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Rapport capes 2023

lien des sujets des épreuves écrites : https://capes-math.org/index.php?id=archives
793 admis pour 1040 postes (1495 présents aux épreuves écrites et 1172 admissibles). La réforme du CAPES semble avoir diminué le vivier des candidats.
Certains commentaires du rapport me laissent perplexe, notamment ce qu'est attendu des candidats pour l'écrit disciplinaire.
Pour la question 1 du Vrai-Faux qui est :
"Une fonction $f$ définie sur $\mathbb{R}$ est paire si et seulement pour tout $x$ de $\mathbb{R}$ $f(x) \ne f(-x)$.
On a le commentaire suivant :
"La négation de cette assertion est très souvent mal maîtrisée, notamment par incompréhension des quantificateurs sous-jacents. D’autre part, la symétrie en 0 du domaine de définition n’est jamais évoquée, ni dans cette question, ni dans le problème 2"
De même, pour la question 3.b du problème où il fallait montrer qu'une fonction continue vérifiant l'équation fonctionnelle $f(x+y) = f(x) + f(y)$ était impaire, on a la remarque :
"La totalité des points prévus par le barème n’est pas toujours accordée, la symétrie du domaine de définition, même évidente, devait être évoquée."
Je ne sais pas pour vous, mais justifier la symétrie du domaine de définition pour montrer qu'une fonction est (im)paire me paraît superflu, pour ne pas dire inutile (Qui d'entre nous le vérifiait durant les examens, au lycée ou en post-bac ?). 
Cela me rappelle la "rédaction experte" (i.e étudier les variations d'une fonction affine ou une suite d'inégalité) attendue pour répondre à la question suivante lors du capes 2020 "Lors d’un premier contrôle, un élève a obtenu la note de 9 sur 20. Un deuxième contrôle est prévu, avec le même coefficient que le premier. Quelle est la valeur maximale de la moyenne que cet élève peut obtenir sur ces deux notes ?"
Dans le même temps, dans une question où il fallait démontrer la formule de la dérivée d'une fonction composée :
"Cette question n’est abordée que par la moitié des candidats. Dans ce cas, la formule est généralement correcte. La démonstration n’est en revanche réussie que dans un peu plus de 10% des copies. La notion de composée est mal maîtrisée. Les candidats qui se lancent dans une démonstration font le plus souvent apparaître un dénominateur, $f(x)-f(a)$, qui n’est pas toujours défini, ce qui a été légèrement sanctionné."
J'ai tendance à penser que diviser par 0 est plus grave qu'oublier la symétrie d'un domaine définition mais passons.
A la lecture du rapport, j'ai l'impression qu'un candidat ne sait pas à quel niveau il doit se placer, ou plus exactement, que le niveau change au gré des questions (et sans que cela soit indiqué). Par exemple, un candidat peut affirmer, sans justification, que l'ensemble des solutions d'une équation différentielle linéaire d'ordre 2 est une espace affine de dimension 2 (Q.5 du vrai-faux). Mais il ne peut pas affirmer sans justification que la fonction $f(x) = ln(xy)- ln(x) -ln(y)$ (avec $y>0$ fixé) est dérivable sur $]0, + \infty[$, sachant qu'on admet deux lignes plus haut que la fonction $ln$ est dérivable sur $]0, + \infty[$ (Q.2a du problème).
Enfin, la barre d'admission est à 8 sur 20. Une conséquence directe, c'est que la sélection se fait (quasi-)exclusivement sur les épreuves disciplinaires. 75% des candidats ont eu au moins 8 à l'écrit 2 (épreuve disciplinaire appliquée) et 75% des admissibles ont eu au moins 9 à l'oral 2 (épreuve d'entretien). Cela remet en cause un peu en cause leur utilité...
Mots clés:

Réponses

  • Pour répondre à la question 3c, fallait-il commencer par dire que $nx\in \R$ dès que $x\in\R$ et $n\in\Z$ du coup ?

  • Modifié (September 2023)
    >Je ne sais pas pour vous, mais justifier la symétrie du domaine de définition pour montrer qu'une fonction est (im)paire me paraît superflu
    Donc pour toi , la fonction $\begin{array}{cccc}f:&[0,1]&\to&\mathbb R\\&x&\mapsto&x^2\end{array}$ est paire?

    >Qui d'entre nous le vérifiait durant les examens, au lycée ou en post-bac
    Tout étudiant non atteint d'Alzheimer précoce, qui après lui avoir été rabaché 25000 fois qu'il faut vérifier la symétrie de l'ensemble de définition, finit par le faire.

