Un prof de maths licencié à Saint-Jean-de-Monts à cause de ses "prétendues incompétences"

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Réponses

  • philou22
    Modifié (December 2023)
    Une non titularisation est un échec pour l’institution comme pour le stagiaire. Ce qui est triste c’est quand la séparation ne se fait pas d’un commun accord. Cela peut être lié à un déni naturel du stagiaire. Dans tous les cas cela signifie que l’accompagnement du stagiaire par l’institution a été défaillant. Nul n’est tenu à l’impossible mais je me demande si l’institution cherche à minimiser la fréquence de tels événements ou si elle maintient volontairement une « constante macabre » pour mettre les stagiaires sous pression dans le but qu’ils donnent le meilleur d’eux même.
  • @Biely :  Si tu n'étudies pas, tu ne réussis pas le concours. Cette concession est bidon, c'est de l'affichage qui ne coûte rien.
  • hx1_210
    Modifié (December 2023)
    Les commentaires de @dp et @Cyrano  sont des insultes pour mes collègues et moi qui enseignons en collège (je précise vu que ces membres méprisent ouvertement les certifiés que je suis certifié et agrégé).
    Et que j’ai eu des expériences en tant qu’enseignant de la 6e à la Spéciale MP.

    Dénigrer ainsi un métier qu’ils n’exercent pas c’est scandaleux et devraient les conduire à présenter des excuses.

    Ces commentaires montrent aussi une profonde ignorance de ce qu’est le CAPES.
    En effet ce concours vérifie
    1/ à l’écrit le niveau mathématique du candidat (il a chuté de licence (3) à L1 suite à la création pour satisfaire au processus européen de Bologne du MEEF et à la crise de recrutement qui est multi factorielle mais dont les principales causes sont les salaires minables et le manque de respect.
    2/à l’oral la connaissance et la maîtrise des programmes.

    Le Capes n’a JAMAIS recruté des professeurs de collège, JAMAIS vous confondez avec les PEGC qui étaient les meilleurs élèves des écoles normales recrutés eux-mêmes parmi les meilleurs élèves et dont pourtant en effet le niveau était parfois trop juste.

    Bref des propos de comptoir intellectuellement indigents.

    Quant à ceux, universitaires qui dénigrent les enseignants du secondaire et qui se plaignent du niveau des étudiants en M2 ils n’ont qu’à s’en prendre qu’à eux-mêmes. Ce sont eux qui les ont mal formés et leur ont attribué des diplômes sans valeurs selon eux.

    Est-ce que je dis moi que les 3/4 des MCF et PU auxquels j’ai eu à faire affaire étaient incompétents dans le domaine enseigné et que leur cours était d’une nullité crasse ? Non. Pourtant c’est le cas au point que nous étions nombreux à nous enseigner nous mêmes à la BU !
    La paille la poutre etc…

    Le licenciement en fin de stage ne veut absolument pas dire que le stagiaire n’était pas compétent en mathématiques mais plutôt qu’il ne donnait pas satisfaction à l’institution.

    Cela recouvre plusieurs situations dont les plus courantes sont:
    1/ de graves difficultés dans la gestion de classe ie bordel en classe 
    2/ la non prise en compte des injonctions données par la hiérarchie en termes de programmes et de pratiques professionnelles: cela peut aussi être le cas d’un stagiaire voulant absolument faire des cours rigoureux mettant en œuvre la définition d’une fonction préconisée par @Cyrano.
    Cela recouvre aussi les « fortes têtes » syndicalistes où non qui ont eu l’outrecuidance de s’opposer aux reformes ou aux modes du moment.

