Exemples d'exercices bac "version 2024"

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Réponses

  • Noveang
    Modifié (1 Feb)
    Bonjour,

    N'y aurait-il pas un peu plus d'ambition dans ces sujets ? Je les trouve plutôt correct à titre personnel.
  • C'est aussi mon impression !
  • Les plus anciens auront reconnu pour l'exercice 7 un exo du bac S Liban 2017.
  • Cela rase la moquette, comme d'habitude. Ce n'est pas ainsi que la France retrouvera son rang.
    C'est à des années-lumière du Maroc, du Sénégal, de la Mauritanie, de Madagascar und so weiter...
    L'écart avec la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, Singapour et beaucoup d'autres n'est pas près de se combler...
    Liberté, égalité, choucroute.
  • zeitnot
    Modifié (2 Feb)
    Les exercices ressemblent à ce qui se faisait en bac S, il y a encore peu de temps avant l'effondrement de la réforme Blanquer.
    Sauf qu'à un moment donné il faut être cohérent, on ne peut pas en même temps dire les sujets d'E3C pondus sous Blanquer qui sont d'une nullité sans nom, doivent servir d'exemple pour les devoirs sommatifs de première. Et en même temps, dire oulala attention c'est vraiment trop nul ce bac général on revient aux sujets de bac S. Une fois de plus ça n'a absolument aucun sens.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • hx1_210
    Modifié (2 Feb)
    Bof
    On continue dans le dépeçage d’une EN en perdition.
    La cohérence c’est l’incohérence.
    Bonne nouvelle ces sujets sont plus difficiles que ceux du CAPES. 
  • Ramon Mercader
    Modifié (2 Feb)
    zeitnot a dit :
    Les exercices ressemblent à ce qui se faisait en bac S, il y a encore peu de temps avant l'effondrement de la réforme Blanquer.
    Le bac S d'avant Blanquer était déjà bas de plafond...Ces sujets zéro portent une fois de plus très bien leur nom...
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Vassillia
    Modifié (2 Feb)
    Bonjour,
    Conclusion logique : on peut recruter les profs de maths au niveau du bac et il suffira de recruter à l'étranger pour des besoins spécifiques en maths,  vous êtes forts en communication les mecs, rien à dire, vous savez défendre vos intérêts ! :D
    Blague à part, je trouve l'évolution des attendus plutôt satisfaisante, reste à voir ce que cela donnera en pratique.
    Le seul fait que Ramon Mercader soit mécontent me fait du bien et me donne confiance en l'avenir comme je ne veux pas du sien.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (2 Feb)
    Il faut reconnaitre que @Ramon Mercader à quand même un peu raison : les sujets ne volent pas haut. Néanmoins, en les lisant, j'ai eu la sensation retourner en Terminale S, il y a une dizaine d'années, lorsque les notes n'étaient pas encore totalement (un peu quand même) trafiquées. J'imagine qu'on s'engage sur la bonne voie : revenir doucement mais sûrement à un programme exigeant mais accessible et républicain*.
    * L'aboutissement ultime étant probablement quelque chose proche du programme de 1994 et du bac de 1995. :D
  • C’est la première année en programme complet, d’où ces publications, visiblement produites avec Microsoft Word…
  • hx1_210
    Modifié (2 Feb)
    @Vassilia peut être que l’on ne fait pas de communication. On laisse cela aux faisant du privé qui vendent leur soupe à l’eau aux gogos.
  • Vassillia
    Modifié (2 Feb)
    Honnêtement @dp si les étudiants arrivant dans le supérieur avaient une maitrise suffisante de ce genre d'exercice, on ne serait pas si mal mais je suis totalement d'accord sur le principe d'une évolution douce.
    Dans ton sujet, il manque quand même une partie algorithmique/programmation qui me semble essentielle de nos jours (peut-être à faire ailleurs qu'en maths) et c'est dommage de ne pas tester les probas.