    >J'ai tendance à penser que diviser par 0 est plus grave qu'oublier la symétrie d'un domaine définition
    Tu penses mal. Les deux erreurs sont aussi graves l'une que l'autre.
  • Moi ce qui m'intrigue c'est la 2.e : "après avoir vérifié qu'il existe $n$ dans $\N^{*}$ tel que $n \geq \dfrac{A}{\ln 2}$".
    Comment justifier l'évidence ? 

  • Si c'est évident, on doit pouvoir le justifier rapidement, par exemple en utilisant certaines propriétés de $\mathbb{R}$.
  • Modifié (September 2023)
    @Joaopa Ok, je n'avais pas conscience que c'était si répandu. Je peux toutefois témoigner que durant mes années au lycée et de licence/master, aucuns étudiant ni professeur ne vérifiaient la condition de symétrie. Pour te répondre, non ta fonction n'est pas paire, mais c'est la restriction d'une fonction paire.
    À partir du moment où on demande aux candidats de montrer qu'une fonction est (im)paire, on suppose implicitement que l'intervalle de définition est symétrique non ? Sinon, la question n'a aucun sens.
    Qu'est qu'un candidat peut admettre sans démontrer ? Que doit-il justifier ? À la lecture du rapport, ça ne me paraît pas clair. J'ajoute que le public visé pour ce concours, c'est des étudiants ayant un M2 suite à une licence de maths, pas des lycéens découvrant la notion de parité.
    @Oshine Il suffit de justifier que $\ln(2)>0$, le caractère archimédien de $\mathbb{R}$ (c'est admis ça, au moins ?) nous assure l'existence d'un entier $n$ vérifiant $n\ln(2) \geq A$.
  • Modifié (October 2023)
    Je vois dans le rapport du jury du capes 2023, je cite :
    Exemples de situations proposées ([aux candidats lors de l'oral]) :
    Voici quelques situations proposées lors de cette session. Il est généralement demandé au candidat de distinguer les valeurs ou principes mis en jeu, d’analyser la situation et de dire comment il réagirait s’il y était confronté.
    • Dans une séquence d’enseignement est évoquée la forme de la Terre et le fait que certaines personnes sur les réseaux sociaux affirment qu’elle est plate. Un élève dit que c’est leur opinion et qu’il faut la respecter.
    • L’équipe de mathématiques propose un calendrier de l’Avent avec une énigme par jour. Lors du conseil d'administration, les élèves reprochent le prosélytisme religieux de cette initiative.
    • Des élèves se plaignent auprès de vous, car le professeur de mathématiques de l'année précédente n'a pas traité une partie du programme.
    • Vous constatez que plusieurs copies d’un devoir à la maison sont identiques. Ces élèves viennent vous trouver en fin de cours et vous expliquent qu’ils ont travaillé ensemble, ce que les surveillants confirment.
    • Dans votre classe, vous remarquez en début d'année que des élèves n'ont pas le matériel attendu : cahier, calculatrice, matériel de géométrie, etc.
    • Une élève souhaite changer ses choix d’enseignement de spécialité de première car ses parents pensent que les mathématiques seront trop difficiles pour elle.
    • Un élève en situation de handicap bénéficie d’une augmentation du temps prévu lors des évaluations. Des élèves trouvent qu’il est avantagé, car il a plus de temps pour relire son travail et obtenir de meilleures notes.
    • Lors d’une réunion avec des parents, vous leur présentez les notions sur lesquelles leur enfant a un niveau de maîtrise fragile. Les parents vous demandent si vous pouvez lui donner des cours particuliers.
    • Un élève vient vous voir en vous disant, qu'à la suite de son passage au tableau, des camarades ont posté sur les réseaux sociaux des commentaires sur son poids.

    Qui sait ce que le jury considère comme étant une réponse "convenable" à ces différentes questions ?
  • Modifié (September 2023)
    > aucuns étudiant ni professeur ne vérifiaient la conditions de symétrie.
    Les deux ont grandement tort.

    > c'est la restriction du fonction paire.
    Et...?

    >A partir du moment où on demande aux candidats de montrer qu'une fonction est (im)paire, on suppose implicitement que l'intervalle de définition est symétrique non ? 
    Non

    >Sinon, la question n'a aucun sens.
    La question a un sens.

    >Qu'est qu'un candidat peut admettre sans démontrer ? Que doit-il justifier ? A la lecture du rapport, ça ne me paraît pas clair. J'ajoute que le public visé pour ce concours, c'est des étudiants ayant un M2 suite à une licence de maths, pas des lycéens découvrant la notion de parité.

