Oraux de titularisation

Le texte est sorti. J'avais déjà oublié qu'il nous restait un oral. J'ai absolument aucune idée de ce qu'ils attendent...

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042284691&categorieLien=id

Réponses

  • C'est un entretien, ce n'est pas un oral avec des exercices à faire.
  • Il faut présenter un truc. Si ça avait été des exercices de maths, ça aurait été simple de comprendre ce qui est attendu.
  • Etre prof ce n'est pas juste savoir résoudre des exercices.

    Il faut avoir une bonne aisance à l'oral, savoir s'exprimer et savoir argumenter.

    Enfin, je suis un ancien ingénieur donc pour moi passer des entretiens n'est pas un problème, j'en ai passé des dizaines. C'est peut être moins facile pour vous.
  • Attention, je suis aussi une ancienne ingénieur et un entretien d'embauche ne me ferait absolument pas peur. Mais dans l'EN, ça n'a absolument rien à voir du tout, il faut parfaitement comprendre le format attendu, et donc, connaître ce format, et le simple texte réglementaire ne suffit pas.
  • Surtout que des choses comme " l'intégration des éléments réglementaires et institutionnels dans l'exercice des responsabilités attachées à sa fonction (droits et des devoirs du fonctionnaire et de l'agent public, valeurs de la République et service public de l'éducation, etc.) " ne dépendent pas juste de son aisance à l'oral, il y a quelques éléments techniques derrière.
    Il serait peut-être sage à ce sujet de travailler les notions pour l'épreuve Agir en Fonctionnaire de l'Etat de façon éthique est responsable, afin de s'assurer un avis positif à cet entretien.
  • Épreuve que je n'ai jamais travaillé puisqu'elle n'existait pas lorsque j'ai passé le capes et n'est pas une épreuve d'agrégation interne. Cet oral ressemble à celui qu'ils veulent mettre en place pour les prochains concours externes il me semble, sauf que nous n'aurons pas été formés pour, surtout pour les agrégations internes.
  • Bonsoir,

    Merci pour le lien.
  • Qu'en est-il des lauréats ayant demandé un report de stage ? Devront-ils passer un oral similaire en 2022 ?
  • @Minard: a priori oui.
  • Merci, Moua.
  • dido a écrit:
    J'ai absolument aucune idée de ce qu'ils attendent...

    Recracher le catéchisme de la pravda didactico-pédagogo sans pouffer de rire....C'est très difficile pour quelqu'un qui est lucide sur l'état de délabrement d'EDNAT....
    Liberté, égalité, choucroute.
  • Ce qui m'inquiète un peu, c'est que les "stagiaires en situation" n'auront pas de préparation pour cet oral.
    Je serais le seul dans ma situation dans mon académie et suppose que je passerai par la même commission que les externes qui seront, eux, bien formaté pour cet oral.
  • Il semblerait que les syndicats tentent de faire annuler cet oral. Espérons qu'ils y parviennent, je n'ai effectivement pas envie, ni de servir la soupe pédagogolesque, ni me faire piéger en ne présentant ce qu'il faut alors même que ce n'est défini nul part et que c'est le genre de choses totalement impossible à travailler seul et sans le moindre exemple des années précédentes.
    À moins que le but caché de cet oral soit de se débarrasser d'un certain nombre de personnes afin de faire quelques économies, c'est en tout cas l'impression des syndicats.
    Dido
  • Pour ma part, je souhaite que le Ministère de l'EN maintienne ces oraux.
    Le chat ouvrit les yeux, le soleil y entra. Le chat ferma les yeux, le soleil y resta. Voilà pourquoi le soir, quand le chat se réveille, j'aperçois dans le noir deux morceaux de soleil. (Maurice Carême).
  • Je ne vois pas bien ce que cet "oral" peut bien apporter qu'une inspection suivie d'un entretien n'apporterait pas.
    ( après tout, le jury est composé de 2 membres, dont un inspecteur ... peut-être le même qui sera venu voir le stagiaire 3 semaines plus tôt. Et le deuxième membre est un chef d'établissement, or l'inspecteur rencontre généralement le chef d'établissement pour parler du prof qu'il vient inspecter )
    Ceci étant, je ne sais pas si les inspecteurs auront la possibilité cette année de faire les rendez-vous de carrière prévus cette année, rattraper ceux de l'an dernier, aller voir les stagiaires externes en difficulté qui seront sûrement prioritaires ( on peut penser qu'il y en aura au moins autant que d'habitude, et sûrement un petit peu plus du fait de l'absence d'oral au concours ) et enfin les stagiaires externes et internes pour qui ça se passe bien. D'autant que certains établissement fonctionneront peut-être en partie à distance à certains moments, et que ça va compliquer un peu tout ça.