    Donc non, ce n'est pas mon idéal même dans un monde parfait.
    Et oui @hx1_210 et du coup, pas grand monde ne veut payer ta soupe, admet que c'est prévisible mais regrettable, je l'admets. Quoi que tu en penses, je fais de mon mieux pour qu'ils en aient pour leur argent en leur donnant la meilleure formation que je peux faire, jusqu'à présent le taux de satisfaction est honorable.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (2 Feb)
    @Vassillia Je n'ai pas dit que le sujet de 1995 ou le programme de 1994 étaient parfait. Raison pour laquelle j'ai précisé « proche ».
    Je suis parfaitement conscient que dans le monde d'aujourd'hui il est impensable de faire des mathématiques sans un minimum de stats et probas (particulièrement sanctionnées au bac, histoire que ça ne soit pas oublié et/ou relégué en fin d'année).
    En ce qui concerne l'algorithmique… j'aimerais qu'on arrête de mélanger ça avec les maths et qu'on continue dans la mouvance actuelle : des séances d'informatique dédiées. En plus ça permet de dissocier les deux matières et de ne pas en décourager certains qui seraient faibles en maths. ^^
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (2 Feb)
    Et oui @hx1_210 et du coup, pas grand monde ne veut payer ta soupe, admet que c'est prévisible mais regrettable, je l'admets.

    Il me semble que le COVID nous a montré que cette phrase est plutôt fausse : même si le niveau est abyssal, peu de personnes veulent avoir à s'occuper eux-mêmes de leurs mioches pendant des semaines et des semaines. Beaucoup de monde est donc prêt à payer pour une garderie.
    De plus, m'est avis que ceux qui ne veulent pas que ça soit autre chose qu'une garderie ne sont sûrement pas les personnes lambdas constituant la majorité des contribuables.

  • Si tu le dis mais j'ai plus de doutes que toi. Je dirais plutôt qu'en gros, soit les parents s'en fichent car ils ne croient pas à l'école, soit les parents veulent un enseignement de qualité pour leur enfant et peu importe pour les autres. Or il me semble que hx1_210, et il faut lui reconnaitre cette qualité, voudrait un enseignement de qualité pour toutes et tous.
    Mais ne dévions pas le sujet et restons sur le futur bac 2024 en maths, mea inculpa.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • Toujours la même rengaine… « on (ils) s'en fiche(nt) », « les riches […] » ou « l'individualisme […] ». C'est un peu lassant. ^^ Mais tu as raison, arrêtons de détourner le sujet qui est somme toute, une bonne nouvelle étant donné que c'est un pas en avant.
  • hx1_210
    Modifié (2 Feb)
    Les énoncés ce n’est qu’une partie du problème: la plus petite. L’important ce sont les consignes de correction. Les avez-vous lus?
  • troisqua
    Modifié (2 Feb)
    Je ne crois pas que @Vassillia ne dise qu'"on s'en fiche", ni ne prône "l'individualisme" ou "la richesse". Si j'ai bien compris, elle trouve regrettable qu'une très large majorité de Français fasse partie de la réunion des événements "je me fiche de la qualité de l'enseignement en France" $\cup$ "j'ai de l'argent donc je peux subvenir à une éducation de qualité pour mes enfants". Je suis tristement d'accord avec ce constat. Et en disant cela, elle signifie que la responsabilité de la piètre qualité de l'enseignement vient en grande partie de l'absence de mobilisation politique contre son effondrement. Donc les désirs de changement ou la dénonciation des pratiques gouvernementales par certains intervenants ici seraient davantage pertinentes si elles englobaient une responsabilité de nombreux concitoyens plutôt que de cibler uniquement des représentants qui ne représentent plus grand monde (quelque soit le parti).
    Concernant les sujets, c'est un peu mieux, c'est déjà ça.
