Maths de pro

Voilà, je vous donne moi aussi des nouvelles de moi : j'ai pris ma retraite du métier d'ingénieur et, depuis deux ans, je fais des maths quasiment en pro, en conformité avec des études de mastère... Je me rends compte que ce n'est pas du tout ce que j'aime faire ! Les mathématiques de l'ingénieur que j'étais me plaisaient beaucoup plus que celles qui sont enseignées pour devenir mathématicien... J'ai appris beaucoup de choses, mais j'ai perdu la naïveté et la spontanéité de l'amateur qui me faisaient croire que démontrer la conjecture de Beal et gagner 1 million de dollars était à la portée de tous ! Ce qui m'intéresse, ce n'est pas de démontrer des résultats et d'être rigoureux, bien au contraire ! Ce que je veux, au fond, c'est connaître des théorèmes, des astuces et des trucs mathématiques comme un prestidigitateur : par exemple, savoir trouver un maximum local de fonction à plusieurs variables, résoudre des équations différentielles complexes, déterminer par un calcul de déterminant la nature d'une surface quadrique, etc... Je ne m'intéresse pas du tout au processus qui a conduit à mettre au point les techniques de calcul et à leurs preuves. Je ne m'intéresse qu'à l'utilisation des théorèmes !
Je suis en train de bifurquer vers l'enseignement en cette fin de carrière. Je donne des cours de littérature et de maths depuis quelques années et cela m'intéresse plus qu'écrire des articles (je suis aussi l'auteur de 11 suites répertoriées par l'oeis) !
Il me reste heureusement les jeux de réflexion et l'écriture : peut-être ai-je atteint un seuil où l'on n'aime plus le travail intellectuel pur et où l'on atteint à la sagesse (quelle folie !) ?

Réponses

  • De superbes alitérations en "je"....:-D (un sujet de prédilection ? ) (...)

    [ Edit :J'ai coupé la fin de ton message, narcisse, pour que ce fil ne parte en vrille tout de suite .
    Évitons les attaques anonymes. jacquot ]
  • J'aime à croire que la sagesse passe par l'humilité et pas par la vanité.
    J'aime à croire aussi que le seul orgueil que la sagesse autorise est qu'au moment de notre disparition on aura laissé dans l'esprit et le coeur de ceux qui nous auront connu de bons souvenirs, le partage et l'expression de la fraternité.
    Il va me falloir être encore plus orgueilleux dans le temps qui me reste à vivre (que j'espère long). B-)-
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