Agrégation conseils

Salut salut,

Je voudrais quelques conseils pour l'agrégation externe de maths. J'ai déjà passé en 2013 et obtenu l'agrégation (rang 200) car j'ai été forcée de le faire par mon père. Je rêvais d'être chercheuse depuis l'âge de mes 4 ans et donc j'avais assez rapidement démissionné. L'année de titularisation s'est mal passée à cause de choses illégales dans mon lycée (ils ont été condamné) mais aussi j'avais des soucis de santé, mes stages pendant mon M2 étaient très bien par contre.

Seulement entre deux j'ai fait un master recherche, thèse etc, comme je le voulais à la base. Sauf qu'au lieu de mathématiques j'ai fait informatique. J'ai fait un ATER puis j'ai donné des colles. Tout allait bien mais j'ai subi une très violente agression et j'ai abandonné et je suis partie dans le privé. Dans le privé ça se passe très mal car l'entreprise n'a plus les ressources pour faire R&D (démissions, covid, etc) et je souhaite donc me réorienter.

Devant la difficulté de retourner en recherche, et étant passionnée par l'enseignement ou la transmission en général j'aimerais donc repasser l'agrégation. Seulement et il faut pas se mentir, je pense je ferai une mauvaise prof en collège voire lycée. Je suis impressionnée par les gens qui arrivent à transmettre des choses simples comme les fractions et les expliquer jusqu'à ce que ce soit compris. Je faisais des vidéos, je fais des conférences, pour les lycéens, régulièrement, j'ai donné des milliers de cours particuliers et je suis plus à l'aise avec un programme de sup voire spé (ou fac).

Je vise donc prépa ou PRAG, donc un bon rang à l'agrégation.

Mes questions sont donc les suivantes.

J'hésite entre l'agrégation spéciale, j'ai fait une thèse, elle est "plus facile" en terme de connaissances et de travail à éventuellement rattraper mais seulement une 15zaine de places... tenues sûrement par des ex-normaliens encore en maths (thèse) et j'ai lu ici que cette agrégation était "sous-cotée" que je ne pourrais pas aller en prépa ou PRAG plus tard. Le Jury lui même en parle mais pour l'année de stage... L'agreg spéciale donne aussi deux ans d'ancienneté.

Et l'agrégation classique. Plus de travail mais j'ai un niveau supérieur à quand j'ai passé l'agreg la première fois. Pour être tout à fait franche je n'avais pas l'intention de la passer (mon père m'a forcée) et j'étais allée sans révision, sans connaître la moindre leçon, je n'allais même pas en cours en M2 donc maintenant que j'ai donné des cours et colles niveau sup spé et un peu agreg interne j'ai même moins peur.

Non ce qui me terrifie c'est l'option !
Avec une thèse en info théorique des cours dispensés en automates et langages et codage on pourrait se dire "option D". Mais je trouve l'option D (info) injustement difficile, le programme est super dense et j'ai l'impression que l'option C est plus "facile" d'accès pour moi. L'option C c'était ma préparation à l'agreg en 2012-2013 et j'avais de très bons résultats, par contre j'avais passé l'option D (j'avais dit n'importe quoi, vraiment et j'ai eu 8 et 10 aux oraux).
C'est suffisant pour avoir l'agreg, mais pas avoir un bon rang.

Alors y a-t-il un avantage d'avoir l'option D sur l'option C ? On dirait l'option D a été créée pour les normaliens en info... Car de plus je ne souhaite pas enseigner l'info plus que ça en prépa... L'IPT ok, mais pas l'option info. Je préfère enseigner les maths.
(même si PRAG m'intéresse a priori plus, mais pas envie d'être agressée à nouveau).

Aussi l'ATER et la thèse sont censés remplacer l'année de titularisation, j'en doute mais est-ce vrai ?
Merci pour vos conseils,
Lily
Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.

Réponses

  • J'hésite entre l'agrégation spéciale, j'ai fais une thèse, elle est "plus facile" en terme de connaissances et de travail à éventuellement rattraper mais seulement une 15zaine de places... tenues surement par des ex-normaliens encore en maths (thèse)

    Il y a une quinzaine de places, mais aussi beaucoup moins de candidats (75 présents aux épreuves d'après le rapport de jury). De plus, c'est faux de dire que c'est tenu par des ex-normaliens. Je ne sais pas d'où tu sors cela.
    Alors y a t-il un avantage d'avoir l'option D sur l'option C ?

