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Préparer les oraux de l'interne en 3 mois

Modifié (February 2023) dans Concours et Examens
Bonjour à tous
J'étais parti du principe que je ne serais pas admissible cette année, et n'ai donc encore absolument pas touché aux épreuves orales (enfin, je connais leur déroulement et j'ai lu les rapports de jury, mais ça s'arrête là.)
Mais vu mes écrits, l'admissibilité est quand même assez envisageable, donc je viens vous demander conseil : que serait l'usage le plus pertinent des trois mois qui restent ? Préparer plein de leçons très vite ? Préparer quelques leçons très bien ? Travailler les gros théorèmes et leurs preuves ?
J'ai en ma possession les Skandalis (algèbre et analyse), Dantzer (Analyse) et Rombaldi (Algèbre). Y a-t-il des gros points morts dans cette petite biblio ?
Merci d'avance pour vos conseils.
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Réponses

  • DomDom
    Modifié (February 2023)
    C’est très personnel cette question. J’entends par là que selon les profils, ce sera « beaucoup et vite » ou « peu mais dans le détail ». 
    Moi, survoler, je ne sais pas faire. Des copains savent le faire, etc.
    Une idée : il existe plusieurs leçons par exemple sur le thème « série numérique ». Dans ce cas je me lancerai dans la préparation de TOUT le cours sur les séries numériques (définitions, théorèmes).
    Ainsi, j’aurais une vision des implications, d’un plan très général. Et si je tombe sur une des leçons précises (à termes positifs, séries divergentes, ou autres), je saurais déjà ce qu’il faut y mettre et j’aurais une idée des démonstrations.
    J’espère avoir aidé un peu…
  • Modifié (February 2023)
    Je me pose la même question et je sens aussi qu'une admissibilité est possible cette année, même si c'est la première année durant laquelle je tente le concours...
    Ce que j'ai l'intention de faire à partir d'aujourd'hui (après, je ne sais pas si c'est judicieux, je partage juste comment j'aimerais m'y prendre ^^') :
    je vais prendre 3 cahiers en algèbre et géométrie et 3 cahiers en analyse et probas. Pour chaque grand thème : un cahier qui contient des développements, 1 cahier qui sert à écrire des plans de leçons et 1 dernier cahier qui sert de recueil d'exercices pour l'oral 2.
    Je prends une leçon d'oral 1 qui m'inspire, je trouve un plan dans un livre que je refais à ma sauce en zappant les parties qui ne m'inspirent pas, j'écris le plan (sans écrire les définitions en détail) sur le cahier concerné. J'écris soigneusement le développement dans le bon cahier et je note les références bibliographiques utilisées en limitant au maximum l'utilisation d'internet (impossible lors des oraux donc tout ce qui est pris sur internet est à retenir par cœur) . J'essaie de refaire les preuves de la leçon concernée et de proposer quelques applications.
    Quand je serai au collège, je m'entraînerai dans ma salle quand j'ai une heure de trou notamment pour écrire mon développement sans consulter mes notes et en tenant bien les $15$ mins.
    J'envisagerai aussi (quand j'aurai fait le travail décrit précédemment) de prendre une leçon pendant les vacances de Février et de la préparer pendant 3h comme si j'étais devant le jury à l'oral 1. Pour vraiment me rendre compte de la gestion de ces 3h de préparation.
    Des collègues (oui j'ai des collègues vraiment adorables) m'ont proposé de jouer au jury quand on aura une heure de trou en commun.
    L'objectif serait d'avoir $20$ leçons d'algèbre et géométrie et $20$ leçons d'analyse et probas de prêtes (avec un plan cohérent, un développement maîtrisé et quelques applications). Étant moins compétent en analyse notamment, je vais bosser les leçons qui m'inspirent uniquement !
    Pour l'oral 2, je vais faire des exos dans les bouquins que j'ai et recopier ceux qui m'intéressent dans le cahier concerné. Pareil, l'objectif est d'avoir une vingtaine de leçons d'oral 2 prêtes pour chaque thème.  
  • Une idée aussi : ne pas s’éparpiller. 
    Choisir une fois pour toutes une bibliographie pas trop grande (4 seulement ?). Quand on a peu de temps, il faut connaître par cœur ses bouquins… et savoir ce qui est dedans, savoir si on va trouver ou non ce que l’on cherche. 
    Cela permet aussi physiologiquement d’assumer les impasses. 
    Ainsi, on ne se restreint qu’à ces bouquin et basta. 

    Autre remarque : quand on a peu de temps, attention à Internet… on peut y perdre des journées. 
  • oui il faut pas s'éparpiller, plein de candidats viennent avec des valises pleines plus de 30 livres au final, on utilise 4 livres max (même moins) pendant les épreuves, on a pas le temps de se disperser, je dirais même que consulter trop de livres est rédhibitoire, il faut savoir se restreindre..
    @NocoleLeprof, j'espere que tes collègues ont le niveau d'un jury, sinon  c'est pas la peine, il faut bien comprendre que si tel n'est pas le cas, tu ne seras pqas préparé aux questions d'un VRAI JURY, c'est autre chose...
    oj
  • Merci pour vos idées!
    @ojsanssimpson même si les collègues n'ont pas le niveau du jury (ce qui est assez probable), ce n'est pas inintéressant de présenter sa leçon devant quelqu'un.
  • Oui, c’est vrai. 
    Et puis « niveau » ou pas « niveau », toute question de maths est bonne : l’idée est de savoir répondre (et de convaincre). Ça peut être un plus même si ce ne sont pas des questions d’un jury qui fait mijoter le candidat (avec bienveillance). 
  • Trois mois pour préparer des oraux me semble difficile.
    Dans,ce cas il faut bosser les développements et les leçons d'exercices.
    Une remarque,je ne sais pas comment vous sentez l'admissibilité possible ?Il faut être dans les meilleurs ,or vous ne savez pas ce qu'ont fait les autres.

