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Capes 2023

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Réponses

  • Modifié (April 2023)
    @Wàng : épargne nous ton bla bla sur les vertus supposées du "libre marché" en matière éducative ou la "France communiste". Ce n'est pas seulement bête, c'est hors sujet.
  • Magnéthorax a dit :
    @marc0075 : précise ta pensée, parce que là...
    Il faut relever les salaires et le niveau.
  • Modifié (April 2023)
    gauss a dit :
    Evolution du niveau des questions en 23 ans : sujet 2 du capes externe en 2000......ce sujet déchirait vraiment et m'a laissé un souvenir indélébile pour l'avoir passé.
    C'est absolument incroyable
    quel observateur même avisé pourrait croire sans indication que le sujet de 2000 et celui de 2023 sont les deux sujets d'un même concours ???
  • Je pense qu’on est tous d’accord là-dessus [la baisse du niveau disciplinaire]. Sauf peut-être une ou deux autruches qui se mettent des œillères. 
  • geogeo
    Modifié (April 2023)
    On ne cherche plus des profs de math mais des adultes un peu censés et capables de garder des enfants 8h00 par jour. Le tout saupoudré d'un peu de culture Mathématique.
  • Wàng a dit :
    Les meilleures écoles et les meilleurs professeurs seraient payés le plus (avec des élèves motivés et incités à bosser par dessus le marché).
    C’est censé être le cas en France actuellement. Et depuis longtemps. Les inspecteurs notent les professeurs. Les chefs d’établissement aussi. La corruption des encadrants donne le système actuel.  

  • Sans preuve, une accusation de corruption n'est rien d'autre que de la diffamation et je doute fort qu'il y ait de la corruption à grande échelle concernant la notation des inspecteurs et chefs d'établissement dans l'éducation nationale.  
    Ceci dit, on peut être en désaccord avec les critères utilisés dans le système d'évaluation interne de l'éducation nationale, je partage cet avis d'autant plus facilement que j'en connais d'autres dans le hors contrat, mais cela n'a pas grand chose à voir avec la corruption.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • Modifié (April 2023)
    Dans le secondaire, la notation des enseignants est une farce. Farce à deux niveaux:
    • La différence de carrière entre un prof "excellent" et un prof "à consolider" n'est vraiment pas énorme. (accès un peu plus rapide à la hors classe, accès à la classe exceptionnelle avec un peu de chance...)
    • La notation ne dépend pas des compétences "objectives" de l'enseignant, mais des lubies de l'inspecteur et... d'un système de quotas.
    On ne peut donc sérieusement pas parler d'une quelconque évaluation des enseignants, vu qu'elle est arbitraire et sans impact majeur sur la carrière.
    Maintenant, si certains connaissent un moyen de mesurer l'efficacité d'un prof de manière objective, je suis preneur... Deux principaux obstacles :
    • Séparer les très nombreuses variables impactant la réussite de l'élève pour exposer l'impact du professeur
    • Éviter d'avoir des élèves préparés spécifiquement à l'évaluation au détriment de compétences plus générales.
  • En effet, la grille de compétence contient plusieurs items qui concerne le prof en dehors de sa classe. 
    On va me dire que « c’est normal » m’enfin… bref. Tout cela est de la blague. 
    Mieux encore : dans les REP on parle tout le temps du travail en commun etc. alors qu’on fout la paix aux profs qui bossent dans les bahuts où ça tourne sur le sujet « travail en commun ». 
    Je ne me souviens plus des items (les grilles sont disponibles sur Internet). 
  • Sur la partie 'rémunération au mérite', on peut essayer de se faire une opinion.
    Quels sont les pays qui ont une rémunération au mérite ? Est-ce que ces pays progressent dans les comparaisons internationales (Pisa ...) ?
    Attention : dans les comparaisons internationales, la France est classée dans les pays qui ont une rémunération au mérite.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • DomDom
    Modifié (April 2023)
    Un exemple : le prof s’inscrit à plein de formations => hop on coche une case valorisante. 
    Il ne s’inscrit à aucune formation => pas bien.
    C’est sans creuser de ce qu’il fait de ces « formations ». Ce sont justes des tampons, qu’on compte...

  • Je ne pense pas qu'il y ait de corrélation significative entre ces items et leur réalisation effective. On pourrait leur faire dire n'importe quoi, on leur fait dire n'importe quoi, la coche ou non de ces cases est complètement bidon. Une grosse farce comme dit ci-dessus. L'exemple que tu donnes sur "travailler en équipe" est d'ailleurs typique de ce point de vue.