    Il n'y a aucun avantage à aucune option. Prends celle avec laquelle tu es le plus à l'aise, c'est tout.
  • Bonjour.

    Pour une bonne partie des postes Prag, le rang à l'agrégation ne joue pas, un doctorat non plus; pour ces postes, les capacités d'enseignement et l'implication dans les tâches non enseignantes sont prioritaires. Les postes qui demandent un bon niveau en maths sont essentiellement dans les départements de mathématiques (qui ont parfois déjà leurs candidats maison), ce qui est une toute petite partie des postes. Les capacités en informatique par contre peuvent être un plus.

    Cordialement.
  • Oui j'avais déjà eu l'agreg option D. Et j'ai une thèse d'info, j'ai des notions en bases de données, IA, j'ai enseigné l'info en fac aussi.

    Je suis impliquée dans les concours de maths, youtube etc, donc ça sera ça le vrai plus pour être PRAG ?

    Et en CPGE ?
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Cpge il y a très très peu de places.

    Beaucoup visent prof de Cpge et finissent au collège lycée.
  • Je sais bien... Mais j'ai déjà rencontré des inspecteurs mon profil plaisait, je fais plus de choses... Et qui ne tente rien n'a rien. Pour ça je vise une bonne place cette fois.

    Et au cas où il y a PRAG.

    PRAG c'est aussi inaccessible ou c'est mieux ?
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Oshine parle beaucoup de ce qu'il ne connait pas...

    Si je parle de ce que je connais, pour les CPGE, tous les atouts sont bons à prendre (classement à l'agreg, thèse, formation pluri-disciplinaire, etc.) pour obtenir le poste que l'on souhaite, le meilleur d'entre eux étant que tu connaisses déjà des inspecteurs.

    Il risque d'y avoir pas mal de créations de postes d'informatique en CPGE l'an prochain pour la mise en place de la deuxième année de la nouvelle filière MP2I/MPI qui est censée se faire à budget constant mais certains établissements ont néanmoins réussi à négocier la conversion d'une classe en première année puis ouverture d'une classe en 2ème année. En revanche, les postes de mathématiques ne semblent pas tourner beaucoup mais je n'ai pas une vision très claire à ce sujet.
    Très clairement, je ne crois pas que l'agrégation spéciale docteurs soit sous-cotée : elle a été créée dans le but de récupérer des "bons scientifiques" pour l'enseignement. Comme ils correspondent au profil cherché pour les CPGE notamment, je ne vois pas pourquoi ils seraient dénigré.

    Une question essentielle est aussi de savoir si tu es prête à aller n'importe où pour obtenir un poste qui te plait plutôt qu'un poste en collège...
  • Je connaissAIS des inspecteurs ils me reconnaitront plus maintenant.

    Pour ce qui est atout, j'ai fais de l'info (thèse), j'ai 3 masters aussi, je suis pour le plaisir des cours de physique quantique du MIT, j'ai bossé en entreprise en IA, j'ai déjà enseigné en info, en math, à tout niveau, je fais des entrainement de compet de math et je donne des confs, etc.
    Je pense c'est très très bien vu.

    Mon seul point : c'est obtenir le bon rang à l'agreg. Après si vraiment ça va pas j'ai le droit d'abandonner et re reflechir.

    L'autre inquiètude de pas atteindre CPGE c'est que je suis une femme transgenre et toutes les personnes agrégées (ou capesiennes hein) trans ont abandonné par pression du rectorat, des parents d'élèves ou des élèves eux meme.

    Comme moi j'ai abandonné au tout début de ma transition car tabassée par mes étudiants de L2.

    Donc pas trop trop à l'aise mais j'aime VRAIMENT enseigner. Je ne veux pas faire autre chose.

    Mais sinon pour ta question essentielle : je m'en fous de l'endroit complètement. Peut etre pas dans les iles et encore...
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Hello,

    J'ai un classement à l'agreg >200. Je ne suis pas docteur, ni une brute en maths, et j'ai un peu traîné en route pendant mes études. J'ai commencé ma carrière il y a 5 ans en lycée. J'ai écrit à l'IG pour me faire connaître (on a pu discuter un peu, et je crois que ça a été un bon point pour moi), j'ai participé à tout ce que je pouvais qui touchait au supérieur (colles/manuels de corrigés/jurys de concours...), ainsi que tous les ans au mouvement CPGE en demandant toute la métropole.

