Le rap d'un prof' de mathématiques — Les-mathematiques.net The most powerful custom community solution in the world

Réponses

  • Encore un qui ferait mieux de faire ce pour quoi il est payé, enseigner les mathématiques, plutôt que d'infliger à ses élèves cette sous-culture dégénérée.
  • Chaurien a écrit:
    ...cette sous-culture dégénérée.

    J'adore les commentaires inflexibles de Chaurien (sans les partager...). Quand il parle de la gauche c'est pas mal aussi. (:D

    Remarque, le rap je n'aime pas non plus.

    Ceci dit je me demande comment ce professeur de math fait pour garder une atmosphère propice à l'apprentissage dans ses classes après avoir posté ce clip sur YouTube. À moins qu'il n'ait jamais eu une telle atmosphère dans ses classes... 8-)
  • Oui, moi non plus, ses commentaires ont le mérite de ne jamais me surprendre.
    Je ne suis pas inquiet de ce qui se passe dans les classes de ce collègue, il ne m'a l'air de manquer ni de charisme, ni d'énergie.
  • raoul : mes élèves m'ont vu plusieurs fois dans différents contextes. Ca ne change pas grand chose pour l'ambiance. Ca peut même avoir un effet très bénéfique.
  • J’ai cru d’abord à une énième vidéo sur l’enseignement avec du rap. Qui me laisse perplexe. Je trouve d’abord cela démagogique et ensuite je n’ai pas été convaincu de la qualité des copies des élèves après ces « méthodes innovantes ».

    Mais là, non, ça ne me dérange pas. On ne parle pas de son enseignement.
    C’est une vidéo où un prof se met à la chanson (enfin... ) ou plutôt au mélange rap/chanson.

    Ça me rappelle une vidéo où le personnel hospitalier avait chanté.

    Ça n’a aucun rapport avec la qualité de son enseignement.
  • Chaurien a écrit:
    plutôt que d'infliger à ses élèves cette sous-culture dégénérée.

    Il est professeur de mathématiques, il n'enseigne pas le rap' et je ne pense pas qu'il fasse ses cours en musique.
    Ce qu'il fait de son temps libre ne regarde pas ses élèves. Par ailleurs, moi non plus je ne suis pas fan de cette musique mais la culture se fabrique sans mon consentement* et je trouve absurde un tel jugement. Pour moi, cela revient à se moquer de quelqu'un parce qu'il a de grandes oreilles.

    *: sans le consentement de personne et c'est une bonne chose.

    PS:
    Le jazz et le rock'n roll étaient considérés à une certaine époque comme de la sous-culture.
    Mais je suis prêt à parier que dans les disques que possèdent Chaurien on ne trouve pas que de la musique classique et de la musique de fanfare militaire. B-)-
  • Fin de partie a écrit:
    Le jazz et le rock'n roll étaient considérés à une certaine époque comme de la sous-culture.

    Et même de la musique dégénérée.
    Mais je suis prêt à parier que dans les disques que possèdent Chaurien on ne trouve pas que de la musique classique et de la musique de fanfare militaire. B-)-

    Avec un peu de bol, il a même un peu de black metal chrétien (si si, ça existe).
    Algebraic symbols are used when you do not know what you are talking about.
            -- Schnoebelen, Philippe
  • Bref. Une polémique lancée par manque d’ennui.
    Bye bye.
  • L’affectation démagogique de rébellion affichée par le rock, la pop et autres musiques de variétés, illusionne beaucoup de naïfs qui ignorent leur nature de musiques de la passivité. Que leur public soit surtout constitué de prolétaires ne doit pas tromper. Leurs goûts musicaux témoignent de leur manque de conscience critique, et prouvent que leur révolte se laisse trop facilement désamorcer en se satisfaisant de superficielles attitudes provocantes, produites, à partir de leur insatisfaction réelle, par le spectacle qui utilise «l’attraction des prototypes inconscients sur le processus pulsionnel refoulé» (Freud). Ce n’est pas par révolte que la jeunesse écoute la musique qu’elle croit sienne : elle consomme une marchandise fabriquée à son intention et qui a créé le besoin qu’elle en éprouve, perversion de ses désirs authentiques.

    Par leur technique du toujours pareil, prévisible et mécanique, par leur utilisation dégradée d’une tradition musicale à laquelle on a arraché le sens, les musiques de masse s’appuient sur la soumission du sujet. Voudraient prétentieusement passer pour musiciens leurs «compositeurs» ou «improvisateurs», qui travaillent au kilomètre afin de s’aménager leur trou dans le spectacle.

    Francis Ponge, En évoquant Wagner, 1981
  • 1) Freud n’est pas une référence en psychologie.
    2) Ton analyse musicale est bien pauvre, simplificatrice et méprisante.
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            -- Schnoebelen, Philippe
  • dom a écrit:
    Ça me rappelle une vidéo où le personnel hospitalier avait chanté.

    Oui c'est du même acabit.
    Et comme Chaurien n'est pas au pouvoir, ce monsieur peut encore dénoncer ses conditions de travail avec ses collègues comme il l'entend.

    Pour ceux qui n'auraient pas vu la vidéo, contrairement aux propos grossièrement mensongers de Chaurien, cet enseignant n'inflige strictement rien à ses élèves qui ne sont aucunement instrumentalisés et c'est tant mieux.
    Karl Tremblay 1976-2023, je t'appréciais tellement.
  • Ludwig a écrit:
    elle consomme une marchandise fabriquée à son intention et qui a créé le besoin qu’elle en éprouve, perversion de ses désirs authentiques.

    C'est bien mal connaître l'histoire de la musique. Le commerce finit par récupérer un mouvement culturel qui concerne un nombre suffisant de gens mais croire que c'est le commerce qui a tout manigancé c'est... dans l'air du temps.
  • Euh le texte que j'ai posté n'est pas de moi, j'ai mis le nom de son auteur à la fin.

    Je considère les propos de Ponge comme violents, mais pas dénués d'intérêts, car contenant une part de vérité. Aujourd'hui les révolutions sont tuées dans l'oeuf et ce n'est sûrement pas la musique actuelle qui va contribuer à l'émancipation des individus : elle est formatée, c'est une évidence. Non Fin de partie, le commerce ne récupère pas, il précède, dicte sa loi.
    Ok il reste des niches où la belle musique existe encore, mais celles-ci ne sont accessibles qu'aux initiés, qui ne peuvent l'être que s'ils ont été éduqués : on tourne en rond donc, mais pas comme le fait un disque. Le cycle est brisé.
  • Ludwig a écrit:
    Non Fin de partie, le commerce ne récupère pas, il précède, dicte sa loi.

    Je crois que tu ne comprends pas qu'il n'y a pas de contradiction entre ce que tu dis et ce que je dis.
    Le commerce essaie de vendre des produits dont nous n'avons pas besoin mais que le commerce nous dit que nous avons un impérieux besoin et en même temps il est assez opportuniste pour récupérer des éléments de culture* pour en faire du commerce. Ce n'est pas difficile, la distribution de la musique est facilement contrôlable

    *: qui sont créés bien souvent dans des ghettos. Combien de ces récupérations n'ont pas fonctionné commercialement? On ne retient que celles qui ont eu du succès. Est-ce que c'est à la publicité seule qu'on doit imputer ce succès ou bien parce que l'époque était propice à cette rencontre entre cette culture et un large public?
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