  • Modifié (April 2023)
    Sato a dit :
    Wàng a dit :
    Les meilleures écoles et les meilleurs professeurs seraient payés le plus (avec des élèves motivés et incités à bosser par dessus le marché).
    C’est censé être le cas en France actuellement. Et depuis longtemps. Les inspecteurs notent les professeurs. Les chefs d’établissement aussi. La corruption des encadrants donne le système actuel.  
    Oui je veux dire quand j'enseignais en STMG, eh bien la chef d'établissement me demandait de faire des jeux, de ne surtout pas faire de cours "normaux", de m'adapter à la nullité de la majorité, et m'incitait à tout faire sauf des maths. Je ne parle pas de la direction dans laquelle tiraient les élèves, les parents et tout. 

    Mais faut bien comprendre que une année de perdue en maths, pour beaucoup, ça devient à coup sûr un énorme boulet pour toute l'institution, puisque ces gens là perdent très vite toute volonté de se battre, passent les classes sans soucis et auront le "bac". Alors une classe entière avec un prof qui accepte de renoncer à faire des maths correctement (je sais pas moi, par exemple en acceptant la calculette pour tout et n'importe quoi) et vous voyez la cata qui se profile.

    Donc bon je crois qu'on a un système d'incitations perverses à tous les niveaux, je ne développe plus trop ce que je pense qu'il conviendrait de rétablir pour pas polluer le fil.

    Mais pour en revenir au sujet c'est pas un hasard si j'ai attendu très longtemps pour passer le concours, hélas. 

    Et je comprends ce que peuvent ressentir les étudiants brillants qui se tâtent.
  • @prouveur_verifié, merci pour ce corrigé
    Je pense cependant qu'il y a 2 erreurs dans les réponses au VRAI/FAUX
    - Q8 : la réponse correcte est effectivement FAUX, mais la proposition d'instruction corrigée n'est pas bonne, car il ne faut pas incrémenter S de +5 chaque semaine, mais de +45, puis de +50, puis +55 etc...
    - Q23 : la réponse correcte est VRAI (enfin, je crois...). Le contre-exemple n'en est pas un, il y a 4 triangles sur votre figure, soit le résultat de la formule pour n=4. Il faut remarquer que n(n-1)(n-2)/6 est égal au coeff.binomial (n 3). Chaque triangle étant formé de manière unique par une combinaison de 3 droites parmi les n, cqfd.
  • Une remarque en passant, surtout suite aux interventions sur la baisse du niveau disciplinaire en maths - aggravée par une sélection très faible compte tenu du faible nombre de "vrais candidats" (qui ne se présentent pas en touriste) : j'ai l'impression que c'est la même chose en français ...
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Je suis content, j'avais répondu vrai à la Q 23 avec cet argument ^^
  • Oui, c'est pareil dans toutes les matières évidemment. La rédaction en maths est une catastrophe. Faire des démonstrations est illusoire dans ce contexte.
  • Peut-être qu’en français le vivier n’a pas changé : ce sont tout de même des littéraires. (J’ai dit « peut-être »). 
  • Comment définis-tu un littéraire ? A chaque fois que j'entends l'expression 'je suis un(e) littéraire', ça veut dire en fait : 'je suis nul(le) dans les disciplines scientifiques', mais ça ne dit rien sur le niveau dans les disciplines littéraires.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Bonne question. Déjà il faudrait que ce soit quelqu’un qui ait lu un bon nombre d’œuvres « classiques » et qui lit encore. Mais tu sais, j’ai connu des gens qui se disaient « scientifiques » et je ne sais toujours pas pourquoi. 
  • Plus directement en rapport avec les maths : est-ce que ceux qui enseignent notent une dégradation de la compréhension des énoncés ?
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Modifié (April 2023)
    Lors d'un oral du passé j'avais expliqué au jury comment résoudre un système d'équations linéaires à 2 équations et 2 inconnues en nombre entiers. À un moment de mon exposé j'explique comment résoudre l'équation linéaire du premier degré $ax+b=0$. Un membre du jury me demande "Cette équation, quel est son statut" ma réponse "le ...statut d'une équation ?...mais qu'est-ce c'est donc ?" Cela m'a valu un 0,5/20 avec l'appréciation "Ne comprend rien à la logique" !
  • Modifié (April 2023)
    Franchement c'est sévère comme note, je trouve ça n'importe quoi. Sur une épreuve coef 5 on sélectionne plus sur des codes (la compréhension de questions standardisées) que sur une compétence mathématique. Si le jury avait reformulé la bonne réponse serait tombée sans problème. Ou si le jury avait demandé explicitement de faire un exposé de logique ensembliste il aurait constaté la compétence du candidat en logique. Et d'autres qui n'ont pas eu de telles questions mal posées, ont simplement eu de la chance.