    Pour ma part,je vais continuer à bosser encore 40 heures par semaine cette agrégation en espérant que cette fois ci soit la bonne.

  • oui si ce quelqu'un a quand même les ressources pour conseiller, si ce n'est pas le cas, Ca donne JUSTE l'impression que ca sert a quelque chose..
    Bref, il faut un collègue qui sache au MINIMUM, les attentes d'un tel concours à l'oral..
    C'est l'avis d'un quatre fois admissible, admis l'an passé SANS AUCUNE PRETENTION, j'ai moi même cru que d'exposer devant un collègue pouvait être utile, Non, s'il ne remplit pas les conditions décrites là haut..
    oj
  • Modifié (February 2023)
    @chanig Je formule autrement : je n'ai pas rendu copie-blanche, loin de là, donc il est faux de dire "je suis sûr de ne pas être admissible", ce que je pensais avant. Je préfère donc me réveiller à la "dernière minute" trois mois avant plutôt qu'à l'annonce des résultats d'admissibilité.

    Chanig. Pourquoi proposes-tu d'être plus axé sur les leçons d'exercices ?
  • Modifié (February 2023)
    Oui d'accord avec Chanig.
    Les plans vraiment les grandes lignes, et n'en prépare que certaines. Jette les très spécifiques comme les algorithmes (RSA ...). Programmer le jour J rapporte 0. S'assurer avec un livre de plans ou de plans sur Internet que tu n'oublies rien d'important.
    Les développements : 1 par leçon oral 1 et 2.
    Pour l'oral 1 le dev peut être le théorème principal de la leçon : exemple pour les matrices symétriques, toute matrice symétrique est diagonalisable dans une BON ...
    Et surtout va chercher les développements que tu peux recaser dans plusieurs leçons.
    Va voir certains sites qui en publient.
    Pour la leçon 2 utiliser les X/ENS ou/et les Monier car le nombre d'exos à préparer est énorme.
    Je considère qu'il est nécessaire de maitriser les dev pour être admis.
  • DomDom
    Modifié (February 2023)
    Oui ! Même si « les recasages, CÉ-PAS-BIEN », il faut bien s’adapter à la situation : pas le temps !!!

    En effet, non maîtrisé, un développement… c’est complètement risqué. Au passage, attention aux X-ENS. En ce qui me concerne, j’ai déjà buté sur beaucoup de « donc » ou de « il est trivial », etc.  