  • hx1_210
    Modifié (3 Feb)
    Pour comparaison avant les reformes Lang Fillon Blanquer
    https://www.apmep.fr/IMG/pdf/MetropoleSjuin2001.pdf
  • Si on est nostalgique, la catastrophe a vraiment commencé avec la suppression des séries A à G. 
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (2 Feb)
    @troisqua Je ne vois pas pourquoi la responsabilité du désastre Éducation Nationale doit revenir à nos concitoyens ou à leur absence de mobilisation. Nous élisons (pour ceux qui votent encore en tout cas…) des personnes dont le travail est (théoriquement… dans la pratique ça dort surtout… voir dans l’hémicycle par exemple) de passer des lois et concrétiser des projets sociétaux « pour le bien commun » après en avoir (fait) analyser les répercutions à long terme et s'être assuré que ça ne nous explosera pas à la tronche dans un avenir plus ou moins lointain.
    Ce travail (déjà difficile pour les élus aidés par des dizaines de spécialistes) ne peut être réalisé par le citoyen lambda qui n'est pas armé, et à qui on ne donne pas les armes, pour comprendre les enjeux sociétaux de telles décisions. D'autant plus que même quand il est armé pour comprendre un sujet et qu'il donne son avis, on l'envoie chier que ce soit à coups de LBD ou en "assumant" une position lâche : ne rien faire jusqu'à que ça se tasse — ou pire, en ignorant la décision majoritaire obtenue par référendum.
    Et puis bon, quand il s'agit de prendre de grandes réformes à contre courant de l'avis des plébéiens que nous sommes (généralement quand ça sert leurs intérêts personnels… ou ceux de monsieur Arnault par exemple) ils n'ont habituellement pas besoin qu'on se mobilise pour le leur faire remarquer.
    Et même au delà de tout ceci, de grandes réformes de l'Éducation Nationale ont eu lieu, y compris (initialement) dans l’intérêt commun et du pays, au cours du dernier siècle sans que les citoyens n'aient eu besoin de râler : les mathématiques modernes, la fin des séries ABCDE, même la décriée réforme Blanquer est une grande (mauvaise) réforme de l'Éducation Nationale, etc… pourquoi il en serait donc de la faute des citoyens aujourd'hui ?
  • troisqua
    Modifié (3 Feb)
    Nos concitoyens c'est toi, moi, nous.
    Les gens qui dorment à l'assemblée c'est toi moi nous (au sens où ça pourrait être toi moi nous si on s'en donnait la peine). Le citoyen lambda dont tu parles, il n'est pas unique. Il y a beaucoup de citoyens qui pourraient s'impliquer même localement, qui ont des idées, des revendications, des capacités de persuasion, et beaucoup pourraient aller politiquement dans le bon sens (celui que tu veux). Mais force est de constater qu'on est davantage enclin à analyser le mauvais travail politique des autres qu'à le faire nous-même (surtout dans un tel climat de défiance, ça se comprend). Bref, il n'y a ni méchant ni gentil dans tout ça, il y a, devant l'ampleur de la tâche, beaucoup de résignation des bonnes volontés (je peux la dénoncer puisque je ne m'exclus pas de ce constat).
    Les mauvais politiques sont malheureusement très souvent à l'image d'une population dont, d'ailleurs, ils font partie.
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (3 Feb)
    Les mauvais politiques sont malheureusement très souvent à l'image d'une population dont, d'ailleurs, ils font partie.
    J'ai pensé ça aussi et je le pense encore un peu. Néanmoins si je me demande si ce n'est pas l'inverse : la population est souvent à l'image de la politique qu'elle subit.