    Je ne parlerai pas de l'oral 2 que je vais passer en juin, parce que si je dis ce que je pense au jury, sur des questions sans aucun rapport avec les maths (laïcité, égalité des chances et toutes ces conneries pour tester la soumission du candidat à l'autorité), ça va être la note éliminatoire direct pour moi. ^^
  • DomDom
    Modifié (April 2023)
    Attention… on ne sait jamais où les points sont perdus. Ce n’est peut-être pas sur cette question. 
    Quand le candidat est confiant sur ses réponses parfois il s’est, en fait, rétamé. 
    Bref. Ce 0,5/20 est certainement un échec sur tout l’ensemble de la prestation. 
  • Modifié (April 2023)
    Pardon pour la question @Wàng mais as-tu conscience que le partage de ces valeurs va faire partie de ton métier ? Que tu ne pourras pas enseigner les maths au niveau que tu sembles vouloir ? Pourquoi veux tu avoir le CAPES alors que tu sembles avoir une vision très négative du métier (ce n'est pas un reproche je suis passée par là ce qui m'a amené à démissionner au bout de 3mois) ?
    Je n'attends pas vraiment de réponse de ta part mais je dis ça pour que tu te poses ces questions. C'est dommage de ne pas chercher un métier épanouissant qui permet par ailleurs plus facilement de faire s'épanouir les personnes avec qui on travaille. Bien sùr, chacun ses contraintes de vie et on n'a pas toujours le choix mais je trouve cela triste alors que tu n'es même pas encore reçu.
    In mémoriam de tous les professeurs assassinés dans l'exercice de leurs fonctions en 2023, n'oublions jamais les noms de Agnes-Lassalle et Dominique-Bernard qui n'ont pas donné lieu aux mêmes réactions sur ce forum (et merci à GaBuZoMeu)
  • Modifié (April 2023)
    Bonjour Vassilia, pas de soucis. Je me pose ces questions par rapport à l'institution. Je passe le cafep surtout par défi personnel. J'aime beaucoup les mathématiques et je pense que ni les mathématiques ni leur enseignement n'ont grand chose à voir avec les "valeurs de la république" et dire aux élèves ce qu'ils doivent penser sur tous les sujets. Mais ce n'est que mon opinion. Je pense que cette "épreuve 2" est avant tout un test de soumission et d'obéissance à des dogmes, avec lesquels je suis en décalage complet : les mathématiques ne sont pas compatibles pour moi avec la soumission et les arguments d'autorité, enseigner les mathématiques et les sciences implique pour moi de faire grandir dans la liberté et la confrontation ouverte des idées. Je ne suis pas sûr de m'engager en cas de succès, du moins je vais attendre un an, j'ai un projet d'entreprise (en lien avec les maths) en parallèle, et un projet d'expatriation, pour enseigner dans un pays où l'enseignement des mathématiques est moins sinistré, toujours est-il qu'une réussite peut éventuellement m'ouvrir des portes à ce niveau.