    Que ce soit pou un lycéen qui découvrent la notion de parité, un candidat au Capes ou un médaillé Fields, la définition de parité est la même pour tous.
  • Modifié (September 2023)
    Personnellement au lycée les profs n’oubliaient jamais de vérifier la symétrie du domaine de définition tant et si bien qu’une fois le piège avait été tendu (une égalité f(-x)=f(x) assez galère à montrer alors que le domaine de définition n’était pas symétrique et bien entendu les élèves fiers de s’être tartinés les calculs jusqu’au bout pour rien ont obtenu un zéro pointé sous la bronca...). 
  • Pour ma part je n'en parlerais que si le domaine n'était pas symétrique. Si c'est cela qu'ils veulent tester ils n'ont qu'à changer le domaine dans leur exercice.
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Modifié (October 2023)
    Je trouve les auteurs du rapport un peu légers et peu rigoureux à ne parler que du domaine de départ.
    Dirait-on que qu'une fonction de $\R$ dans $\mathcal P([0,1])$ est susceptible d'être paire ou impaire sous prétexte que celle-ci est définie sur un domaine symétrique par rapport à $0$ ?
  • Modifié (October 2023)
    Pour les fonctions paires ou impaires j'ai longtemps eu un doute sur la nécessité que le domaine de définition soit symétrique pour la simple et bonne raison qu'à chaque fois que j'ai vu des définitions de ces termes la fonction allait de $\mathbb{R}$ dans $\mathbb{R}$.
    Pourquoi ne pourrait-on pas définir la notion de fonction paire de manière à ce que cette fonction le soit $\begin{array}{cccc}f:&[0,1]&\to&\mathbb R\\&x&\mapsto&x^2\end{array}$ ?
    Par ailleurs, si le domaine de définition est $\mathbb{R}$ j'avoue que je n'aurais pas pensé à vérifier sa symétrie car cela va de soi que $\mathbb{R}$ est symétrique. Dans la question du vrai-faux je n'aurais donc pas pensé à le mentionner et d'ailleurs on n'en a pas besoin pour trouver un contre-exemple.
    Concernant le message de @troisqua
    - Pour la terre qui serait plate, après tout pourquoi pas. Pendant longtemps certains ont affirmé qu'elle ne l'était pas et ils auraient mérité qu'on respecte leur opinion. De même, pendant longtemps certains ont du dire qu'un nombre ne pouvait pas être négatif ou qu'il n'existait pas de nombre dont le carré serait négatif. Parfois c'est une question de contexte. Je pense qu'il faut s'accorder une certaine ouverture d'esprit.
    - Pour les autres remarques, je trouve ça triste.
  • Modifié (October 2023)
    Bonjour Lol_a.
    "Pourquoi ne pourrait-on pas définir la notion de fonction paire de manière à ce que ..."
    1) Quel intérêt ?
    2) Ce ne serait pas l'idée de fonction paire (pour tout x du domaine de départ, f(-x) existe et f(-x)=f(x).
    Donc on ne définirait pas la parité, mais autre chose.
    Cordialement.
    NB. Pour ta remarque sur la Terre plate, attention au relativisme. Toutes les opinions ne se valent pas.
  • Ok pour la définition d'une fonction paire de par son intérêt.