  • Modifié (February 2023)
    Tu peux , à mon avis, si tu maîtrises le programme,"improviser"un plan d'une heure.
    Par contre,si tu ne sais pas quels exercices mettre ni dans quel livre ceux que tu as vus un jour, tu ne réussiras pas l'exposé deux.
    La leçon d'exercices ne s'improvise pas.
    C'est la plus dure elle demande énormément de boulot en amont. Tu ne peux pas passer tes trois heures de préparation à les chercher.
    Tu n'as pas le temps.
    Il faut bien bosser tes développements.
    Je vais miser sur les leçons dont personne ne veut : proba,stats et géométrie, je pense.
  • Oui cette leçon d'oral 2 semble plus casse-cou qu'elle n'y paraît ! ^^'
    Et oui, complètement d'accord chanig : il y a moyen de tirer son épingle du jeu en choisissant les probas et la géométrie par exemple et c'est faisable en réalité !
  • Oui, dans une des quatre épreuves, pour être admis on a le droit à un échec (7/20). Pas deux. Donc sauver les meubles, c’est ça qu’il faut se dire. 
    Mieux vaut viser le 11/20 que de tenter le 18/20 et d’attraper un 3/20. 
    Bon, désolé pour ce discours type « comptoir ». 
  • Modifié (February 2023)
    @LeVioloniste oui toute matrice symétrique est diagonalisable ds une BON  si le corps de référence est $\R$ pas $\C$ les complexes avec la matrice 
    $\begin{pmatrix}
    -1 &     i\\
    i &     +1
    \end{pmatrix}$      comme contre-exemple.
    Il faut bien le préciser dans un développement.
    oj
  • Salut Matricule 63,
    je vous fais part de ma petite expérience personnelle. J'ai obtenu l'agrégation interne en 2021 à ma première présentation en étant exactement dans le même cas que vous. Je ne m'attendais pas du tout à être admissible et n'ai commencé à réellement travailler les oraux qu'à la date des résultats de l'admissibilité. J'avais cependant l'avantage d'être inscrit dans une prépa (celle de l'université de Bordeaux). Je me suis donc porté volontaire pour présenter deux leçons en oral blanc dans le cadre de cette prépa.
    Je dirais que le secret, c'est de ne pas essayer de préparer beaucoup de leçons (même les candidats bénéficiant d'un congé de formation n'arrivent pas à tout couvrir, le programme est trop large). Choisis-toi un thème qui ratisse large et que tu prendras plaisir à bosser (genre algèbre linéaire, séries numériques, intégrales généralisées, probas si tu aimes) et oublie les petites leçons qui tapent dans les angles.
    Il peut être certes intéressant de préparer une ou deux leçons pour les présenter à des collègues mais si tu ne fais que ça, tu risques d'avoir une vision trop étriquée de la notion que tu travailles.
    Pour ma part, j'ai commencé par travailler l'algèbre linéaire et j'ai retravaillé absolument TOUTE la théorie en repartant de la définition d'un espace vectoriel (MPSI) et je me suis discipliné à ne jamais dépasser le niveau L2/MP. Je me suis donc arrêté à la réduction des endomorphismes (j'ai d'ailleurs développé le thm de Cayley-Hamilton lors de mon oral 1). Lors de l'oral, le jury attend surtout un exposé maîtrisé, que le candidat démontre qu'il domine son sujet et qu'il est capable de l'exposer à des étudiants. Il faut donc rester dans sa zone de confort et éviter de parler de choses qu'on maîtrise mal. Contrairement à ce que beaucoup de candidats pensent, l'oral de l'agrégation est davantage une épreuve pédagogique que mathématique. On peut obtenir une très bonne note en présentant une leçon de niveau L1. Je ne crois donc pas que ce soit une bonne idée de vouloir absolument taper les exos de X/ENS.
    Par contre, il est essentiel de parfaitement maîtriser les propositions et exemples que tu évoques. Que tu montres au jury que tu es à l'aise avec ces notions.
    Il faut donc être capable de démontrer toutes ses propositions et même être capable de prouver une propriété que tu utilises dans la dite démonstration. En gros, être capable de revenir au niveau n-2 ou n-3 du thm dont tu fais la démonstration.
    Par exemple, la preuve que je connaissais de Cayley-Hamilton utilise à un moment donné le thm de la base incomplète. Là, il faut se dire, tiens au fait, comment on prouve le thm de la base incomplète ? Ca oblige à faire des allers-retours entre des leçons connexes et ça permet de faire des liens entre les différents chapitres.
    Un autre exemple, j'avais travaillé la leçon "étude du gpe orthogonal en dim 2, en dim 3". Ben là, lorsque tu fais la classification des isométries vectorielles en dimension 3, tu utilises le fait qu'une isométrie vectorielle en dim 3 ne peut avoir que deux valeurs propres (1 ou -1) donc tu dois pouvoir répondre à quelques questions sur les éléments propres d'un endomorphisme. Cela permet aussi de fabriquer des développements recasables dans différentes leçons.

    Evidemment, en bossant de cette manière, tu n'auras pas le temps de tout préparer (surtout en 3 mois). Il te faudra un peu de chance au tirage au sort. Mais c'est possible, c'est d'ailleurs ce qu'il m'est arrivé. Mais si tu arrives déjà à bien bosser les thèmes que j'ai cité plus haut, tu couvres déjà une bonne partie du programme.
    Bonne préparation à tous les agrégatifs.
    Manu
  • Ah oui, j'ai oublié de te répondre pour la bibliographie...
    Perso, j'aime beaucoup le Dantzer en analyse . Le Rombaldi, je suis pas fan (enfin en tout cas celui de l'oral 1), je le trouve d'un niveau trop élevé et assez indigeste. En algèbre linéaire, le Freslon et le Grifone sont mes préférés.
    Et il me semble indispensable d'avoir de bons bouquins qui couvrent le programme de MPSI/MP ou L1/L2 (styles tout en un algèbre et analyse). Moi, j'avais les Debeaumarché de la collection Cap Prépa. J'aimais beaucoup.
    En tout, je devais avoir 10 bouquins mais le jour J, je n'en ai emmené que 6 car les autres ne m'avaient pas servi (ils étaient sur des thèmes que je n'avais pas eu le temps de bosser du tout de toute façon...)

  • Modifié (February 2023)
    Je suis absolument d'accord avec le ressenti de l'oral avec manu0001.
    La maîtrise des notions est fondamentale.
    J'ai lu que les X/ENS ne sont pas nécessaires, je suis d'accord aussi ! Mais il faut prendre dedans ceux qui sont faciles et qui tiennent en 1/4 d'heure.
    De mémoire pour les formes quadratiques, l'ellipsoide de John Loewner est très bien. Le développement dyadique des nombres décimaux aussi ... Pour moi il y a des ressources intéressantes.
    Ce que je veux souligner c'est que la bibliographie proposée par @Matricule_63 n'est pas suffisante en terme d'exos. Ok pour l'oral 1 et mais pas le 2.
    C'est pourquoi j'ai évoqué les Monnier qui couvrent beaucoup de leçons, comme les X/ENS.
    Personnellement j'ai beaucoup aimé les Caldero-Germoni et je remercie ces auteurs car j'ai eu l'agreg grâce à des exos de chez eux.
    C'est du haut niveau, mais en élevant le niveau, on trouve les questions posées par le jury plus faciles.
    Je lis aussi que les livres de Caldero-Germoni sont mieux pour l'externe, peut-être mais sur la leçon Groupes en géométrie (par exemple) c'est excellent.
    Ils ont écrit aussi des carnets en algébrie ou analystan qui ont des noms rigolos mais ce qui est proposé est très bien.
    Concernant les Skandalis j'avais regardé mais pour moi ce n'est pas bien détaillé. D'autres diront qu'ils les apprécient.
    Les probas nécessitent un livre spécialisé, vu que dans les vieux livres les probas n'existaient pas (pas au programme). Le Candelpergher est très bien, Le Lecoutre aussi ...
    Voilà chacun a ses propres livres et son avis, je respecte tout ce qui est dit par les autres ici.
  • @manu001 Merci pour ce retour très détaillé, bien en phase avec le rapport du jury. Niveau biblio, j'ai oublié les Dunod MPSI/MP que j'avais utilisé l'année dernière, mais pas cette année.