    Ce que je trouve triste c'est ce que l'école est devenue en France ces 60 dernières années, mais je serais le premier satisfait d'une amélioration à ce sujet, notamment pour mes enfants.
  • Le métier de prof ne se limite (malheureusement) pas à l'enseignement des maths...
  • @Wàng: Quand on ne croit pas aux valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité, il vaut sans doute mieux s'abstenir de devenir enseignant fonctionnaire de l'Etat français.
  • Modifié (April 2023)
    @Fin de partie A part dans ton propre message, où est-il écrit qu'il ne croit pas aux valeurs de la République, et à la fraternité en particulier ???
    On a eu la paix avec les procès d'intention depuis quelques semaines, je suis curieux de savoir ce qui nous a valu cette chance.
    Après je bloque.
  • Modifié (April 2023)
    Cela veut dire quoi exactement "croire aux valeurs de la République"?
    Pour chacun des mots (liberté,égalité, fraternité et République) on pourrait discuter des pages et des pages sur leurs définitions!
    Ces valeurs de laïcité, égalité des chances etc sont à géométrie variable et évoluent selon l'air du temps.
    Un seul exemple: "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi" . Tout le monde récite la première partie mais personnellement je pense que la deuxième partie est bien plus importante et relativise pas mal les choses.
    Les profs qui ont été embauchés il y a 30 ans et qui croyaient à l'école du mérite (qui a aussi des définitions à géométrie variable) doivent-ils tous démissionner aujourd'hui si l'égalité des chances dans la définition actuelle est pratiquement à l'opposé de cette école du mérite?
    Ces valeurs vont encore certainement beaucoup évoluer et le prof qui est recruté aujourd'hui et qui est en accord avec les valeurs actuelles ne le sera peut-être plus du tout dans 10 ans.
    Ce que dénonce à mon avis Wàng c'est surtout la fin plus ou moins déguisée de la liberté pédagogique. 
  • Modifié (April 2023)
    @i.zitoussi.
    Je pense que tout le monde, même toi, a compris ce que veut dire Wàng. J'aurais pu souligner le mot égalité aussi.
    Plains-toi aux gens qui n'ont pas le courage de dire sans ambiguïté ce qu'ils veulent dire réellement. Ils pourraient se taire mais ils choisissent de parler à demi-mot. J'imagine que c'est un clin d’œil aux gens qui pensent comme eux (une sorte de signe de reconnaissance ou voulu comme tel)
  • Modifié (April 2023)
    Je n'ai pas de problème avec une certaine compréhension de la devise de la république française mais je doute que le rôle d'un enseignant de mathématiques soit de faire de la morale (quelle qu'elle soit) et que le rôle d'un jury soit de vérifier que un candidat "croie" à certaines valeurs et impose une interprétation de celle-ci, dans l'air du temps, au détriment d'autres. Un enseignant en maths est un scientifique, non un "croyant" ou un religieux, et son rôle est d'abord d'enseigner les maths, ensuite de développer l'esprit scientifique.

    Il n'y a pas de maths "françaises" ou "chinoises", républicaines ou royalistes, catholiques, musulmanes, athées ou laïques.

    La liberté ne me pose pas de problème, l'égalité en droit non plus. Le concept de fraternité me semble assez flou. Le propre de la science est d'être un langage universel qui dépasse les codes de la tribu ou de la famille. On peut et doit avoir des discussions à bâton rompu avec des gens qu'on ne connait pas.

    D'autre part le concours que je passe est le cafep, pas le capès, mon objectif n'est pas de devenir fonctionnaire de l'état français à proprement parler, ou il faut admettre qu'une école réellement privée n'existe pas en France. Le fait que le concours soit identique est déjà un soucis en soi il me semble.
  • Attention : le débusqueur de la pensée est sorti du bois. 
  • Il y a privé et privé (le sous contrat et hors contrat). Pour le privé sous contrat les profs sont rémunérés par l'État. Au nom de l'égalité (dans mon département) le règlement pour la gratuité (ou réduction des tarifs) des transports scolaires est le même que l'enfant soit dans le public ou le privé sous contrat (et cette égalité peut choquer...).
  • @wang
    On a eu l'impression dans certains de tes messages que tu veux jouer au plus stupide. J'ai une bonne nouvelle pour toi, le champion hors catégorie de ce jeu veut jouer avec toi.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @wàng : bon courage !
  • Modifié (April 2023)
    Un enseignant en maths est un scientifique... son rôle est d'abord d'enseigner les maths, ensuite de développer l'esprit scientifique... Et aussi de :
    - Donner un cadre à ses élèves
    - Être bienveillant et exigeant.
    - Accepter et prendre en compte les différences
    ETC...
    Ne jamais négliger la dimension humaine du métier. Ton discours effectivement, que tu bosses dans le privé ou pas, ne me semble pas coller avec ça.
  • SocSoc
    Modifié (April 2023)
    Autant de mots derrière lesquels chacun mettra un sens totalement différent. Cela dit, on est tout à fait dans l'esprit des "compétences" du "socle commun" :)
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Modifié (April 2023)
    @Soc, pas un sens différent, une définition est une définition, une application différente peut-être car chacun applique le curseur où il le souhaite.
    Le socle ou les compétences n'ont rien à voir avec la dimension humaine bref, je sens le terrain glissant arriver :smile:
  • Modifié (April 2023)
    J'ai été couronné par Lourrran j'hésite entre éclater de rire ou être flatté*. Finalement j'ai éclaté de rire.
    *Lourrran a une expertise indéniable dans le domaine.
    Il y a aussi une autre voie pour devenir enseignant Eux-aussi parlent de fraternité.
  • On parle de valeur de la République, donc je n'ai pas voulu te couronner, simplement te donner le trophée de Champion toutes catégories. Mais si tu y tiens, je peux aussi te couronner et te nommer Roi des. Tu as largement l'envergure. 
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Modifié (April 2023)
    Merci fin de partie, mais c'est justement le concours que j'ai passé ! Le cafep c'est ce qui donne accès à l'enseignement sous contrat catholique.
    La fraternité pour un catholique c'est différent et plus précis, il s'agit de la charité fraternelle.
    Je me demande d'ailleurs si la "fraternité" de la république n'est pas une laïcisation de la vertu théologale de charité. Mais je n'ai pas prévu de passer l'agrégation de théologie cette année.
    Jamyz je suis très attentif aux différences, exigeant et j'essaie d'être bienveillant, et c'est extrêmement valorisant d'avoir de bonnes relations avec les élèves, mais je reconnais que j'ai sans doute beaucoup de choses à apprendre. Si vous avez relevé des manquements dans ce que j'écris je serais content de pouvoir y travailler.
  • Modifié (April 2023)
    @Wàng
    Je te cite : 
    1. Je doute que le rôle d'un enseignant de mathématiques soit de faire de la morale (quelle qu'elle soit)
    2. Je pense que cette "épreuve 2" est avant tout un test de soumission et d'obéissance à des dogmes, avec lesquels je suis en décalage complet.