    Mais pour savoir tout cela il faut connaitre l’enseignement secondaire ce qui n’est manifestement pas le cas des incompétents qui prétendent avec une prétention imbécile décrire le recrutement idéal des enseignants du secondaire.
  • @hx1_210 Je suis globalement d’accord avec toi. Tu évoques deux causes d’insatisfaction de l’institution. La première, disons « le manque d’autorité » ce qui est assez gonflé de la part de l’institution tant les moyens de coercition sont limités. En fait le professeur doit être suffisamment génial dans sa pédagogie pour éviter ces problèmes avec des moyens de coercition très limités. Pour le deuxième point qui est disons « le respect des ordres hiérarchiques » comme respecter les programmes même si on y voit des choses a priori intrigante pour ne pas dire stupéfiantes c’est différent. Toute personne membre d’une organisation structurée doit respecter les consignes hiérarchiques pour que le fonctionnement de l’organisation soit conforme aux espérances d’atteinte de ses objectifs. Refuser d’appliquer les consignes même si elles paraissent stupides justifie l’exclusion de l’organisation.
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (December 2023)
    @hx1_210 De quoi dois-je m'excuser ? Que tu aies compris mes propos de travers ? Où va le monde ?
    Bref, je ne vous dénigre pas, toi et tes collèges. Non. Au contraire, j'ai le plus grand respect pour vous. En revanche, ce que je dénigre, non sans une bonne dose sarcastique, c'est cette volonté politique débile qui consiste à retarder toujours plus le niveau d'entrée aux concours de l'enseignement secondaire comme si cela allait arranger les choses. Ceux-ci sont passé du niveau Licence à M2 en quarante ans, et pourtant le niveau des candidats chute toujours plus depuis lors. Alors je pose les deux questions suivantes : pourquoi et à quoi bon ?
    La réponse me parait assez évidente : une bonne partie des candidats au CAPES (tu as vu, le monde ne tourne pas autour de toi ^^) ne maitrisent absolument pas le programme du secondaire et encore moins le programme universitaire. Ce n'est finalement pas moi qui le dis mais les jurys du CAPES :
    Certains candidats se contentent de phrases laconiques, dépourvues de raisonnements mathématiques consistants, montrant ainsi une vraie méprise vis à vis des enjeux de la matière et de ce concours.
    Le raisonnement par récurrence demeure un obstacle majeur pour de nombreux candidats.
    On continue de même de déplorer le manque de connecteurs logiques dans les calculs ou les raisonnements
    On rencontre encore souvent des candidats qui démarrent leur raisonnement en partant de la relation à démontrer pour démontrer que celle-ci est vraie, courant alors le risque de tourner en rond.
    Il n’est pas judicieux de consacrer une demi page à des trivialités et de ne rien écrire par ailleurs lorsque des justifications sont attendues.
    On conseille enfin de nouveau aux futurs candidats de soigner, sur leur copie, la distinction entre la fonction $f$ et l’image $f(x)$, entre la suite $(u_n)$ et le terme $u_n$.
    On regrette aussi les confusions entre « être inclus dans » et « appartenir à », ainsi qu’entre « il faut » et « il suffit ».
    Il semble que la somme de termes consécutifs d’une suite géométrique ne démarrant pas à 0 n’est pas bien maîtrisée ; aussi certains candidats « cassent » la somme en deux pour faire apparaitre des sommes de termes consécutifs de suites géométriques de premier terme 1 et commençant à 0. Le fait que la raison soit différente de 1 afin d’appliquer la formule bien connue est fréquemment oublié.
    De nombreux candidats pensent à la limite du taux d’accroissement en 0 mais n’arrivent pas à la calculer.
    La définition de fonction de classe $C^1$ semble mal connue et la continuité de la dérivée est souvent oubliée. Peu de candidats sont parvenus à montrer la continuité de $f’$ en $0$, en dehors de quelques-uns maîtrisant les développements limités.
    Un dernier, mon préféré, pour la route :
    Plusieurs candidats font des erreurs de signe mais prétendent obtenir le résultat.
    Bref, je ne vais pas faire une liste complète.
    Dès lors, je ne vois pas en quoi ce serait une insulte à la profession de demander à ce que tous les candidats maitrisent un programme du secondaire ambitieux sur le bout des doigts pour pouvoir enseigner en secondaire. De même que je ne vois pas en quoi c'est insultant de ne pas avoir à demander aux candidats d'avoir fait et/ou vu la théorie de la mesure, qu'ils ne maitrisent de toute façon généralement pas, pour enseigner au collège… Et donc, finalement, pourquoi il faudrait leur demander d'avoir fait des études universitaires tout court : après tout, un candidat qui réussi le CAPES, qu'il ait juste le bac ou un M2, il a réussit le CAPES, point.
    Tout particulièrement dans le cadre des programmes actuels au niveau aussi catastrophique que celui de la majorité des étudiants de M2 qui vont concourir l'année prochaine.
    Bien entendu, si demain le niveau des programmes se voit relevé, je changerai alors d'avis sur la question car il y aura alors lieu à se remettre en question.