    Par contre : "Toutes les opinions ne se valent pas." -> Et qui décide de la valeur d'une opinion ? Ca me semble dangereux comme affirmation.
  • Modifié (October 2023)
    Bonjour, je ne suis pas vraiment d'accord avec toi Lol_a
    Chacun et chacune d'entre nous évaluons les opinions qui nous sont présentées en fonction des arguments donnés, de la crédibilité que l'on accorde ou pas à son auteur... Cette évaluation peut être amenée à évoluer dans le futur en fonction des nouveaux éléments à notre connaissance.
    Je n'ai aucun problème à dire que je méprise certaines opinions, que j'ai suffisamment d'éléments de preuve pour être convaincue que certaines opinions sont fausses. On pourrait prendre l'exemple du négationnisme qui n'est pas une opinion qui vaut autant que les autres, l'exprimer est même punissable en France. Pour autant je ne méprise pas les personnes qui expriment ces opinions et il faut bien faire la distinction entre les personnes et leurs idées.
    Personnellement je dirais aux élèves que je ne suis pas d'accord avec le "il faut", on peut choisir de respecter toutes les opinions mais ce n'est en rien une obligation. Déjà, ce serait contradictoire car de fait, penser qu'il est mieux de respecter toutes les opinions n'est qu'une opinion et on peut donc en avoir une autre tout aussi respectable ce qui fait qu'elle ne devrait pas être imposée.
    Ensuite sur l'opinion elle même, de la terre plate, je donnerais les éléments de preuve pour réfuter les arguments des platistes aux élèves mais je pense qu'en tant qu'enseignant on ne peut pas avoir un discours totalement relativiste même si je ne connais pas les attendus du CAPES à ce sujet. 
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • La discussion est en train de dévier de son sujet initial.
    Si ces questions vous intéressent poser les dans une nouvelle discussion.
    Revenons sur le sujet "Rapport capes 2023" sinon tout à été dit et on ferme !
    AD
  • Je ne vois pas ce que fait la question sur la Terre plate dans un CAPES de math. Dans un CAPES de géographie ou de physique à la rigueur mais de math?
  • @Vassillia Justement "Cette évaluation peut être amenée à évoluer dans le futur en fonction des nouveaux éléments à notre connaissance", c'est la raison pour laquelle j'essaye de ne pas mépriser une opinion qui n'est pas la mienne (j'ai bien dit j'essaye, je n'y arrive pas toujours mais je garde à l'esprit que je peux me tromper).
    @JLT j'imagine que c'est parce qu'il y a des preuve scientifique de ce fait. C'est quelque chose qui intervient en maths "si on n'a pas de preuve, tout est possible, si on a pu le prouver c'est que c'est vrai et irréfutable" (je précise, pour moi, a priori, dans l'état des connaissance dont nous disposons).
  • Modifié (October 2023)
    @JLT La question a été posée durant l'épreuve d'entretien (oral 2), ce n'est pas une épreuve disciplinaire. D'après le rapport, elle "porte sur la motivation du candidat et son aptitude à se projeter dans le métier de professeur au sein du service public de l'éducation." Elle consiste en une présentation du candidat et un temps d'échange :

    "La deuxième partie de l'épreuve, d'une durée de vingt minutes, doit permettre au jury, au travers de deux mises en situation professionnelle, l'une d'enseignement, la seconde en lien avec la vie scolaire, d'apprécier l'aptitude du candidat à :
    - s'approprier les valeurs de la République, dont la laïcité, et les exigences du service public (droits et obligations du fonctionnaire dont la neutralité, lutte contre les discriminations et stéréotypes, promotion de l'égalité, notamment entre les filles et les garçons, etc.) ;
    - faire connaître et faire partager ces valeurs et exigences."

    C'est dans ce cadre que cette question a été posée.


  • JLTJLT
    Modifié (October 2023)
    On pourrait répondre que le matheux travaille sur un modèle, sans s'occuper de son adéquation à la réalité, et que c'est le physicien qui doit se soucier de cette question ?
  • Modifié (October 2023)
    Ah dans ce cas, on serait sans doute d'accord Lol_a mais je pense que plus généralement, l'objectif de cette question pour les candidats au CAPES est d'aborder le sujet de la déconstruction de la désinformation et des théories conspirationnistes. Je ne suis pas sûre que botter en touche comme tu le fais JLT corresponde aux attentes du jury mais c'est bien joué comme réponse.
    Quelques éléments d'informations proposés par https://eduscol.education.fr/1534/deconstruire-la-desinformation-et-les-theories-conspirationnistes , c'est pour cela que je pense qu'il faut quand même faire attention à ne pas être trop "ouvert" même si je comprends mieux ce que tu veux dire.
    Désolée AD, j'ai hésité à répondre dans un autre fil mais ça n'aurait pas beaucoup de sens sans les messages précédents.


    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • D'un autre côté un peu de trigo et quelques théorèmes de géométrie de niveau collège permettent de montrer assez facilement que la terre est ronde.
    「少年はみんな 明日の勇者ぁ〜!」
  • Modifié (October 2023)
    @JLT : je dois m'occuper de quelqu'un qui se prépare au CAPES externe de mathématiques. Cette personne a lu le rapport dont nous parlons dans ce fil, et, en particulier, l'extrait que j'en ai donné. Ce rapport, comme chacun peut le voir, aborde des sujets qui n'ont pas grand chose à voir avec le savoir disciplinaire mathématique.
    J'avoue, malgré mon âge qui avance trop vite, malgré mon expérience professionnelle, malgré mon intérêt pour un certain pragmatisme politique (par opposition à l'idéologie caricaturale traditionnelle dans ce pays), ne pas prétendre savoir quelles sont les "bonnes" ou "mauvaises" réponses à ces questions.
    Quelqu'un a t-il une source discutant des réponses qu'il ne faudrait surtout pas donner au jury du CAPES de mathématiques au sujet de ces questions d'ordre politique ?
    Exemple de question du jury tirée du rapport du jury dont il est question dans ce fil:
    "Une élève souhaite changer ses choix d’enseignement de spécialité de première car ses parents pensent que les mathématiques seront trop difficiles pour elle."