    3. Si je dis ce que je pense au jury, sur des questions sans aucun rapport avec les maths (laïcité, égalité des chances et toutes ces conneries pour tester la soumission du candidat à l'autorité),
    Pour 1. Le rôle d'un prof, c'est aussi de reprendre l'élève qui porte la casquette dans le couloir, de lui expliquer qu'on tient la porte jusqu'à ce que la personne derrière arrive, d'expliquer qu'en perturbant la classe, un élève gêne ses camarades qui veulent bosser (si, si , il y en a), etc... C'est ce qui s'apparente peut-être à de la morale. Qu'en penses-tu ?
    Pour 2. Quels dogmes ? Cela mérite que tu développes.
    Pour 3. Tu seras confronté à la laïcité, à l'égalité des chances et si tu estimes que ce sont là des conneries, cela mérite également que tu expliques.
  • Modifié (April 2023)
    Oui on a du mal se comprendre. Pour moi il s'agit là de questions de politesse élémentaire plus que de morale, j'ai (notamment dans les classes de BTS et STMG) effectivement eu affaire à ces comportements totalement hors des codes, comme la plupart j'imagine. Il y a une époque où ces questions là (casquette, téléphones, tutoiement, etc) ne se posaient pas, il serait bon de réfléchir pourquoi, mais je pense que ça dépasse le rôle simple d'un prof de maths qui (dans l'idéal je vous l'accorde) ne devrait pas voir son énergie siphonnée par ça.

    Par morale j'entendais plus des confrontations déplacées dans ce cadre entre les stoïciens, l'éthique à Nicomaque, Thomas d'Aquin ou Comte Sponville.

    Je préfère ne pas développer le reste puisqu'on est là avant tout pour parler de maths, mais j'avoue volontiers que je me sens très souvent en porte à faux avec les idées véhiculés que ce soit par le "chef" (exécutifs divers et ministres), la mentalité ambiante, ou même les discours de mon chef d'établissement. Pour faire court, je pense comme Laurent Lafforgue, que l'école n'a pas à se plier aux modes, que le savoir est intemporel, que Euclide reste vrai aujourd'hui, et que entre 1960 ou 2023 les maths s'enseignent fondamentalement de la même façon (modulo des ajustements évidents et mineurs).
  • Modifié (April 2023)
    L'école est par essence éminemment politique, car forme la génération de demain, et donc sujette aux modes.
    S'il est jugé utile d'apprendre les mathématiques, ce n'est pas pour la beauté de la chose, mais parce que l'on considère que cet apprentissage est essentiel au futur du pays.
    Et donc le professeur de mathématiques ne peut proclamer du haut de sa forteresse "je fais des maths, et rien que des maths", car en tant que professeur il [est] là pour appliquer le plan de nos dirigeants pour la génération de demain.
    Même pire, dire "je fais des maths comme en 1960 et j'ignore délibérément les instructions modernes de l'éducation nationale" est en soi un acte politique absolument pas neutre.
    Attention, on peut parfaitement être en désaccord avec la politique actuelle, voire la combattre. Mais on ne peut pas être neutre.
  • Modifié (April 2023)
    C'est ce raisonnement collectiviste qui me chiffonne. De toute évidence les élèves et les aspirations sont divers. Un "plan" décidé d'en haut pour former la jeunesse, au nom du "pays", décidé par un type (le président) ou un groupe de types (une bureaucratie), ça me pose un énorme problème. Les choses doivent être décidées d'une façon beaucoup plus décentralisée, autour des établissements, des professeurs, et des familles, bref des gens qui sont concernés en premier par l'intérêt de l'élève et qui le connaissent (en fonction du niveau, du projet professionnel, et de tas de choses). Une filière unique pour le lycée est une aberration sans nom.
  • On ne demande plus la même chose à un prof de 1960 et un prof de 2023, la société française a évolué et un collégien de 1960 n'est plus un collégien de 2023. Il est important d'avoir cela en tête car sinon, tu vas droit dans le mur.
  • Après, dans les faits, l'enseignement a une inertie énorme, ce qui fait que ces fameux "plans" ont un impact limité.