    Et pour ta gouverne, je ne fais pas de confusion entre le CAPES, dont je comprends parfaitement les enjeux, et le PEGC dont j'ai bien connaissance. C'est bien justement parce que j'ai connaissance que cela a existé que je me suis permis de faire le parallèle en proposant un CAPES niveau bac (et puis bon… le CAPES actuel est déjà niveau bac+semestre 1) ultra ambitieux type concours général++, écrivais-je alors.
  • @dp merci pour votre analyse du rapport du concours. J’invite les candidats à comprendre pourquoi ces éléments d’incorrection sont particulièrement mis en avant par le jury. 
  • @hx1_210
    Je n'oublie personne et je compatis pleinement à ce qu'à vécu notre collègue d'arts pla. Je dis simplement qu'il ne faut pas mettre tout dans le même panier( mettre en parallèle ce fait et celui récent de Dominique Bernard est pour moi totalement injustifié)  et mon post était surtout pour râler contre les médias qui récupèrent ce fait sans savoir réellement ce qu'il s'est passé et en tire par la suite des conclusions hasardeuses à mon sens sur notre société actuelle.
  • hx1_210
    Modifié (December 2023)
    @dp
    1/ Si tu dénigres quand tu dis qu’un niveau bac permettrait d’enseigner au collège, c’est à dire sans maitriser les structures algébriques pourtant indispensables ni connaitre les rudiments de l’analyse… (cf la discussion sur la définition d’une fonction ici même). C’est nier qu’enseigner dans le secondaire est un travail qualifié.
    Si tu lisais les écrits de ceux qui font référence sur le sujet comme D Perrin tu saurais que l’on recrute un enseignant pour 40 ans et qu’il doit donc être à même de faire face aux évolutions. Cela nécessite donc d’être capable de prendre la mesure des enjeux disciplinaires c’est-à-dire d’avoir une bonne maitrise de la discipline jusqu’au L3 inclu.
    De plus bien maîtriser le programme de Terminale demande un recul important que seule la pratique approfondie et durable des mathématiques que sanctionne l’obtention d’une Licence permet.
    2/Tu viens encore de manquer une occasion de ne pas produire des perles sur un sujet que tu ne connais visiblement pas.
    En effet quiconque sait ce qu’est un concours sait qu’il y a des candidats et des lauréats. Tous les candidats ne sont pas lauréats et les perles de rapport de jury s’adressent à ceux qui n’ont pas su passer de candidats à lauréat.
    Si le jury recrute des brèles il en est alors responsable, et c’est lui qui doit être accusé pas les candidats ! Mais il est vrai que pour faire carrière il est plus confortable de faire partie d’un jury en fermant sa bouche que de l’ouvrir. (Ce que des membres de ce forum ont pourtant fait avec courage, bravo à eux).
    D’autre part le niveau d’un concours ne se juge pas à son seul programme. Le programme du concours X et du concours pour intégrer l’Esigelec est le même.
    C’est la sélectivité qui fait la difficulté du concours.
    De plus comme le faisait remarquer un de mes professeurs de taupes, on ne peut se contenter d’observer les sujets car ils sont souvent ambitieux pour impressionner la galerie alors que de fait peu de candidats les font intégralement! Juger un concours se fait donc par le degré de sélectivité.
    Jusqu’à la fin des années 2000 le capes de mathématiques était un concours difficile et l’agrégation un concours très difficile. La sélectivité du premier s’est effondré depuis, notamment à cause de ceux qui comme toi ne cessent de tenir des discours dévalorisant à l’encontre des enseignants du secondaire qu’ils considèrent comme de bas exécutants, discours qui ont ensuite des conséquences politiques qui mènent à dégrader la position sociale des enseignants du primaire et du secondaire dans notre pays et à aggraver la crise.
    Dernier point, ce manque de sélectivité n’a absolument aucun rapport avec l’affaire qui nous occupe, puisque je l’ai écrit le stagiaire licencié était peut être (voire probablement) excellent sur le plan disciplinaire (l’an passé dans mon académie la majorité des cas concernait des agrégés externes!)mais pour le savoir il te faudrait connaitre le fonctionnement d’une année de stage, et celui d’une commission de titularisation, ce que manifestement tu ignores mais ne t’empêche pas de donner un avis sur le sujet. 
    Désolé de te le dire, mais puisque tu t’es permis des jugements permets moi d’en émettre un, il s’agit là d’une faute scientifique grave qui interroge sur le niveau de ta réflexion. Le rapport du concours MCF ou PU autorise-t-il à donner des avis péremptoires fondé sur un sentiment de supériorité indu à propos de sujets que l’on ne maîtrise pas ?
    En ce qui concerne la masterisation, c’est une reforme stupide imposée par l’UE pour que la France se conforme au processus de Bologne. Elle a été mise en place par Sarkozy avec la bénédiction de la FSU qui espérait alors obtenir un degel des salaires (et poursuivre son combat stupide et démagogique contre l’Agrégation)
    L’agrégation est maintenant en danger et les salaires toujours minables. Bravo la Fsu.
    Elle a conduit à tarir les viviers de Recherche, à amoindrir les contenus enseignés avec des MEEF indigents quand l’année de préparation au capes était une année particulièrement formatrice.
    Il y a un monde entre le système ante M2 MEEF et le recrutement d’enseignants « de collège » au niveau du Bac comme celui que tu appelles de tes vœux faisant accroître que l’enseignement en collège est chose triviale. 
