Rapport CAPES externe 2022

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Réponses

  • Dom
    Dom
    Modifié (October 2022)
    Ce dernier message, Ramon, me fait rire. Rire jaune j’entends. Mais il faut bien dire que je ne pense pas rencontrer quelqu’un qui puisse le nier. 
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (October 2022)
    @Ramon Mercader
    Je suis d'accord avec toi, néanmoins évite tes comparaisons foireuses, s'il te plait, car cela dessert ton propos.
    En effet, comparer le CAPES de 2022 avec celui de 1984 ça revient presque à comparer une épreuve de Baccalauréat avec une épreuve de Polytechnique non pas uniquement à cause de la difficulté des épreuves mais bien aussi et surtout à cause du contenu et de la qualité des enseignements suivis par les différents protagonistes.
  • Quand on instaurera le devoir de mourir de vieillesse devant les élèves, en classe, on n'aura moins de problème de recrutement il faudra seulement repousser de 15 ou 20 ans, le départ en retraite des profs du secondaire. Je sais que Ramon s'est déjà porté volontaire. >:)
  • Justement. C’est cela qu’il dénonce. Il ne se moque pas des candidats selon moi, ils n’y peuvent rien. Il se lamente qu’on les ait fabriqués ainsi. 
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (October 2022)
    Peut-être, peut-être pas. Dans tous les cas, la comparaison n'a pas lieu d'être. Pour être fair-play il faudrait plutôt comparer avec les épreuves du début des années 2000, fin des années 90 à la rigueur. Sinon, on peut aller très loin et considérer que les épreuves de recrutements des professeurs des années 60 étaient toutes aussi nulles en comparaison avec ce qui se faisait dans les années 75-85 : certains bouts (pour ne pas dire la quasi-totalité) de certaines épreuves pré-70 se retrouvent dans des livres de terminales C maths modernes en tant que "simples" exercices.
  • xax
    xax
    Modifié (October 2022)
    @RM j'ai un fils au collège, mais ce dont tu parles il le savait déjà avant. Par contre les enseignants sont vraiment sympas et me demandent les références des bouquins où il apprend les maths. Après les avoir acheté l'an dernier, son prof m'a dit avoir honte des programmes qu'il doit faire. Donc je dirais que quand même il doit y avoir beaucoup de profs lucides et compétents.
    Bien sûr je ne nie pas l'existence profs insuffisants, les témoignages ci-dessus et dans d'autres fils établissent qu'il y en a (j'ai aussi des retours d'amis), c'est tout ce que l'on peut en dire. À moins qu'un enseignant du forum ait pu observer un nombre significatif de ses collègues pour en tirer une estimation.

    Mais ce qui me semble le plus dommageable pour l'apprentissage des maths, c'est le primaire, dont le niveau à sa sortie est très prédicateur. Pourtant on sait qu'il y a un gros problème (cf. Villani-Torossian).
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Merci à toi @Soc de nous montrer clairement que:

    • Un candidat sur deux seulement est capable de répondre correctement à la question 1
    • 70% des candidats ne savent pas montrer que la somme de deux décimaux est un décimal
    • Plus de 85% des candidats ne savent pas démontrer que $\frac{1}{3}$ n'est pas décimal (pourtant au programme de seconde)
    • Presque autant ignorent comment on démontre l'irrationnalité de $\sqrt{5}$ (exercice figurant dans certains manuels de seconde)
    Cela montre que ce QCM est loin d'être inutile(à la limite je déplore qu'il n'y ait pas une autre épreuve écrite un peu plus ambitieuse). Mais à mon avis, l'année prochaine, ce genre de QCM sera mieux réussie, au moins du côté des étudiants car ils y seront préparés et que les enseignants insisteront encore plus sur l'importance d'avoir les bases du collège-lycée...
  • Fin de partie
    Modifié (October 2022)
    @Dom; il suffit de demander à Ramon. Si les étudiants sont nuls en mathématiques c'est la faute à:

    1) C'est leur faute
    2)La faute de leur profs' qui ne les ont pas expédiés à Pôle-emploi dès l'âge de 16 ans (14 ans?)
    3)La faute de leur parents: trop pingres pour leur payer des cours de soutien en mathématiques.
    4)La faute du ministère qui n'a pas encore instauré un examen  concours d'entrée au collège, et au lycée.
  • Ramon Mercader
    Modifié (October 2022)
    Dom a dit :
    Justement. C’est cela qu’il dénonce. Il ne se moque pas des candidats selon moi, ils n’y peuvent rien. Il se lamente qu’on les ait fabriqués ainsi. 
        Tu as tout compris. Merci @Dom.
        Et cela ne s'arrangera pas car le pire chez EDNAT, c'est ce qui vient après....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • dp a dit :
    @Ramon Mercader
    Je suis d'accord avec toi, néanmoins évite tes comparaisons foireuses, s'il te plait, car cela dessert ton propos.
    En effet, comparer le CAPES de 2022 avec celui de 1984 ça revient presque à comparer une épreuve de Baccalauréat avec une épreuve de Polytechnique non pas uniquement à cause de la difficulté des épreuves mais bien aussi et surtout à cause du contenu et de la qualité des enseignements suivis par les différents protagonistes.
        Ma comparaison n'a rien d'une comparaison foireuse, contrairement à ce que tu affirmes.
        Le CAPES 1984 et le CAPES 2022 sont deux sessions différentes d'un même concours qui a conservé la même vocation
       (recruter des  professeurs du second degré). Il est donc parfaitement légitime de comparer les deux épreuves.
        On peut ainsi mesurer la chute vertigineuse du niveau de connaissances en moins de quarante ans. Les faits sont cruels....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Alerte Pollution.
    FdP s'est fixé comme objectif de pourrir cette discussion jusqu'à obtenir sa fermeture.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Ramon Mercader
    Modifié (October 2022)
    Barry a dit:
    Cela montre que ce QCM est loin d'être inutile(à la limite je déplore qu'il n'y ait pas une autre épreuve écrite un peu plus ambitieuse). Mais à mon avis, l'année prochaine, ce genre de QCM sera mieux réussie, au moins du côté des étudiants car ils y seront préparés et que les enseignants insisteront encore plus sur l'importance d'avoir les bases du collège-lycée...
        Remarque étrange.... En théorie, un étudiant de niveau Bac+3 ou Bac+4 n'a pas besoin d'être "préparé" pour démontrer que la somme de
        deux décimaux est un décimal ou pour démontrer que $\frac{1}{3}$ n'est pas décimal.
        Quand aux bases du collège et du lycée....il parait inconcevable que des étudiants ne les maîtrisent pas (et pourtant c'est ce qu'atteste
        cette épreuve)
        En 1984, on pouvait élaborer un sujet sur les quaternions et en 2022, de nombreux candidats ignorent ce qu'est le rang d'une matrice....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Ramon Mercader
    Modifié (October 2022)
    Il serait intéressant d'avoir le témoignage d'enseignants à l'université qui assurent une préparation au CAPES. Leurs étudiants sont-ils faibles et ignorants à ce point ?
    Liberté, égalité, choucroute.
  • @Ramon Mercader Alors oui, mais non.
    Oui, je suis d'accord avec toi notamment sur le fait qu'il s'agit d'un concours de recrutement qui a conservé la même vocation depuis les 40 dernières années et il pourrait paraître légitime de les comparer. Cependant, non, ça ne l'est pas, dû à l'énorme différence qui saute aux yeux : la qualité de l'enseignement entre ces deux époques. De même qu'il ne viendrait à l'idée de personne de sain d'esprit de comparer le bac de 1975 avec le bac de 2022 : ça n'aurait aucun sens ; même si, je sais, on aime bien le faire pour appuyer nos propos déclinologues.
    N'oublie pas que les étudiants de mathématiques de cette époque savaient démontrer que la somme de deux décimaux est un décimal en quatrième et savaient montrer que $\sqrt{5}$ est irrationnel en troisième. Sans parler de tout le reste. Ils ne jouent pas dans la même catégorie que les étudiants d'aujourd'hui : imagine, tu compares le club de foot de Vallée de la Veyre à l'Équipe de France.
  • Vassillia
    Modifié (October 2022)
    Certes lourrran mais on peut aussi se demander si se lamenter en permanence est ou n'est pas une pollution.
    Certains aiment tellement le passé qu'ils se sentent le besoin d'incarner la profession de pleureuse disparue en France depuis 1960, le CAPES style 1984 est mort, il est temps de faire son deuil, je ne leur en veux pas mais je comprends Fin de Partie qui ironise un peu.