    "À moins que le but caché de cet oral soit de se débarrasser d'un certain nombre de personnes afin de faire quelques économies, c'est en tout cas l'impression des syndicats." -> c'est effectivement aussi ma (petite) crainte, mais bon il faudrait encore que les membres du jury soient complices de cette manigance ... Je n'ose pas trop y croire.
  • Cela me rappelle un peu la soutenance du mémoire que l'on passait à l'IUFM.
    Pour la majorité, cela passait comme une lettre à la poste, mais une collègue s'est faite allumer, en particulier par des questions en géométrie dans l'espace, et n'a pas été validée.
    Le gros problème, c'est qu'on le savait avant son passage.

    Je vois cet oral comme une manière de ne pas valider certains reçus qui posent des problèmes autres que pédagogiques (et non dans le but de faire des économies).
    Cela peut se comprendre d'un coté, parce que de cette validation dépendent 42 ans de présence face aux élèves.
    D'un autre coté, par expérience, cela peut fortement dépendre du jugement et de la personnalité de notre chef d'établissement.
  • "Des problèmes autres que pédagogiques" : qu'entends-tu par là ??? Si d'une point de vue "pédagogique", tout va bien, quel problème y a-t-il à le laisser devant des élèves ?

    Et comme tu as l'air de parler de l'externe ( cf les 42 ans ), de toute façon oral ou pas, il y a toujours une part, non négligeable même si pas très grande, de stagiaires qui sont reconduits ( ou renvoyés ).

    D'ailleurs, à l'agreg interne, est-ce qu'un stagiaire non titularisé est renouvelé ou c'est définitivement fini pour sa titularisation au bout d'un an ?
  • On attend d'un enseignant certaines qualités morales, mais c'est difficile à définir et sans doute encore plus à juger.

    Sinon, j'ai la même interrogation au sujet d'un reçu à l'agrégation interne qui ne serait pas validé. Il recommence son année de stage ou il redescend illico à l'étage certifié?
    Quelqu'un aurait la réponse?
  • Des stagiaires aux concours externes non validés car non compétents, ça a toujours existé sans avoir besoin d'un oral de titularisation. On peut quand même penser que 1 an de période d'essai renouvelable où le stagiaire est observé par des centaines d'élèves, jugé par leurs parents, avec un tuteur, des visites des inspecteurs, etc... peut suffire à décider si on l'embauche ou non (les entreprises ont 1 mois ou 3 mois pour faire la même chose). En plus de l'inutilité de cet oral, puisqu'il ne valide pas un niveau académique comme l'aurait fait un oral normal, mais tout ce qui se juge déjà par ailleurs lors du stage, il est dangereux pour les lauréats aux concours internes qui ne suivront pas de formation pour en comprendre le format et les attendus.
    Lorsqu'on obtient l'agrégation interne, sauf extrêmement rares exceptions, on enseigne déjà depuis des années, voir des dizaines d'années. A quoi peut donc bien servir cet oral à part nous reprocher de ne pas avoir réussi à rentrer dans un moule sans nous en donner la forme ?
  • ronan a écrit:
    Sinon, j'ai la même interrogation au sujet d'un reçu à l'agrégation interne qui ne serait pas validé. Il recommence son année de stage ou il redescend illico à l'étage certifié ?
    Quelqu'un aurait la réponse ?

    Au niveau de la validation la structure reste la même que celle pour les stagiaires à l'externe (titularisation - redoublement - pas pris du tout, avec 1 redoublement possible (voire plus si l'année de stage a dû être trop coupée pour motifs valables) ), avec la différence qu'un refus équivaut à un retour dans le corps des certifiés.
    Romanesco a écrit:
    http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?6,2084790,2086984#msg-2086984
    (après tout, le jury est composé de 2 membres, dont un inspecteur ... peut-être le même qui sera venu voir le stagiaire 3 semaines plus tôt. Et le deuxième membre est un chef d'établissement, or l'inspecteur rencontre généralement le chef d'établissement pour parler du prof qu'il vient inspecter)

    A ce sujet, il est indiqué dans l'arrêté :
    "Les membres d'une commission ne peuvent se prononcer sur la situation de stagiaires dont ils ont eu à assurer le suivi en tant que tuteur, inspecteur ou chef d'établissement pendant leur stage. En outre, ils ne peuvent ensuite participer aux jurys académiques de titularisation ou chargés de la proposition de délivrance d'un contrat ou d'un agrément définitif se prononçant sur la situation de professeurs stagiaires ou de maîtres en période probatoire dont ils ont eu à connaître."

    Bien évidemment cela n'empêche pas un IPR faisant jury d'entretien de laisser un petit mot pour des collègues au sujet de "certains" candidats, mais vu l'accumulation des tâches cette année je ne pense pas que beaucoup s'amuseront à faire cela.

