Le prix d'un livre de mathématiques

Bonjour, je voudrais avoir votre avis concernant les prix des ouvrages mathématiques si telles ou telles livres en valent la peine et sur quoi se base-t-on pour justifier le prix d'un livre en mathématiques. Pour citer un exemple le livre d'arithmétique de chez l'édition Calvage et Mounet a un prix qui comporte 3 chiffres alors que les recherches arithmétique de Gauss se trouvent à un prix plus raisonnable (je n'ai pas pu avoir accès au contenu des arithmétique de chez Calvage et Mounet) je précise juste que je ne suis nullement en train de critiquer le prix je demande juste un avis avec tout le respect que je dois pour les éditeurs d'ouvrage mathématiques. Je demande précisément pour le livre d'arithmétique car je trouve cela assez étonnant étant donné que les autres livres du même éditeur sont à des prix plus raisonnables.
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Réponses

  • C'est le prix du livre d'occasion. Les prix sont souvent plus élevés lorsque le livre est épuisé.
  • ...telles ou telles livres...sterling ?
  • Chaurien
    Modifié (15 Feb)
    Le livre de Marc Hindry, Arithmétique était proposé par l'éditeur à 40 €, ce qui n'a rien d'exagéré pour un ouvrage de cette qualité.
    Mais il est épuisé et se vend désormais d'occasion à un prix déterminé par la loi de l'offre et de la demande, et l'éditeur n'y est pour rien. C'est triste mais c'est ainsi. Un prix élevé est un indicateur de qualité du livre, c'est tout à l'honneur de l'auteur, mais hélas pour lui, ça ne lui rapportera pas un fifrelin, ni à lui ni à l'éditeur.
    On attend avec curiosité les solutions-miracles qui permettraient d'éviter cet inconvénient. Pour l'instant, celui qui veut ce livre doit maudire sa distraction qui lui fait négliger de l'acheter en temps utile, et casser sa tirelire.
  • zeitnot
    Modifié (15 Feb)
    "le livre d'arithmétique de chez l'édition Calvage et Mounet a un prix qui comporte 3 chiffres"
    Le prix de ma baguette de pain à 1,05 euro également.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Elle n'est pas chère la baguette chez toi zeitnot. Tu ne te fournis pas chez un artisan boulanger ?
  • math2
    Modifié (15 Feb)
    Je dirais que les éditeurs pourraient (voire, de mon point de vue, devraient) proposer des versions numériques des ouvrages, a fortiori pour les épuisés. 
    Cela permettrait de lutter contre l'inflation scandaleuse des ouvrages épuisés d'occasion. Et le coût étant quasi-nul pour eux, cela leur permettrait de continuer à se rémunérer ainsi que l'auteur.
    Même si moi je préfère une version papier, la taille non extensible de mon appartement fait que je n'achète presque plus de livres physiques. J'ai compté en 2021, ce n'est pas moins de 28 livres que je n'ai pas achetés, alors que je les aurais acheté en version numérique.
  • Oui, @Chaurien chez un artisan boulanger qui fait tout tout seul, mais chez les rats des champs, les prix restent raisonnables.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Le livre de Marc Hindry a été traduit par Springer et si vous avez un compte internet dans une université vous devriez pouvoir télécharger gratuitement une version numérique (en anglais) et il semble que cet éditeur continue de le vendre en version papier.
  • Site magique : https://www.wob.com/en-gb
    ---> I believe in Chuu-supremacyhttps://www.youtube.com/watch?v=BVVfMFS3mgc <---
  • Le livre de Marc Hindry a été traduit par Springer et si vous avez un compte internet dans une université vous devriez pouvoir télécharger gratuitement une version numérique (en anglais) et il semble que cet éditeur continue de le vendre en version papier.
    D'ailleurs il y a -40% en ce moment avec le code HLT23, ce qui ramène le prix du livre à 47,47€, frais de ports inclus.
  • Sato
    Modifié (16 Feb)
    Vrfss a dit :
    Bonjour, je voudrais avoir votre avis [...] et sur quoi se base-t-on pour justifier le prix d'un livre en mathématiques. [...]
    Bonjour.
    La question porte, semble-t-il, sur les prix affichés délirants de quelques livres d'occasion. Mais une quarantaine d'euros en neuf pour un contenu épais, original et de qualité avec une bonne reliure, ce n'est pas si cher.