    J'en viens à penser ça du fait que les magouilles et autres mauvaises politiques opportunistes (car il est vrai que personne n'est foncièrement bon ou mauvais : il n'y a que des opportunistes qui jouent du système) ont visiblement réussi à saper le moral de nos concitoyens qui abandonnent tous le combat. Où est passé le contre pouvoir du PCF, qui même s'il était trèèèèèèèèèèès loin d'être parfait, avait le mérite d'aider le peuple à contre balancer les décisions des “puissants” ? Où sont passées les revendications sociales ? Où sont passées les actions pour un monde plus juste ? Où sont passées les actions pour faire de demain un monde plus vivable pour nos enfants ? Pourquoi les citoyens lambdas qui voient les gilets jaunes ou encore les agriculteurs se battre dans la rue ne font rien d'autres « qu'apporter leur soutien » bien au chaud au fond de leur canapé ? Pourquoi, aujourd'hui, le summum de l'action politique c'est de faire une vidéo d'information/de com' qui sera aussi vite oubliée qu'elle sera vue ?
    « Résignation » est le bon mot, en effet. Résignation car on sait d'avance que ça ne servira à rien ou à la limite à finir borgne et avec une main en moins. Je n'ai bien entendu aucune solution à apporter à cet état de fait et je ne sais pas si on arrivera véritablement à sauver le navire un jour.
    Tout ce que je sais c'est que, étant privilégié (de part mes diplômes et mes revenus), je peux agir localement à mon échelle ; sans être certain que ça changera quoi que ce soit. Qu’en est-il de la majorité de la population qui n'arrive pas à tenir les deux bouts ? Penses-tu que ces personnes ont ne serait-ce qu'une seule marge de manœuvre ? Les moyens et les capacités d'agir, voire même ne serait-ce que d'y penser ?
    Car la vérité est là. Oui, le citoyen dont je parle n'est pas unique ; mais il est majoritaire et il n'en peut plus. Il est à bout à toujours devoir penser à comment tenir jusqu'à la fin du mois sans finir à la rue ou encore réussir à faire manger correctement ses bambins. Et pour avoir été un de ces bambins, je sais bien à quel point c'est difficile pour ces parents-là d'avoir la tête à penser à améliorer les choses quand ils arrivent à peine à survivre. Je te laisse alors imaginer ce que le sort de l'École peut bien leur inspirer. Et c'est bien normal : ils ont élu des personnes dont le boulot est de faire que ces choses-là soient gérer au mieux et dans l’intérêt commun. En tout cas, c'est comme cela qu'on leur a vendu (et qu'on vend encore) la République Française.
  • zeitnot
    Modifié (3 Feb)
    Les plus anciens auront reconnu pour l'exercice 7 un exo du bac S Liban 2017.
    L'année où Macron a été élu... Quel beau résultat ! Au bout de 7 ans, on va essayer (péniblement car entre temps le niveau déjà pas fameux, c'est complètement écroulé) de revenir à ce qu'on faisait juste avant.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • L'EN, c'est comme un paquebot.
    Pour analyser la situation de 2017, si on considère que regarder le niveau du bac est un bon indicateur, il faut mesurer le niveau du bac 2017, et la tendance. 
    En 2017, on était à un certain niveau, et avec une tendance baissière forte (une dérivée négative).
    En 2024, on revient à ce niveau de 2017, mais avec une dérivée positive.

    Les politiques qui ne font pas le job, le PCF qui n'exerce plus ce contre-pouvoir ...
    Il y a eu un changement il y a une vingtaine d'années dans le financement des partis. 
    Aujourd'hui, les partis sont financés en fonction des performances qu'ils font aux élections législatives.
    Les députés des partis au pouvoir ont besoin de résoudre les problèmes, pour être réélus.
    Les députés des partis de gouvernement, mais dans l'opposition ont le cul entre 2 chaises.
    Les députés des partis qui n'en ont rien à battre des électeurs ont besoin de foutre le bordel, d'empêcher le gouvernement de résoudre les problèmes, pour toucher plus de pognon aux élections suivantes.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • plsryef
    Modifié (3 Feb)
    Bonjour, peut-être que c'est à ce moment là qu'il y a eu une perte:
    https://www.lesechos.fr/1998/10/lycees-des-programmes-alleges-surtout-dans-les-disciplines-scientifiques-801819
    je ne m'en souviens plus vraiment ce qui a causé cela: une pression de l'opinion publique, ou un choix politique.
