Copies agrégation externe mathématiques

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Réponses

  • Il y a une grande différence de niveau entre un prof de sup lambda qui a été 50ème à l'agreg avec 14.5 et un prof de LLG top 3 à l'agreg avec 18.5. Bien sur qu'il n'y a pas besoin de maitriser le Cassini parfaitement pour être prof de prépa. Ce livre n'est d'ailleurs pas du tout adapté pour préparer l'agreg à mon avis.  

    J'ai vu 40 oraux l'année dernière. Plus des 2/3 des candidats avaient une connaissance correcte du cours (suffisante pour être admis), par contre la majorité des candidats rataient leur développement ou ne finissaient pas à temps. J'ai passé l'agreg en 2004, je pense pas que le niveau ait nettement baissé, ceci dit aujourd'hui c'est plus facile avec le grand nombres de ressources disponibles.
  • Congru
    Modifié (3 May)
    @Zermel0 à un moment, il faut arrêter de se sous-estimer.
    1. t'es capable de revoir le programme de l'agrégation pour le maitriser.
    2. t'es capable de faire cours
    3. en tant que prof, tu auras un train d'avance sur les étudiants, tu auras bossé le sujet du cours avant qu'eux ne soient au courant. T'auras corrigé ou lu et compris les corrigés des sujets d'agrégation avant même de les donner...

  • @Congru

    1. Capable intellectuellement oui. Mais je suis fainéante d'une force absolument immonde.
    2. Oui, certes.
    3. Oui, mais même ça je n'arrive pas à le faire. Alors j'enseigne en philo à la fac et même la parfois "flemme". Honteux hein ?

    Je maintiens que enseigner au niveau agreg n'a aucun sens.
    Par contre passer l'agreg c'est faisable si un jour je me motive...

    Vous savez quoi ? On verra bien mes notes le 5 juillet, si j'ai en dessous de 10 c'est que je confirme être nulle et le débat est clos. Au delà de 12-13 je devrais peut-être me poser des questions pour la passer sérieusement...

    De toutes manières j'ai aussi planté ma philosophie (j'ai même pas essayé) et maintenant je suis encore torturée sur ce que je veux préparer l'an prochain.
    Les oraux en 1 mois je n'y crois pas en ayant jamais bossé.
    Après ma copine vient, elle va bosser des maths, ça va peut-être me motiver et je vais avoir un rythme ahah.
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Soc
    Soc
    Modifié (4 May)
    Vouloir maitriser parfaitement le sujet que l'on enseigne est une ambition saine. Il faut cependant aussi savoir faire preuve d'humilité et se dire que le parfaitement risque de placer la barre trop haut. Qui plus est, si tu en arrives vraiment à maitriser parfaitement le niveau n, alors autant enseigner au niveau n+2! Ne faites pas de faute de priorité ici, j'ai juste dit n+2! et non pas (n+2)!.
    Quand tu enseignes, tu peux décider d'utiliser ton énergie pour hisser ton niveau académique, tu peux aussi le faire pour comprendre les mécanismes d'erreurs, ou encore les mécanismes d'apprentissage, ou encore développer le côté social de l'enseignement, ou encore pour trouver des exercices originaux ou concrets, ou encore pour trouver une forme originale de transmission, ou encore pour te ressourcer et être plus en forme en classe, ou encore... Ce qui est certain c'est que tu ne pourras pas faire tout cela, et que c'est normal. Chaque enseignant fait des choix différents, y investit une énergie différente, et obtient des résultats différents, et c'est normal.
    Face à des élèves il faut aussi savoir rester humble. S'ils posent une question à laquelle on ne trouve pas la réponse rapidement, on ne leur fait pas perdre leur temps en la cherchant en classe, on ne les baratine pas en trouvant une mauvaise excuse, on ne les perturbe pas en inventant une réponse fausse. On leur dit simplement qu'on l'on reviendra vers eux après avoir réfléchi plus en profondeur à la question. Et on le fait.
    Ne t'impose pas l'impossible, mais reste ambitieuse et je pense que tu auras trouvé le bon équilibre.
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Bien écrit Soc !
  • @Soc

    Mais vous vous rendez compte que je ne suis pas sûre d'être bien classée à l'agreg sans bosser et vous parlez de faire agrégée-préparatrice... Si encore j'avais fais mes preuves on en parlerait...
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • SchumiSutil
    Modifié (8 May)
    alexisp a dit :
    Il y a une grande différence de niveau entre un prof de sup lambda qui a été 50ème à l'agreg avec 14.5 et un prof de LLG top 3 à l'agreg avec 18.5. Bien sur qu'il n'y a pas besoin de maitriser le Cassini parfaitement pour être prof de prépa. Ce livre n'est d'ailleurs pas du tout adapté pour préparer l'agreg à mon avis. 

    Je précise que je suis peu ou prou dans la première cas (un peu moins de 14,5 et un peu au delà de la 50ème place), et qu'effectivement je m'estime loin du niveau des tous meilleurs.