    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • Les étudiants ne constituent qu'environ 1/3 des candidats, et ne sont pas tous titulaires d'une licence de math.
  • dp,
    tu dis le niveau a dégringolé, c'est normal, il faut l'accepter. 

    Justement, c'est là tout le problème. Le fait que le niveau du CAPES soit aussi faible, c'est une illustration du problème. On peut pinailler, est-ce la cause du problème ou la conséquence du problème.... c'est forcément la conséquence du problème (chronologie oblige).
    Mais c'est aussi l'annonce d'un problème encore plus grand à venir. Comment des personnes avec de telles faiblesses en maths pourront-elles être de bons profs ?

    Le niveau a dégringolé, et si on se résigne à accepter ça, ça veut dire qu'on abandonne, on baisse les bras.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • [Utilisateur supprimé]
    Modifié (October 2022)
    @JLT Ça n'enlève rien à mon propos. Si on regarde le document de @Soc environ 80% des personnes ayant passé le CAPES 2022 ont eu un bac S/ES/L/whatever et non pas le Saint Graal bac C.
  • Merci @JLT pour tes précisions. Mais quel est le niveau des étudiants en maths qui préparent ce CAPES ?
    Liberté, égalité, choucroute.
  • @lourrran Oui, le niveau a dégringolé et il faut malheureusement se résoudre à l'accepter... Cependant tu ne me verras jamais dire que c'est normal ! Au contraire !
  • Vassillia
    Modifié (October 2022)
    Entre baisser les bras et vouloir revenir 40 ans en arrière ce qui est juste impossible tellement la société a évolué, il y a peut-être d'autres alternatives comme trouver des conditions de travail qui donnent envie aux jeunes d'être prof ce qui permettra ensuite plus facilement d'être exigeant. C'est cela le principal problème, les bons étudiants en maths ne passent pas le CAPES dans leur immense majorité car ils trouvent mieux ailleurs.

    La philosophie nous enseigne à douter de ce qui nous paraît évident. La propagande, au contraire, nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter. (Aldous Huxley)
  • Foys
    Modifié (October 2022)
    Vassillia a dit :
    Entre baisser les bras et vouloir revenir 40 ans en arrière ce qui est juste impossible tellement la société a évolué, il y a peut-être d'autres alternatives comme trouver des conditions de travail qui donnent envie aux jeunes d'être prof ce qui permettra ensuite plus facilement d'être exigeant. C'est cela le principal problème, les bons étudiants en maths ne passent pas le CAPES dans leur immense majorité car ils trouvent mieux ailleurs.
    L'école dite de Jules Ferry a été mise en place au XIXième siècle dans une société agricole et non francophone. Si on ne peut pas c'est qu'en l'espèce on ne veut pas.
    Une fonction est un ensemble $f$ de couples tel que pour tous $x,y,z$, si $(x,y)\in f$ et $(x,z)\in f$ alors $y = z$.
  • Les élèves de l'École de Jules Ferry passaient tous le CAPES de mathématiques ? :o
  • @Lourrran: Tu crois que Ramon cherche des solutions? Il a déjà toutes les solutions, qu'il se ferait fort d'appliquer, lui ou des gens qui pensent comme lui, s'ils en avaient la possibilité.
    La catastrophe pour la société qui en résulterait  nous ferait regretter la situation d'aujourd'hui.
  • @FdP
    Je ne commente pas tes propos, sinon je serais assez désagréable.

    Comme d'habitude, en fait. Je fais comme si tu n'existais pas en quelque sorte.
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Ce n'est pas la société qui a évolué. C'est l'encadrement (inspecteurs, chefs, rectorats, pas-de-vaguistes).