    Là encore les enseignants du Supérieur qui se sont jetés sur ces nouvelles maquettes avec gourmandise sont bien mal placés pour faire la leçon.
    Personnellement j’ai fait partie des dernières cohortes avant la mise en place de cette reforme stupide et je me rappelle d’avoir mené dans mon UFR une action syndicale étudiante pour en dénoncer les dangers et n’avoir reçu aucun soutien des enseignants chercheurs qui au contraire se sont empressés d’envoyer les nouvelles maquettes ! Tu le vois ma défiance envers la masterisation ne date pas d’hier.
    Bref, de grâce à l’avenir si tu respectes les enseignants ne verse pas dans les arguments de bistrots car sinon les enseignants du secondaire qui en ont assez d’être jugés par tous ce que la France comporte d’ignorants sur leur métier vont te répondre non sans humour comme le César de Pagnol.
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (December 2023)
    Je perds mon temps. Tu ne me lis pas moi, tu lis ce que tu veux que je dise. Mais ce n'est pas grave, je ne t'en veux pas. ;)
    1. No shit Sherlock ? Un fonctionnaire le reste toute sa vie… quel Français l'eut cru ?
      Cela nécessite donc d’être capable de prendre la mesure des enjeux disciplinaires c’est-à-dire d’avoir une bonne maitrise de la discipline jusqu’au L3 inclus
      Il me semble évident que ce n'est pas le cas d'une bonne partie des candidats du CAPES. Bref.
    2. En effet quiconque sait ce qu’est un concours sait qu’il y a des candidats et des lauréats. Tous les candidats ne sont pas lauréats et les perles de rapport de jury s’adressent à ceux qui n’ont pas su passer de candidats à lauréat.
      Mais dis donc, mais c'est que c'est exactement comme ça que je vois un concours, y compris le CAPES… hum.
      D’autre part le niveau d’un concours ne se juge pas à son seul programme. Le programme du concours X et du concours pour intégrer l’Esigelec est le même.
      C’est la sélectivité qui fait la difficulté du concours.
      Oh ! Mais alors, pourquoi je propose un CAPES difficile à haute exigence ? Particulièrement plus que l'actuel ? Un élève de niveau bac qui réussirait mon CAPES++ (ou si tu préfères : un CAPES à haute exigence au contenu disciplinaire réduit mais plus aisément maitrisable, cela éviterait les abominations que j'ai citées) ne serait-il alors pas mieux sélectionné que ton M2 qui arrive tout juste à dériver une fonction ? D'autant plus qu'avec une baisse du niveau de diplôme requis, tu ouvres la voie à plus de candidats et donc une sélection plus fine.
      De plus comme le faisait remarquer un de mes professeurs de taupes, on ne peut se contenter d’observer les sujets car ils sont souvent ambitieux pour impressionner la galerie alors que de fait peu de candidats les font intégralement! Juger un concours se fait donc par le degré de sélectivité.
      Donc on est d'accord ? Mon CAPES++ concours général++ ambitieux sélectionne mieux ? Note qu'il est aussi évident avec ce type de CAPES que je ne décourage pas les étudiants à aller en MEEF. Au contraire, je les y encourage. Ils auraient bien plus de chances de réussir mes épreuves et être sélectionnés devant les simples bacheliers.
      Jusqu’à la fin des années 2000 le capes de mathématiques était un concours difficile et l’agrégation un concours très difficile. La sélectivité du premier s’est effondré depuis, notamment à cause de ceux qui comme toi ne cessent de tenir des discours dévalorisant à l’encontre des enseignants du secondaire qu’ils considèrent comme de bas exécutants, discours qui ont ensuite des conséquences politiques qui mènent à dégrader la position sociale des enseignants du primaire et du secondaire dans notre pays et à aggraver la crise.
      Rebelote.
      En ce qui concerne la masterisation, c’est une reforme stupide imposée par l’UE pour que la France se conforme au processus de Bologne. Elle a ete mise en place par Sarkozy avec la bénédiction de la FSU qui espérait alors obtenir un degel des salaires (et poursuivre son combat stupide et démagogique contre l’Agregation)
      Il n'empêche que le niveau dégringole alors qu'il devrait monter… non ? Soit tout l'inverse. Après tout, si on te lit études = meilleurs candidats = meilleur niveau des profs.
      Il y a un monde entre le système ante M2 MEEF et le recrutement d’enseignants « de collège » au niveau du Bac comme celui que tu appelles de tes voeux faisant accroîre que l’enseignement en collège est chose triviale.
      Euh… tu sais, je ne veux pas rendre le recrutement d'enseignants de collège trivial… encore une fois : concours à haute exigence sur un contenu disciplinaire réduit : celui du collège et du lycée de 1966 (c'est pas exactement celui de 2023, tu vois…) ; exactement comme tu le dis : le même niveau d'exigence qui différencie le concours des CCiNP des ENS. Simplement qu'il est ouvert à tous. Où alors tu insultes les bacheliers en considérant qu'aucun n'arriverait à faire mieux qu'un M2 ? Pourtant j'en connais qui y arriveraient bien mieux.
    Bref, de grâce à l’avenir si tu respectes les enseignants ne verse pas dans les arguments de bistrots car sinon les enseignants du secondaire qui en ont assez d’être jugés par tous ce que la France comporte d’ignorants sur leur métier vont te répondre non sans humour comme le César de Pagnol.