    Quel type de réponse serait approprié ?
  • Le rapport dit la chose suivante en préambule
    Il est généralement demandé au candidat de distinguer les valeurs ou principes mis en jeu, d’analyser la situation et de dire comment il réagirait s’il y était confronté.

    Valeurs ou principes : "les parents ont des préjugés sur la réussite des filles en mathématiques"
    Analyse de la situation : "ils veulent imposer à leur fille un choix contraire à ses envies initiales"
    Comment réagir : "soutenir la fille et montrer des études qui prouvent que filles et garçons sont en capacité de réussir de façon équivalentes leurs études scientifiques".

    J'ai bon ?
  • Si je voulais répondre objectivement à la question, je regarderais les résultats de la fille en maths et:
     * s'ils sont suffisamment bons je l'encouragerais à garder la spécialité math.
     * s'ils sont un peu faibles je lui dirais que son choix est difficile mais possible si elle fait suffisamment d'efforts.
     * s'ils sont très faibles je dirais que ses parents ont raison (oui, ça arrive que les parents aient raison !)
  • Modifié (October 2023)
    Du coup, quels sont les valeurs et principes mis en jeu selon toi ?
  • Si je passais l'épreuve je serais peut-être recalé... Je considère qu'il ne faut pas encourager des élèves ou étudiants à s'engager dans une voie où leurs chances de réussite sont très faibles, et tant pis si c'est contraire à d'hypothétiques principes. Le fait que ce soit une fille ne change rien à l'affaire, si c'est un garçon ma réaction serait la même.
  • Toutafé, il faut appliquer le principe d'égalité! Mais aujourd'hui les filles sont plus égales que les autres...
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Modifié (October 2023)
    Je ne connais pas la "bonne" réponse et je ne pense pas qu'il y ait de sources officielles donnant les bonnes ou mauvaises réponses mais à mon avis, il vaut mieux être diplomate et se montrer conscient des enjeux sociétaux.
    Il est clair que les attendus du jury sont de parler de l'égalité hommes-femmes en sciences donc j'en parlerai en m'interrogeant sur les stéréotypes de genre qui peuvent influencer ce choix. Dans ce cadre, j'irai consulter les ressources en ligne et me dirigerai vers le référent égalité filles-garçons de l'académie en cas de besoin.
    Ensuite, en fonction des ambitions professionnelles de la jeune fille, de son niveau factuel (en ayant là aussi conscience du possible biais de l'enseignant) et de sa motivation, je la conseillerai au mieux dans son intérêt.
    Je finirai par conclure que le choix devrait lui appartenir en rappelant que les mathématiques sont de toute façon désormais présentes dans le tronc commun. Bref, je ferai sûrement une réponse à la JLT mais en y mettant un peu plus les formes.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • Modifié (October 2023)
    Mêmes réponses que @JLT. Peut-être que j'appellerais les parents aussi, à voir.

    Je serais surement recalée aussi car je ne vois pas pourquoi la réponse devrait différer en fonction du genre de l'élève.
    Enfin dans la vraie vie parce que je comprends bien qu'il s'agit d'un concours de recrutement et qu'il y a sûrement une attente du jury là-dessus.. J'essayerai peut-être d'en dire deux mots et encore je ne sais pas. Je ne me vois pas finir mon exposé en disant "et comme c'est une fille, il faut l'encourager deux fois plus :smiley: ". Le plus probable est que j'attende qu'on me pose des questions sur ce point pour l'aborder. Ça me parait plus simple.
  • Modifié (October 2023)

    La règle de tout bon orateur, c'est de donner à son audience ce qu'elle veut entendre et jamais, jamais, ce qu'il pense... Évidemment, pour un futur prof de maths, ce n'est pas simple...

    Il y a forcément quelques réponses idéales qui tourneront autour du concept "d'œuvrer en faveur de la réussite en mathématiques de tous les élèves, dans une démarche d’égalité et d’inclusion." .

    Normalement, coller des listes de "buzz Word" et de croyances communément admissent (même fausses ou non prouvées) doit être préparé à l'avance. Le souci des profs de maths, c'est de vouloir réfléchir, de poser des hypothèses, des définitions et de tenir un raisonnement qui a du sens. Pour un entretien d'embauche, la seule chose qui compte, ce sont les convictions de l'auditoire et la doctrine du moment... Même les recruteurs qui n'y croient pas un seul moment seront sensibles à la beauté des discours creux, mais parfaitement alignés aux attendus de la boite. (ici l'EN.)