    De toute façon, si la titularisation d'un certifié/agrégé était relativement équitable cela se saurait. Donc forcément en rajoutant un élément pour juger de la titularisation, celui-ci est une petite source en plus d'éjections pour une remarque ou un fait qui passerait mal (en plus des autres refus).

    Par contre je suis un peu dubitatif sur ce qu'a dit ronan, je ne suis pas certain que les INSPE mettront en place un module pour se préparer proprement à cet oral (notamment pour le côté des notions pour "agir en tant que fonctionnaire ..." ), et que beaucoup de stagiaires ne seront pas vraiment munis de par leur "formation" pour aborder cela.
    Bien entendu : "Ah mais ils savent qu'ils auront un oral et il y a un arrêté qui précise sa nature, ils n'ont qu'à s'y préparer s'ils veulent être titularisés." mais ce genre de remarque est légèrement moins agréable à entendre et ne met pas vraiment une bonne ambiance.
  • Tout à fait d'accord avec ton raisonnement @Romanesco !
    D'ailleurs, tous les avis sont pris en compte pour la titularisation ? (càd : celui du proviseur, l'INSPE, l'inspection et ce fameux oral) ou lors certains ont-ils plus de poids que les autres ?

    @SeismiMine : pourquoi dis-tu "De toute façon, si la titularisation d'un certifié/agrégé était relativement équitable cela se saurait." ?
  • 1. L’avis de l’inspecteur. Celui-ci des autres on s’en fout. J’exagère à peine.
    2. Hormis les cas extrêmes, c’est une caricature d’inéquitable.

  • Romanesco a écrit:
    http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?6,2084790,2087034#msg-2087034
    "Des problèmes autres que pédagogiques" : qu'entends-tu par là ??? Si d'une point de vue "pédagogique", tout va bien, quel problème y a-t-il à le laisser devant des élèves ?

    La loi Dussop a presque supprimé les commissions administratives paritaires. L'année dernière a eu la dernière qui concernait la titularisation des agrégés. Les syndicats n'auront plus de regard sur les titularisations.

    Un collègue, faisant correctement son travail, est-il certain d'être validé s'il a une activité syndicale qui ne plaît pas à l'administration ou s'il fait "trop" grève ou s'il est "trop souvent" absent pour cause de formations ou pour n'importe quelle autre raison.

    Je ne fais pas une confiance aveugle en la bienveillance de l'administration. Il suffit de tomber sur les mauvaises personnes et la suppression des commissions paritaires me semble être un problème d'équité.
  • Pour Ronan : il y en a aussi deux dans le privé (agreg-caer).

  • Je ne le savais pas, je me sens moins seul (tu)
  • Ne vous inquiétez pas, les validations de lauréats de concours sont avant tout l’occasion pour l’inspection de donner de bons conseils aux débutants et ne sont invalidés que ceux qui n’auraient pas été heureux dans le métier. Vous pouvez faire confiance aux conseils des inspecteurs, je dirais même qu’ils sont précieux compte tenu du peu de fois où vous aurez un inspecteur dans votre classe sur toute votre carrière.
  • Bonjour,

    Il aura bien lieu. Ma tutrice m'a envoyé l'information : Entretien professionnel

    Bon normalement si on {a] bien bossé durant l'année, et qu'on [s']est investi dans les projets de l'établissement, ça devrait bien se passer.
  • Un collègue, faisant correctement son travail, est-il certain d'être validé s'il a une activité syndicale qui ne plaît pas à l'administration

    Vu le courage de l'administration et sa capacité à plier au moindre vent contraire. J'aurais plutôt dit :

    Un collègue, faisant très mal son travail, dangereux et délirant, est-il certain d'être non-validé s'il a une activité syndicale ?

    Cette question me semble plus pertinente.
    La vie est injuste surtout pour ceux qui partent avant les cheveux blancs.
  • Je viens de lire la page sur l'entretien professionnel ...... Dans la mesure où il est absolument impossible en 10 min de parler de tout ce qui est demandé, il suffit de choisir un thème mis de côté pour prétendre que le candidat n'est pas à la hauteur ou de valoriser ce qui a été choisi pour le titulariser. Cet entretien n'est rien d'autre qu'un piège pour que l'institution se donne les moyens de virer ou de rétrograder facilement quelqu'un. Je vois que certains font confiance à la hiérarchie, j'ai appris à m'en méfier.
  • @Sato Non, mais apparemment nous avons de la chance dans mon académie, contrairement à des collègues d'autres disciplines.
  • @Dido
    T'es un peu trop parano.

