Avis sur l'enseignement en prépa

Que pensez-vous de l'enseignement des maths en prépa? Et surtout de la différence entre les "petites" et les "grosses" prépas, qui semble être sur l'attachement à la rigueur : des amis de petites classes prépa ont une grosse pression sur la rédaction exacte à faire, alors que d'autres de plus grosses prépa sont plus tranquilles, allant jusqu'à uniquement donner des idées sans rédiger en kholle

Réponses

  • Sans parler de la demande de "réciter" les démonstrations de théorème du cours. On parlait de "répétiteurs" dans le temps...
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Il ne faut pas confondre attachement à la rigueur (qui est normalement la même partout) et exigence de rédaction (qui diffère selon le publique). Dans les meilleures classes, on laisse les élèves donner les idées sans rédiger quand on sait qu'ils sont capables de le faire et que ça n'a aucun intérêt de les évaluer là-dessus. 
  • Il est normal qu'on traite différemment des élèves différents. C'est du bon sens.
  • La rédaction dépend selon moi beaucoup de l'année (sup ou spé).
    En première année, les élèves arrivent de lycée où ils n'ont quasiment jamais écrit de preuve donc il faut bien leur apprendre. Le rôle de la sup est notamment d'apprendre à rédiger correctement une preuve, et le rôle du prof de sup est d'être le plus casse-pied possible pour que les élèves arrivent à le faire. En deuxième année, les élèves savent écrire une preuve (dans un monde idéal) et on peut donc se permettre d'être moins rigide.
    L'exemple que tu cites des khôlles est encore différent : c'est un oral donc on ne demande en général pas d'écrire tout le détail de la preuve, sauf au début. Et l'interrogateur peut s'adapter en fonction du niveau de l'élève en face de lui.
    Sur la différence "grosses prépas"/"petites prépas", n'oublions pas que le suivi des élèves en prépa est quasi individualisé. Un élève qui peut monter haut dans ce que tu appelles des "petites prépas" peut parfaitement entrer à X/ENS/Centrale/Mines s'il en a le niveau et la capacité de travail, car son professeur peut l'accompagner pour cela. Et je ne pense pas que beaucoup de profs de prépa acceptent une copie mal rédigée.
    Pour les écrits de concours, les premières questions doivent être parfaitement rédigées au risque de voir la note descendre sensiblement. Dire aux élèves de ne pas rédiger serait un suicide. En revanche, j'accorde que pour des questions plus complexes de fin de sujet, on peut accepter une rédaction plus légère.
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