    C'est intéressant de voir à quel point vous semblez vouloir comprendre la question, réfléchir et y répondre !!!! Pourtant, ce genre de question est toujours la même "pourquoi doit-on vous engager ?"... Et la réponse toujours la même "parce que je corresponds à l'esprit de l'entreprise". Arrêtez d'utiliser votre intelligence pour trouver ce que vous ferriez en réalité, et pensez uniquement à la doctrine du moment.


    Comme je ne postule pas, aucune idée de la doctrine actuelle, mais quelques éléments au hasard. Commencer en disant que je suis donc là pour :

    - Œuvrer en faveur de la réussite en mathématiques de tous les élèves, dans une démarche d’égalité et d’inclusion

    - Poser des questions à l'élève pour savoir ce qu'elle veux et "m'inscrire dans des actions menées dans l’établissement" en lui "ouvrant le champ des possibles" (Une piste pour changer les représentations : faire intervenir des rôles modèles - il faut connaître un ou deux rôles modèles - apprendre par cœur par exemple cet article à la Hollywood, ça doit pouvoir être utilisé plein de fois - https://www.numerama.com/sciences/876253-sophie-germain-la-mathematicienne-de-genie-sans-qui-la-tour-eiffel-nexisterait-pas.html) Avoir un autre exemple plus perso avec une petite larme si besoin, sa mère, sa sœur, sa prof etc...

    - Rappeler a plusieurs reprise l'importance de motiver les filles pour étudier les sciences ...(et avoir un "parce que" le plus creux possible en attente du "pourquoi")

    - Nommer au moins "une recherche récente de type ethnographique visant à étudier les scènes peu explorées de la relation école-familles, celles de sa mise en œuvre concrète par des acteurs particuliers." Je suis certain que les sites de l'EN doivent regorger de ce genre pour justifier le "bon" comportement pour la relation prof-parents

    Créer une petite histoire avec le 4 mots en gras histoire de donner l'impression d'être bien logique...

    Etc...Bon, aujourd'hui, le plus simple, demander à ChatGPT ...Il doit avoir une réponse qui collera sans soucis avec un peu de travail... Apprendre par cœur, réutiliser dès qu'une question est proche...

    Et surtout, plus on vous demande d'être vous-même pour la réponse, moins vous devez utiliser votre intelligence mais revenir aux "éléments de langage" et à la doctrine de l'EN que je ne connais pas du tout, donc ma proposition totalement creuse avec mes 4 verbes pris au hasard "oeuvrer-poser-rappeller-nommer" doit être particulièrement mauvaise. J'imagine qu'il y a des bouquins sur la doxa et le travail à apprendre par cœur des réponses classiques en fonction du type de questions.
  • Je ne sais pas quelle part occupent les réponses à ces questions dans l'évaluation de la prestation orale du candidat. Quelqu'un a des informations ?
  • Tu peux aussi rajouter les obligations du fonctionnaire :
    _ Obligation de neutralité
    _ Respect de la hiérarchie
    _ Qualité du service public d'enseignement
  • Rajouter à quoi @Bibix ? Je voulais parler de ces questions lors de l'oral dont parle ce rapport et savoir si quelqu'un a des informations sourcées, pour connaître leur poids dans l'évaluation de la prestation du candidat (caractère éliminatoire ? ou simplement bonus ? ou réelle place dans le barème ?).
  • Le rapport indique les coefficients de chaque épreuve, ainsi que les statistiques de réussite. Ainsi, ce sont les épreuves disciplinaires qui sont le plus discriminantes, alors que la plupart des candidats obtiennent des notes satisfaisantes dans les épreuves de mise en situation et d'entretien professionnel. Par ailleurs, les candidats issues du master MEEF et les candidats étudiants dans d'autres cursus réussissent à peu près aussi bien.
  • Il y a 40 ans le système éducatif fonctionnait beaucoup mieux et il n'y avait pas tout ce baratin idéologique envahissant: parité, "déconstruction des théories conspirationnistes", "démarche d'égalité et d'inclusion", ce qu'il faut c'est enlever toutes ces âneries et enseigner les mathématiques à la place. Alors qu'on manque cruellement de profs les dirigeants se permettent le luxe de conditionner leur recrutement au succès à une épreuve de pureté mentale soviétique!!! On marche sur la tête.
    Une fonction est un ensemble $f$ de couples tel que pour tous $x,y,z$, si $(x,y)\in f$ et $(x,z)\in f$ alors $y = z$.
  • Peut-être, peut-être pas Foys, et n'étant pas bien convaincue par ce que permet d'évaluer l'épreuve, je suis presque d'accord avec toi. Il n'empeche que pour être recruté, il faut correspondre à l'attente du recruteur. C'est l'objectif de la question de troisqua donc restons sur cette question. Ton "il faut" ne sera entendu par aucun décisionnaire, il te fait sûrement plaisir mais ne sert strictement à rien. Dans l'idée je suis d'accord avec Petit Gaulois mais pas besoin de se travestir complément pour autant, il doit être possible de faire une réponse sincère en arrondissant un peu les angles saillants, enfin j'espère.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • Modifié (October 2023)
    En fait ce que je veux comprendre, c'est l'attente du recruteur sur des questions qui sont, parfois, assez sensibles. Le jury est-il compétent pour évaluer la qualité des réponses apportées sur ces questions sensibles ? Quels sont les critères qu'il choisit ? J'ai l'impression que, dans ces conditions, l'oral peut vite tourner au débat sans fin, où chacun va prôner sa propre idéologie (c'est comme on le voit ici, pour beaucoup d'intervenants, totalement irrépressible). A moins que l'ensemble des réponses convenues (voire attendues) ne figure quelque part ?
    Finalement, je ne veux pas connaître l'avis de chacun sur ces questions, mais juste savoir l'avis du recruteur lui-même.
  • Les coefficients des épreuves sont 2, 2, 5, 3. Donc l'épreuve d'entretien compte pour 25%. Son écart-type est légèrement plus élevé que celui de chaque épreuve écrite, et plus faible que celui de l'épreuve de leçon.
  • @troisqua je répondais à Petit Gaulois, c'est à rajouter aux critères des recruteurs. Il me semble qu'une réponse qui contredit ces principes est rhédibitoire.
  • Modifié (October 2023)