    @LeVioloniste Noté, aller chercher plus d'exos. (c'est en variété? En difficulté que ça coince?)
  • Modifié (February 2023)
    Oui tout à fait, c'est une bonne idée de lire les rapports de jury. Ils m'ont surtout servi pour les écrits cependant. Pour les oraux, j'ai l'impression que chaque rapport est un copier coller de l'année précédente mais les conseils sont bons à prendre.
    Pour l'oral 2, alors je serai sans doute de très mauvais conseil car je n'avais pas de bouquins d'exos à proprement parler. J'ai tout pris dans les Cap Prépa (MPSI / MP). J'aimais bien aussi les Methodix mais ils ne m'ont pas tant servi que ça au final.
    Mais encore une fois, inutile de vouloir chercher l'exo hyper original ou le mouton à 5 pattes. Si tu as un énoncé original de X/ENS que tu maîtrises hyper bien et qui rentre pile poil dans le sujet, bien entendu, faut pas se priver. Cependant, je pense qu'une fois encore, il faut montrer des qualités pédagogiques et justifier le choix de tes exos. Un argument pertinent peut par exemple être : " cet exercice utilise un argument de convexité pour majorer le terme général de cette série de fonctions ce qui permet de se ramener à une comparaison à une série de Riemann. Je pense donc que cet exercice est un classique incontournable pour des étudiants de 2e année qui rencontreront fréquemment ce genre de problème en analyse".
    Bon courage et bonne préparation.
  • Modifié (February 2023)
    En effet les exos doivent être variés et doivent apporter une idée ou quelque chose de différent des autres.
    C'est facile pour des exos sur les séries mais pas sur les barycentres par exemple ...
    Les exos sur la convergence dominée ce n'est pas trivial à trouver. J'avais pris cela dans un livre de Daniel Li sur le calcul intégral.
    Ce concours est très inégal, même le nombre de leçons n'est pas équilibré.
    En début d'oral tu dois motiver le choix de tes exos et cela est assez difficile.
    Sachant que tu as 80/90 leçons d'exercices avec 4 à 6 exos par leçon, ça donne une idée du nombre d'exos à trouver. C'est une petite multiplication que je laisse à mes lecteurs.
  • Le violoniste a raison !
    Certaines leçons d'exos sont très difficiles et on peut vite tomber en panne d'inspiration. Mais il n'est nullement nécessaire de présenter des exos de niveau 3 étoiles des bouquins si tu vois ce que je veux dire. 