    Qu'est-ce qu'un prix ? Ici, le prix est un nombre, écrit habituellement en base 10 à l'aide de symboles appelés chiffres, éventuellement accompagnés d'un séparateur décimal et d'un symbole de monnaie.

    Des gens infâmes ont pour passe-temps de récupérer pour presque rien des livres épuisés ou même pas épuisés puis d'en faire la publicité avec une étiquette indiquant ce qui te semble être un prix. Est-ce réservé aux livres de mathématiques ? Je ne sais pas. Pourquoi ? Je ne sais pas, peut-être supposent-ils qu'il y a suffisamment de mathématiciens à vivre sur notre satellite pour que le procédé soit financièrement intéressant.

    Moi aussi, je peux mettre sur ebay mon Dixmier écorné au papier acide avec un prix de réserve d'un milliard d'euros. J'en ai le droit. Tant qu'aucun colombidé ne l'achète, ce n'est qu'une étiquette.

    C'est tout. La dite loi de l'offre et de la demande n'a rien à voir là-dedans.
    Wikipedia nous dit :
    L'offre et la demande est un modèle économique de détermination des prix dans un marché. Notamment utilisé en microéconomie, ce modèle énonce que, certaines hypothèses étant respectées, le fonctionnement d'un marché permet au prix unitaire du bien vendu sur ce marché de varier jusqu'à ce que où la quantité demandée soit égale à la quantité fournie. Il résulte ainsi un équilibre économique entre le prix offert et la quantité demandée.

    La loi de l'offre et de la demande doit toutefois respecter plusieurs hypothèses, parmi lesquelles la ceteris paribus (toutes choses étant égales par ailleurs), que le marché soit concurrentiel, que chaque prix unitaire soit négocié, qu'aucune entreprise sur le marché ne puisse décider unilatéralement du prix (price taker), etc.

    Ce n'est qu'un modèle et il ne s'applique pas ici (pas vraiment de marché, pas de quantité significative, pas de ceteris paribus, pas de concurrence, pas de négociation, pas de price taker). Cette loi de l'offre et de la demande est bien souvent évoquée pour justifier l'abus de pouvoir, l'abus de faiblesse, etc.