  • zeitnot
    Modifié (3 Feb)
    Quelques remarques en vrac :
    -ce n'est pas arrivé à plus de la moitié de l'année qu'on donne des exemples de sujets d'examens. Ça montre une absence totale de sérieux et une improvisation permanente.
    -si on veut améliorer les choses, on arrête d'urgence cette connerie absolue de l'abandon d'une spécialité en fin de première. Cela tire tout le monde vers le bas et crée une concurrence entre les disciplines, on ne va surtout pas demander trop de boulot en maths, de peur qu'ils choisissent bio. Et on ne va pas trop pénaliser les élèves pour le contrôle continu de la spé abandonnée, donc exigences réduites au maximum.
    -si on veut que les élèves bossent sérieusement leur spé de juin, fin du grand oral immédiatement. Cela empêche clairement élèves et enseignants de travailler sérieusement le programme de terminale.
    En un mot : abandon de la réforme Blanquer (ministre si populaire notamment sur ce forum, qui pourtant a fait et continue à faire tellement de mal. )
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Vassillia
    Modifié (3 Feb)
    @dp Je pense que la plupart des politiciens font ce qui leur semble bien dans l’intérêt commun, certes en servant leurs intérêts au passage, certes selon leur vision de l’intérêt commun. Le problème pour moi, comme le dit troisqua, c'est nous tous. 
    Agir, ce n'est pas forcément "aller manifester". Agir, c'est faire en sorte de lire au lieu de jouer sur son téléphone dans les transports en commun, c'est regarder des émissions culturelles au lieu de Hanouna (ou assimilé). C'est se servir de son temps (et de son argent) pour valoriser le savoir.
    Ce n'est pas qu'une question de budget, c'est la place du savoir dans la société qui a diminué. Et rien d'étonnant, la tendance à la paresse y compris intellectuelle est "naturelle" et comme les modèles admirés ne sont plus des intellectuels, les choses se sont aggravées.
    Les gouvernements successifs ont suivi cette tendance qui, j'en suis convaincue, était et est peut-être encore voulue par le plus grand nombre. Jusqu'à aujourd'hui où le milieu du travail commence à dire "euh là quand même, il devient difficile de recruter des étudiants compétents, il va falloir faire quelque chose". Ce ne sont pas les profs qui ont fait bouger les lignes, j'en suis intimement convaincue.
    D'accord avec toi @zeitnot pour les deux premiers points même si il vaut mieux tard que jamais. Pour le dernier point, je suis plus mitigée, la communication est devenue, même si on peut le déplorer, un élément crucial dans notre société donc être à l'aise à l'oral est important. Et cela s'apprend donc pourquoi pas commencer dès le lycée.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • En 1998, on est dans la mouvance '80%d'une classe d'âge au niveau du bac'.
    Ou plus précisément : il y a une pyramide des âges qui est déséquilibrée, il y a beaucoup de gamins dans la tranche d'âge 16-20 ans, beaucoup plus que de séniors dans la tranche 56-60 ans.
    Donc plus de personnes qui vont entrer bientôt sur le marché du travail que de personnes qui vont en sortir. 
    Donc, du chômage pour les jeunes.
    Astuce trouvée pour solutionner ça : gardons les gamins 'artificiellement' sur les bancs de l'école. Si on fait entrer seulement 600000 jeunes sur le marché de l'emploi chaque année, au lieu de 800000, ça fait 200000 chômeurs en moins. 
    Et c'est facile à vendre : Vous voyez, nous sommes brillants, nous avons plein de diplômés.

    Et pour garder les gamins plus longtemps à l'école, la seule solution, c'est de diluer. Ce qu'on enseignait auparavant en 3 ou 4 ans, on va l'enseigner maintenant en 6, 7 voire 8 ans. 