  • @Ramon Mercader Je ne sais pas précisément mais on peut dire que
     * Beaucoup d'étudiants en math préparant le CAPES ont fait une L3 "allégée", donc on un niveau réel en math L2 médiocre.
     * Le taux de réussite au CAPES parmi ces étudiants est proche de 100%
  • Merci @JLT, mais qu'entends-tu exactement par "L3 allégée" ?
    Liberté, égalité, choucroute.
  • @JLT merci pour cette précision édifiante ... et globalement c'est quoi le public de ceux qui passent le Capes de maths (on en apprend tous les jours ...) ?
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Il y a 25 ans, certains faisaient une licence ou une maîtrise de maths « allégée » parce qu’ils voulaient juste partir avec un diplôme. Ceux qui voulaient passer le capes ou l’agreg choisissaient de faire une licence ou une maîtrise « dure ». 

  • Deux réflexions : 

    1) En soi, est-il réellement indispensable d'avoir une formation universitaire pour être prof de collège ? Ce n'est pas le cas dans beaucoup de pays et je n'ai pas l'impression que leurs profs de collège ont un niveau en maths inférieur à celui des français. Je sais bien que l'idée derrière est qu'un prof doit en savoir 10x plus que ce qu'il compte enseigner mais tout de même... On leur enseigne des transformées de Fourier, le théorème des résidus, la réduction de Jordan ... pour qu'au final ils oublient ce qu'est un nombre décimal. Et deux ans après ils auront de toute façon oublié également tous les théorèmes sus-cités. Ne vaudrait-il pas mieux leur proposer une formation de 3 ans, hors de l'université, où on refait le programme de secondaire à fond de chez fond, on ne touche pas ou peu aux mathématiques académiques, et surtout on leur donne de bons cours de gestion de classe ?

    2) Je me dis que l'enseignement en distanciel a de très beaux jours devant lui. En effet, cela permettrait de faire d'une pierre deux coups. D'une part on peut mettre un prof devant 150 élèves et on règle le problème du manque de candidats et, d'autre part, on règle aussi tous les soucis de gestion de classe. Au moins les élèves soucieux d'apprendre pourraient le faire sans être dérangés par les autres, ce qui est de plus en plus le cas dans de nombreuses écoles.  Les pénalisés seront malheureusement les professeurs qui avaient de bonnes classes avec des rapports humains privilégiés. 
  • @Vassillia: C'est vrai qu'en parcourant ce forum on a l'impression que la profession de pleureuse n'a pas disparu mais c'est bénévole de nos jours.
  • @Cyrano: Je suis assez d'accord que le niveau officiellement requis des enseignants n'est pas tout à fait proportionné à la tâche. Il me paraitrait plus raisonnable d'en demander moins sur le papier, mais plus dans les faits. De là à refaire tout le programme du secondaire, je ne suis pas convaincu... C'est plutôt l'aspect pédagogique qui devrait être développé (ou devrais-je dire abordé). On nous demande de transmettre des connaissances tout en mettant un point d'honneur à ne pas nous transmettre de cours préparés/validés/peaufinés par ceux qui ont enseigné avant nous. Chacun doit tout refaire dans son coin, c'est dangereux tout de même le partage de connaissances. Des cours de gestion de classe cela tombe aussi sous le sens mais fait malheureusement partie des gros mots des iufm/inspe/iapr.
    Pour ce qui est de l'enseignement à distance, j'ose espérer que le confinement à fait comprendre son peu d'efficacité. Pour ma part, si cela devait devenir mon métier j'irais voir ailleurs la couleur de l'herbe.
    The fish doesnt think. The Fish doesnt think because the fish knows. Everything. - Goran Bregovic
  • Par L3 allégée j'entends "L3 parcours enseignement". Exemple de descriptif : 

    https://offre-de-formations.univ-lyon1.fr/parcours-934/mathematiques-pour-l'enseignement.html