    Je me souviens que je n'avais preparé qu'une seule leçon d'exo (celle que j'ai présentée en oral blanc : c'était sur les endomorphismes nilpotents). 
    Le jour J, je tire "exemples de changement de variables en analyse".
    J'ai mis un exo pourri dans lequel il fallait juste resoudre une équation avec du sh et du ch pour retomber sur une équation du second degré, un 2e exo avec une équation différentielle qui aboutissait à y''=cte, un 3e exo ou il fallait juste calculer 2 intégrales (une Bioche et une avec la racine carrée d'un trinome) . Ces 3 exos se résolvant en maximum 3 minutes chacun... 
    Et mon développement, calcul de gamma(1/2). 
    Je pensais que j'allais me faire déchirer vu le choix des exos pourris (en plus j'ai tenu 16 min au lieu des 25 demandées). 
    Et au final, j'ai eu une note correcte. Je ne sais toujours pas pourquoi... Je me suis dit que le jury n'avait du voir que des prestations merdiques après moi et que la mienne devait l'être juste un peu moins  ... 
  • Modifié (February 2023)
    En fait je ne suis pas sûr que les membres du jury soient beaucoup plus forts que nous en maths ... Après tout ils ont agrégés comme nous !
  • Modifié (February 2023)
    Tiens, c'est une question que je me posais, la constitution des jurys. 3 agrégés?
  • Modifié (February 2023)
    Tu crois vraiment, LeVioloniste, que 3 agrégés habitués à corriger les écrits et à interroger à l'oral sont à peine plus fort qu'un candidat ?
    Cordialement.
    NB. En général, un candidat à l'agreg n'est pas agrégé.
  • Modifié (February 2023)
    Les rapports un peu anciens listaient les membres du jury ainsi que leur qualifications.
    Tu as essentiellement des profs de prépa (agrégés / chaires sup), des universitaires et des inspecteurs (IPR et IG pour l'interne, que des IG à l'externe).
    L'immense majorité (mais pas tous) a obtenu l'agrégation, quasiment toujours l'externe, dans un bon voire très bon rang, et la plupart du temps est titulaire d'une thèse (ce qui est le cas même des trois IPR que j'ai connu comme ayant fait partie du jury).
    La notion de "beaucoup plus fort" est certes subjective.
    Pour autant, s'ils ne sont probablement pas compétents partout, je suis surpris que l'on puisse même imaginer que des personnes de ce pédigrée,  enseignant (hors inspecteurs) dans le supérieur, préparant leurs élèves aux ENS, à l'X, à HEC ou à la recherche,  et ayant souvent une expérience des concours (agrégations, mais aussi d'autres de prépa par exemple) puissent avoir un niveau sensiblement équivalent à quelqu'un qui passe un concours interne, et qui a le nez dans le guidon de l'enseignement secondaire depuis de nombreuses années.
  • Modifié (February 2023)
    Alors, ce qui est sûr c'est que moi à l'épreuve 1, j'en avais 2 sur 3 qui étaient maître de conf. La 3e je ne sais pas trop mais vu les questions, elle devait être IPR... 
    Le vice président était prof de maths en PCSI dans je ne sais plus qu'elle prépa de Paris (mais pas une top 5 c'est sûr). 
    Dans tout les cas, il est clair qu'ils étaient beaucoup plus forts que moi. 
  • Modifié (February 2023)
    Bonjour,
    J'ai eu André Warusfel à un oral, j'avais travaillé avec son bouquin (Structures algébriques finies).
    Il est évident qu'il était plus fort que moi.
    Cordialement,
    Rescassol
  • Modifié (February 2023)
    il ' n'y a aucune comparaison possible entre les jury et les candidats, tout au plus avec les 3 meilleurs peut-être, surtout dans le concours interne.
    À l'externe c'est complètement différent, je pense que lors de son oral d'agreg Vincent Lafforgue et d'autres ont du laisser leurs jury sans voix, c'est certain.
    [Les noms propres prennent toujours une majuscule. AD]
  • manu0001 a dit :
     (en plus j'ai tenu 16 min au lieu des 25 demandées).
    Quand tu dis cela, tu comptes les 10 minutes de présentation motivée des exercices et les 15 minutes de résolution de l'exercice que tu as choisi j'imagine mais là où je m'interroge est sur le fait qu'il n'y ait pas de transition/coupure entre la présentation des exercices et la résolution de l'un d'entre eux?
    Le jury ne t’interrompt pas au bout des 10 minutes de présentation des exercices pour te signaler qu'il est temps de passer au développement, il te laisse parler pendant les 25 premières minutes non-stop?
  • Modifié (February 2023)
    @ manu : à ma connaissance, la présidence et la vice-présidence des jurys des agrégations a toujours été assurée par des IG ou des universitaires (essentiellement des profs des universités, mais pas toujours). Il y a eu une exception à l'externe avec un DR en la personne de Thierry Goudon, mais DR c'est équivalent à Prof d'université.
    Pour l'interne, c'est d'ailleurs encore le cas cette année :
    En revanche, il est vrai que dans l'intendance (secrétaires généraux) tu as des profs de prépa.
  • Oui oui @math2 , je parlais bien du (de la) vice-président(e). En fait, c'est marrant parce que lorsqu'on se présente à l'heure de notre convocation, on est accueilli par des étudiants et je me souviens que j'avais un peu discuté avec eux après mon épreuve. Ils m'ont dit que c'est leur professeur de maths qui les avait recruté pour l'accueil des candidats à l'agrégation, et qu'il était vice-président (la présidente était Mme Fliche qui est IGEN). Ces mêmes étudiants semblaient même savoir que c'était une pratique qui datait de plusieurs années donc ce doit être un ancien du jury. Je ne me souviens plus du tout de son nom par contre. Je me souviens juste d'un M. Pennequin dans mon jury qui était maître de conférences dans une université parisienne (donc évidemment beaucoup plus fort que moi).
    @NicoLeProf tout à fait, je parlais bien de ce timing là. En fait, ces 10+15 minutes, il faut bien comprendre que c'est un maximum et que le temps que tu n'utilises pas est reporté dans la partie questions du jury. Tu seras donc interrompu si tu dépasses mais dans le cas contraire, tu enchaînes directement avec ton développement.
  • Ok merci beaucoup manu du coup il faut bien surveiller le temps pendant l'oral 2 !!!
    Mais alors c'est pareil pour l'oral 1? Ou la transition est marquée durant cet oral? Le jury nous indiquerait alors qu'il est temps de passer au développement pendant l'oral 1?
  • Modifié (February 2023)
    Je maintiens ma position : je suis passé sur les groupes en géométrie, j'avais travaillé les Caldero-Germoni et une membre du jury m'a dit qu'elle n'avait rien compris à ce que j'ai dit : Au final j'ai répondu à toutes leurs questions sans erreur et j'ai eu une bonne note.
    Les vieux qui n'ont pas lu les Caldero-Germoni sur ce thème ont sans doute des connaissances inférieures à ceux qui les ont travaillé. Ce fût mon cas et je ne suis pas un cas isolé. En lisant les retours des oraux vous avez ces cas chaque année. Interne ou externe.
    Bien sûr qu'au global les membres sont en moyenne meilleurs que les candidats. Mais au final on a l'agrégation comme eux.
    Quant à la différence externe/interne, oui l'externe demande plus de connaissance, mais mon ancien tuteur a échoué à l'interne (pas admissible) et réussi l'externe.
    Avec un seuil d'admissibilité à 5/20, l'externe c'est pas terrible !
  • Modifié (February 2023)
    @ LeVioloniste, voici au hasard du parcours des listes de membres du jury des noms "célèbres", ils sont peut-être à peine plus forts que toi. Je les classe au hasard :
    J-F Mestre, ancien Professeur à Paris VII, auteur du sujet de 6h de la rue d'Ulm 1992 (c'est marqué sur la RMS, donc rien de confidentiel)
    M. Rosso, IUF, Professeur à Paris VII, longtemps membre du jury de l'X dont il a pris je crois récemment la présidence du jury
    D. Bennequin, un ancien prof de P7 et ancien membre de Bourbaki
    P. Genaux, professeur en MP* à Kléber (Strasbourg)
    F. Suffrin, professeur en MP dans le même lycée
    R. Cabane, ancien IGEN, doyen de l'IG de mathématiques et ancien prof de MP* à Montaigne
    P. Julg, un Prof d'Orléans
    R. Cori, un ancien MCF de P7, célèbre logicien
    M. Zine, prof à Chaptal
    P. Monat, prof à Champollion
    Je me demande si P. Caldero a fait partie du jury de l'interne ; il a fait au moins l'externe.
    Je crois qu'autrefois il y a eu J-E Rombaldi, ou G. Godefroy (au moins à l'externe, mais il me semble qu'il a fait l'interne)
    Je pourrais continuer la liste longtemps, je me suis limité à des personnes que je connais plus ou moins à titre personnel.
    Puisque tu es "presque" à leur niveau, j'espère qu'on te confiera rapidement une classe prépa -si ce n'est déjà fait- et qu'on te mettra dans le jury au moins de Centrale.
  • Modifié (February 2023)
    Bonjour,
    je suis d'accord que ces personnes sont plus fortes que moi là n'est pas la question. Je l'ai déjà écrit.
    Si te poses des questions en mathématiques que tu ne maîtrises pas parce que ce n'est pas ton domaine, tu as beau être dans les 1ers classés à l'agrégation tu ne seras pas faire. Tout simplement parce que tu ne sauras pas comment t'y prendre.
    Ces personnes que tu mentionnes pratiquent contrairement à moi des mathématiques à haut niveau, ce qui au final n'intéresse qu'une infime partie de la population. Elles forment un groupe élitiste.
    J'ai appris les mathématiques pour l'agrégation tout seul, le soir entre 10h00 et 1h00 du maths et j'ai découvert via les L3 Pearson des mathématiciens qui présentent l'intérêt et l'histoire des mathématiques, contrairement aux classes prépas ou tu apprends sous stress. Je n'ai pas aimé les classes prépas, cela ne me convenait pas même si je suis devenu ingénieur par concours.
    Donc je n'irai jamais en classe prépa ... peu importe cela ne m'intéresse pas. Et il faut candidater.
    J'ai choisi, peu après avoir eu l'agreg d'aller dans un collège REP+. Alors que je ne suis pas sensé aller par là.
    Je me suis fait traité de pré-retraité en tant qu'agrégé en ne prenant que des 6ème et des 5ème.
    Peu importe : je me bats pour que mes meilleurs élèves puissent aller dans un Institut d'Excellence : ce seront dans nos quartiers difficiles nos futurs infirmiers, médecins, avocats. J'ai même un élève qui veut devenir professeur de mathématiques.
    Je voudrais aussi saluer l'école Polytechnique (la vraie celle du plateau de Saclay) qui est partie prenante dans ces dispositifs d'excellence.
    La richesse de cette parti de mon métier m'interpelle bien plus que ces célébrités mathématiques; au fond lorsque je veux faire des maths de meilleurs niveau j'enseigne à des apprentis-ingénieurs en plus de mon travail. Lors de ma prépa agreg j'ai appris que beaucoup de publications mathématiques ne sont pas exploitées.
    Puisque tu me parles des écoles d'ingénieur et des concours on m'a proposé qqch à Mines Telecom pour les oraux, je n'ai pas répondu, il faut que je me renseigne.
    Quant à tes célébrités je n'en ai que faire : en effet j'ai écrit à l'IG pour pouvoir être jury au CAPES je n'ai jamais reçu de réponse ...
    À chacun sa voie, je me plais beaucoup dans ce que je fais.
  • Le sujet de cette discussion, ça ne serait pas plutôt : "Comment éviter la casse en 3 mois ?" :wink:
    Le fait que certains candidats réussissent à passer entre les mailles du filet (l'expression est voulue) en décrochant l'agrégation sans avoir passé plus de 3 mois à préparer l'oral ne doit pas induire l'immense majorité des agrégatifs en erreur : tout le monde ne peut pas (et n'aura pas) une chance de co... lors du tirage des sujets et de son passage devant le jury !