  • Désolé @zeitnot j'aurais dû préciser avant la virgule ou dire directement une centaine d'euros 
  • Vrfss
    Modifié (16 Feb)
    Je vois si le prix original était a 40€ il n'y a absolument rien a redire et je ne doute pas une seule seconde de la qualité du livre et je pense que ceux qui le revendent a 200€ privent de ceux qui n'ont pas les moyens un savoir inestimable...
  • Merci également pour les liens qui renvoient vers le livre en version numérique mais également papier personnellement je préfère la version papier je n'arrive pas à m'y faire avec les versions numériques 
  • Sato, toutes les bases sont $10$. Moi je dis : base dix$=9+1$  ;).
  • Chaurien
    Modifié (16 Feb)
    Je suis toujours amusé et aussi agacé par les réactions de quelques forumeurs à propos du prix (relativement) élevé de certains livres de mathématiques d'occasion. Bon, c'est ainsi, et ça ne tourne que sur cent ou deux cents euros, ce qui n'est somme toute pas grand'chose, on trouve des exemples plus extrêmes sur Internet, et même pour des livres neufs La rareté du produit explique ce prix peut-être un peu élevé, mais dans des limites qui n'ont rien d'extravagant.
    En ce moment on nous rebat les oreilles avec un sportif de 25 ans qui gagne cinq millions d'euros par mois (cinq millions par mois !!!) juste pour pousser un ballon avec le pied, et qui se permet en plus de nous dispenser des leçons de morale dans les medias, pour célébrer la racaille, C'est ça qui soulève mon indignation, plutôt que les cinquante euros que gagnera celui qui a été assez malin pour acheter et revendre un livre épuisé. Il les mérite puisqu'il remet à ma disposition un livre que je n'aurais pu acquérir sans cela, et il n'y a aucune raison pour que ce service soit gratuit. Le qualifier d'« infâme » me semble du plus pur ridicule.
    Si je n'avais pas ce livre de Marc Hindry, je l'aurais peut-être acheté, deux cents euros, ce n'est pas le bout du monde, même pour un modeste retraité de l’Éducation nationale comme moi. J'ai raconté que c'est ce que j'ai fait il y a quelque temps pour le tome IX des Éléments d'Analyse de Dieudonné, et j'en suis content.
    Bonne journée.
    Fr. Ch.
  • PetitLutinMalicieux
    Modifié (16 Feb)
    Bonjour
    Des petits malins ont acheté tous les livres d'occasions sur internet, et les ont remis en vente un prix exorbitant. Si vous achetez à ce prix-là, vous êtes la bonne poire. Je l'ai constaté à de nombreuses reprises. À l'instar des spéculateurs qui achètent à l'aveugle des boîtes énormes de cartes Pokemon, car ils savent qu'ils finiront par revendre avec bénéfice. Et ils n'y connaissent rien. Parler de prix juste dans ce contexte de capitalisme fou est une blague. Protégez-vous. Si un couillon est prêt à acheter un coton-tige 10000€, alors le prix du coton-tige sera de 10000€.
  • biguine_equation
    Modifié (16 Feb)
    Il est vrai que certains salaires vont bien au-delà de l’obscénité ! Merci de le rappeler camarade Chaurien (ça me coûte de le dire mais pour une fois, je te rejoins !) La prochaine fois, je t’emmène à une manifestation de la CGT. Tu verras, on s’amuse bien.
    Concernant le prix des livres: il y a quelques années, j’ai vendu un livre à un libraire: 20 euros. Peu de temps après, je l’ai regretté car j’y étais attaché et j’ai dû le racheter: 70 euros ! Depuis, je ne vends plus de livres. Je les garde ou je les donne. Il y a une médiathèque près de chez moi qui en a déjà accueilli beaucoup (dont des livres de maths !)
    Maintenant, il est effectivement absurde de mettre 200, 250 euros pour un livre de maths vu la quantité phénoménale d’articles et d’ouvrages librement téléchargeables dans ce domaine. Je pense notamment à un magnifique ouvrage de Yuri Manin sur l’algèbre linéaire… Alors pourquoi alimenter ce business comme le dit PLM ? De toutes façons, beaucoup de familles sont à l’Euro près pour se nourrir. Même si elles le voulaient, elles ne pourraient pas.
  • J’ai lu dans un article (je n’ai plus la référence) que le grand mathématicien Yuri Manin (récemment décédé) était soucieux de pédagogie et de juste diffusion des ouvrages scientifiques. Et effectivement, quelques-uns de ses propres ouvrages étaient librement accessibles sur le net. Si leurs prix devaient être en rapport avec leur qualité, ils seraient inaccessibles. Or, ils sont gratuits.
  • Joaopa
    Modifié (16 Feb)
    >Il est vrai que certains salaires vont bien au-delà de l’obscénité.
    Les bolcheviques sont de sortie.  MBappé mérite son salaire. Je suis prêt à payer 40 euros par mois (et je le fais) pour le voir à la télé  jouer au foot. On est des millions comme cela.  Par contre, je ne suis pas près de  payer 40 euros par mois pour voir un tocard jouer.
    De même, je ne paierai jamais 40 euros (même  une seule fois) pour acheter le livre d'Hindry.
  • Il est vrai que certains livres qui ne sont plus édités et pourtant appréciés se vendent sur le marché à des prix qui ne conviennent pas aux étudiants. Heureusement ces ouvrages sont souvent accessibles en ligne moyennant quelques efforts. 
  • Joaopa a dit :
    Les bolcheviques sont de sortie.
    Non.
    MBappé mérite son salaire.
    Non.
    Et non, 200 euroboules pour un livre d’occasion, ce n’est pas rien.
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • @Joaopa Moi, je suis prêt à mettre plus de 40 euros dans un livre si je sais que ça va m'apprendre beaucoup des choses, m'apporter de nouvelles connaissances qui me seront utiles dans l'avenir. Mais je ne mettrais jamais 40 euros pour voir un joueur à la télé, juste pour me divertir, sans en tirer aucun bénéfice.
    « Il faut parfois compliquer un problème pour en simplifier la solution. »
  • Ah chacun y va de son petit avis sur la question... Et bien allons-y. J'enseigne dans le secondaire avec le salaire qui va avec (pas d'autres revenus et je ne suis pas un riche héritier par ailleurs). J'aime énormément les livres en général. Évidemment, j'aime aussi énormément les maths. Je fais partir de ceux qui sont capables de sortir 200 euros pour un bel ouvrage de maths ; je ne l'ai pas fait souvent, en fait j'ai le souvenir d'avoir une fois sorti 140 euros pour un livre d'occasion épuisé. Il m'est arrivé aussi de mettre plus de 100 euros pour quelques ouvrages neufs achetés l'éditeur. Bon encore une fois, pas tous les quatre matins, ça doit concerner 3 ou 4 livres (depuis une quinzaine d'années que j'achète des livres des maths). 
    Pour une fois, je suis d'accord avec @Chaurien, je ne vois pas où est le problème. On cite les gens qui n'ont pas les moyens, ces familles qui sont à l'euro près. Cela me semble non pertinent de parler de ses personnes dans ce cas précis. Car quand on est l'euro près, on n'achète pas non plus le livre s'il est à 20 euros.
    Faut-il interdire tout ce qui coûte cher ? Faut-il interdire le cinéma (15 euros la séance !!!), les locations de vacances, le TGV ? Les restaurants gastronomiques ? Ça peut monter jusqu'à 300 euros le repas par tête de pipe, quand certains n'ont pas de quoi s'acheter un paquet de pâtes...
    Alors ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne me pose pas en défenseur de l'ultra-capitalisme, loin de là ! Mais la question n'est pas là : sachant qu'on vit dans ce système là, la question des ouvrages mathématiques d'occasion à trois chiffres (avant la virgule, les trois chiffres, @zeitnot !) ne me paraît vraiment pas être le premier problème.
    Tout comme @Chaurien et @Amadou je ne mettrai pas 40 euros par mois pour voir du foot à la télé. Ni même par an. Ni même pour 10 ans. Je ne paierai pas un kopeck pour voir du foot à la télé. Je zappe quand il y a du foot à la télé.
    Oui 200 euros c'est cher pour un livre d'occasion qui neuf en valait 40. Déjà 40 euros ça n'est pas donné et tout le monde ne peut pas se le permettre. Comme tout le monde ne peut pas se permettre d'aller au resto ou d'aller au ciné. C'est bien triste (et je le dis sans une once d'ironie) mais si on veut changer le système, s'attaquer au revendeurs de livres de maths d'occasion ne me paraît pas le plus urgent.
  • zeitnot
    Modifié (17 Feb)
    "avant la virgule, les trois chiffres, @zeitnot !"