    De grâce, apprend à lire correctement les personnes que tu interpelles.

  • Combien de fils ont déjà été des prétextes pour dévier vers les problèmes bien réels de l'éducation nationale ?
    Vous ne voulez pas faire une pause pendant au moins 48h que la modération puisse passer un réveillon et un jour de Noël tranquille ?
    A leur place, ça me gonflerait de devoir surveiller de loin que les esprits ne s'échauffent pas trop, ce qui est hautement probable comme on le sait tous.
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (December 2023)
    Tu es mal placée cette fois-ci @Vassillia. On se souvient de la conversation que tu as faite dévier pour simplement rigoler un bon coup et qu'AD a dû purger hier. ;)
  • Vassillia
    Modifié (December 2023)
    Je restais dans la thématique et ce n'est pas moi qui ai fait dévier la discussion puisque les messages avant mes réponses ont été supprimés aussi. Allez soyons honnête, je savais qu'il y avait de forte chance de provoquer cette déviation mais quand bien même, si je suis un mauvais exemple, il ne faut pas le suivre ;) Quand même, une trêve de Noël est méritée (et pourquoi pas des bonnes résolutions pour la nouvelle année) !
    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • hx1_210
    Modifié (December 2023)
    Si tu places le concours niveau bac, tu auras des candidats niveau bac qui ne sauront pas ce qu’est un corps une base, un espace vectoriel ne connaitrons pas l’intégrale de Riemann ni ce qu’est une probabilité encore moins ce qu’est un déplacement…
    Alors que si le concours est à L3 échue ils le sauront tous… sauf si les ufr donnent les licence en pochettes surprise.
    Niveau bac c’est niveau bac. Si tu veux dire autre chose il faut l’écrire clairement. Et ce n’est pas le cas.
    Exprime toi mieux.
    Si tu lis ce que j’écris tu verrais que l’organisation écrits et oral permet sur le papier ce que tu décris. 
    La réalité c’est que le métier est tellement dur que plus personne ne veut le faire. Moi même si c’était à refaire j’airais intégré l’excellente école d’ingé que j’avais eu plutôt que de me faire cracher dessus par des personnes qui croient que savoir faire une règle de trois suffît à construire un cours de collège. NON.
    Comme il faut quand même des gens devant les élèves ton concours type CG recruterait des brêles aussi. 
    Les bons étudiants n’ont pas envie d’entendre ton mépris toutes leur vie. Ils ont envie d’un salaire correct et de respect. C’est normal.
    Par conséquent se passe ce que tu décris et avec ce que tu souhaites cela sera pire, car au moins tes mauvais étudiants de M2 (qui a validé leur diplôme?) ont-ils été suffisamment motivés pour faire des études longues. Imagine quand tu recruteras après le bac… avec zéro culture mathématiques !
    Bref c’est n’importe quoi.
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (December 2023)
    Si tu places le concours niveau bac, tu auras des candidats niveau bac qui ne sauront pas ce qu’est un corps une base, un espace vectoriel ne connaitrons pas l’intégrale de Riemann ni ce qu’est une probabilité encore moins ce qu’est un déplacement…
    As-tu lu le programme de 66* ? Voici le lien. Maintenant, je te propose de comparer ce programme et les derniers écris du CAPES https://capes-math.org/data/uploads/ecrits/ep1_2023.pdf https://capes-math.org/data/uploads/ecrits/ep2_2023.pdf puis de me dire combien de personnes ayant réussi leur bac en 66 tu estimes qu'elles auraient devancé les actuels M2, passant ce concours, à ces épreuves.
    Et je n'ai pas de mépris pour les étudiants. J'énonce des faits. Ces étudiants ont été fabriqués. Ils ne sont pas totalement responsables (mais un peu quand même :p) de leur niveau.