    Concernant le niveau de ce dernier, je ne me permettrai jamais de dire qu'un tout-juste-agrégé (interne, qui plus est) a le "niveau moyen" du jury. Comme l'a dit math2, ce sont souvent des professeurs expérimentés qui font toute la journée depuis des années ce que le candidat a fait très très très superficiellement pendant quelques mois à raison de quelques heures par semaine...
    Par contre, je nuancerai en disant que certains membres du jury ont peut-être oublié certains passages et ne sont plus au niveau où ils ont pu l'être. Et alors, on peut comprendre qu'un MC ou un PU spécialisé dans les équations différentielles ou les probabilités ne soient plus tout à fait à jour dans sa connaissance des finesses des résultats sur le groupe diédral ou les exercices un peu tordus sur les barycentres façon X-ENS ou autre...
    Pire encore, je pense que de plus en plus de membres du jury vont avoir du mal avec des leçons où le candidat parlera de l'inversion (en géométrie) ou la notion de puissance d'un point par rapport à un cercle, traité un peu en profondeur façon Lebossé-Hémery des années du millénaire précédent. Non seulement parce qu'ils auront peut-être fait l'impasse dessus lors de leurs études (y compris à l'agrégation), mais aussi parce que n'ayant plus ou jamais enseigné ces sujets, ils sont devenus de vagues souvenirs dans leur esprit !
    Maintenant, pour ce qui est des exercices à la mode des bouquins à la mode (X-ENS, voyages ici ou là, Système-D ou Maisons et Travaux...), je pense qu'il vaut mieux être prudent même si c'est un exercice sur les groupes qu'on propose à un parterre d'analystes. Le jury connaît ces bouquins et ce qu'ils contiennent comme c'est expliqué (entre les lignes) dans les rapports. Et puis chaque candidat est face à trois personnes, ce serait bien étonnant qu'elles soient toutes les trois complètement sans ressource face à n'importe quel exercice ou résultat du niveau de l'interne...

