Capes 2020

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Réponses

  • Du coup la sélection sera plus rude à l'écrit ?

    J'espère ne pas tomber sur les probas.
  • Refais le programme de prépa HEC, en probas on y a intégré les tribus, c'est largement assez pour le CAPES il me semble.
  • Oui j'espère avoir le temps, le souci est que j'aurais jamais du bosser dans un bouquin de MPSI, le niveau est trop élevé.

    Du coup parfois je perds des journées à essayer de comprendre des exercices qui sont difficiles. Et parfois aussi des démonstrations hors programmes...

    Tu passes le CAPES cette année ?

    J'espère que ça va tomber sur l'intégration, fonctions, polynômes, continuité, dérivation, séries.

    Mais j'ai des doutes l'arithmétique n'est pas tombée depuis longtemps, je le sens gros comme une maison.
  • Bonjour,
    OShine a écrit:
    j'aurais jamais du bosser dans un bouquin de MPSI, le niveau est trop élevé.

    Autant dire que le niveau du CAPES est trop élevé à la fin. Le programme du CAPES n'est-il pas justement celui de MPSI ? C'est ce que j'ai cru comprendre.
  • C'est le programme de MPSI ou L1 mais pas du tout le même niveau.
    Les exercices 1 étoile ou 2 étoiles de mon livre sont des exercices de niveau Centrale/Mines/X.

    J'ai mal à la tête parfois et je me dis que j'aurais peut être du commencer par un livre d'ECS ou BCSTP.
  • Pourquoi tu ne travailles pas les annales du CAPES à la place ? Et sur un bouquin dédié au CAPES ? Pourquoi constamment nous rabâcher que la MPSI c'est trop dur ?
  • Tu bosses surtout dans un bouquin qui a l'air chiant et qui a le don de rendre compliquées les choses simples et intuitives en multipliant le nombre de propositions et théorèmes par chapitre. Ou alors c'est toi ...
  • Oui Noobey je suis d'accord, 50 propositions par chapitre ça fait mal à la tête.

    Poirot faire des sujets de CAPES j'aimerais bien mais je n'ai pas terminé le programme. Pour les livres de cours, il y en a pour les annales et les oraux, mais le cours je pense pas.

    Mais en fait ça dépend des chapitres. Dimension finie avec les hyperplan je trouve le chapitre horrible, démonstrations ultra techniques et les exercices infaisables, il faut penser à poser des applications sorties de nulle part et introduire des formes linéaires. Je ne vois pas comment on peut penser à ça tout seul.

    D'autres chapitres sont plus abordables, comme les séries, les développements limités, les suites.

    Là j'avance vite sur les matrices, chapitre pas trop difficile. Sauf quand il fallait montrer $E_{ik} E_{lj} = \delta_{kl} E_{ij}$ où j'ai galéré.
  • Bonjour,

    Tu recommences à pleurnicher !! Stop !!!!!!
    On t'a déjà dit que les problèmes sont dans ton attitude.

    Cordialement,

    Rescassol
  • Si tu as déjà des problèmes avec le programme du CAPES, mieux vaut oublier l'agrégation interne.
    Regarde d'autres livres, et essaie les annales, et si elles te paraissent trop difficiles ...
  • OShine, tu t’exprimes exactement comme un élève de quatrième, l’orthographe en plus, peut-être, mais en remplaçant les mots « dénominateur » et « Pythagore » par « espace vectoriel » ou « développement limité ». C’est impayable, merci !

  • OShine :
    Oui j'espère avoir le temps, le souci est que
    j'aurais jamais du bosser dans un bouquin de MPSI,
    le niveau est trop élevé.

    Heureusement que ton niveau s'élèvera au dessus de BAC+1 quand tu seras lauréat. Ton bouquin est trop technique. Focalise-toi sur le programme de Tle, point de vue du prof: savoir démontrer tous les théorèmes.


    Du coup parfois je perds des journées à essayer
    de comprendre des exercices qui sont difficiles.
    Et parfois aussi des démonstrations hors
    programmes...

    Et du coup, au lieu de changer de livre, tu viens te plaindre sur ces pages.


    Tu passes le CAPES cette année ?

    Preuve que tu ne lis pas ce qu'on te dit.

    J'espère que ça va tomber sur l'intégration,
    fonctions, polynômes, continuité, dérivation,
    séries.
    Mais j'ai des doutes l'arithmétique n'est pas
    tombée depuis longtemps, je le sens gros comme
    une maison.


    Je rejoins Sato.

    Je vois l'élève sans vigueur qui donne du "Mais je comprends rien avec ce professeur" puis qui accroche un 17 le jour où, enfin, il a appris ces 3 malheureuses définitions.

    Allez, courage.
  • La démonstration page précédente c'est plus le genre de choses qu'on voit dans les parties I ou II des écrits d'Agreg.
    C'est du b-a ba quand on à l'habitude de passer ce genre de concours.
    À l'oral du CAPES ils peuvent te la demander vu que c'est au programme, mais surtout l'idée générale. Et encore, si ça les amuse de te demander cela, ça ne semble pas trop dans l'esprit des attendus de cet oral.
    Aussi ils posent plus généralement des questions qu'ils estiment plus être du niveau du candidat.

    Le CAPES vu la barre d'admissibilité je pense qu'il est envisageable d'y être admissible pour des élèves de Terminales un peu débrouillards, en tout cas c'est ce que j'avais ressenti lorsque je l'ai passé il y a 5 ou 6 ans.
    L'agreg il m'a fallu bien plus de recul et de travail en amont, et à mon avis vu tes questions et ton approche il te faudra bien plus que trois années.
  • Si je passe l'agrégation interne ça sera une seule fois dans moins de 2 ans en 2022. Je vais pas passer ma vie à courir après un concours. Quand je me suis planté à Centrale/Mines bah j'ai pas voulu faire 5/2 je me suis contenté d'une plus petite école, tant pis.