    @gimax , comme lorsqu'on parle de gens qui ont des salaires à 6 chiffres, je réponds que moi aussi.  :)
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Un $\textbf{salaire}$, c’est 1828 euros bruts pour un professeur des écoles ou 1282 euros nets pour une aide-soignante. 5 millions d’euros par mois, c’est autre chose.
  • Certains footeux gagnent en une minute 3,5 fois le salaire net d’une aide-soignante en début de carrière. Je vous laisse le soin de juger du mérite de cette aide-soignante. Si c’est être bolchevique de trouver ces chiffres obscènes, alors soit ! Je suis bolchevique.
  • gimax
    Modifié (17 Feb)
    Tout à fait @biguine_equation ! Je ne l'ai pas dit dans mon long post précédent, mais j'aurais dû : je suis bien sûr révolté par les salaires plus qu'exorbitants de certains sportifs et autres personnes du showbiz... Et oui, 100 fois oui, je trouve carrément obscène cette situation en comparaison de celle du personnel hospitalier, en particulier les infirmiers, aide-soignants et brancardiers qui ont des horaires de dingues dans des conditions très dures...
  • Joaopa
    Modifié (17 Feb)
    Je ne trouve aucune utilité au livre de Hindry (je ne vois pas ce qu'il apporte de plus par rapoort à ce qui existe déjà dans la llittérature sur ce domaine). Je ne mettrai pas 40 balles pour l'acheter.
    Je ne tiens pas plus que ça à la vie.  Je ne vais pas chez le médecin,ni àl'hôpital. Pour ma vérification des dents semestrielle, je suis prêt à payer plein pot mon dentiste; SI c'ela devient trop cher, tant pis pour mes dents. 
    Pas besoin d'aide soignante, medecins et chiurgienss etc.. (enfin si, pour ouvrir des PASS et que je me fasse 4000 balles d'heures complémentaires par an).
    Je ne vois pas pourquoi on paierait cher ce genre de professions qui ne m'ont aucune utilité.
    Par contre tous les samedis (et mercredi en cas de ligue des champions) j'aime regarder MBappé jouer au football. Je suis prêt à payer 40 balles par mois pour ça. Le montant que je suis prêt à payer est celui que je retire de la satisfaction à le voir jouer. Je trouve que ca vaut un peu plus que 40 euros par mois.
  • Sato
    Modifié (17 Feb)
    La question portait sur le prix du livre.
    Cela ne choque pas que quelqu'un mette 200 euros pour se payer ce qui est pour lui une petite merveille dont il rêve. Cela me choque profondément que quelqu'un manœuvre pour récupérer pour rien les rares exemplaires de certains ouvrages souvent sans beaucoup d'intérêt et les mette en vente à des prix exorbitants, des prix profondéments débiles, espérant pigeonner la rare personne qui pourra estimer avoir un besoin pour un des ces livres. Il suffit qu'un exemplaire qui vaut 20 € soit affiché à 1000, sans même être vendu, pour que le livre devienne introuvable car toutes les Mme Denis qui vident leur grenier sur ebay vont faire une recherche et croire que c'est la vraie valeur. La rareté s'ent trouve entretenue artificiellement.
    Je maintiens le qualificatif d'infâme. C'est de la vilenie. C'est de l'arnaque. Ça va contre les valeurs que devrait avoir un amoureux des maths. Et rien à voir avec le capitalisme ou le modèle de l'offre et de la demande.
    Attention, on a parlé plusieurs fois du salaire de professeur de l'éducation nationale. En fonction des conditions de carrière et de l'existence de frais imposés, ça va du quart-de-smic au quadruple-smic.
    Enfin, beaucoup de gens "à l'euro près" en France achètent un livre, un disque par mois... à 20 € mais ne pourront jamais mettre 200.

