les traiter séparément. Il faut penser à une nouvelle organisation de l'enseignement, avec des corps d'enseignants différents, genre PEGC sous un autre nom, pour qu'ils ne « souffrent » pas. Et pour les élèves qui sont rétifs à tout enseignement théorique, abaisser l'âge d'obligation scolaire et recourir à l'apprentissage. Et il y a aussi les élèves qui se trouvent en opposition active et assumée avec notre système d'enseignement, pour eux il y a aussi des solutions.
  • @Chaurien
    Combien de ces élèves "trop différents" le sont à cause du système?
    Les capacités de la grande majorité des élèves sont largement sous-exploités. Quand tout ces enfants auront reçu une instruction digne de ce nom (par exemple en n'ayant pas peur des mots "exigence" et "rigueurs"... ) alors on pourra s'occuper du 1-5% vraiment incapable de suivre. 
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