    Ronan, l'agrégation interne c'est très dur mais il faut faire 8 questions pour être admissible. Les candidats ont pas un niveau exceptionnel. Ils ont juste un niveau correct et sont bosseurs. Ils connaissent les bases et savent résoudre des questions abordables.

    Personne n'arrive à toucher les 2-3 dernières parties tellement c'est d'un niveau d'une autre galaxie. Dany Jack Mercier qui écrit des livres d'agrégation, a résolu 43% du sujet et eu 20/20. Ça fait plusieurs années qu'aucun candidat ne dépasse 16/20.
    Quand je lis les rapports question par question, aucun candidats ou moins de 5 candidats arrivent à résoudre les questions difficiles. Dès que ça part dans les idéaux, les groupes quotients et les actions de groupe, le taux de bonne réponse passe à moins de 5%.

    Il faut juste se concentrer sur les premières questions, qui sont de niveau prépa.

    Puis je lis que 300 candidats ont 0/20 à l'épreuve, 100-200 ont 1/20, 100-200 ont 2/20 etc.... J'ai jamais eu en dessous de 5/20 à une épreuve de maths même en passant Centrale et Mines Ponts où les candidats sont des bêtes à concours.
    Puis à l'oral c'est de la chance. Il faut tomber sur une leçon que t'aimes bien.

    Je pense pouvoir avoir minimum 6/20 quand j'aurai bossé le cours de MP.
  • Tu t'es demandé la proportion de candidats aux agregations qui ont aussi présenté (voire obtenu) centrale ou mieux ?

    Pour les 8 questions... Ça se passe de commentaires.
  • J'ai lu plein de rapports de jury. Et ils mettent le taux de réussite question par question.
    Oui j'ai lu dans un rapport d'une année que répondre à 8 questions donnait une bonne note. Tout dépend du sujet : maths 1 2020 il fallait lutter pour chaque question alors que l'épreuve 2 comportait beaucoup de questions faisables.

    C'est un concours, mais faut pas dire que c'est inaccessible ou que je n'ai pas le niveau. Vous pourrez le dire le jour où je me serai planté au concours, pas avant.

    Même le CAPES, quand je vois une question dure, dans le rapport du jury on voit que moins de 50 candidats l'ont résolu. Parfois moins de 25.

    Ça sert à rien de se dévaloriser ou de surévaluer le niveau des gens, les questions où je galère à comprendre, les autres candidats aussi (cf rapport du jury). Donc je suis pas moins bon qu'eux, j'ai mes chances comme tout le monde.
  • Oui, te laisse pas faire. Un ancien de prépa a largement le niveau du CAPES et avec un peu de boulot peut avoir l'agreg.

    :-)


    T'as remarqué, au passage, que tu cherches à te rassurer en revenant sans cesse à cette idée. Mais t'es-tu demandé ce que signifie "niveau prépa"? Cela dépend de qui le dit. Quand. A qui. Niveau prépa, cela n'existe pas.

    Certains maths spé passeraient l'agreg externe. D'autres n'auraient pas le niveau pour avoir le BAC C des années 80.

    Mais tu reviens sans cesse. D'un côté tu nous expliques que tu as raison. De l'autre tu t'énerves contre les innombrables contre exemples de ton dogme, chaque fois que tu bloque sur une question tu t'agaces contre le système au lieu de te rendre compte que c'est juste cette assertion de départ qui est fausse. Te dire qu'elle est fausse n'est pas te dire que tu vas échouer. C'est toi qui penses que cette assertion soit vraie est l'unique configuration dans laquelle tu peux réussir.

    Tout ce que je dis est vrai. Comme je le dis, et que tout ce que je dis est vrai, il est vrai que tout ce que je dis est vrai.
  • > Ça fait plusieurs années qu'aucun candidat ne
    > dépasse 16/20.

    Je t'ai déjà corrigé sur un autre poste là dessus, je recommence !

    Je veux bien que les histogrammes ne soient pas très parlants pour les petits effectifs (tu ne verras pas une note obtenue par un ou deux candidats), mais si tu regardes un minimum attentivement, tu as du monde au dessus de 16 dans les rapports de 2018 (page 10 du rapport), et de mémoire un rapport récent (2016 ?) donne même un tableau avec les effectifs cumulés et tu verras que même la note 20 a été attribuée.

    Mais il est sûr que si un bâton représentant 50 candidats fait 3cm de haut, un représentant 2 candidats ne fera qu' 1,2 mm et ne sera donc pas presque visible.

    Je te conseille aussi de ne pas comparer tes notes à Centrale et celles à l'agrégation. On t'a déjà expliqué de ne pas surinterpréter les notes d'un concours.
  • J'étais nul en prépa, je suis moins nul aujourd'hui. Chaque jour j'apprends des choses. En prépa je ne comprenais pas grand chose du fait de la pression constante et de mon manque de travail. En vrai, j'ai commencé dernier en MPSI pendant la majorité de l'année. J'ai progressé en milieu de MP 13ème/22 mais c'était trop tard. Je commençais à comprendre les choses tard. J'ai quand même validé un petit concours.

    Math2 en vrai je m'en fous un peu de ceux qui ont 15-20. Ils sont une minorité et j'aurai jamais leur niveau. Moi je vise le peloton, les notes entre 8 et 13.

    Je suis un gars moyen comme la plupart des gens. Mais j'ai vu à une épreuve 2018 que seulement 120 sur 385 des admissibles ont su montrer que pour $A \in M_n(\C)$ et $v \in \C^n$ que $\overline{Av} = \bar{A } \bar{v }$.
    Question purement calculatoire, il suffit de poser la matrice et de calculer un produit matrice vecteur, j'ai résolu la question en 3 minutes.
    Donc je me dis que le niveau n'est pas si inaccessible qu'on pourrait me le faire croire. Il y a largement la place de faire partie des 385 admissibles.
  • Bonjour, O Shine,
    d'une part, il ne faut pas oublier le contexte du concours, où une question calculatoire est plus difficile à négocier que dans le confort de son bureau, d'autre part que le sujet est très long, on ne traite pas toutes les parties, et enfin que le niveau de rédaction exigé à l'agrégation est assez élevé.
    Ton optimisme un peu "béat" est désarmant.
    Présente toi, bosse pour améliorer ton niveau, passe un peu moins de temps sur les forums, et reviens nous donner les résultats.
    Entre le "yaka" et le "veni vidi vici", il y a "du sang, de la sueur et des larmes".
  • Oshine que tu t'en foutes de ceux qui ont au dessus de 16 est une chose, que tu dises qu'il n'y en n'a pas en est une autre.