    • Le parcours propose des UE de mathématiques (Topologie élémentaire, Algèbre pour la géométrie et l'arithmétique, Calcul intégral et différentiel, Combinatoires et probabilités et Géométrie élémentaire) dont les programmes et niveaux sont adaptés à ceux exigés au CAPES de mathématiques. Le parcours est complété des UE d'Analyse numérique, Statistiques et de logique.
    • En outre, le parcours propose une UE Histoire, épistémologie et didactique des mathématiques à 6 crédits ects.
    • Au sixième semestre, le stage de pré-professionnalisation est obligatoire, il est recommandé de l'effectuer en établissement scolaire. Un accompagnement pédagogique de ce stage est prévu.
    • Le parcours propose deux cours de langues, un d'anglais de 3 ects et un de français de 3 ects, qui présentent un intérêt particulier pour les étudiants souhaitant préparer les épreuves de langues des concours de l'enseignement tels que le CRPE.
    Il y a des formations analogues un peu partout en France.
  • Foys
    Modifié (October 2022)
    Ou trouve-t-on presque exclusivement les profs de maths et les futurs profs de maths?
    1°) Sur le profdemathier (c'est un arbre)
    2°) Dans la mer
    3°) Dans les mines de profs de maths
    4°) Dans la population civile, parmi les gens qui sont allés à l'école et on plutôt réussi leur scolarité en maths.

    Si vous avez répondu 4°) vous comprendrez que les 40 ans de supression continue de tous les contenus de maths à l'école au nom de la pédagogie, de l'égalité des chances, de la haine de la culture occidentale qui est raciste et du "ça ne sert plus à rien de savoir ça aujourd'hui, on n'est plus au XIXième siècle" a provoqué un tarissement presque total de la seule source de profs de maths qui existait en France. 

    C'est normal de ne plus arriver à recruter autre chose que des gens qui ne comprennent pas comment additionner deux nombres décimaux.

    Ce ne sont pas les 100 normaliens par ans qui parlent couramment le langage interne des topos comme leurs parents et qui font notre fierté nationale qui vont y changer quoi que ce soit.
    Une fonction est un ensemble $f$ de couples tel que pour tous $x,y,z$, si $(x,y)\in f$ et $(x,z)\in f$ alors $y = z$.
  • SeismiMine
    Modifié (October 2022)
    > Je crois que c'est SeismiMine qui avait noté que la mastérisation avait porté un coup au recrutement jamais résorbé depuis, et effectivement le nombre de présents ne dépasse plus jamais deux fois celui des postes ouvert, alors qu'il y a avait 3 à 4 fois plus de présents que de postes "avant".

    @xax En effet. Et je pense qu'on aura le même phénomène, puisque bon pousser davantage les études "juste" pour passer le capes de maths (les MEEF / parcours enseignement / voie B restent des cursus qui sont quasi-uniquement concentrés sur le capes) intéressera moins de gens.
    Et chez les reconvertis, ceux s'étant arrêtés à un M1 ne pourront pas être admis.


    Vous pourrez noter dans les statistiques admis/admissibles/présents que le ratio présents/admis est parmi les plus bas (Top 3) de ces 18 dernières années, là où le ratio admissibles/présents et admis/présents sont parmi les plus élevés (Top 2 et Top 1 respectivement).
    Le ratio admis/admissibles est de 68%, c'est un nouveau record (cela dépasse mes estimations d'il y a quelques mois).

    De mon point de vue, la sélectivité a encore diminué :
    Les questions étaient plus simples en moyenne, la part de didactique et de "préprofessionnalisation" dans les épreuves a beaucoup augmenté. A contrario les barres sont inchangées. Les résultats semblent montrer que malgré les problèmes relevés les barêmes n'ont pas été trop relevés pour filtrer plus correctement.

    [Pallier les manques]
    J'en reviens justement à un échange tenu il y a plusieurs mois : D'accord, Pap organisera peut-être, à l'arrachée, un second concours pour récupérer des certifiés.
    Etant donné que le niveau minimal de recrutement est de plus en plus bas, le vivier qui reste est en moyenne bien moins flamboyant que le vivier de 2014 (ou de 2010).
    De plus, le vivier de candidats est bien plus faible. Alors je ne m'attends pas à un volume d'admis similaire à la tentative précédente.