    Et si des notions sont à la portée des plus doués seulement, on les sort des programmes.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @Vassillia pour le dernier point, je suis d'accord avec toi, mais il y avait un truc très bien et qui développait beaucoup plus de compétences que ce lamentable grand oral, et qui n'empiétait pas sur les autres disciplines ça s'appelait les TPE. C'est encore Blanquer qui l'a supprimé avec sa réforme.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Il serait utile de rouvrir le fil "le tour du monde en 80 bacs" qui offrait des points de comparaison très intéressants.
    Une fonction est un ensemble $f$ de couples tel que pour tous $x,y,z$, si $(x,y)\in f$ et $(x,z)\in f$ alors $y = z$.
  • Matricule_63
    Modifié (3 Feb)
    @lourrran C'est une "simple" analyse de ta part, ou c'est une position sourcée de certains décideurs ?
    Je pense qu'il y a aussi la question de la désindustrialisation. Un ingénieur ou un technicien qualifié mal formé, ça a un impact direct et évident, donc il y a une pression d'efficacité sur le système éducatif.
    Par contre, bullshit-man dans une grande multinationale, l'incompétence est moins criante et plus facilement dissimulable.
    Privé de "repère d'efficacité", le système éducatif va donc plus facilement adopter des comportements arbitraires.

    @Vassillia La maîtrise de l'oral est importante, oui, ce qui n'empêche pas le grand oral d'être une aberration.
    C'est le genre de compétence qui se développe dans toutes les matières, pas qu'on va maîtriser par magie en un an sans aucun horaire financé.
    C'est comme l'EMI (éducation aux médias et à l'information) au collège. Tout le monde est d'accord pour dire qu'apprendre à trier l'information, faire ses recherches et citer ses sources, c'est important. Par contre, l'enseignement d'EMI est absurde, vu qu'il n'a aucun horaire dédié. C'est à la prof-doc de se débrouiller pour faire venir les élèves sur les heures d'autres matières...

    Donc bref, si un truc est important, soit on le travaille dans tout les cours de manière organique (maîtrise de l'oral, méthodologie, ... qu'il est absurde de faire de manière détachée), soit cela mérite sa propre matière, avec des horaires dédiés et des enseignants formés. (comme l'informatique au collège que se tapent les profs de math...)
  • Ce qui me dérange le plus dans ce genre d’énoncé est l’absence d’un barème précis et c’est beaucoup plus facile de tripatouiller ensuite pour ressortir une moyenne qui arrange tout le monde. Avec ’’les tentatives de raisonnement’’ on peut aussi faire un peu ce que l’on veut après coup et la notion de difficulté devient vite relative. Exemple avec le deuxième exercice du V/F sur les suites: si un élève écrit ’’je vois avec ma calculatrice que les termes sont identiques’’ il a la moitié des points, le quart ou les trois quarts? Même chose avec le grand oral qui est très subjectif. Vous me direz que c’était la même chose avant et qu’un prof pouvait mettre zéro pour le moindre manquement mais les barèmes étaient présents et précis et il me semble qu’il était plus difficile d’être indulgent. 
  • troisqua
    Modifié (3 Feb)
    @dp : j'ai tout juste 50 ans et viens de démissionner de la fonction publique (j'étais PRAG dans une INSA depuis 20 ans). Je l'ai fait en grande partie parce que mes collègues en place dans l'équipe de direction de mon département (et beaucoup de mes autres collègues aussi d'ailleurs) n'avaient pas les mêmes exigences de qualité d'enseignement que moi, je me suis senti "vieux schnock". 
    Dans les réunions où l'on devait expliquer le manque d'attractivité de notre école, l'administration préférait entendre "on va mieux communiquer sur Facebook et TikTok les événements extra scolaires" plutôt que "on va réfléchir aux contenus enseignés parce que ça commence à se savoir que beaucoup de nos étudiants sortent avec un niveau insuffisant".