    Je suis d'accord avec toi que la question dont tu parles n'est pas difficile, pas plus d'ailleurs que celle sur le produit des $E_{i,j}$ que j'ai dû résoudre en peu de temps également.

    Ensuite, chacun réagit différemment, mais il ne faut pas oublier qu'avec le stress du concours, tu ne seras sans doute pas au maximum de tes capacités. Quand je pense aux énormes conneries que j'ai pu dire ou écrire aux concours ... Certaines peut-être d'ailleurs figurent dans les bêtisiers. Je me souviens notamment avoir dit à un oral de taupe "une matrice est diagonalisable ssi ses vp sont simples" (j'en avais besoin dans le sens qui marche). L'examinatrice me demande "vous êtes sûr ?". Elle avait une tronche de personne qui voulait piéger le candidat j'ai donc pensé cela et au lieu d'y voir une aide, je lui ai répondu "certain !", puis je me suis corrigé lorsqu'elle a insisté ... Elle m'a quand même mis une bonne note. Comme quoi, tu lis cela dans le rapport, tu te dis "bon les candidats sont tous nuls", mais si celui qui dit cette connerie fait de bonnes choses par ailleurs, on ne lui en voudra pas trop. Je me souviens aussi d'un très bon oral d'agreg, mais à la fin le candidat se plante dans le tracé de $x\mapsto e^{-x}$, et même après une étude de fonction. Ok c'est niveau lycée, mais le reste a été excellent et il a eu une très bonne note (je ne sais plus exactement, mais c'était au moins 19).

    Il est vrai que le CAPES et l'agrégation ne sont pas inaccessibles, plusieurs réussissent le concours, et je suis assez bien placé pour savoir que l'agrégation externe aujourd'hui est plus accessible que le CAPES des années 80-90. Disons simplement que tu as encore pas mal de travail avant d'y arriver, c'est un peu comme si un élève de troisième disait que le bac est facile, la plupart sont reçus. C'est vrai, mais le 3ème a encore du travail avant d'avoir du succès.

    Il faut juste que tu prennes ton temps, et sincèrement que tu apprennes à juger différemment les notes et la difficulté d'un concours. C'est éventuellement en t'inscrivant dans une préparation (l'année où tu sentiras que tu pourras le faire), que tu pourras te positionner par rapport à tes camarades, et en regardant les taux de réussite habituels de ta préparation, que tu auras une idée raisonnable de tes chances.
  • @maths2

    Oui je m'inscrirai à la préparation, en faisant des écrits blancs je saurai vite si j'ai le niveau. Mes notes au CAPES seront une bonne indication de mon niveau non ?
    Si je n'ai pas la moyenne aux écrits du CAPES j'abandonne tous mes rêves d'agrégation interne et je m'arrête de bosser.

    Je ne vise pas l'externe, il me faudrait 15 ans pour connaître le programme. J'ai déjà du mal à boucler le programme de MPSI.

    Pour savoir si j'ai un niveau pour avoir plus de 5/20 aux écrits de l'interne, il suffit de voir si j'arrive à résoudre les questions simples des années précédentes sans aucun support de cours non ?

    De toute façon, je sens que je me mets trop de pression et j'ai peur d'avoir bossé toutes ces années pour rien.
    Y a-t-il des chances de réussir à être admissible en bossant 1 heure par jour tous les jours de l'année pendant encore 2 ans ?

    @Ronan
    Moi les questions calculatoires c'est mon point fort. Au moins je sais ce qu'il faut faire.
  • OShine a écrit:
    Oui je m'inscrirai à la préparation, en faisant des écrits blancs je saurai vite si j'ai le niveau. Mes notes au CAPES seront une bonne indication de mon niveau non ?

    Non, non et non (sauf si t'as 0 ou 20, disons).
    On te l'a déjà dit à maintes reprises sur ce forum mais je le répète une fois de plus sous différentes formes :
    - les notes dans un concours sont relatives.
    - Un concours n'est pas un examen.
    - Parler d'"avoir la moyenne" n'a aucun sens (en tout cas, pas beaucoup) dans le cadre d'un concours.
    - Un concours consiste à classer les gens par rapport aux autres.

    OShine a écrit:
    Pour savoir si j'ai un niveau pour avoir plus de 5/20 aux écrits de l'interne, il suffit de voir si j'arrive à résoudre les questions simples des années précédentes sans aucun support de cours non ?

    Non. Déjà pour la même raison que ci-dessus : une note dans un concours est relative.
    Deuxièmement parce que les "questions simples des années précédentes", ça veut dire quoi ? Simple pour qui ?
    Enfin, parce que traiter 15 questions éparpillées dans le sujet ne rapportent pas grand chose comme le précise régulièrement le jury dans son rapport.
  • D'après moi, pour avoir l'oral du CAPES, la grosse condition est de montrer que tu peux être un collègue, et là tu la remplis à fond car tu en es déjà un. A priori, donc, tu l'auras, et j'en suis plutôt certain. Continue à travailler quand même, toutefois, selon les notes que tu as eu à l'écrit, cela peut effectivement être fou de te présenter à l'oral sans préparation.

    Pour l'agreg, à mon avis, c'est peine perdue, c'est un examen qui s'adresse à des matheux, et on ne devient pas un matheux avec une heure de travail par jour pendant 2 ans (ou même plus, hein, désolé), de manière autodidacte avec apparemment une mauvaise méthodologie (un livre qui ne t'est pas bien adapté) et en partant d'acquis solides de niveau L1.
  • Je me pose des questions sur mon orientation.
    Je n'arrive plus à bosser les maths dans mon bouquin, j'ai une boule au ventre à l'idée de bosser, j'ai fait un burn out. Je crois que j'en ai marre de bloquer à chaque fois pour comprendre. J'ai fini par me décourager et ne plus croire en mes capacités de faire des maths de ce niveau.