    Merci Bibix, n'étant pas fonctionnaire, je n'ai pas ces réflexes de pensée

    faire une réponse sincère en arrondissant un peu les angles saillants

    Mais pourquoi prendre le risque ? Et pourquoi vouloir y mettre de l'intelligence...

    Imagine comme Lol_a que je pense que la réponse ne devrait pas différer en fonction du genre de l'élève...c'est prendre le risque de remettre en cause des "vérités" que tu exprimes partiellement toi-même (stéréotypes de genre qui influencent le choix) et je n'arrive même pas à imaginer quelqu'un qui aurait ce genre d'idée pour la discussion (*). Dans un cadre de discussion de personnes intelligentes qui veulent discuter, ok, mais dans le cadre d'un entretien d'embauche, ça me parait totalement inutile...

    Et puis franchement, pour être bon à quelque chose, il faut pratiquer encore et encore, et recevoir un retour d'expérience au plus proche du travail fait. Je doute que ceux qui posent la question aient été ET confrontés très souvent à ce genre ET avec retour d'expérience pour valider/invalider leur comportement. Du coup, c'est franchement casse-cou de vouloir réfléchir. Revenir sur les éléments de langage validés par l'institution est la bonne solution pour ceux qui veulent une offre de boulot.

    Évidemment, si tes idées sont proches de celles attendues, alors oui, pas de soucis...Mais pourquoi s'embêter...

    Comme en première d'année de médecine, les matières à réflexion et les autres... Ce genre de questions, ça fait partie des autres, il doit bien y avoir des livres sur la préparation pour être un "bon" fonctionnaire. Au pire, au MEEF, il doit bien y avoir de poly sur la "Vérité",

    *je ne connais pas le cite, juste pour donner un exemple de son discordant mais au moins à l'apparence intelligente:
    https://decolonialisme.fr/les-mecanismes-a-lorigine-des-disparites-de-genre-en-mathematiques-preferences-performance-discrimination-ou-stereotypes/