    Ce qui était clair, c'est qu'avec mon profil, il allait falloir commencer par un remplacement en prépa (l'IG me l'a bien fait comprendre : pas de recrutement direct avec un profil aussi peu canonique, surtout en ce qui concerne le rang à l'agreg), opportunité qui s'est présentée il y a quelques temps et sur laquelle j'ai sauté.

    Si tu es prête à passer un peu de temps dans le secondaire pour obtenir ce que tu veux et que tu es mobile, je pense que c'est jouable d'obtenir un poste en prépa à terme, même sans agreg externe avec un rang<100, d'autant que tu as une thèse et que c'est un critère important. Si tu arrives à choper l'agreg externe avec un bon rang, ça peut aller très vite.

    En ce qui concerne l'agreg docteur, je n'ai pas trop de billes là-dessus, mais je parierais plutôt sur le fait qu'un excellent rang ne donnera pas "automatiquement" une place dans le haut du classement des IG, et qu'ils auront peut-être envie de voir comment ça se passe en lycée avant.

    Pour les postes de PRAG : j'ai passé un peu de temps à envoyer des dossiers, et je n'ai été auditionné que là où j'étais déjà connu. D'après les retours que j'ai eu autour de moi de gens qui ont eu un tel poste, ça ne semble pas être un épiphénomène.
  • Attention Zermel0,

    Les postes Prag sont des affectations de personnels second degré dans le supérieur. Sauf rare exception, ils sont recrutés parmi les certifiée et agrégée en poste dans le secondaire. Donc il faut avoir enseigné en lycée ou collège.

    Cordialement.
  • Tu parles de mobilité SOV.

    Tous les ans ou juste pour passer en prépa ?
    Merci de ton témoignage !! tu es prof en CPGE si j'ai bien compris ?

    gerard0 : oui je sais. Pas de soucis :). Même si j'ai peur du second degré pour des raisons évidentes je sais que c'est obligatoire.
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • bisam écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?6,2236578,2236704#msg-2236704
    [Inutile de recopier un message présent sur le forum. Un lien suffit. AD]

    Je plussoie il y aura sûrement des possibilités avec les ouvertures MPI en sup puis spé, je comprends de ne pas choisir option D. Mais rien ne remplace les contacts avec les inspecteurs.
    Bon courage. Bruno

    https://prepas.org/?article=42
  • @Zermel0 : pour la mobilité, je pense que c'est essentiel pour un premier poste (c'est clairement dit par les IG). Ensuite une fois que tu y es...tu y es pour quelque temps !

    Je suis en remplacement actuellement en CPGE, oui. J'espère que ça débouchera sur qqch de pérenne, je suis plutôt optimiste.

    Quant aux postes en MPI / MPII : à mon avis n'y croyez pas trop pour un premier poste, c'est le Graal pour beaucoup de gens cette filière, et à première vue les inspecteurs ont l'air d'y mettre des gens plutôt expérimentés. En revanche ça libèrera certainement des postes dans d'autres filières, ce qui est une très bonne nouvelle.
  • C'est Zermel0 comme le mathématicien, faudrait que je change de pseudo.

    Merci pour tes indications. Je n'attends rien de spécifique avec la MPI perso, j'attends déjà pour l'agrégation et étape par étape.
    J'espère que la mobilité ira, je n'ai pas et je ne peux pas avoir le permis. Mais après on s'adapte toujours... De toutes manières j'ai déjà été prof. Juste j'avais dû partir... et démissionner de l'agreg.

    Merci en tout cas.
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Sur le dernier poste de PRAG pour lequel j'ai été dans la commission, parmi les classés seul un candidat était connu, et de mémoire il était également le seul en situation dans le secondaire. Cela était peut-être une situation "exceptionnelle". En revanche, le cv des autres classés était absolument impressionnant.
  • Zermel0, j’espère que tu ne trouveras pas cela déplacé (au pire tu me diras si tu souhaite que j’édite), mais si actuellement ton état civil est conforme à ton aspect physique je ne vois pas pourquoi tu ne serais pas une femme « comme une autre » dans tes rapports avec les étudiants, les collègues, le rectorat et les IG.
    Après, s’ils ne te reconnaissent pas (je parle des IG), j’imagine que la bonne question est de savoir si tu souhaites que ce soit le cas, parce que ça peut être positif pour les mutations, mais je comprendrais aussi l’envie de repartir sur de nouvelles bases, avec un concours réussi en tant que femme et des rapports humains construits avec cette identité.
  • Math2 : Et vous avez choisi celui qui était en secondaire ? Ou vous cherchiez un post doc ?
    Je soupçonne que tu n'es pas dans un département de sciences éco.