    Je me dis que j'attendrai peut être bon but mais au prix d'efforts titanesque et d'années sacrifiées. Certes je pourrais peut être avoir l'agrégation interne en répondant parfaitement aux questions simples et en ayant un coup de chance énorme au tirage à l'oral. Mais combien d'années me faudra t-il pour y arriver ?
    Ou bien accepter que je n'ai pas les capacités pour plus que le CAPES. Mais je serai déprimé et le salaire d'un certifié en région parisienne est trop insuffisant pour moi.

    Peut être qu'il vaudrait mieux que je me réoriente dans les finances publiques par exemple, il y a un concours dans la catégorie B option maths niveau BAC S (j'ai tenté j'arrive à faire toutes les questions) ou catégorie A option maths niveau L1/L2 mais beaucoup moins dur que ce que j'étudiais dans mon bouquin de MPSI. Je peux avoir 15/20 avec quelques mois de travail régulier.

    Le niveau MPSI est bien trop exigeant et trop difficile pour moi. En tout cas le niveau du livre dans lequel j'étudie. Chaque exercice me fait souffrir. Même les corrigés sont difficiles à comprendre.

    Superkarl
    Il n'y aura pas d'oral de CAPES cette année.
    J'ai fait une prépa MPSI/MP à l'époque donc j'étais matheux même si j'étais nul : 5/20 à tous les écrits des grands concours Centrale. On parle pas de E3A où j'ai eu la moyenne mais c'est réservé aux mauvais.
    Je parle de l'agrégation interne.
    Les profs qui passent l'interne ne sont pas des génies des maths, mais ils bossent beaucoup pendant 2-3 ans. Je pense pas être en dessous du niveau moyen être admissible à l'écrit si je continuais à bosser régulièrement comme je le fais depuis 2 ans et en faisant des dizaines d'annales, il y a des thèmes qui retombent souvent : déterminant, distance, topologie, diagonalisation, séries de Fourier.

    Ce qui me fait souffrir aussi c'est de ne pas savoir si mon travail sert à quelque chose, quand j'étais en prépa j'avais des notes au moins.
    Là il faut travailler seul dans l'ombre sans jamais savoir si on progresse.

    Etant donné que j'arrive à faire 1 exercice sur 10 dans mon bouquin, je me demande à quoi me sert tout ce travail.
  • Les gens qui bossent l'agrégation interne ne sont plus des étudiants, ils ont un travail, des responsabilités, une famille à gérer.
    Dany Jack Mercier disait dans un article que bosser 30 min par jouer était déjà un pas et qu'il était conscient que les profs qui passent l'interne n'avaient pas forcément le temps de le préparer.

    On est loin des bêtes à concours de 20 ans qui tapent des 16/20 aux concours Centrale et Mines et qui vont à l'ENS.
  • J'ai l'impression que tu te fixes des objectifs sans commune mesure avec ton niveau actuel (du livre de MPSI à l'agrégation - même interne - il me semble y avoir un monde), sur des horizons très lointains, et donc incertains. C'est normal de douter dans ces conditions.
    Pourquoi à tout prix une agrégation, avant même d'avoir le capes ? (pas pour le seul salaire ... ou alors il faut avoir le niveau)

    Le fait d'avoir fait MPSI-MP, je ne sais pas si c'est suffisant pour briguer ce concours (et je dis cela avec beaucoup d'humilité: j'ai fait une des écoles que tu mentionnes, et je ne me sens pas "bête de concours", ni prêt d'avoir l'agrégation, il me manque une maturité certaine, au delà de la technicité qui peut s'acquérir).

    Mais ce forum est une vraie mine de bons conseils, et pour le peu que j'ai pu échanger avec certains membres, je pense que c'est un endroit excellent pour progresser (techniquement et dans sa compréhension des mathématiques de façon générale), donc j'aurais tendance à te dire d'écouter les gens qui te répondront. Et être prêt à recevoir des conseils: comment être bon prof si on ne sait pas écouter ?

    Bon courage à toi
  • Polka j'ai lu des dizaines de rapports de concours et les sujets. Les épreuves difficiles, le rapport du jury disait que faire 8 questions était suffisant pour avoir une bonne note.
    Après il y avait des sujets faciles comme en 2017 où il y a eu plusieurs 20/20. Des sujets niveau prépa CCP.

    @Polka
    Ce n'est pas parce que c'est un livre de MPSI que les exercices vont être faciles par rapport à l'agrégation.
    Plusieurs questions que j'ai trouvé dans des sujets de l'agrégation interne était de niveau MPSI par exemple cette question à l'agrégation interne 2020. Beaucoup de questions sur les déterminants niveau MPSI aussi dans ce sujet.
    On pouvait répondre à au moins 8 questions dans ce sujet avec le niveau MPSI et surement être admissible. Mais encore faut-il avoir ce niveau ce qui n'est pas donné à tout le monde.101170
    1.png 175.8K
  • Encore des questions niveau MPSI101172
    2.png 382.3K
  • Certes il y a des questions faciles dans des sujets de concours, d'autres difficiles. Ce n'est pas en faisant 10 questions "faciles" que tu auras nécessairement une bonne note.

    Il se peut que 5 ou 6 questions faciles rapportent moins qu'une question de niveau standart.

    En plus, si une question est facile, elle l'est pour beaucoup de candidats. Le jury, dont le premier but est de classer les candidats, sera donc intransigeant sur la qualité du raisonnement / des calculs, car même sur cette question traitée par 80% des candidats, il va souhaiter faire la différence. Bref, ce n'est pas parce qu'on a l'impression d'avoir fait une question facile qu'on a tous les points dessus.
  • Tiens, les chouineries de OShine sont de retour. Arrête de faire des plans sur la comète, commence par obtenir ton CAPES avant de théoriser sur les questions d'agreg qui seraient en fait "de niveau MPSI", quoi que ça veuille dire.
  • Je viens d'aller voir le programme officiel de l'agrégation interne, il est quand même bien rempli (analyse, séries, algèbre générale, algèbre linéaire, probabilités, topologie, géométrie, ...). Je me garderai bien de te dire si tu as le niveau ou non, ce qui me surprend beaucoup c'est ton approche du concours.