    Pourtant aucun politique ne faisait pression sur mes collègues de la direction, mais devant l'ampleur de la tâche (refaire les maquettes, réfléchir aux contenus et à l'interdisciplinarité), il est tellement plus simple de trouver des "solutions" de comm'. Quand je te dis que parmi les responsables il y a toi moi nous, je pense à ces collègues qui représentent énormément de français "petits décisionnaires" qui ont un grand impact sur l'ensemble. Et quand je dis que toi moi nous, on est co-responsable, je m'inclus puisque j'ai refusé le poste du chef que je viens de critiquer.
  • Foys
    Modifié (3 Feb)
    @gai requin en 2 heures on n'a pas le temps de s'ennuyer, il faut écrire vite ! Merci pour ce partage.
    Une fonction est un ensemble $f$ de couples tel que pour tous $x,y,z$, si $(x,y)\in f$ et $(x,z)\in f$ alors $y = z$.
  • @Biely
    La correction sera subjective, et même des copies très moyennes auront une bonne note ?
    C'est probable, mais c'est (malheureusement) normal.
    Les élèves qui sont en Terminale aujourd'hui, ils sont là, et ils sont comme ils sont. Ils ne vont pas rattraper en 4 mois des années de dégringolade. Il faut leur donner le bac, à 90% d'entre eux. Eventuellement, on peut être très exigeant, et décider que seulement 88% auront le Bac, voire seulement 85% ! Honnêtement, je ne suis pas sûr que ce serait une bonne chose.

    On a accepté en Terminale des gamins qui ont un niveau très moyen, on est coincé, on est obligé d'avoir un bac 'au rabais', qui sera accordé à 90% de ces élèves de Terminale.

    Le job du politique, c'est de faire varier cela 'à la marge', et c'est de faire en sorte de s'attaquer à la SOURCE du problème. Le médecin, il ne peut quasiment rien faire quand il reçoit un patient atteint d'un cancer généralisé à un stade avancé, Il va juste dépenser beaucoup d'énergie, pour limiter les dégâts. 
    Toutes nos analyses sur le lycée ou le bac, c'est comparable aux questions que le médecin se pose devant ce patient extrêmement malade.
    Le politique, il doit (il devrait) agir en amont.
    Qu'est-ce qu'on fait pour que à l'entrée en 6ème, 98% des gamins maitrisent la lecture, l'écriture, le calcul. Le reste, c'est du blabla.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @lourrran
    On est dans une impasse: les tentatives de monter le niveau au primaire et au collège tout en maintenant un taux de réussite stratosphérique au bac seront vouées à l’échec. Impossible de motiver ces élèves quand le grand frère ou la grande sœur a la quasi certitude d’obtenir son sésame. Le patient extrêmement malade décèdera tandis que l’élève continuera à vivre malgré ses lacunes importantes et peut-être trouvera du travail avec un salaire correct si il a du bagou, voilà la grosse différence. Le témoignage de troisqua est édifiant: la communication a pris le dessus. Le serpent finira bien par se mordre la queue un jour.
  • lourrran
    Modifié (3 Feb)
    Biely, ce que tu dis, c'est que c'est plus difficile de remonter la pente que de la descendre.
    Oui.
    Tu dis même qu'on est dans une impasse, que c'est 'impossible' de remonter la pente. Je pense que ce n'est pas impossible, mais que c'est un travail de longue haleine. 
    C'est un chantier de 50 ans.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • zeitnot
    Modifié (3 Feb)
    Rien que le fait de remettre le bac en juin, cela va forcément faire remonter un peu le niveau des élèves... Nombreux sont ceux qui ne faisaient strictement plus rien une fois les spécialités passées mi-mars ou bien que l'on ne voyait quasiment plus en cours. Là on gagne 3 mois de scolarité. Il aura fallu 3 sessions moisies d'épreuves pour que là-haut ça réagisse, alors que tout était écrit d'avance. C'est dire s'ils sont cons.