    [Données]
    Pour n'oublier personne, il faudrait aussi ajouter les capes spécial Guyane/Mayotte, qui ont recruté quelques poignées de certifiés supplémentaires pour ces deux académies. (le principe étant que ce sont des capes plus simples que le capes commun, avec une condition de diplôme moindre, pour arriver à recruter un peu plus de gens là-bas, dans le genre d'un capes interne).

    Pour les messages au sujet du le volume de postes au concours et le volume de départs, je suis de même curieux de savoir comment l'EN établit le nombre de postes à pourvoir.
    Même si se baser sur les manques actuels semble logique, cela ne m'étonnerait pas que l'EN se base sur des choses moins logiques comme seulement le nombre de départs en retraite (modulo les postes non maintenus). Je pense par exemple à la mobilité inter-académique ou aux demandes de détachement/disponibilité, qui sont gérés un peu n'importe comment.

    Les données sur les départs en retraite ou sur les démissions sortent au compte-gouttes. Je n'ai d'ailleurs pas encore vue de donnée chiffrée sur les reconversions d'enseignants (ceux ayant passé un autre concours de la fonction publique/privée, c'est aussi une source de départs).
    Manque d'informations sûrement volontaire pour laisser un flou sur le sujet.


    > Quelle fut la justification invoquée pour imposer un "master" pour postuler en tant que titulaire ? Dans les autres concours de la fonction publique, il me semble qu'il faut être bachelier ou licencié. 

    Officiellement la logique est la suivante : Les élèves ont des lacunes significatives en maths/français/... -> C'est un manque de pédagogie.
    Si on augmente le niveau de diplôme requis au concours, alors on aura des candidats admis qui ont davantage de compétences, qui seront formés plus longtemps (donc mieux formés).
    -> Donc, on passe le concours au niveau Master 2 pour avoir de nouveaux enseignants plus compétents, plus professionnels, plus pédagogues (et on leur balance davantage de petites formations obligatoires ça et là aussi).
    C'est la réforme de la masterisation, lancée il y a des années et mise en place petit à petit. (on retrouve ces arguments chez Blanquer, et Pap a ressorti la même chose a peu)

    Dans les faits, plus on demande un diplôme élevé moins on a de candidats, alors quand on a des postes à remplir cela force à diminuer les exigences du concours (la preuve en 2022, et probablement la même en 2010). Donc in fine on ratisse plus large pour compenser la difficulté qu'on s'est soi-même imposé.
    Et comme il a fallu diminuer pas mal de fois la difficulté au capes de maths, on se retrouve avec une épreuve en Master 2 qu'un étudiant en L2 a de bonnes chances de réussir (il peut tirer un 8-10 sur le disciplinaire, et peut s'en sortir sur le non-disciplinaire grâce à un peu de bagou et aux saints piliers de la didactique mathématique).
    L'argument "Quelqu'un de brillant disciplinairement n'est pas forcément bon pédagogue." permet de justifier la diminution du contrôle du niveau disciplinaire, puisque "le disciplinaire n'est pas central pour être un bon enseignant, ce qu'il faut c'est de bonnes connaissances pédagogiques".
    Alors forcément, entre la L2 et le Master 2 il faut trouver de quoi occuper les étudiants qui s'orientent plus ou moins vers l'enseignement, avec une contrainte en nombre et volume d'heures de cours pour avoir les 60 ECTS par an. Gros casse-tête pour les IUFM/ESPE/INSPE, qui sont un peu forcés de rajouter des choses creuses pour combler (ou de la reddite).
    Le parcours "agreg" est bien entendu séparé car à l'agreg de maths on demande une maîtrise non-négligeable des contenus des années de Licence, ainsi que du contenu de Master (de vraies maths du supérieur quoi).

    Côté formation, non seulement cela n'est pas vraiment intéressant pour l'étudiant (pour être gentil), mais en plus cela lui fait passer des années à "ne rien faire d'autre", pas de vraies ouvertures possibles sur des maths plus poussées, sur des maths appliquées, etc
    En INSPE on leur dit bien que le Master MEEF est un "master reconnu à l'international qui ouvre beaucoup de portes" (en fait la traduction en anglais est un master en "science in education", et certains pays croient que cela est équivalent à leurs master à eux), mais je n'ai pas encore vu d'exemples à ce sujet.