    J'ai juste du mal à comprendre ta motivation, OShine, mais je te souhaite le meilleur.101174
    101178
  • Et un concours de catégorie B dans les finances publiques est mieux payé que prof certifié ?
  • Je comprends parfaitement les pbs posés par le fait de travailler tout seul : pas de récompense à court-terme pour garder la motivation, pas d'émulation, pas de moyen de savoir où l'on en est réellement, etc. C'est pour ça que je dis que c'est à mon avis impossible d'obtenir l'agreg de la sorte, si l'on regarde d'où tu pars.

    De plus, comme tu butes beaucoup, tu devrais prendre un prof particulier, pour qu'il te donne un cours de niveau L1, remette les choses au clair une fois afin que tu puisses poursuivre tout seul. A mon avis, au début il y a des étapes clés qui sont dures à franchir mais une fois que c'est fait, on a un bon boulevard devant soi avant le prochain palier.

    Je ne suis pas en RP sinon je me serais proposé.
  • Bon, enfin tu reviens un peu à la raison et te fixes des objectifs plus à ta portée... Je te dis depuis 1000 ans que le CAPES est déjà très ambitieux vu les lacunes que tu traînes sur de nombreux topics. Il n'y a rien d'indigne à enseigner en collège ou en lycée et les problématiques y peuvent être riches et variées (prendre les programmes de maths expertes qui vont arriver, concours kangourou, concours général, olympiades...). Si tu passes par la case "INSPE" en tant que stagiaire après avoir décroché ton CAPES, tu verras que la pédagogie n'est pas une mince affaire dans notre belle discipline et que là aussi, il y a matière à réflexion sur la façon d'aborder les notions, de les introduire etc...

    Ensuite, tu parles tout le temps de "niveau". Il faut vraiment que tu arrêtes avec ce terme qui ne veut rien dire. Des "notions de cours sur certains chapitres" sont enseignées, par convention des programmes de l'enseignement secondaire et supérieur, dans certaines filières à un moment précis. Mais tu fais des fonctions en 1ère comme à BAC+5... C'est un peu ridicule de dire : "c'est niveau MPSI" parce que ça parle de déterminant. Il y a des questions élémentaires, qui relèvent d'une application directe du cours auquel cas, on peut éventuellement dire que c'est basique (donc MPSI ou L1 car c'est là qu'on découvre les déterminants et encore, en lycée en seconde pour tester la colinéarité, certains l'enseignent sans le dire...). Mais tu trouveras toujours des questions sur la même notion mais beaucoup plus difficiles avec un raisonnement plus complexe (problèmes d'ENS ou d'agreg ou autres d'ailleurs...). Par exemple, la façon dont j'ai étudié la réduction d'endomorphismes n'avait rien à voir pour ma part en MP et en prépa agreg. J'avais plus d'expérience, de recul ce qui fait que la seconde fois, c'est passé comme une lettre à la Poste... du coup, pour pas s'ennuyer, on avait rajouté Froebenius, les modules etc... bref, on revisite en s'adaptant aux nouvelles notions, aux facilités etc... Bref, arrête de parler de "niveau". La conjecture de Syracuse peut se comprendre par un enfant de primaire, personne ne sait la démontrer. Les olympiades internationales, c'est des problèmes qu'un collégien comprend et que des agrégés comme moi ne savent en général pas résoudre (mais je ne me suis jamais entrainé à cela, et ça joue aussi).

    Quand tu dis "je suis bon en calcul", ça m'énerve aussi. Je pense que tu n'as encore pas compris ce qu'on entend par calcul en maths. Ca peut être un calcul qui demande un réel raisonnement. Dériver $x \mapsto \dfrac{e^{\arctan(x)}}{\sqrt{\cos(x^2)}}$, c'est calculatoire mais pas compliqué parce que la méthode est connue et qu'il faut l'appliquer un peu bêtement. En gros, dès qu'une méthodologie existe, soit c'est faisable de manière robotique en temps raisonnable, soit on donne ça à un ordi qui n'en fait qu'une bouchée. C'est dans les deux cas mathématiquement pas très intéressant. Par contre, expliciter le classique $\sum_k^n \cos(kx)$ (quand on l'a jamais vu en début de sup), c'est un calcul super astucieux et ingénieux (partie réelle, linéarité, moivre, somme géométrique, arc moitié, formules d'Euler). Et c'est là que tu ne fais aucune distinction entre ces deux types de calcul et c'est assez grave pour un enseignant (moins pour un étudiant). Quand les gens "lambda" pensent que les maths c'est du calcul, et que cela ne requiert pas d'idées, ils se trompent, car les maths, c'est essentiellement des idées pour faire un raisonnement, raisonnement qui passe souvent par un calcul. Mais ça tu ne l'as pas encore compris.