  • Modifié (February 2023)
    C'est sur que préparer les oraux en trois mois semble impossible , à moins d'avoir déjà un très bon niveau.
    Ce qui n'étais pas mon cas : l'an dernier j'étais 15 points au dessus du seuil  d’admissibilité et à l'issue des oraux j’étais 15 poins en dessous du seuil d'admission.
    En 3 mois, je n'ai pas réussi à préparer correctement les oraux, pourtant j'avais commencé à préparer certaines leçons quelques années avant.
  • Il faut se mettre d'accord sur ce que l'on entend par "préparer les oraux". Si c'est satisfaire la demande imposée par le concours, à savoir faire un plan réfléchi, proposer un développement qui tienne la route et trouver au moins 3 exercices ou exemples (minimum syndical imposé dans le rapport) non "triviaux" pour toutes les leçons, c'est tout simplement impossible en 3 mois, même pour un bon candidat s'il travaille déjà à temps plein et ne veut pas mettre sa santé en danger...
    Si préparer ça veut dire viser le minimum en comptant sur la bonne fortune, alors c'est une autre histoire :wink:.
  • Modifié (February 2023)
    En général, quand un membre de jury dit "Je n'ai rien compris à ce que vous avez dit", ce n'est pas faute de connaissance du sujet, mais faute de qualité de la présentation par le candidat. Ensuite, il va y a voir des questions pour faire le départage entre le manque de maîtrise du sujet par le candidat et l'exposé bien compris mais mal expliqué.
    Pour avoir fait partie de jurys d'oral d'autres concours, je sais qu'on prêche parfois le faux pour connaître le vrai.
    Cordialement.
  • @curiosity je ne sais pas si c'est moi que tu visais mais je vais tenter de clarifier mon 1er post.
    Je suis d'accord qu'il est impossible de préparer sérieusement l'oral en 3 mois. Je tentais simplement d'expliquer ce que j'ai fait moi dans la même situation et oui, sans l'ombre d'un doute, j'ai eu de la chance (cf les 3 dernières lignes de mon 1er post).
    Je voulais simplement dire que pour se donner une chance d'être admis en si peu de temps, il valait mieux bosser en profondeur un ou deux thèmes (plutôt un point fort qu'on aime bien) afin de devenir très pointu dessus. Quand je dis thème, ça représente un domaine mathématiques assez large. Par exemple, si tu choisis algèbre linéaire, ça regroupe espaces vectoriels, matrices, réduction des endomorphismes, résolution de systèmes linéaires. Ca représente en gros 5 chapitres entre la MPSI/MP (du moins selon le découpage de mon professeur de l'époque) mais si tu arrives à être bien affuté là dessus, tu vas pouvoir t'en sortir sur les leçons :
    107 Dimension d’un espace vectoriel admettant une famille génératrice finie. Rang d’une famille de
    vecteurs.
    109 Formes linéaires, hyperplans, dualité. On se limitera à des espaces vectoriels de dimension finie.
    Exemples.
    110 Polynômes d’endomorphismes en dimension finie. Applications.
    112 Changements de bases en algèbre linéaire et en algèbre bilinéaire. Applications.
    113 Déterminants. Applications.
    114 Opérations élémentaires sur les lignes ou les colonnes d’une matrice. Applications. Aspects al-
    gorithmiques.
    117 Groupe orthogonal d’un espace vectoriel euclidien de dimension 2, de dimension 3.
    120 Endomorphismes symétriques d’un espace vectoriel euclidien. Applications.
    151 Réduction d’un endomorphisme d’un espace vectoriel de dimension finie. Applications. (On
    supposera connues les notions de valeurs propres, vecteurs propres et sous-espace propres).
    155 Systèmes d’équations linéaires. Applications.
    156 Valeurs propres. Recherche et utilisation
    163 Endomorphismes diagonalisables. Exemples et applications.
    172 Endomorphismes trigonalisables et nilpotents. Applications.