  • Modifié (October 2023)
    Parce que si un discours sincère en arrondissant un peu les angles ne suffit pas, c'est qu'effectivement je ne corresponds pas aux besoins du recruteur et ils ont raison de ne pas me choisir et j'ai raison d'aller voir ailleurs.
    Je ne me vois pas réciter une bonne réponse qui ne me correspondrait pas du tout, bonne réponse qui d'ailleurs n'existe pas, il y a au minimum plusieurs bonnes réponses et peu de chances qu'il y ait des sources à ce sujet.
    Mon entreprise aide les étudiants à préparer les oraux de médecine sur des questions du même genre dans le milieu médical.
    On connait donc les attendus dans les grandes lignes et on a le recul de quelques années entre ce qu'on a vu des étudiants et leurs notes le jour J.
    Il y a des nuances en fonction des FACs mais globalement, ils cherchent à voir une réflexion dans l'analyse du sujet de société proposé, une structure dans le discours, et de l'empathie pour les autres. Les opinions (légèrement) divergentes mais présentées posément ne posent pas de problème, évidemment on déconseille fortement les opinions radicales (de quelque bord que ce soit).
    Attention, je n'ai pas la moindre idée si les attendus sont les mêmes pour le CAPES et je ne veux pas dévier le sujet.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • SocSoc
    Modifié (October 2023)
    Les besoins du recruteur sont a priori très éloignés des besoins de l'éducation nationale... il est donc tout à fait indiqué de se travestir le temps du recrutement et du stage. Une fois titularisé il est cependant conseillé de recouvrer sa santé mentale!
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Tout le monde n'a pas ta facilité à dire "merde" à son employeur et à bien vivre les conséquences qui en découlent même sans risque de licenciement.
    Ce n'est pas le tout d'être titularisé, encore faut-il ensuite pouvoir s'épanouir dans son métier ou en tout cas ne pas y être trop malheureux.
    Franchement, s'il faut complétement se travestir pour être recruté, il me parait important de se demander si le métier est bel et bien fait pour soi et je dis cela sans aucune provocation mais dans l’intérêt des éventuels candidats au CAPES.

    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • SocSoc
    Modifié (October 2023)
    Dans l'EN le recrutement est une phase très déconnectée de la réalité. Il ne faut pas la voir comme représentative du métier... même si je l'accorde elle est représentative de certaines injonctions futures. Il n'est cependant pas si difficile de les ignorer. Je conseille à tous les stagiaires que je vois passer de dire "Oui, bien sûr!" pendant un an. Ils auront tout le temps ensuite de développer d'autres réponses.
    On pourrait faire un parallèle avec un poste frontière à passer en Russie ou ailleurs...
    Il ne faut surtout pas décourager ceux qui trouvent ces questions stupides de venir dans le métier, c'est d'eux dont on a le plus besoin!
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Voir ce message d'il y a 4 ans. Ce n'est pas la même épreuve mais il doit y avoir des points communs.
    Faut quand même oser.

  • Modifié (October 2023)
    eoghan a dit :
    lien des sujets des épreuves écrites : https://capes-math.org/index.php?id=archives
    793 admis pour 1040 postes (1495 présents aux épreuves écrites et 1172 admissibles). La réforme du CAPES semble avoir diminué le vivier des candidats.
    Certains commentaires du rapport me laissent perplexe, notamment ce qu'est attendu des candidats pour l'écrit disciplinaire.
    Pour la question 1 du Vrai-Faux qui est :
    "Une fonction $f$ définie sur $\mathbb{R}$ est paire si et seulement pour tout $x$ de $\mathbb{R}$ $f(x) \ne f(-x)$.
    On a le commentaire suivant :
    "La négation de cette assertion est très souvent mal maîtrisée, notamment par incompréhension des quantificateurs sous-jacents. D’autre part, la symétrie en 0 du domaine de définition n’est jamais évoquée, ni dans cette question, ni dans le problème 2"
    maine définition mais passons. [....]
    Ayant été biberonné à la théorie des ensemble, je savais correctement utiliser les quantificateurs pour donner une définition et son contraire.
    Les mathématiques ne sont pas vraies, elles sont commodes.
    Henri Poincaré
  • Modifié (October 2023)
    Je rassure Joaopa, mes professeurs de lycée mettaient tous 0 à celui qui aurait oublié au moins de mentionner la symétrie du domaine (leur crédo était "lorsqu'il y a plusieurs conditions à vérifier, on a le droit de ne pas savoir tout faire, mais pas d'en oublier").
    D'ailleurs le "dictionnaire et pratique des mathématiques", tome 1 d'analyse chez Hatier (1989) dont mon professeur de terminale était l'un des co-auteurs, signale bien en sa page 77 qu'il faut vérifier cette condition et c'est fait dans les exemples.
  • Le jury du CAPES de philosophie vient de publier une tribune pour dénoncer le renvoi de sa présidente. L'épreuve d'entretien, qui remplace une épreuve disciplinaire, et les modalités de sa mise en œuvre et de son évaluation sont évoquées.

    https://www.nouvelobs.com/societe/20231008.OBS79211/qui-voudra-encore-sieger-au-jury-du-capes.html
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