    Pour les concours, arrête de juger sans cesse car il semble bien loin le temps où tu t'y frottais. Pour en parler sérieusement, il faut avoir le bagage pour, il faut les préparer à temps plein dans une prépa avec des enseignants et des camarades motivants, il faut faire des sujets blancs écrits et oraux dans les conditions requises, il faut se frotter à des ouvrages divers, il faut le passer et en avoir eu un retour positif ou non (le retour peut être très positif sans admission). Et à ce moment là, tu peux commencer à émettre un jugement et encore... On t'a déjà expliqué qu'il ne fallait pas surinterpréter les notes etc.. Un concours évalue, non pas ta personne mais tes capacités, à un temps t, dans un lieu donné, dans certaines conditions, sur certaines notions, par rapport à d'autres personnes. Ca fait beaucoup de conditionnements (puisque tu fais des probas en ce moment) pour dire qu'un concours estime ta valeur à toi Oshine, unique et intemporelle, comme s'il existait une fonction déterministe qui à un être humain associe sa note moyenne à l'agreg de maths (ça serait beau, plus besoin de concours, il suffirait de connaître la fonction^^)

    Pour tes objectifs futurs, je te conseille, comme la quasi majorité des gens qui font des mathématiques et qui passent des concours et qui les réussissent (ou pas), de faire cela en tant qu'élève étudiant, en prépa agreg, avec des cours particuliers parce qu'en autodidacte, c'est très difficile, tu le vois, c'est démotivant, tu n'as pas de repères, de moyen de te comparer aux autres, aucun retour sur tes productions etc... Ceux qui y arrivent sont rares et un peu doués, je suppose. Il faut, on te l'a déjà dit, varier tes lectures en recoupant, associant plusieurs sources comme un journaliste et de choisir celles qui te conviennent le mieux. En général, on utilise plusieurs dizaines d'ouvrages différents pour préparer correctement l'ensemble des leçons d'oral des concours. Te cantonner à un bouquin MPSI est juste ridicule étant donné que fatalement, ce bouquin sera bien pour certains chapitres et catastrophiques voire complètement inutile pour d'autres, qui plus est au delà de BAC+1. Quant à ta méthodologie, il faut surtout que tu arrêtes de lire des corrections de manière linéaire comme un roman en essayant de retenir la solution comme un poème. Il faut chercher avec le cours et les exemples, te faire aider mais quand tu déballes la correction, c'est déjà trop tard. Tu ne t'empares de rien du tout, tu exposes un raisonnement que tu n'as pas trouvé toi même et donc que tu ne retrouveras pas ou que tu ne sauras pas imiter la prochaine que tu en auras besoin. Quand on essaye de t'aider, que tu es sur le chemin et que tu fous tout en l'air en parachutant une solution du bouquin, tu ne fais pas des mathématiques. Quand ce n'est pas le cas et que les intervenants te mâchent tout le travail, malheureusement ils ne t'aident pas mais ça, c'est mon point de vue, et pas forcément partagé par tous, je le sais bien..

    Je t'invite surtout à interroger ta motivation vu ce que tu nous racontes, que ce soit ta motivation à enseigner ou ta motivation à enseigner les maths. Il existe des concours de la fonction publique avec un peu de maths mais pas que, donc il faudra de toute façon que tu bosses autre chose (finance pour inspecteur des impôts par exemple). Sinon, tu peux te reconvertir en maths appliquées (comme moi) mais si tu sors d'une école d'ingénieur et que tu as été déçu de ton métier dans le privé, il va quand même falloir à un moment donné te demander ce que tu veux faire de ta vie. Clairement, je ne vois pas pourquoi tu cherches à caser des maths dans ta formation alors que tu luttes contre elles justement à chacun de tes topics. Tu risques d'être malheureux au quotidien dans ton futur métier si la même très faible dose de maths nécessaire pollue la qualité de ton travail. Comptabilité ? Il y a des BTS très bien pour ça... Je suis pas conseiller d'orientation donc j'arrête.

    Une note positive pour terminer ma longue tirade : tous mes voeux de réussite au CAPES. Ton rang te donnera peut-être un repère concernant ton "niveau" mais moi je dirais bof, surtout une année particulière comme celle ci sans oral, qui peut changer la donne en bien comme en mal pour beaucoup de candidats. Difficile de savoir si cela t'aurait avantagé ou non. Financièrement, tu seras quand même mieux loti certifié que contractuel, et en plus dans une matière que tu préfères... Par contre, je pense que tu savais avant de t'engager que faire ce métier pour l'argent, c'est vraiment la pire idée du monde...même agrégé donc vraiment, je t'invite à REFLECHIR !
  • Citer la question 14. de l'agreg interne pour dire qu'il y a des questions de niveau MPSI, d'accord.
    Mais quand je vois ta façon (ici) de manipuler les coefficients d'une matrice de transvection sans comprendre que tu devrais trouver une notation pour $\mathrm{coeff}_{pq}(I_n+\lambda E_{ij})$ et sans croire que mettre une minuscule suffit pour définir un coefficient matriciel je suis obligé de te dire que ta réponse ne serait pas satisfaisante et que tu peux t'attendre à pas beaucoup de points.
    (Au passage je signale une bourde dans cet énoncé : noter $L_i$ la $i^{ieme}$ ligne de la matrice $A$ et utiliser ensuite la même notation pour des matrices qui ne sont plus $A$, c'est curieux.)
  • P...recruter des enseignants sans qu'ils aient fait leur preuve à l'oral, c'est dangereux, suicidaire même , déjà qu' en temps normal ...pourquoi n'ont-ils pas annulé purement et simplement la session de recrutement de 2020 ?
  • Peut être parce que sinon il y aurait un déficit de plusieurs milliers de profs a la rentrée.
    Et puis humainement, c'est quand même une décision lourde. Au delà de la préparation et des efforts que les étudiants ont fournis, certains ont besoin financièrement de rentrer dans la vie active.
  • Et les vacataires dont les rectorats raffolent ??

    Certains candidats ne se rendent pas compte de ce qui les attend à la rentrée à mon avis...bon remarquez, même en ayant passé des oraux, ça ne change pas grand chose à l'affaire (cas vécu)...mais là, il y en a qui vont souffrir...
  • Je n'ai jamais dit que ces questions d'agrégation interne étaient faciles, juste la question avec les matrices de transvections n'est pas évidente à justifier correctement. Celle avec les mineurs, je ne suis pas sûr de savoir faire.