  • Joaopa
    Modifié (17 Feb)
    Personne ne pigeonne personne. Si quelqu'un met 1000 balles pour un lvre, il ne  se fait pas pigeonner, il acquiert un objet dont il estime que la satisfaction ou l'utilité qu'il apportera valent ce prix.
    Que quelqu'un ait pu l'acheter 50 fois moins cher 15 jours avant n'a rien dans voir dans l'affaire.
  • Chacun sa morale. 
  • "Seuls des gens déraisonnables paient des prix déraisonnables" (Walter E. Williams).
    Une fonction est un ensemble $f$ de couples tel que pour tous $x,y,z$, si $(x,y)\in f$ et $(x,z)\in f$ alors $y = z$.
  • Fin de partie
    Modifié (17 Feb)

    Si on pousse la logique du tout marché l'école publique cessera bientôt d'exister.
    C'est cette logique du tout marché qui fait que la science est essentiellement entre les mains de quelques multinationales qui ont les droits de publication d'une bonne partie des articles publiés par des chercheurs à travers le monde.
    Pire c'est une escroquerie pour l'auteur du livre qui ne touchera pas un centime de plus malgré le fait que le fruit de son travail est soumis à la spéculation qui va rapporter à un tiers qui n'a pas écrit une seule ligne du livre.
    PS.
    Je connais quelques bouquinistes, en sciences humaines et littérature ils ne vendent pas souvent des livres à 200 euros même s'ils peuvent en proposer à la vente.
  • Personnellement certains prix exorbitants m’agacent mais je n’ai aucune solution à proposer sauf de rester dans le légal. C’est pourquoi je laisse de côté les recommandations « Père la morale » en disant « chacun la sienne ». Par contre, je veux bien prendre connaissance des solutions auxquelles je n’ai pas pensé. 
  • Fin de partie
    Modifié (17 Feb)
    @Dom : J'ai proposé une solution pour le cas d'espèce soumis dans le premier message. On peut avoir une copie gratuite légale dudit livre dans sa version internationale pourvu qu'on puisse se connecter à internet via un ordinateur d'une université.