    * Les probas sont en Terminale D.

  • Cyrano
    Modifié (December 2023)
    @hx1_210 : Je ne comprends pas pourquoi tu t'énerves (si ce n'est une rancune puérile par rapport à la discussion sur les fonctions) sachant que j'ai dit exactement la même chose que toi : un prof de collège doit en savoir infiniment plus que ce qu'il doit enseigner. 

    Ce qui a dû te titiller c'est ma critique sous-jacente par rapport au niveau disciplinaire des jeunes profs. Le mot jeune est important. Cette critique ne te concerne pas toi où les gens de ta génération. Mais je peux t'assurer que depuis que je fais des évaluations de stagiaires, le problème principal est celui de l'incompétence disciplinaire. (Qui entraine par ailleurs le bruit en classe plus souvent qu'on ne le croit.)
    Oui tu as raison, beaucoup de diplômes sans en pochette surprise, les jeunes profs sont donc des victimes dans cette histoire puisqu'on leur a menti constamment. Je n'ai jamais dit qu'ils étaient coupables de quoi que ce soit. 
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (December 2023)
    Au fait, @hx1_210, je me permets d'ajouter un dernier message avant de partir pour le réveillon.
    Je ne cherche pas à être méprisant, cynique ou malpoli envers les étudiants ou les professeurs engagés ces dix dernières années. Après tout, j'ai eu mon M2 au cours de la décennie passée et j'étais à deux doigts de passer le CAPES et l'agrégation ; je suis donc un de ces étudiants des universités, pur jus, qui a été fabriqué pour être de mauvais à passable mais sans vraiment plus. Ce qui m'a fait m'en sortir un peu mieux que les autres c'est que j'ai découvert des livres de cours type Lebossé-Hémery et Queysanne-Revuz en L1 ; et si je ne suis pas devenu prof, c'est que le métier devenait (de mon point de vue) de plus en plus intenable en demandant un diplôme trop élevé pour tous les efforts qu'il demande (et non, ça n'a rien à voir avec le salaire comme tu le sous-entendais : même avec 1500€ par mois à l'entrée pendant 10 ans je l'aurais fait s'il n'avait demandé qu'une licence, par exemple). Bref, me moquer ou mépriser ces étudiants et profs-là, ce serait donc une sorte d'outrage à moi-même.
    Ce que j'essaie de dire, très mal, depuis le début de notre affaire c'est que la comparaison que je t'ai demandée plus haut est la plus belle preuve que ce n'est pas moi, mais “ceux d'en haut”, à l'EN, qui prennent les étudiants et futurs profs pour des cons. Trouves-tu normal qu'un élève ayant de tout juste 18 ans à la fin des années 60 ait pu avoir une épreuve de bac au même niveau, voire plus compliqué, que ces épreuves de CAPES ? (quelques exemples, réellement, pris au pif : Paris 69, Lille 69, Lyon 69, Dijon 70, Paris 70, Toulouse 70…). Et ne parlons même pas de ceux qui ont passé le bac C dans les années 70… (Bordeaux 74, Lyon 77, Liban 78…) ; ceux-ci doivent rire jaune et se demander comment on a pu en arriver là : des épreuves où on engage des profs à qui on demande d'avoir un M2 ; mais qu'ils auraient pu totalement faire en terminale.