    Exemple typique, l'enseignement de l'EMC (Enseignement Moral et Civique, théoriquement fait par les profs d'histoire-géographie). J'ai plusieurs collègues qui avouent ne pas en faire du tout, et ceux qui le font le font à l'arrache.

    Autre exemple, les marottes des IUFM/ESPE/INSPE : à la louche 10 000 enseignants du secondaire formé par ans, peut-être la moitié de vraiment influencés par cette formation, qui vont se noyer dans les 900 000 profs en exercice... Bon courage pour faire évoluer durablement les pratiques!
  • Modifié (April 2023)
    Wàng a dit :
    mais je reconnais que j'ai sans doute beaucoup de choses à apprendre. Si vous avez relevé des manquements dans ce que j'écris je serais content de pouvoir y travailler.
    C'est bon, tu es mûr !  :D

    Jaymz a dit :
    @Wàng
    reprendre l'élève qui porte la casquette dans le couloir, de lui expliquer qu'on tient la porte jusqu'à ce que la personne derrière arrive, d'expliquer qu'en perturbant la classe, un élève gêne ses camarades qui veulent bosser (si, si , il y en a)
    [...]
    Tu seras confronté à la laïcité, à l'égalité des chances et si tu estimes que ce sont là des conneries, cela mérite également que tu expliques.
    Malheureusement, dans plusieurs établissements où je suis passé, c'est quand tu veux appliquer ces principes que tu te fais mal voir et gêner (pour rester très mesuré dans les propos) par l'Institution.

  • Modifié (April 2023)
    @Wàng : pour faire avancer un peu ta réflexion : la phrase "Un "plan" décidé d'en haut pour former la jeunesse, au nom du "pays", décidé par un type (le président) ou un groupe de types (une bureaucratie), ça me pose un énorme problème ." me semble n'envisager qu'une face des choses. Un tel plan pourrait aussi décider par exemple de rendre l'école gratuite et obligatoire pour tous les enfants à partir de 6 ans... (et tout le monde n'a pas été content au moment où ça s'est fait !). Ces mêmes plans peuvent aussi imposer d'avoir un cadre avec le chef de l'état français dans chaque classe du territoire... Je choisis volontairement des exemples éloignés dans le temps ne pas mêler ces ambivalences de "plans décidés d'en haut" à des polémiques légitimes (comme toute décision politique) actuelles.
    Par ailleurs, ta vision des maths et de la science est sans doute largement erronée : ce sont des activités humaines et donc éminemment culturelles, sociales et situées dans le temps. Les maths d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes que celles de 1960 et on ne les enseigne pas de la même façon (et ceci indépendamment des élèves alors si tu rajoutes le facteur "élève" dans le système...). Il y a plein de maths qui sont oubliées aujourd'hui car elles n'ont plus d'intérêt, de sens,... et beaucoup de maths d'aujourd'hui seront oubliées dans 50 ans.
    Pour un exemple qui ne porte pas sur le système secondaire français mais sur après: je te conseille cette vidéo qui détaille un peu les raisons de l'échec de l'épreuve du concours de ULM 1966. C'est très intéressant de voir qu'aujourd'hui des mondes mathématiques qui étaient enseignés indépendamment dans les années 50-60 sont enseignés dans les mêmes chapitres.

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