    Cordialement.
  • @Laurette

    Parce que en pratique la société est très souvent transphobe. parmi les 20 agrégées femmes trans que je connais 0 ont eu le courage et la force de continuer.

    Ensuite être une femme trans ça peut se voir, là dessus j'ai une chance extraordinaire (en fait une tumeur cérébrale rare a accéléré ma transition...), et même si j'ai une voix invisible, en parlant fort je peux la faire dérailler et ça peut se deviner...

    Le plus dangereux n'est pas l'administration mais ce sont les parents d'élèves avec les élèves qui racontent des choses. J'ai eu des collègues trans qui ont été forcées d'arrêter leur postes pour "maladie" (mais les parents ont dit qu'elles étaient des abominations etc).

    Et même des accusations (pour l'une d'elle) de pédophilie. 30 ans qu'elle était prof, elle fait son coming out et BAM les plaintes pleuvent d'une même classe... tiens tiens. Le rectorat dans le doute l'a congédiée.

    Mon amie elle est carrément allée fuir au Japon car les élèves avaient trouvé son adresse. Tristement moi aussi j'ai eu un mec avec un hachette qui m'a cherchée (con pour lui j'avais déménagée entre deux... les nouveaux locataires ont porté plainte) sans parler que c'est par mes étudiants que j'ai été tabassée quand j'ai fais mon coming out.

    Je préciserai aussi que je connais quelques suicides d'élèves trans à cause des autres élèves, de prof ou du rectorat... Mais ça reste assez tabou.

    Donc c'est cool si vous êtes ouverte et que vous m'acceptez mais ce serait stupide de croire que nous sommes acceptées (stérilisation forcée il y a même pas 5 ans ... ) et prof c'est de l'exposition.

    Mais je suis passionnée par ça, je passe des années à former des jeunes, au delà des cours particuliers, à transmettre des maths, j'avais une grosse chaine youtube, je passais donner des confs dans des classes, j'aimais enseigner l'info en fac (mais je préfère enseigner les maths)... Alors je tente ma chance et je pourrais me reconvertir si la réalité est trop rude.


    Sinon pour la seconde partie j'ai pas trop compris ton message. En effet tout est changé et je fais partie des trans invisible donc les IG sont pas censés le savoir. Sauf si je veux mettre en avant tout ce que j'ai fait ou repartir de 0 (du gâchis certes mais je préfère ne pas me faire lapider sur place, je dois voir...) façon j'ai essayé d'effacer tout quand j'ai eu des menaces par milliers alors j'ai déjà bien perdu des années de vie.
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Je suis sidéré par ce que tu racontes.
  • Zermel0, je suis également sidéré par ce que tu décris.

    Gérard0, je t'ai répondu en privé car de manière détaillée. De manière plus publique, je te dirais avoir connu aussi des PRAG à Paris 2 (fac de droit et de science éco) qui enseignaient les maths en AES et en éco gestion et donc les cv étaient proches de ce que je décris. Et si le collègue du secondaire a été classé (mais pas retenu au final car une personne mieux classée a pris le poste), il faut savoir que même parmi les non auditionnés il y en avait aussi (quelques-uns) avec des CV type thèse+grande école recrutant en M'/MP*+top50 à l'agreg. Le niveau du concours est potentiellement moins élevé "au fil de l'eau", il semble (de ma courte observation) qu'il y ait nettement moins de candidats. Contrairement à mon époque, il est désormais courant pour les jeunes docteurs d'enchaîner post-doc sur post-doc, et donc des contrats précaires, sur plusieurs années avant de pouvoir devenir chercheur ou enseignant-chercheur. Je pense que cela, couplé à la pression du ministère pour qu'un agrégé vienne enseigner, doit probablement mettre ce genre de personnes au concours sur les postes de PRAG.
  • Merci pour ton message. Il me confirme dans l'idée que les recrutements accessibles à des "simples agrégés" sont plutôt dans les IUT voire les autres instituts, que dans les départements de maths. Dans ces lieux où on ne cherche pas des gens brillants, mais surtout des gens qui "feront le boulot", qui s'occuperont des projets et du PPP. Et avec des compétences spécifiques, utiles dans la formation visée.
    C'est sûr que la thèse et 2 ou 3 post doc pour enseigner des maths utilitaires à des bacheliers STT ou STI, voire bac pro, c'est un sacré déclassement.

