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Maths et "school business"

Je viens de lire ce soir "School Business" d'Arnaud Parienty qui utilise (en 2015) un mot devenu aujourd'hui à la mode : le séparatisme (scolaire). Il confirme une des clefs que j'avais perçue en donnant la dynamique fine du phénomène.
C'est extrêmement intéressant : il confirme le constat d'une secondarisation réussie, puis devant un trop plein démocratique, la réaction sociale qui met en place un séparatisme afin d'éviter la concurrence des enfants pas bien nés (1).
Vu le lieu où il enseigne les tenants de la méritocratie et les négateurs de l'influence sociale pourront en avoir pour leur argent : il donne une description d’entomologiste qui échappe heureusement au mépris essentialiste envers la jeunesse bourgeoise, ce qui donne d'autant plus de force à son propos (2).
La comparaison obligée avec l'Allemagne (où les "grandes écoles" et les frais de scolarité n'existent pas) avec le constat de faillite morale et financière de l'enseignement français fait assez mal.

Cependant le bouquin parle peu des études scientifiques universitaires ab initio, la population observée ayant pour slogan "tout sauf la fac" (à part droit et médecine, dont la première année est totalement privatisée par ailleurs).

Donc question ouverte : existe-t-il un tendance au séparatisme croissant en maths au niveau universitaire sur des bases financières (je pense par exemple au logement à Paris), éventuellement avec des effets pervers de Parcoursup ?


(1) en clair ce n'est pas "mai 68" qui est à l'origine du crash scolaire français, mais à l'inverse, la réaction.
(2) aperçu : mais le livre est bien plus consistant.
"J'appelle bourgeois quiconque pense bassement." Gustave Flaubert

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