    En revanche, il faut arrêter avec "les profs LLG top 3". D'une part il y a par exemple uin major "récent" (> 2010) à l'agreg en poste en collège REP+ à Aubervilliers, un autre en ECG à La Rochelle (par exemple). Je connais un camarade de promotion classé dans les 5 premiers qui est PRAG en province. Dans ma prépa (de modeste niveau), il y a un collègue avec un rang à un chiffre. 

    Et à Louis-le-Grand, il n'y a pas que des majors ou presque (cf https://mickaelprost.fr/ par exemple), ce qui ne signifie absolument pas d'ailleurs qu'ils ne méritent pas leur poste.


  • Congru
    Modifié (8 May)
    J'aime bien cette compétition d'écoliers mais pour des adultes agrégés :)
    (je parle de cette histoire de "niveaux")
  • etanche
    Modifié (9 May)
    Il ne faut pas se trop se focaliser sur le rang que l’on a eu à l’agrégation.J’ai deux amis qui n’étaient pas classés
    dans les 100 à l’agrégation, mais ils ont continué à étudier les mathématiques au niveau recherche,
    et publier des résultats nouveaux dans des revues.
    Aujourd’hui ils ont un bien meilleur niveau quand ils ont passé l’agrégation.
    Malheureusement quelqu’un qui a un mauvais classement à l’agrégation, ça lui collera pendant toute sa vie.
    Ce qui important c’est continuer à s’améliorer.Le classement à l’agrégation c’est juste une performance écrite et orale à un 
    moment dans la vie d’une personne. 
  • Il y a pire qu'un mauvais classement à l'agreggue..
    C'est pas d'agregue DU TOUT...
    OJ
  • En effet, Alain Connes le regrette tous les jours.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • @zeitnot, Alain connes regrette quoi...j'ai  pas compris
    impossible que Connes n'est pas l'agreggue
    OJ
  • @zeitnot, apparemment il n'a pas le "niveau" :D
    De même pour Grigori Iakovlevitch Perelman et Andrew Wiles, pas le niveau les gars.

  • @zeitnot, Alain connes regrette quoi...j'ai  pas compris
    impossible que Connes n'est pas l'agreggue
    OJ
    En effet, Alain Connes ne peut pas être l'agreggue, c'est un être humain et l'autre un concours. Sinon, il a fait le choix de ne pas la passer alors qu'on le poussait très fortement à le faire.

    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • OJ, l'agreg n'est pas un diplôme de maths, mais un concours de recrutement de profs de collège et lycée. Rien à voir avec la recherche.
  • @zeitnot, oui désolé pour la fote de fwancé..
    n'ait pas la gregue, avoir pas être..
    @gerard0, je sais que c'est pas un diplôme juste surpris qu'il ne l'ait pas passée...
    Mais il y en a pein d'autres, Pierre Louis Lions..
    OJ
  • Si tu te destines à une carrière de chercheur ou d'enseignant-chercheur, nul besoin d'avoir l'agrégation. Tout au plus, les écoles doctorales incitent à passer le concours pour que les doctorants aient un point de chute.

    D'ailleurs, par rapport à ce que dit etanche, je ne suis pas certain que le classement à l'agrégation te suive éternellement, en tout cas je le souhaite. Tout d'abord, sur un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur, presque tout le monde s'en fout (déjà presque tout le monde se fout de l'enseignement, mais ce n'est pas le débat) ; sur un poste de PRAG, il y a assez souvent des besoins spécifiques, ce qui fait que le classement à l'agreg ne sera pas un élément décisif (en revanche pour beaucoup de collègues avoir une thèse est important, j'ai entendu plusieurs fois qu'il n'était pas concevable d'enseigner dans un lieu de formation à et par la recherche sans même avoir cotoyé la recherche, ce n'est pas ma position mais je l'ai souvent entendu) et ensuite même un classement en seconde moitié n'interdit pas d'être nommé dès le premier poste en prépa, les deux collègues que je connais ne finiront peut-être pas dans les classes les plus chics, mais ont des carrières tout à fait intéressantes (et je crois sont satisfaits) ; j'ose espérer que leur expérience et évaluations seront plus décisives qu'un classement obtenu vers 23 ans.

    De mon point de vue, l'agrégation (en tout cas "classique") est le seul concours où il n'y a que des épreuves de maths (pas comme les ENS, les écoles d'ingé) et pas non plus de dossier ce qui donne des éléments trop subjectifs (comme les concours chercheurs / enseignants-chercheurs). De ce point de vue, c'est le concours qui évalue au mieux et le plus objectivement possible le niveau généraliste en mathématiques (de licence, pour simplifier). Mais avec tous les défauts des concours, sur lesquels je ne m'étendrais pas.  Et pour faire le lien avec le début, les qualités pour faire un bon chercheur sont assez différentes de celles qui permettent de faire un carton à l'agreg.



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