    A la fin, il y a le capes de maths (et ses variantes), et c'est tout. Je vois cela comme un énorme goulot d'étranglement qui "piège" petit à petit les étudiants.
    Oui, ils peuvent partir faire autre chose, mais ils ont passé 5 ans d'études en aboutissant à un niveau type L2 en maths, alors "l'autre chose" est fortement inconnu, ils n'ont pas un super dossier à présenter, et ils n'ont pas trop envie de se retaper des années d'études pour arriver enfin à quelque chose.


    Un membre de Néoprofs en poste en INSPE expliquait aussi que le le passage du capes au M2 permet aussi à l'EN de se défausser de sa responsabilité de formation des candidats admis.
    La refonte des Master MEEF, qui inclut maintenant davantage de temps en établissement pour les étudiants (facteur contrainte et stress bien plus important pour eux), permet de dire que ces étudiants ont eu une "pré-professionnalisation" au métier d'enseignant, qu'ils y sont déjà relativement bien formés, et qu'on peut donc les envoyer à plein temps dès leur année de stage.

    On a donc des stagiaires 1 an plus tard (donc qui toucheront 1 an de salaire en moins à leur échelon maximal, économie) qui sont directement à plein temps (donc qu'on ne paie pas pour faire seulement 9-10h de cours, économie).
    C'est pour cela que seuls les titulaires d'un M2 MEEF se retrouvent à 18h cette année, et pas les autres.

    Cela est encore plus ironique quand on voit que le recours aux contractuels a beaucoup augmenté ces dernières années (à partir de 2018 environ il me semble), et que lorsqu'on a vraiment besoin d'eux un diplôme de L2 (ou pas) suffit, avec un petit entretien (ou pas vraiment). Tout cela car cela apporte "quelqu'un" devant les élèves.
    Et à nouveau, même discours quand aux soucis de niveau dans les classes : "Ne vous en faites pas, maintenant on forme les contractuels. Regardez, ils auront 4 jours de formation express, ils seront prêts pour la rentrée !"


  • Pour continuer sur le message de @Foys : que peut-on reprocher aux candidats "trop faibles" à ce concours ? Ils ont suivi une scolarité avec des emplois du temps où il y avait écrit cours de mathématiques. C'est bien à l'aune de ce qu'ils ont suivi qu'ils doivent rapporter ce qu'ils supposent être des exigences pour cette matière, non ? (On n'imagine pas un artisan ébéniste être blackboulé au moment de passer maître parce qu'il apprend là que son métier consiste en fait à forger le fer sur l'enclume.)

    Or, qui est responsable de cette situation, de cet enseignement ?

    Il me semble que le jury était composé d'un tiers d'inspecteurs et, peut-être d'un tiers de chefs d'établissements (complétés avec des profs dans les petits papiers). Autant dire deux tiers de personnes en grande partie responsables de la situation. D'ailleurs, je ne parviens pas à trouver la composition du jury. Il est écrit qu'elle a été arrêtée au 21 février 2022 et c'est tout, pas vu de trace sur Internet.

  • xax
    xax
    Modifié (October 2022)
    @Foys : "vous comprendrez que les 40 ans de supression continue de tous les contenus de maths à l'école au nom de la pédagogie, de l'égalité des chances" il n'y a ni pédagogie efficace ni "égalité des chances" en France, ne confonds pas les slogans publicitaires politiques et la réalité  ;) 

    https://www.challenges.fr/education/pisa-l-ecole-francaise-au-banc-des-accuses-des-systemes-les-plus-inegalitaires-selon-l-ocde_687647

    S'il y a un constat social à faire pour les concours d'enseignement, c'est qu'ils répondent parfaitement à cette furieuse volonté d'inégalitarisme, exacerbée par l'actuel pouvoir qui, totalement dépourvu de valeurs politiques, met en avant son caractère bourgeois au sens de Flaubert.