    @Romanesco
    Oui contrôleur des finances publiques catégorie B niveau bac est mieux payé que professeur certifié : le salaire de base débutant est 1600 net mais ils ont des primes assez importantes ce qui fait qu'un débutant en région parisienne est à 2000 euros net.
    Mais le système de mutation est assez déprimant, tout le monde est envoyé dans le 93 et il faut attendre 2 ans avant de demander une mutation. Plusieurs département sont bloqués aux mutations. Et même pour obtenir les Yvelines il faut 5 ans d'ancienneté.
  • Bonsoir,

    OShine, il n'y a pas que la région parisienne, peut-être que la Corrèze, par exemple, est plus facile à obtenir que les Yvelines.
    Personnellement, je n'hésiterais pas.

    Cordialement,

    Rescassol
  • Totem

    A vrai dire, je suis prof contractuel depuis 3 ans et demi. Donc l'oral est plus important pour les vrais débutants dans le métier.

    Alexique

    Merci pour ces explications.
    J'ai bien compris que lire des corrections ne m'apportait rien, ça fait 4 ans que j'en lis même si avant je travaillais moins régulièrement.
    En fait j'aimerais ne pas regarder la correction, mais il y a des exercices que je sais d'avance que je ne trouverai jamais la solution tout seul car je sais que le niveau est haut dessus de mes capacités. Pareil pour certaines démonstrations du cours.
    Par exemple l'exercice suivant où je vais regarder directement le corrigé :
    Soit $E$ un $\K$ espace vectoriel de dimension finie, et $G$ un sous-espace vectoriel de $E$. On définit l'ensemble $H$ par $H=\{u \in \mathcal L(E,F) | G \subset Ker \ u \}$
    Montrer que $H$ est un sous-espace vectoriel de $\mathcal L(E,F)$ et donner $\dim H$.


    Je devrais peut être tenter une expérience de prof de mathématiques à l'étranger pour me changer les idées, je vois des offres de contrat local au Danemark, Colombie etc...

    Quel est mon objectif dans tout ça ? Mon seul objectif est d'avoir l'agrégation interne pour une raison de salaire. Enseigner en collège lycée ne me dérange pas, je n'aurai jamais le niveau pour enseigner au-dessus de toute façon.
    En commençant, je me suis dis que j'allais comprendre toutes les choses que je ne comprenais pas en prépa par manque de temps. Mais je me rends compte que ce qui me bloquait en prépa me bloque aussi aujourd'hui.
    Exemple : les démonstrations sur le groupe symétrique, je n'y comprends rien. En prépa je comprenais rien. Même en reprenant à tête reposée je n'y comprends rien.

    Oui un prof particulier aurait été la seule chose qui pourrait me motiver, avec des exercices à faire à chaque fois et un suivi. Un prof expérimenté pour me donner les bonnes méthodes de travail j'avoue que ça m'aurait été d'une grande aide.

    Je me rends compte que je ne peux pas y arriver tout seul.
  • Superkarl comment savez vous que je pars de plus loin que les autres candidats à l'agrégation interne ?
  • Pourquoi aller regarder la correction alors que c'est une application quasi directe du cours ?
    Démonstration : mon COURS me dit de prendre $u$ et $v$ dans $H$, $\lambda$ scalaire et de montrer que $\lambda u +v$ est dedans. Pas de réflexion mathématique ici. On a donc $G \subset \ker(u)$ et $G \subset \ker(v)$, toujours pas de réflexion j'applique la définition de $H$. Je veux $\lambda u +v$ dans $H$ donc je veux $G \subset \ker(\lambda u +v)$. Toujours pas de réflexion.
    J'entame la réflexion : ça m'arrangerait bien d'avoir ce dernier noyau plus gros que les deux autres... ou que leur union... ou que leur intersection... N'y aurait-il pas un lien entre ces noyaux ie entre le noyau d'une somme et les intersections/unions de tels noyaux ? Tu vois que 80% du travail, c'est expliciter ce que tu sais et ce que tu veux et il n'y a plus qu'une toute petite part de réflexion : lien entre $\ker(u),\ \ker(v),\ \ker(u+v),\ \ker(\lambda u)$.

    Dans tes topics, on a vraiment le sentiment que y a même pas une amorce de réflexion, de raisonnement, aucun effort. Tu dis "ché pas", on t'aide et c'est jamais suffisant tant qu'on te mâche pas tout donc ça devient lassant. Je suspecte quand même que tu ne connais pas ton cours, les exemples classiques etc... Encore ce soir, tu entames les permutations et tu ne sais pas ce qu'est une transposition donc no comment. Si tu ne connais pas ton cours, il n'y a rien dont on puisse discuter avec toi sur un sujet que tu ignores. Si tu ne comprends pas ton cours, c'est un autre problème...
  • Hé bien, pour te répondre, un peu comme Alexique, c'est lié aux questions que tu poses.

    Ainsi, je ne m'en rappelle plus, mais il est tout à fait possible que la première fois que j'y ai été confronté, j'ai moi aussi été incapable de trouver seul des démonstrations du type que tu cites en première page de ce sujet. Cependant, une fois que j'ai assimilé ces objets et la manière dont on les manipule, je dois dire que ça fait partie des choses qui sont très appréhensives, du point de vue de la modélisation abstraite comme de la technique, et même concernant ce dernier point, ce sont les objets qui se manipulent le plus facilement de toutes les mathématiques. L'algèbre linéaire est vraiment le domaine où souvent partir dans n'importe quelle direction au hasard dans notre raisonnement va quand même nous faire aboutir à CQFD, il suffit de tenter, de poser les calculs et d'avancer. En ce sens aussi, l'algèbre linéaire se prête vachement bien à l'acquisition de la démarche mathématique, c'est très pédagogique.

    Sur l'aspect de la compréhension profonde, je suis à peu près certain que même si j'arrête les mathématiques pendant une longue période, mon niveau chutant au point que je perde la capacité de poser des démonstrations rigoureuses en langage mathématique, la compréhension des bases/familles libres/génératrices en dim finie qui me restera me permettra d'expliquer grossièrement la raison de la véracité de la proposition.

    Ce que je veux dire par là, c'est que c'est une question qui est considérée par tout le monde comme quelque chose, non pas de facile car on a le droit d'être débutant, mais qui est un acquis à un certain niveau. A un point que c'en est un critère éliminatoire : pour répondre à ta question, le fait que tu ne sache pas faire cela, même si par ailleurs tu serais capable de résoudre la conjecture de Riemann, t'élimine de la plupart des échelons universitaires, en termes de prérequis.