    Les classes ne seront plus clairsemées en avril, mai, juin, il va falloir bosser jusqu'au bout, et corriger des copies en juin/juillet.  Fini les trois mois de vacances pour les profs !  :D     (Je comprends pourquoi Blanquer était si populaire...)
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • parisse
    Modifié (3 Feb)
    Le programme liste de l'exercice 8 est un non-sens d'efficacité, donner ça en exemple à tous les élèves de Terminale Spécialité maths est à mon avis très regrettable. Le principe de demander le sens d'une fonction mystère dans l'exercice 2 est également regrettable.
    Est-ce vraiment trop demander à un élève de terminale (qui devrait avoir eu un minimum de formation en algorithmique pendant 3 années) d'écrire une fonction (en langage naturel, afin d'éviter des erreurs de syntaxe) calculant le n-ième terme d'une suite récurrente, sans recalculer plusieurs fois le même terme? Oui? alors les attendus du programme d'algorithmique au lycée, c'est de la com'. 
    Moi, j'ai plutôt l'impression que l'on sous-estime les lycéens. Peut-être que ce sont les personnes qui formatent les contenus des sujets qui manquent de formation en algorithmique ?
  • Les maths ce n'est pas de l'informatique. 
    Demander d'écrire un programme aurait plus sa place dans un sujet de bac d'informatique.
  • Je viens de regarder un descriptif de la spécialité NSI
    C'est quoi votre ressenti sur cette spécialité en tant qu'enseignants 
    - C'est une spécialité sérieuse, utile avec un vrai contenu 'ambitieux et atteignable' ? 
    - C'est une spécialité choisie par quel profil d'élèves ?
    Et comment l'EN a recruté des profs pour cette spécialité ? Ce sont des petits jeunes, des profs de maths qui se diversifient ?
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @zeitnot J’ai le même avis sur la question de l’abandon d’une spécialité en Terminale. Si j’étais aujourd’hui élève je voudrais faire 4 spécialtés, maths, physique-chimie, NSI et SVT. 24h par semaine cela laisse moins de temps pour les langues, l’EPS, les lettres, l’histoire géographie… En somme je trouve que les enseignements de spécialité occupent une proportion trop faible du temps scolaire.
  • @lourrran C’est une spécialité qui permet d’aborder l’informatique sur des bases théoriques saines. Le problème est le manque d’enseignants certifiés ou agrégés dans la discipline.
  • hx1_210
    Modifié (3 Feb)
    Le manque, l’absence tu veux dire.
  • @lourrran, en demandant à des gens à plein temps et spécialistes d’une autre discipline de se former la nuit en sus et gratuitement. Une fois certifiés, ils continuent à enseigner leur discipline de départ tout en créant de nouveaux cours dans la nouvelle. C’est le procédé pensé par le ministère ou les rectorats et présenté comme une chance et une faveur aux concernés. 

  • @parisse Tout-à-fait d’accord. Cela ne me choque pas qu’on présente des algorithmes naïfs ou peu efficaces en terminale, ça peut être une ouverture par comparaison. Cependant cet algorithme liste qui dépasse l’entendement balancé comme ça, c’est épouvantable. 

  • Pas surprenant, cette absence de profs. D'ailleurs, si j'ai posé la question, c'est que je sentais le problème.
    C'est pas simple de mettre en place une nouvelle discipline dans un gros paquebot comme l'EN. Soit on 'utilise' des profs déjà là et qui enseignent des matières voisines, soit on recrute des jeunes ... progressivement, mais au début, on a des profs dans 10% des lycées, c'est injuste.  Et donc on ne commence pas à recruter. 
    Bon, là, l'informatique, c'est quand même pas nouveau nouveau. Pendant ma courte expérience de prof (service national en coopération), il y a quasiment 40 ans, je me suis retrouvé à enseigner l'informatique à mes collègues qui étaient intéressés !
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Il y a 24 places à l'agreg informatique  :o 
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