    PS;
    Cela fonctionnait encore il y a quelques mois,
  • Dom
    Dom
    Modifié (17 Feb)
    Ok. Une copie gratuite légale ne peut-elle pas se répandre ensuite partout sur Internet ?
  • Chaurien
    Modifié (18 Feb)
    Pour Fin de Partie « international » = «anglo-saxon ». Nous sommes censés nous soumettre au suzerain états-unien.
  • zeitnot
    Modifié (18 Feb)
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Je m'étais déjà posé la question du statut légal des productions d'élèves (et aussi du cours du prof) vis-à-vis de la propriété intellectuelle mais je ne me souviens plus de ce ce j'avais trouvé.
  • Barjovrille
    Modifié (18 Feb)
    Bonjour, je suis d'accord si les prix vous dérangent n'achetez pas les livres. En achetant vous ne faîtes que justifier les prix. Il y a plusieurs alternatives : celle de Fin de Partie, sinon chercher le livre en version physique dans les bibliothèques vous pouvez lire sur place et c'est gratuit. Il y a plusieurs auteurs qui mettent sur internet leurs livres en libre accès. Vous pouvez emprunter les livres à des connaissances.
    Avec ça vous avez déjà accès à beaucoup de livres. Bref si vous êtes contre le système actuel ne l'alimentez pas (ce n'est pas toujours facile mais il y a possibilité de se débrouiller).
    Concernant le foot (il n'y a pas beaucoup d'amateur de foot ici apparemment :D ) il n'y a que le top 20 (et encore) des joueurs de foot qui gagne les montants dont vous parlez, pour le reste des joueurs la vie n'est pas si rose. La majorité des joueurs pro de foot ont une carrière de moins de 10 ans (voir moins de 5 ans vu la compétition) et vous divisez les salaire du top 20 par 100 voir 1000 (ce sont déjà des bons salaires mais si on compare à un ingé moyen c'est l'ingé qui gagne vu la durée respective des carrières).
    Maintenant si vous prenez à peu près n'importe quel métier vous regardez les 20 personnes les mieux payé qui font ce métier (même prof ou auteur de livre) il y aura le même effet de très gros salaire. Les footeux ça vous dérange car vous êtes au courant de leurs salaires les autres non. Je vous laisse imaginer le salaire de la personne qui paie Mbappé. Il y a peut-être des injustices dans l'histoire mais ce n'est pas spécifiquement sur les joueurs de foot qu'il faut tirer.
  • Chaurien a dit :
    Pour Fin de Partie « international » = «anglo-saxon ». Nous sommes censés nous soumettre au suzerain états-unien.
    Donc pour Chaurien, international==russe ?
    Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire comme ânerie…

    Pour revenir au sujet, c’est dommage que les éditeurs ne rééditent pas leurs grands succès, et par réédités je veux dire corrigés.
    J’ai chez moi quelques livres réédités qui contiennent les mêmes coquilles qu’il y a trente ans, autant les trouver d’occasion chez Emmaüs.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • Il y a aussi l utilité sociale qui compte.
    Chercheur, ingénieur, prof, médecins et même dirigeants d'entreprise ont une réelle utilité sociale.
    Alors que les joueurs de foot ... ils sont même nuisibles par leur manque d'exemplarité vis à vis des jeunes (vie dissipés luxe inouî, mépris des règles communes, recours aux hôtesses et prostituées, sottise affichées et j en passe.)
    Donc oui c est choquant.
  • Bonjour,

    Le contraire de "international = anglo-saxon" serait "international==russe" ?
    Ce ne serait pas un peu binaire comme "argument" ?
     
    Cordialement,
    Rescassol

  • Rescassol a dit :
    Le contraire de "international = anglo-saxon" serait "international==russe" ?
    Ce ne serait pas un peu binaire comme "argument" ?
    Bien sûr que c’est binaire, je pointe là l’absurdité de la pique de Chaurien.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • biguine_equation
    Modifié (18 Feb)
    Barjovrille: je n’ai rien contre le foot en soi. Le 12 juillet 1998, j’étais avec quelques proches, dans une localité rurale archi-paumée de la province de Québec. Les gens (qui avaient vu la finale bien sûr) étaient totalement hystériques ! Quand ils ont appris que j’étais Français, ils sont venus me féliciter et m’offrir à boire comme si j’étais l’auteur des buts. Je les ai remercié de me « célébrer » en tant que Français tout en précisant que je n’y étais pour rien mais c’est là que j’ai touché du doigt la puissance de ce sport et sa capacité à engendrer des comportements irrationnels et des sommes qui le sont tout autant.