    Bref, mon idée n'est pas parfaite, j'en conviens*, mais elle est pensée pour faire en sorte de recruter des profs de collège avec un minimum de culture mathématique et d'un niveau très largement suffisant pour l'enseignement actuel et probablement futur des collèges (après tout, on ne reviendra pas de sitôt à de tels programmes). J'avais alors évoqué à l'époque qu'on pourrait avoir des packages licences MEEF + master MEEF ayant pour but de former les étudiants à maîtriser parfaitement (bien plus facile à faire lorsque le programme disciplinaire est beaucoup moins dense) ce type de programmes (par exemple en faisant l'intégralité des exercices de tous les Lebossé-Hémery et épreuves de bacs de l'époque) aidés par des enseignants (pas -chercheurs) dédiés à les former : ce serait là la touche qui permettrait à ces étudiants d'être plus performant que le simple bachelier (qui auraient aussi le droit de passer ce concours : après tout, tu peux passer les concours des ENS ou de polytechnique juste avec le bac, sans être allé en prépa… mais ce n'est clairement pas dit que tu réussisses). Bien entendu, ceci serait alors un début et on monterait génération après génération le niveau des connaissances requises à maîtriser ainsi que (mécaniquement) celui des enseignants ; en remplaçant alors à chaque génération les anciens par des nouveaux toujours plus maîtres des connaissances fondamentales.
    Bref, mon but avec cette idée** c'est de hacker en douceur le système. Après tout, si le niveau actuel du CAPES est bac+L1S1 alors que seuls des étudiants en M2 peuvent concourir c'est qu'il y a bien une raison… macabre : les étudiants ont le niveau qu'on veut bien leur donner. Et c'est ce que j'ai longtemps cherché à expliquer ici, en rappelant que les enseignants-chercheurs prennent leurs étudiants pour des jambons ; de la même façon que des profs prennent leurs élèves pour des débiles : si on considère l'élève ou l'étudiant incapable et qu'on adapte le niveau toujours plus bas, l'élève ou l'étudiant devient incapable car il ne peut pas deviner lui tout seul autre chose que ce qu'on lui apprend.
    * Je conçois que j'ai oublié de préciser une clause que j'avais évoquée à l'époque : mettre une note minimale, genre 10/20 de moyenne mini aux deux épreuves écrites (je sais, c’est contre-intuitif pour un concours, mais c’est voulu) qui ne changerait pas pour faire du chiffre, afin d'être admissible : donc, des épreuves basées sur une maitrise totale du programme de 66 (qui en réalité traiteraient, chaque année, de tous les items de ce programme) ; avec obligation d'avoir au moins 10/20 pour être admissible. À partir de là, tu peux prendre n'importe qui ayant du bac au doctorat et en étant au moins, si ce n'est plus, aussi assuré que maintenant qu'il arrivera à faire cours à des élèves de collège.
    ** Mais ça n'arrivera pas. Je suis réaliste. ;)
  • Fin de partie
    Modifié (December 2023)
    @dp:
    Un extrait du rapport du jury d'agrégation 2023:
     La définition de l'ordre d'un élément est connue de la plupart des candidates
    et candidats, mais l'usage concret de cette notion n'est pas maîtrisé : il était par exemple fréquent de lire
    dans les copies qu'un groupe cyclique d'ordre n contient un unique élément d'ordre n.
  • zeitnot
    Modifié (December 2023)
    Il y a sans doute des personnes virées de l'enseignement de manière injustifiées, mais il y en a aussi beaucoup de parfaitement compréhensibles.
    Par exemple j'ai un collègue de SVT quasiment aucune évaluation, une pauvre note qui apparaît miraculeusement trois jours avant le conseil de classe. Il raconte sa vie en cours, fait des digressions interminables sur les sujets qui l'intéressent, sans aucun rapport avec le programme, les supports proposés sont indigents etc. Curieusement, il risque de ne pas être gardé. Et les marioles comme ça fleurissent.
    Est-ce que ce sera l'échec de l'institution, les méchants IPR, les épouvantables INSPE ?
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
Cette discussion a été fermée.