    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • xax a dit :
    et globalement c'est quoi le public de ceux qui passent le Capes de maths (on en apprend tous les jours ...) ?
    C'est indiqué dans le rapport.


  • Grosso modo, la moitié des reçus sont des étudiants en Meef, le quart des profs en exercice qu'on stagiarise, le reste des reconversions. 20 % de plus de 35 ans.


  • On constate que les contractuels pèsent  :
    16.7% des inscrits, grosse part du gâteau ;
    17.4% des présents : ils sont réellement motivés.
    15.5% des admissibles ou 13.7% des admis : ils n'ont pas le niveau. 
    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • Peut-on vraiment en déduire cela des valeurs citées ?

    On en déduit que plus de 80 % des contractuels inscrits sont admis et que pas loin de 90 % des contractuels admissibles sont admis.

  • Pas du tout, sur 499 contractuels inscrits, 102 sont admis, soit environ 20% des inscrits.
  • Sato
    Modifié (October 2022)
    Oui, tu as raison, il est temps que je prenne des vacances.

    Reprenons. 60 % des contractuels admissibles sont reçus, ou 40 % des contractuels vus à l'oral n'ont pas été jugés bons par le jury pour enseigner.

    Cela dit, en dehors des étudiants Inspe qui suivent une formation les formatant à réussir ce concours, ces contractuels ne s'en sortent pas plus mal que les autres. Ce n'est peut-être pas dû au fait qu'ils seraient plus mauvais que les étudiants mais simplement à ce qu'ils ne reçoivent pas les mêmes astuces et ont autre chose à faire de leur temps.

  • Magnéthorax
    Modifié (October 2022)
    Il est heureux de voir des gens s'inquiéter du recrutement des enseignants, comme @Ramon Mercader . Ces citoyens sont certainement soucieux de la qualité du recrutement de tout agent publique. Avec les prérogatives qu'ont les policiers, ils doivent être très attentifs au "niveau des candidats", s'inquiéter très fortement de "leurs lacunes", s'alarmer du nombre important de non titulaires, etc. Cela doit en faire des rapports de jury à lire et à commenter. Beaucoup, beaucoup de sujets d'inquiétude tout ça.
  • Non Sato, regarde la ligne des 'sans-emploi' : sur cette ligne, il y a un gros gap entre inscrits et présents, mais ensuite, 50% des présents sont admis. Mieux que pour les contractuels.

    Je pense qu'en fait, il ne faut surtout pas généraliser les résultats relativement moyens des contractuels ici à l'ensemble des contractuels.

    Quand un contractuel veut être titularisé mais n'y parvient pas, il se présente en 2020, puis en 2021, puis en 2022.. les contractuels qui n'ont pas le niveau sont très sur-représentés dans ces statistiques.

    Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends. Benjamin Franklin
  • @JLT merci j'ai feuilleté trop vite.
    Je suppose que ce sont ces chiffres qui t'ont fait dire que lorsqu'on allait rentrer dans les années avec un quasiment doublement des départs à la retraite ça risquait d'être encore plus problématique.
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Magnéthorax a dit : Ces citoyens sont certainement soucieux de la qualité du recrutement de tout agent publique. Avec les prérogatives qu'ont les policiers, ils doivent être très attentifs au "niveau des candidats", s'inquiéter très fortement de "leurs lacunes"

    Oui, il y a des articles de presse ou des discussions parlementaires sur ce sujet d'ailleurs





  • Oh pu..ain ! "En 2019, l’épreuve de gestion du stress a été supprimée, jugée trop chronophage et pas assez sélective. « Elle était pourtant très pertinente », regrette un psychologue de la police, membre de jury. « La vraie raison, c’est que cela éliminait beaucoup de personnes qui ne présentaient pas les garanties psychiques pour faire face à ce métier. »"

    Après avoir lu ce genre de chose ça relativise les inquiétudes que nous avons pour le Capes de maths ...
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • @Magnéthorax

    Le monde se divise en deux catégories:
    a) ceux qui savent me lire
    b) ceux qui creusent

    Toi, tu creuses....
    Liberté, égalité, choucroute.
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