    Je ne pense pas que ces entretiens ont pour le but de vous piéger.
  • Bonjour,

    Pour information, courriel de la DGRH du ministère ce jour:

    "MODALITÉS COMPLÉMENTAIRES D'ÉVALUATION ET DE TITULARISATION DE CERTAINS PROFESSEURS

    Les lauréats des sessions 2020 des concours des corps enseignants dont les épreuves orales n’ont pu être organisées du fait de la crise sanitaire ont fait l’objet d’une admission sur la base des seules épreuves écrites.
    Le ministre vous avait annoncé, que la procédure de titularisation au printemps 2021 serait renforcée notamment grâce à un oral dont les contours restaient à définir. Dès le mois d’avril 2020, ces précisions avaient été portées à la connaissance de chacun des candidats concernés, via des messages qui vous avaient été adressés. L’arrêté publié le 30 août dernier précise les nouvelles modalités applicables à tous les stagiaires lauréats de la session des concours 2020 dont l’admission n’a pas donné lieu à une épreuve orale (personnels enseignants, CPE, PsyEN, des enseignements public et privé).
    Les stagiaires passeront au dernier trimestre de l’année scolaire 2021 un entretien professionnel qui visera à évaluer leur capacité d’analyse et de réflexion sur leurs premiers mois d’activité professionnelle et à évaluer certaines compétences précisées par l’arrêté.

    Le candidat n’apportera aucun document ou dossier et il n’aura pas de temps de préparation. Conçu sous cet angle, cet entretien professionnel ne requerra pas de préparation spécifique au cours de l’année, autrement que par l’expérience en situation et les échanges avec le tuteur et les acteurs de l’établissement ou de l’école.
    Cet entretien professionnel n’est en aucun cas une épreuve académique ou encore une épreuve orale du concours qui aurait été déportée.

    Ce dispositif doit encore être complété par un modèle d’évaluation afin de guider les travaux des commissions, qui sera établi par note de service avant la fin de l’année 2020. L’avis établi par les commissions conduisant l’entretien professionnel sera joint au dossier d’évaluation de l’année de stage, examiné par les jurys académiques de titularisation (ou l’inspection générale pour les professeurs agrégés) dans le cadre de la procédure en vigueur."

    Cordialement,

    Geodingus
  • Ces modalités ne tiennent aucunement compte et sont totalement inadaptées aux concours internes, et en particulier à l'agrégation interne.
  • Je perçois, quant à moi, comme une volonté de rassurer dans ce message, qui contraste avec la sécheresse de la communication l'an dernier.
    C'est assez déroutant, ils nous disent en gros que cela se limiterait à un simple entretien évaluant peut-être notre capacité à être un fonctionnaire responsable?
    Pour moi, c'est assez flou pour s'adapter à notre situation.
  • Je pense que ça sera une simple formalité vous stressez inutilement.
  • D'accord avec O'Shine.

    Simple formalité. La décision sera prise avant.

    e.v.
    Personne n'a raison contre un enfant qui pleure.


  • C'est peut-être justement le problème, e.v.
    La décision sera prise avant, mais cet oral risque d'être le prétexte pour valider cette décision.
    J'en ai été témoin dans les années 90 lors de mon stage. Toute la promotion savait à l'avance que l'oral de présentation du mémoire serait le prétexte pour ne pas valider une collègue.
    Selon une récente enquête, 86% des enseignant n'ont pas confiance dans le système.
  • Il peut y avoir ponctuellement des non-titularisations moralement justifiées et qui se sont faites avec les moyens du bord. Mais l’immense majorité des non-titularisations sont parfaitement injustes (ni plus ni moins que les titularisations). Elles sont soit le fait de cinglés soit, tout simplement, de personnes qui ont trouvé là le moyen de se faire mousser auprès de leur hiérarchie et des rectorats en faisant semblant de faire un travail pour accélérer leur passage d’échelon. La décision se fait suivant des pratiques douteuses et éhontées. Le chiffre que tu cites n’est pas là par hasard. Des dizaines d’années, un nombre faramineux d’exemples.

    Qu’on ne me dise pas que la fin justifie les moyens à cause de quelques cas particuliers. C’est un peu comme si on tirait à pile ou face les impétrants au permis de conduire pour se laisser la possibilité de recaler avec une pièce truquée ceux qui confondent le volant avec le levier de vitesse.

  • Je n'ai connu qu'un cas, il y a 23 ans, et éviterai d'en faire une généralisation.
    Ce "chiffre" de 86% montre un rejet massif et global du système, mais les raisons en sont multiples.
    Je voulais juste expliquer l'inquiétude que nous éprouvions face à cet oral, sans atomiser une hiérarchie dont je n'ai pas une image aussi dégradée.
  • Ca doit dépendre des académies. Chez moi, les non-titularisations (et licenciements après 2 ans) sont monnaie courante. Justifiées ? Bof...
  • Juste par curiosité, tu es dans quelle académie kioups?
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