     »Vie dissipée, luxe inouï, mépris des règles communes, recours aux hôtesses (…) » 
    Blueberry : là tu es en train de faire la promotion de ce sport auprès de la jeunesse 😁
  • Je n’ai pas vu la réponse : si un pdf est en ligne, tout le monde va pouvoir l’attraper et l’éditeur s’en trouve lésé, non ?
  • @Dom Il y a une croyance chez certains éditeurs (un peu comme Calvage et Mounet ou encore Cassini qui nous intéressent particulièrement par chez nous) que le fait de ne pas proposer de fichiers numériques à l'achat (que ce soit en PDF, EPUB, ou autre) éviterait le piratage des ouvrages (et augmenterait le nombre de ventes…).
    Or, c'est bien mal connaitre l'esprit humain : non seulement ça n'empêche pas des malandrins de scanner les ouvrages et les proposer au plus grand nombre (chercher editor:cassini ou encore editor:calvage et mounet sur zlib ou autre pour s'en rendre compte) mais en plus, il a été montré d'innombrables fois qu'une personne qui pirate un livre/cd/film/… ne l'aurait assurément pas acheté de toute manière.
    En revanche, ça retire les ventes d'une partie non négligeable de personnes qui ne veulent plus d'objets physiques, encombrant et peu pratiques, mais bien d'un fichier numérique à encombrement minimal (quelques méga-octets sur un disque dur… soit peanuts), permettant des recherches rapides et complexes dans le document, des copier-coller, des captures d'écrans, du surlignage rapidement retrouvable des gestionnaires de références,  etc…
    Bref, tout ça pour dire que ne pas proposer une version numérique en 2024, ça montre juste le côté arriéré de certaines maisons d'éditions.
  • Ok. 
    Dire « arriéré » c’est un peu dur, je trouve. 
    Par contre l’argument suivant est exact : des gens ne l’auraient pas acheté de toute manière. C’est parfois l’expression « manque à gagner » qui est utilisée. Et ils comptent les gens qui ont piraté alors qu’en effet tous ne l’auraient pas acheté de toute manière. 
    Un souvenir : la première PlayStation était le seule console dont on pouvait graver les jeux (sur CD et non sur cartouche) facilement (moyennant une modification sur la console). Je me suis toujours demandé si une partie non négligeable de son succès n’était justement pas le piratage. Je me souviens d’un gars qui achetait le jeu à la FNAC puis le rapportait le lendemain pour se faire rembourser. Il avait obtenu plus de 100 jeux sans jamais rien débourser (sauf le graveur et les CD vierges). Je crois qu’il vendait aussi. Bref de l’illégal complet. 
  • la première PlayStation était le seule console dont on pouvait graver les jeux (sur CD et non sur cartouche) facilement (moyennant une modification sur la console). Je me suis toujours demandé si une partie non négligeable de son succès n’était justement pas le piratage.

    C'est le cas et ça a toujours été un manque à gagner colossal pour Sony (et les autres). En effet, les constructeurs de consoles de jeux-vidéo ne font pas de marge sur leurs consoles (même si elles paraissent chères, ce n'est pas une rente pour autant) mais bien sur les jeux. En gros (schématiquement) : ils gagnent 1€ sur les consoles puis 5-10 ou encore 15€ (selon le jeu) sur chacun des jeux vendus (en les "licenciant" d'où le fameux Nintendo Seal of Quality par exemple, qui n'est pas simplement une preuve que c'est un bon jeu — même si c'est ce que retient le grand public).

    C'est encore le même principe utilisé aujourd'hui pour les jeux vidéos mais aussi sur les imprimantes et leurs cartouches d'encres, les rasoirs et leurs lames, les brosses à dents électriques et leurs brosses, etc.

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