    Cordialement.
  • Sans parler de ceux qui finissent en prépa commerciale; mais bon fondamentalement il n'y a pas de sots métiers, c'est quand même bien relatif cette histoire de déclassement.
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • Gerard0, je suis loin d'avoir eu une vision exhaustive, et tout comme pour l'obtention d'une classe prépa, être là au bon moment (donc pour un poste de PRAG ce peut-être sur un recrutement "au fil de l'eau" car il y aura moins de candidats) peut permettre d'être reçu. Le problème des recrutements au fil de l'eau c'est que sur un tel recrutement, le recteur peut s'opposer au détachement du collègue s'il est en poste, et je connais un cas à qui s'est arrivé ... Tu fais du collège difficile pendant 20 ans, tu passes le concours, tu es reçu, mais le recteur (qui manque de profs dans le secondaire) te dit "niet". Une gestion des RH absolument désastreuse ...
  • Chère Zermel0

    Je suis également sidéré par ce que tu décris.
    Et ta passion pour ton métier est encore plus épatante.

    Amicalement
  • Bon bah ya plus qu'à me lancer. J'ai eu une loooongue conversation orale et discord avec une connaissance qui m'a reconnue ici.
    Il m'a remotivée "à bloc" et je vous remercie pour vos encouragement.

    Avec hospitalisation et boulot actuel (je travaille encore...) je vais prendre 2 ans pour la passer plutôt qu'une. Je fini le cours de physique que j'ai commencé (il termine en Juin), puis opération, puis agreg à partir de Juillet.

    Merci
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Je n'avais pas trop lu les trucs persos, mais les 2 enseignants "spéciaux" que j'ai eus (une instit lesbienne complètement cintrée qui vivait avec un trans f->h, et un beatnik à sandales barbus et chevelu prof de maths de 4e) sont ceux dont je garde le meilleur souvenir tant d'un point de vue humain que pédagogique. Ce sont aussi les 2 seuls enseignants que j'ai vu passer beaucoup de temps avec les élèves très faibles avec des résultats spectaculaires.
    C'est un échantillon bien trop faible pour en tirer des conclusions, mais on peut faire l'hypothèse que certaines particularités peuvent peut-être conduire à plus de compréhension des problèmes des autres.

    Donc tous mes vœux Zermel0
    "J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert
  • C'est gentil xax, c'est ce qui ressort de mes étudiants quand j'enseignais en fac aussi. Mais lesbienne = ça se voit pas trop en théorie.
    LGB c'est très très loin de trans pour certaines personnes pas ouvertes.

    Ce sont surement des très bons profs mais ça me peine de voir mes collègues jetés par les rectorats et les parents pour une différence...
    alors "différence" car statistiquement il y a dans le monde plus de trans que de roux donc ce serait aussi con que de jeter des roux (et ça choquerait)

    On reste des abominations aux yeux de beaucoup, quasi toute ma famille déjà pour commencer.

    Mais j'aime enseigner mais je ne vais pas mentir je vais espérer m'enfuir rapidement vers le supérieur pour des élèves moins regardants ou moins souvent en face... (après remarque... c'est dans le supérieur qu'on m'a agressée)

    Dans tous les cas je tente ma chance (1 ou 2 ans de préparation ?) et je ne pourrais savoir que lorsque je serai sur place.
    Je doute que l'état en manque grave de profs, surtout lettres et maths jettent si facilement quelqu'un qui aime les maths et veut partager pour une raison aussi nulle.

    Et si ça se passe mal et bien je ferai comme quand j'ai fuis la fac, j'irai dans un autre métier. Plein de monde change souvent de métier par envie ou contrainte. J'imagine que ici beaucoup tentent le capes ou l'agrégation parce qu'ils veulent tenter l'expérience et que beaucoup de profs même depuis longtemps se disent qu'ils auraient préféré être informaticien ou ingénieur.

    C'est la chance d'être en France avec un peu d'aide à la reconversion (CPF, pôle emploi, ...) malgré les défauts parfois aberrants.

    J'ai décidé mes choix finaux sur ça.