    Il découle plusieurs choses de ce que j'ai dit au premier paragraphe : 1) tu n'as pas encore assimilé les vecteurs de Rn, donc change de cours, celui-ci ne t'est pas profitable. 2) Très probablement, tu as peur de te lancer quand tu es devant un exercice, mais no pain no gain.

    Après ça ne te disqualifie pas partout, il est possible que tu te serves très bien des outils et théorèmes de l'analyse. Cependant, l'algèbre ce n'est pas que des théorèmes, c'est d'abord et surtout des compétences techniques et logiques. Tes capacités en analyse serait vite limitées à des illustrations directes du cours sans cela, enfin, très probablement, après encore une fois dans la théorie, la possibilité que tu ne fasses vraiment un blocage spécifique sur Rn mais que tu sois capable de résoudre la conjecture de Riemann par ailleurs n'est pas interdite, mais bon.

    Il m'est arrivé plusieurs fois d'arrêter longuement et complètement les mathématiques jusqu'à atteindre un niveau très faible, et un beau jour de devoir bachoter comme un fou. La première chose que je faisais, c'est faire de l'algèbre, même pas de l'algèbre linéaire, encore en dessous, genre théorie des groupes, juste pour reprendre la gymnastique du calcul littéral et du raisonnement. Et je ne faisais que ça jusqu'à ce que je considère être devenu un crack dans ces domaines, et là seulement je commençais les vraies révisions.
  • Je sais ce qu'est une transposition et une permutation. J'ai même regardé plusieurs vidéos youtube sur le sujet.

    Je tente des choses sur des exercices calculatoires, mais des exercices comme celui-là je suis démuni.

    Je devrais peut être changer de livre une n-ième fois, mon bouquin manque de pédagogie. Il est fait pour les gens qui comprennent très vite et qui ont des capacités au dessus de la moyenne.

    La correction de mon livre sort directement l'artillerie lourde :

    Soit $n= \dim E$ et $p= \dim G$. Soit $(e_1, \cdots e_p)$ une base de $G$.
    Complétons cette famille en une base $(e_1, \cdots e_n)$ de $E$/
    Considérons l'application $\psi : \mathcal L(E,F) \longrightarrow F^p \\ u \mapsto (u(e_1), \cdots u(e_p))$

    On a $\ker \psi = H$. En effet, $u$ s'annule sur $G$ si et seulement si $\psi(u)=(0,0, \cdots 0)$ puisque $(e_1, \cdots e_p)$ est une base de $G$.


    Je ne vois pas comment on peut penser à poser une application comme celle-là.
    Je n'ai même pas compris l'explication du pourquoi $\ker \psi = H$

    La suite j'arrive à comprendre. L'auteur montrer $Im\, \psi = F^p$ puis utilise le théorème du rang.
  • Bonjour,
    lorsque j'ai recommencé à faire des maths, j'ai beaucoup utilisé ce livre:
    http://les.mathematiques.free.fr/pdf/livre.pdf

    je ne l'utilise plus désormais car on ne peut l'amener aux oraux, mais il m'a semblé très complet, avec beaucoup d'exercices d'application pour se refaire des bases.
    Je serais assez intéressé pour connaitre son historique, et pourquoi il est resté "en cours de relecture".
    Sa page de garde note "en partenariat avec l'association sesamath et les-mathématiques.net.
  • @O Shine: mais il y en a un paquet de vrais débutants (dont moi qui te parle ) dans le métier...j'ai passé le capes car j'avais fait des études scientifiques (mais pas de maths pures 8-) ) , je l'ai eu, et comme un certain nombre je me suis ramassé l'année de stage...

    Enfin tant qu'on n'a pas essayé, on ne peut pas savoir :-D
  • Non mais Oshine avec les matrices c'est obvious ton exo. Tu prends donc une base (e1,...ep) de G que tu complètes en base (e1,...en)

    Tous les endomorphismes u qui vérifient G inclus dans Ker(u) ont une écriture matricielle où les p premières colonnes sont nulles. Tu en déduis facilement la dimension de cet espace vectoriel : n^2 - n*dim(G)


    Et sinon si tu changes de livre, ce que tu devrais faire prends un cran en dessous genre PTSI, ça te permettra d'aller à l'essentiel sans perdre du temps sur ce qui est un peu plus difficile. Et je pense si tu travailles bien tu auras des connaissances peut être plus basiques mais aussi plus solides sur le programme de 1ere année. Là entre nous c'est la catastrophe et tu le sais bien. Dans ta méthode de travail aussi où tu perds du temps sur des choses bien trop compliquées et pas si utiles au final.

    PS : J'ai l'impression que tu changes d'objectif H24, c'est pas toi qui disais que tu t'en foutais de l'agreg et que tu faisais ça juste pour savoir si avec du travail tu pouvais résoudre des problèmes mines ponts (grosse frustration qui date de la prépa)? Je peux te retrouver tes messages ils sont pas si lointains ;)
  • OShine écrivait : http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?6,1975432,1996132#msg-1996132
    > Je me pose des questions sur mon orientation. Je n'arrive plus à bosser les maths dans mon
    > bouquin, j'ai une boule au ventre à l'idée de bosser, j'ai fait un burn out. Je crois que j'en
    > ai marre de bloquer à chaque fois pour comprendre. J'ai fini par me décourager et ne
    > plus croire en mes capacités de faire des maths de ce niveau.

    Change de bouquin.
    Bon allez je vais te dire un secret, j'ai eu d'excellentes notes au CAPES et de bonnes notes à l'agreg interne sans jamais réussir un exercice des livres de X.Gourdon ni de ceux de S.Francinou du premier coup, ni du deuxième non plus.
    Mais par contre j'ai toujours varié mes sources, quand une notion est difficile a aborder c'est bien souvent plus une question de point de vue que de niveau.
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