    Je pense donc qu'il faut penser "rentable" plutôt que d'aller se bosser des leçons isolées. Bien maîtriser toute les démonstrations de L1/L2 sur ce thème permet en plus de faire des passerelles entre les leçons et donne des possibilités de recasage.
    Pour ma part, j'avais travaillé pour la partie algèbre : toute l'algèbre linéaire, tout ce qui concerne les groupes, anneaux (avec les structures quotients) et l'arithmétique. Et pour la partie analyse (que j'aime moins), je m'étais contenté de choses très classiques : intégration, séries numériques, séries de fonctions, intégrales à paramètres.
    Impasse totale sur la géométrie et les probas (j'ai eu tort pour les probas je pense car on m'a soufflé que le programme de probas à l'agreg n'est pas si dur). N'oublions pas également que le fait de tirer deux leçons augmente la probabilité d'en avoir une sur un thème travaillé.
    Et encore une fois, oui, il y a une part de chance à l'oral de l'agrégation. Et pas seulement sur le tirage au sort d'ailleurs. Il y a aussi le niveau des  concurrents qui passent dans la même commission que toi par exemple. Mais ce sont des choses qu'on ne maîtrise pas alors, inutile de spéculer là-dessus.
  • Modifié (February 2023)
    En effet, je n'ai pas trop bossé les probas cette année, ni l'an dernier, mais elles m'ont sûrement permis d'être admissible l'an dernier.
    Les candidats n'aimant pas ça, beaucoup avaient laissé tomber cette partie.
    Et pourtant, je pense que cette partie est bien plus facile que d'autres thèmes du programme.
  • Je ne pense pas que les probas soient plus faciles ou plus difficile que le reste. Dans tous les domaines, il y a des exercices faciles et d'autres difficiles.
    Les probas il y a du dénombrement, donc ça peut vite être très difficile.
    En plus, dans les probas il faut parfaitement maîtriser les ensembles. 
    Je préfère encore la topologie au dénombrement.
  • Modifié (February 2023)
    Bah en fait je ne vise personne (car je n'en veux à personne d'avoir eu son concours en ayant bossé moins qu'un autre, je souhaite même que tout le monde l'ait mais je sais que c'est impossible), je rappelle juste quelques faits. Le facteur chance dans les concours est un débat sans fin.
  • Salut, à mon humble avis, l'oral peut être plus ou moins bien préparé, mais il ne s'improvise pas : il faut être entraîné aux formats des épreuves...
    Savoir bien ce qu'on est capable d'écrire en 15 min au tableau : pour le premier jour le plan de la leçon à partir de ses notes, puis le développement (sans notes), il faut donc avoir au minimum préparé des développements en amont, et si on tombe sur une leçon peu ou pas préparée, être capable de monter un plan de leçon qui tienne la route en 3h (et ça, si on a pas l'habitude de préparer des leçons, et pire si on ne sait pas du tout vers quel type de développement on va aller, alors en 3h, c'est vraiment chaud pour s'en sortir...)
    Pour le deuxième jour, avoir quelques habitudes d'arguments à ressortir pour justifier les choix de ses exos (si possible un peu mieux que "j'ai choisi ces 3 là car les autres je sais pas faire :'( ), et idem, avoir quelques "classiques" en tête à recaser, permet de rentabiliser les 3h de préparation...
    Surtout ne pas viser plus haut que son niveau, sous peine de passer un très mauvais moment...
    En 3 mois, impossible de préparer "sérieusement", donc il faut "rentabiliser" comme l'ont dit certains : préparer des développements (ie des trucs qu'on connait très bien et qu'on est capable d'écrire en 15 min), si possible en lien avec plusieurs leçons, et idéalement qu'on peut mettre les 2j (un truc qu'on peut transformer en exos si besoin, donc pas forcément un résultat trop de leçon)
    Un exemple "classique" : groupe des isométries du cubes, suivant comment c'est présenté, ça peut être casé dans pas mal de leçons...
    Après, il faut croiser les doigts, oui il y a un facteur "chance", c'est inhérent aux concours...
    Bon courage à tous !
  • Je vais préparer environ 1 leçon sur 2 pour chaque type d'oral et pour chaque grand domaine . Par préparer, je veux dire : faire un plan et un développement pour l'oral 1 . Trouver 3 à 6 exos dont 1 en développement pour l'oral 2.
    Et surtout, je dirais : rester positif et motivé, travailler ce que l'on aime en priorité, on ne sait jamais : ça peut passer du premier coup ! (Avec un peu de chance ou même de justesse en assurant un oral sans prises de risques). Sinon, ce n'est pas grave, ce qui est préparé n'est pas perdu et sera intéressant pour l'an prochain et les préparateurs disent bien que c'est rare de l'avoir du premier coup ! ^^' :D:)
  • Modifié (February 2023)
    Rare d'être agrégé du premier coup,oui,mais aussi du deuxième, troisième....
    Enfin, nombreux sont ceux qui l'ont eu au bout de 10 admissibilités.
    Je me donne encore 17 ans pour l'avoir.😀
  • $10$ admissibilités? Je suis admiratif ! Je ne sais pas si j'aurai la patience d'attendre $3$ ans déjà hahaha ! ^^'
  • Parfois c’est le fait de s’inscrire et de ne plus préparer vraiment qui réussit à l’agrégatif qui était « trop » assidu les années précédentes. 
    Sûrement un facteur chance mais aussi une pression qui est redescendue, et cela sert le candidat. 
    Il existe toutes les situations dans un concours. 
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