    - Préparation agreg de Juillet 2021 pour passer l'agreg soit en 2022 soit en 2023 (ça je dois me décider en fonction de ma santé en octobre).

    - Agrégation externe standard (le concours docteur je pense est cool pour être dans le secondaire c'est bien mais pas pour être PRAG/CPGE, c'est dit explicitement dans le rapport 2020).

    - Option C (l'option D est un bon choix pour ma thèse d'info théorique mais je pense on se fait trop avoir en option D, après parait-il l'épreuve de programmation a disparu, en tout cas rattraper C me parait plus facile que combler D, faut voir les leçons de maths en différence mais ça ne change pas les écrits).

    J'accepte le défi (je crois que je cite un truc) quelles que soient les possibles conséquences, je ne vais pas me priver d'une vie que j'aime pour un danger potentiel qui peut ne pas arriver (et la baisse de salaire ahah).

    Me reste à réfléchir de la conjointe qui veut enseigner le Japonais (très peu de places) donc je pense que la proba Prof de Japonais et Prof de CPGE qui tombe dans la même région ça me parait très faible.

    Merci à vous tous.
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Ah juste un détail, si elle est avec un mec trans elle n'est pas lesbienne du coup ^^
    Quand la concurrence c'est-à-dire l'égoïsme ne règnera plus dans les sciences, quand on s'associera pour étudier, au lieu d'envoyer aux académies des paquets cachetés, on s'empressera de publier les moindres observations, pour peu qu'elles soient nouvelles, et en ajoutant « je ne sais pas le reste ». E. Galois.
  • Merci d'être venue parler ici, même si ce n'était pas un témoignage au départ, je suis touché de lire ton parcours. Sans être fataliste, je te souhaite le meilleur dans la suite !
  • Agrégation externe standard (le concours docteur je pense est cool pour être dans le secondaire c'est bien mais pas pour être PRAG/CPGE, c'est dit explicitement dans le rapport 2020).

    Je ne vois pas où tu lis ça dans le rapport. C'est écrit que les agrégés sur le concours docteurs ne peuvent pas valider leur année de stage via de l'enseignement dans le supérieur. Mais après, une fois le stage validé, a priori, il n'y a pas de discrimination (officielle) :
    Le concours externe, spécial comme standard, de l’agrégation a pour vocation de recruter des professeurs agrégés destinés à exercer dans l’enseignement secondaire (lycées d’enseignement général et technologique et, exceptionnellement, collèges) ou dans l’enseignement supérieur (universités, instituts universitaires de technologie, grandes écoles, classes préparatoires aux grandes écoles, sections de techniciens supérieurs).
  • Il est assez peu probable d'avoir comme premier emploi un poste en prépa dans la région souhaitée ; en plus, en 2017 les IG parlaient de la raréfaction des postes avec les papys-boomers partis à la retraite, mais aussi qu'ils allaient davantage encore encourager la mobilité.

    En revanche, il est assez courant, en étant patient et ayant mis un pied à l'étrier des prépas, de pouvoir ensuite retourner dans la région souhaitée. Le rapprochement de conjoints pourra jouer, au moins pour ta compagne si elle est dans le secondaire
  • math2, je n'ai pas compris le lien avec les papy-boomers. Si beaucoup personnes partent à la retraite, au contraire il y a davantage de postes libérés ?
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • J'avais cru comprendre que le flux de départs à la retraite s'était déjà bien tari, mais je ne suis pas allé vérifier l'information.

    Pour faire simple, avoir 65 ans en 2021, c'est être né en 1956. Si j'ai bonne mémoire, en 1956 on arrive vers la fin des années les plus fastes, même si la fécondité élevée va se poursuivre jusqu'au début 1970.

    Enfin je pense que l'on doit pouvoir vérifier ces informations.

    N'hésite pas à corriger si je me trompe.
  • Ok, je n'avais pas compris dans ce sens.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Je suis dans un lycée avec beaucoup de collègues de prépa, et je confirme que l'écrasante majorité d'entre eux ont entre 30 et 50 ans, donc les départs à la retraite, ce n'est pas pour tout de suite.
  • Il y avait sur ce forum un lien vers un bilan d'une réunion avec des IG sur le site d'un syndicat. J'ai le vague souvenir (mais peut-être inexact), qu'au delà des informations sur le mode de sélection, que figurait la question des flux, mais je n'en suis pas certain.
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